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Full text of "Dictionnaire historique, géographique, et biographique de Maine-et-Loire"

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GÉOGRAPHIQUE ET BIOGRAPHIQUE 



]Dfi HAINfi-ET-IiOIRE 



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ANGERS, IMPRIMERIE P. LACHÈSE, BELLEUVRE ET DOLBEAD, CHAU8SËE SAINT- PIERRE, 13. 



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eMMPHIQUE ET BIOGEAPHIQUE 



DE MAINË-ET-LOIRE 



Par m, Célestin PORT 



OHEYALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR, 

CORRESPONDAlfT DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBUQUE ET DE LA COMMISSION DE TOPOGRAPHIE DES GAULES, 

ASSOCIÉ-CORRESPONDANT DES ANTIQUAIRES DR FRANCE, 

LICENCIÉ ES -LETTRES, OFFICIER D'ACADÉMIE, LAURÉAT DE L'INSTITUT, 

ARCHIVISTE DU DÉPARTEMENT DE MAINE-ET-LOIRE 



TOME DEUXIÈME 



PARIS 

J.-B. DDIODIIN, Libraire 

i3, Quai des Augiulint. 



ANGERS 

P. UGDÈSE, MLLBDVRI k DOLBUU 

13, Chaust^c Sainl-PieiTe. 



1876 



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DICTIONNAIRE HISTORIQUE 

GÉOGRAPHIQUE ET BIOGRAPHIQUE 



DB MAINE-ET-LOIRE 



^4r 






DAB 

D — Je crois pouvoir indiquer ici Les 

aacrex parfums de saincte Marie Madeleine 
8ur la France, par le Pèlerin de la Saincte- 
Baume, Angevin (Angers, P. Avril, 1645, 
in-8<>). — La dédicace à la Madeleine est signée 
A. D. P. , initiales sans doute du prénom, du 
nom et de la qualité [prêtre] de Tauteur, que 
l'Approbation qualifie « un certain personnage ». 

B — Réconciliation d^un fils avec son 

pire, comédie en % actes en vers, par M. D .. 
(s. d. [1762].Saumur,deGouy). 

Dabmrd {Jean), parait être l'auteur d'un 
traité intercalé entre deux ouvrages étrangers au 
Mss. 405 et qui a pour titre : Questionts de 
sancti Thome de Aquino disputate Pari' 
sius de anima, in-4o, papier, de 3 fol.; le reste 
du livre est enlevé. — Au bas du premier fol. 
est écrit : Iste questiones sunt magistri 
Johannis Dahardi; et sunt super librumde 
anima, -- On ne sait rien de Tauteur qui pos- 
sédait une nombreuse et alors bien rare biblio- 
thèque de philosophie scolastique, à en juger par 
les huit Mss. de la Bibliothèque d'Angers qui 
portent sa signature autographe. Ib appartenaient 
en dernier lieu au couvent de la Baumette et à 
Vabbaye Si-Serge d'Angers. Une note sur Tun 
d'eux Mss. 313 signé d^Affichard (2S octobre 
1459) nous apprend seulement qu'il était doyen 
de la Faculté des Arts en l'Université d'Angers 
(1454) et curé de Notre-Dame d'Allençon. 

Dabardiére (la), cl, c»« de Cholet. — La 
Daubardière (Et. -M.). 

DabertiiSy prieur claustral de St-Serge d'An- 
gers, en fut élu abbé en 1055. Son gouvernement 
fut des plus heureux pour le monastère et lui 
valut par don ou par argent nombre de dîmes et 
de privilèges, de domaines, d'églises, entre autres 
celles de St-Martin de Beaupréaul062, de St-Sym- 
phorien de Rocheforlet de Gombrée 1072, d'Huillé 
1074, de Miré 1075 et de Rablay. L'obituaire 
assigne sa mort au 11 avril 1082. 

Hanréni. » D. Fomnerem, dant U Bev, det Soc, tav.f 
1870, p. 88S. - Mm. 753, f. 66 v*. 

DabnroB (D ), prieur^suré de la Pèle- 
rine a exposé ses idées politiques dans un 
Cahier qu*a Vfumneur de présenter à Vas* 
semblée générale de la Province cf Anjou 
II 



DAB 

D. Daburon, le iO mars 1790 (in-8» de 12 p.). 

DabaroB {Pierre), docteur-médecin, reçu à 
Angers le 21 mars 1566, mari de Claude Bignon, 
1574, faisait le service de l'Hètel-Dieu d'Angers 
de 1572 à 1579; — est dit défunt en 1585. 

Dabnroit {Pierre), fils d'un serrurier, né à 
Angers le 31 mars 1758, fut élevé an collège de 
Beaupréau, entra ensuite à Paris chez les Orato- 
riens, reçut la prêtrise et fut nommé professeur 
au collège de Toumon à Lyon, où il enseignait 
alors la théologie. Pendant la Révolution il se ré- 
fugia en Italie, d'abord précepteur à Gènes, puis 
à Rome où le Pape lui assigna une résidence 
dans un couvent de Pérouse. Il revint dès le 
Consulat au collège de Lyon où il eut l'hon- 
neur d'être un des premiers maîtres d'Ampère. 
U y occupait une chaire de mathématiques et 
administrait la bibliothèque. Il entra dans 
l'Université, dès sa formation, avec les fonctions 
d'inspecteur général des études, que la Restau- 
ration lui maintint. La Révolution de 1830 le mit 
à la retraite en lui conservant le titre d'inspec- 
teur honoraire. U est mort à Paris, où il vivait 
dans la solitude, le 20 avril 1838, léguant di- 
verses fondations pieuses à l'Hospice , à la 
fabrique de St-Maurice et au Séminaire d'An- 
gers, aux pauvres de St-Sulpice et aux Frères des 
Ecoles chrétiennes de Paris, — et sa bibliothèque 
au collège Stanislas. 

Derthe, Mss. 1009, f. 15. — Notes GriUe. 

Daburon (Aen^e-Françotse), fille de l'avo- 
cat François D., née à Angers, meurt Agée de 
54 ans, le 14 avril 1785, gouvernante du Bon- 
Pasteur. 

Daburon de Mantelon {Louis- Auguste), 
né le 29 juin 1777, à Angers, nommé conseiller 
municipal le 2 avril 1811, adjoint au maire en 
1813, mourut en fonctions le 4 avril 1814, atteint 
du typhus dans les hôpitaux encombrés de Saint- 
Nicolas, qu'il se dévouait à organiser. Grille qui 
lui a adressé une Epttre, publiée seulement en 
1853, parle de ses gaies chansons, de sa vive 
Jeunesse et a recueilli une partie de ses poésies 
(Mss. 522), la phipart inédites, quelques-unes 
seulement parues dans les journaux du temps, 
d'autres à part comme ses Couplets à Voccasion 
de la fête donnée par la viUe d^ Assers au 

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DAG — 

êénateur Lemercier le $ ptairial ah XIIT 
(in-40) et une Epître (in-12) où il se défend de 
publier ses vers el de rêver la gloire : 
L'amour svlBft à mon printemps 
Et je sanral me passer d'elle. 
— Son éloge est aux Affiches d^ Angers du 
11 juin 1814. 

DabaroB de Hantelon (Pierre-Jean-' 
François), né à Angers le 27 jain 1749, d'abord 
oratorien, puis chanoine de St Pierre d'Angers et 
installé & titre de doyen le l«r juillet 1780, Tut 
déporté en Espagne en septembre 1792, et au 
retour attaché à la cathédrale de Saint-Maurice 
d'Angers. Il était chanoine honoraire quand il 
mourut le 19 juin 1830. 11 léguait au Mont-de- 
Piété 150,000 fr., bienfait dont la ville a consacré 
le souvenir en donnant en 1869 le nom de Man- 
telon, — c'est Daburon qu'il fallait dire, — à la 
rue qui mène du faubourg Saint-Lazare à Téglise 
Sainte-Thérèse. 

Daeier {Anne Lbfebvre, M""), est inscrite 
par tous les livres angevins ou autres parmi les 
illustres de l'Ai^ou. La ville de Saumur a môme 
donné son nom à la rue, où s'élève une maison 
qui fut au moins l'habitation de son père, en dé- 
corant cette modeste demeure, sur les indications 
mêmes de Bodin, d'une inscription commémo- 
rative , qui assigne sa naissance à Tannée 
1651. Plus tard, Bodin lui-même, après nombre 
de recherches inutiles, produisit un acte informe 
de baptême à la date du 8 mars 1654, et quoique la 
pièce dût s'attribuer à un fils de Lefebvre— et non 
à une fille — et ne donnât pas même les prénoms 
de Tenfant, il n'hésita pas à l'appliquer à l'illustre 
savante. Tous les auteurs depuis, — ceux du 
moins qui ont connu son livre, — ont accepté 
cette opinion. L'erreur est de toute évidence. La 
fille de Lefebvre n'est pas née à Saumur; car son 
père n'est venu s'y établir qu'en 1651. Or dès 
avant 1664 elle y avait épousé l'imprimeur Jean 
Lesnier, V. ce nom. — Anne figure cette année 
comme marraine dans un acte du 28 avril qui lui 
donne son nom de femme et qu'elle signe de son 
nom de fille. — Elle aurait eu moins de 13 ans ! 

— En réalité Anne, au lieu d'être le dernier des 
enfants de Tanneguy Lefebvre, en était l'atnée, 
comme certains détails de sa vie et les anecdotes 
qu'on en raconte auraient déjà dû le faire soup- 
çonner.— C'est une gloire, croyons-nous, à reven- 
diquer par la Touraine, sinon par la Normandie* 

Dagot, — V. Belle-Ile, 

Dan^iére (la), ham., c"* de Fontévraud. 

— Deagrières (Él-M.). — La Dégrière (Postes). 
Dai^enlére (la), canton des Ponts-de-dé 

(8 kil.), arrond. d'Angers (12 kil.). — Bera 
quœ dicitur la Daguenere 1295 (H Chaloché, 
t. I, f. 31). — Locus de la Daguenière 1538 
(H Toussaint). — Sur la rive droite de la Loire, 
dont le bourg oouvre la levée, entre la Bohalle 
(3 kil ) à l'E., Brain (4 kil. 1/2) au N., Trélazé 
(6 kil. 1/4) et les Ponts-de-Cé à l'O. , la Loire au S. 
Une seconde levée insubmersible, construite 
sous la direction d'un syndicat k>cal protège vers 
N. le territoire contre l'Autbion sur toute la larr 



— DAG 

geur comprise entre la roule nationale, qui suit 
la levée de la Loire, et le talus du chenûn de 
fer d'Orléans, qui rase l'angle N.-E. de la com- 
mune sans y pénétrer. — Sur l'esplanade qui 
termine cette levée spéciale, auprès du pont, a été 
inaugurée le 15 octobre 1854 une petite chapelle 
à Notre-Dame-des-Eaux en partie détruite 
par Pinondation de 1856 et depuis réédifiée. 

Nul autre cours d'eau que la Loire, desservie 
par un bac en amont du bourg. 

En dépendent les vill. ou ham. de Villeneuve 
(40 mdis., 118 hab.). du Clos (35 mais., 120 h.), 
du Gloteau (28 mais., 108 hab.), de la Vieille- 
Levée (20 mais., 77 hab.), du Carrefour (21 mais., 
69 hab.), des Baillies (10 mais., 44 hab.)» de la 
Dtme (8 mais., 35 hab.), de Channay (4 mais., 
17 hab.;, des Moulins (4 mais., 13 hab.), et 
8 fermes ou écarts, ensemble de 14 maisons. 

Superficie : 1,123 hect., dont 24 1/2 de com- 
munaux; ni vignes, ni boû sur un pays autre- 
fois tout en forêt. 

Population : 540 hab. en 1726. — 840 hab. 
en 1793. — 750 hab. en l'an XIII. - i,i50 hab. 
en 1831. — i483 hab. en 1841. — i,iOO hab. 
en 1846. — i,i06 hab. en 1851. — i^U hab. 
en 1861. — iyiOô hab. en 1866. — i,050 hab. 
en 1872, dont 4i2 hab. (127 mais., 151 mén.) au 
bourg, en décroissance rapide depuis l'établis- 
sement du chemin de fer. 

Culture maraîchère; pépinières; lins et 
chanvres renommés ; élève de chevaux. 

Assemblée le dimanche qui précède l'Ange- 
vine (8 septembre). — Jusqu'en 1813 elle se te- 
nait le jour même. 

Bureau de poste et Perception de St-Matburin . 

Mairie avec Ecole de garçons, acquise en 
1828, incendiée avec les archives le 8 août 1858, 
reconstruite de 1860 à 1862 (archit. Ghesneau). 

— Une construction nouvelle d'Ecole de garçons 
a été mise en adjudication le 20 juillet 1874. — 
Ecole de filles (Sœurs de St-Charles), construite 
en 1851. — Salle d'asile. 

VEglise, dédiée à St Biaise (succursale 5 ni- 
vése an Xlll) , remplaçant l'ancienne chapelle 
vendue nat' lo 22 germinal an V, a été terminée 
en 1829. C'est un des spécimens les plus com- 
plets de ces édifices en style néo-grec qui carac- 
térise de façon si déplaisante les églises de la 
Vallée (Archit. Louis François, père). — Elle a 
été restaurée en 1847 par l'architecte Lenoir. 
Elle fut découverte sur une longueur de 35 met. 
par l'ouragan du 11 janvier 1866. Une translation 
solennelle y a eu lieu le 6 février 1859 des re- 
liques de St Biaise qu'on y vient invoquer contre 
les maux de gorge. — Une statue de Vierge y 
porte la date de 1676 et le nom du donateur Jean 
Cochet, prêtre. 

Le Presbytère a été agrandi et restauré en 
1855; — le Cimetière transféré en 1809-1811. 

Le territoire tout entier était durant tout le 
nàoyen-âge couvert .par la forêt de BeUepoole, 
qui s'y réunissait aux bois du comté de Beau- 
fort. Le nom, conservé par la commune, est 
celui de l'antique boire, fossatum antique 
bere, qui séparait la terre lersie dfmi^ile appar- 



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tanuit mi ziu* ^ à Tabbaye Toussaint d'Angers. 
L'abbaye de Gbaloebé avait, comme sur ia rive 
ganebe, un domaine, le tout dans le fief da 
seigneur puissant de Blaison qni enricbissait 
mais soavent aussi molestait les moines. L'tle 
rattacbée peu à peu au rivage formait an 
zv* s. une péninsule bflintée, relevant de la 
vicomte de Sorges et séparant le domaine royal 
du comté de ^ufort, avec chaussée de mou- 
lins se dirigeant vers 111e Ponceau et qu'on 
trouve encore aux basses eaux. Elle comprenait 
plus de 25 arpents dont chaque crue emportait 
un quartier. En 1582 l%ferme fut démolie pour 
être rebâtie en situation plus sûre. Vers 1650 la 
Loire emporta tout ce qui restait. « Au-dessus, 
vers TE. et vers N. s'étendait le bois dit de 
Beaufàrt, séparé senlement par une haie morte 
de la forêt de Belleponle, et défriché en partie 
au Tvi* s. Il commençait alors seulement à être 
c habité et avait été par décision judiciaire de 
1686 attribué à la paroisse de Saint-Jean-des- 
ManvretSy c'est-à-dire, actuellement de la Dague- 
nière, contre les prétentions du curé et des pa- 
roissiens de Sorges ; — vers TE. un vaste com- 
mun dont 70 arpents furent attribués par le 
roi en 1720 aux services de l'Académie d'équita- 
tion d'Angers; — à l'autre extrémité, 2e Hardas 
accroissement de Loire, arrenté par l'abbaye 
de Ghaloché à l'abbaye de Toussaint et qui fut 
mis en culture dès le xviii* s. 

La paroisse actuelle, à peu près inhabitée 
avant le xiii* s., dépendait jusqu'au xvii* s. de 
l'église de St4ean-des-M auvrets , située sur la 
rive opposée. Pocquet de Livonnière consacre 
ei^ tète de son Pouillé Mss. une dissertation spé- 
ciale à démontrer que les deux rives y commu- 
niquaient par un pont; mais il se trompe abso* 
lument, prenant pour des piles les restes de 
chaussées, comme il a été fait par d'autres pour 
Bottchemaine. Aucun pont n'existait durant tout 
le moyen âge entre Jies Ponts-de-Cé et Saumur. 
— Par actes des 18 avril et 7 octobre 1518 Nie. 
Houssemaine, docteur régent en la Faculté de 
Médecine d'Angers, et Raoulette Lelièvre fon- 
dèrent sur la levée pour la commodité des habi- 
tants, qm commençaient sans doute â former un 
groupe de quelque importance, une chapelle 
dédiée à St Biaise et k St Nicolas. La nécessité 
en fit bientèt une succursale où le curé de Saint- 
Jean-des-IIau\rets dut établir un vicaire, entre- 
tenu à frais communs avec les habitants. Les 
premiers fonts y furent bénis le 10 mai 1659, 
mais i^>rès l'ordonnance de 1686, qui réglait les 
portions congrues des desservants, les habitants 
obtinrent une sentence du 22 mars 1688 qui fixa 
le traitement du vicaire à 150 livres et une or- 
donnance de l'évèque (12 mai 1689) confirmée 
par le Pariement (26 juillet 1691), qui l'établit 
i titre perpétuel avec droit d'exercer toutes fonc^ 
tiens curiÂles. H était recommandé aux parois- 
siens d'assister les jours de Pâques et de St-Jean 
& la messe de l'église de St-Jean-des-Mauvrets, 
seule paroisse en titre jusqu'à la Révolution. 

Le dernier desservant Hilarion Billard, origi- 
naire de GhemelUer, fut déporté en E^agne en 



1792 et était en l'an YUI réclamé par ses parois- 
siens pour curé. 

L'histoire du pays serait oeUe de la Loire et 
des inondations. Une pierre d'ardoise, aujour- 
d'hui au Musée diocésain, indiquait dans l'église 
la hauteur des eaux en 1711. — En 1733 eUe y 
monta jusqu'à 5 pieds de haut. — Par contre, 
le 8 août 1858 un incendie a détruit 40 maisons, 
la mairie comprise. 

Maires : Jacques Geffroy, 1790. — Des- 
noyers, 1790. — Morin, 5 germinal an IX. — 
Pierre-Michel Commeau, 2 janvier 1808. — 
Boutton-Levêqtte, 20 janvier 1825. — Pierre 
Luzureau, 24 décembre 1830. — Charles 
Berger-Foucher, 23 juin 1831.— P. Luzureau, 
1832-1833. — Gautier, 1834, démissionnaire en 
juin 1841. — Etienne Gaignard, 1841. — 
Berger-Foucher, 15 août 1848-1870. — Mar- 
tin, 1860, 1874. 

Areh. de M..eUL. G 85, 96, 143, 197, 200 ; 6 19S ; U Abb. 
àb Tonssaint. — Arch. comm. BU-C.— /oHnuU. «te Sottie* 
et'Loire dn 18 octobre 1854 et dn 9 août 1858. — Bm>uê 
âTAt^ou, 1854, 1 1. p. i96.'-RéperL areh., 1869, p. 480. 

— Pocq. de Uton., Mm. 648 et Coutumes d'Anjou, t. tl, 
p. 986-987. - /oiima/ rAm^ <ftt i»«içp{0 du 6 février 1859; 

— feAo 5aumtirotf du 17 juin 1856, 10 et 12 aoOt 1868.— 
Dag^eiie (la), c^* de Daumeray; «»- cl., 

c»e de Lésigné, 1676 (Et.-C.). — La Noguerie 
(Et. -M.). 

Ba^nerre {Bertrand), chevalier de Saint- 
Louis, lieutenant de cavalerie du régiment de 
Brissac, gouverneur du château de Brissao et ca- 
pitaine to chasses, réside au château avec sa 
femme Jeanne Héruet, originaire de Quincé, dont 
son frère ou son oncle est curé» 1720, — et y 
meurt le 10 avril 1742. 

Bs^t«es(]leHe (la), f., cB^deChaua^nes. — 
La Daguionnerie (Gass.). 

HHigwdn (Nicolas), m* brodeur, Angers, 1698. 

DmllloBy chat, et f., c"« des Cerqueux-de- 
Maulévrier. — L'Herhergetnent de Dation 
1308, de Dallum 1313 (E 1304). — La terre, 
fief et seigneuHe de D. 1540 (G 105, f. 230). 

— Le grand Daillon (Postes). — Ane. châ- 
tellenie, dont a illustré le nom une famille de- 
venue puissante au xvi^ s., en allant s'établir 
dcns le Haut-Anjou. Il en dépendait deux petits 
fiefs dit fief de Briançon dans la ville de Maulé- 
vrier, et le flef Ghastain et le bordage Girar- 
deau. Gette tenure relevait de la Séverie, ainsi 
qu'une partie du logis seigneurial et le pour- 
pris ; le reste rendait hommage à Maulévrier et 
comprenait les métairies ou bordages de l'An- 
douisière-Mérard, du Pinier, de la Jodouinière. 
de la Grande-Brosse, de la.Roulaie, des Poisats, 
du Plessis, du Pny-Auboin, de la Hayère, de 
Louvarderie, de la Foucherie, de la Grande- 
Troche, du Breil, de l'Oselière, du Bord&ge-Gi- 
rardeau, du Bordage-Bonamy, de la Bretesche, 
de la Gabinière, de la Joumarière, un grand 
étang dit l'Etang-du-Moulin, un plus petit dit 
le Pas-à-la-Dame. Le château dès le xvii* s. était 
dans un délabrement complet, quoiqu'une re- 
construction en eût été commencée et à peu 
près abandonnée. Il y restait encore deux tours 
debout, mais les deux tours qni flUmquaient la 



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— 4 — 



DAL 



basse-cour étaient tombées en raine comme la 
foie (£ 2109). — Pierre de la Jomarière, che- 
valier, en est seignenr, en 1308, mari d'Estaoe 
Grifère, 1313, Jean de la J. en 1390. — Le ûef 
donne son nom à ses tenanciers josqa'au xvi* s. 
Joachim de Daillon en est encore seignenr en 
1540, mais la terre appartient dès 1525 à la fa- 
mille de la Roche de Coron, dont le poiné y de- 
meurait, et fot adjngée judiciairement en 1606 
pour 51,000 liv. sur Jacq. de la Roche et sa 
femme Jeanne Froger au maréchal de Gossé- 
Brissac. De nouveau saisie sur Charles de Cossé, 
marquis d'Acigné, elle fut vendue par décret à 
Henri de la Porte de Yézins, mari d'Anne- 
Ursnle de Cossé, le 9 février 1662. Cette dame 
y mourut le 21 octobre 1687 et donna la terre, 
pour s'acquitter d'une dette de tutelle, à son fils 
Charles de la Porte, dont la veuve Louise de 
Gergant l'avait vendue avant 1710 à Paul-Ca- 
miUo-Constantin de la Lorie. Sa descendance en 
hérita jusqu'à la Révolution, mais depuis le 
zvii« s. la terre n'était plus habitée noblement. 
— Elle appartient à M. Paul Mayaud (1874). — 
Le château couvrait une surface de 45 ares, 
entourée de douves encore bien reconnaissables, 
entre le grand étang du Moulin vers N. et les 
étangs du Pas-de-la-Dame (1843-1847), et de 
Daillon vers S., avec de grands bois vers S. 
l'E. et ro. Des bases de tours rondes à trois des 
angles du quadrilatère, une porte plein cintre, avec 
les rainures de la herse, vis-à-vis fe pont-levis, 
vers S., — vers N. un autre portail plein cintre 
avec une croisée à meneaux de granit, et 
une façade bien conservée vers TE., subsistent 
encore des constructions du xvi* s., sans trace 
aucune des plus antiques. — La terre donne son 
nom au ruiss. né sur la commune, qui s'y jette 
dans le ruiss. de l'Ai^gent; 2,490 met. de cours. 

DalUoB vie Petit-), f. et m*"* à vent et à eau, 
c»» de Somloire, 

Daillon (René de), fils de Jean et d'Anne 
Baternay, docteur en décrets, possédait les 
abbayes de Chàtelliers, au diocèse de Mailiezais, 
de la BOissière 1569 et deChaloché , en Anjou, 1580. 
De cette dernière il touchait le temporel depuis an 
moins 1571 sous le titre d'économe, ou plutôt 
sous le prôte-nom de l'abbé Fr. Clouseau. Nommé 
chevalier du St-Esprit en 157811 fut de plus gratifié 
de Tévôché de Luçon vers 1587 et de celui de 
Baycux en 1591. Il mourut le 10 mai 1600 
n. s., au château de Briançon en Bauné, où il 
résidait d'ordinaire et fut inhumé au Lude. 

Dailly {Jean-Marie), sieur de Douglas, doc- 
teur-médecin, à Cholet, 1702. 

Dalnerle (la), cl., c»* de St-Jean-de-L, 

Dalnville (François- Louis François dit), 
né à Paris, où son père était architecte , le 
23 mars 1788, débuta chez un procureur à l'âge 
de 13 ans, puis s^engagea le 11 mars 1807 an 
3* dragons qui bientôt après fut dirigé sur l'Es- 
pagne. Fait prisonnier sur le champ de bataille 
de la Péniche (22 août 1908), le jeune soldat 
était entraîné par les Espagnols , quand il aper- 
çoit au loin dans la plaine un de ses officiers, 
gisant tout sanglant, la cuisse brisée, entouré et 



se défendant oonlre on groupe de pillards. Dain- 
viUe se récrie, supplie ses gardes et si bien qu'on 
lui rend son sabre. Il se précipite, arrive 
à temps pour dégager son malheureux compa- 
gnon d'armes et le rapporte au camp sur ses 
épaules. Le général anglais, témoin de ce dévoue- 
ment, promet au prisonnier sa liberté, puis 
l'oublie Mais un jour, dans une revue, au grand 
émoi de la discipline anglaise, Dainville sort des 
rangs et rappelle la parole donnée qui lui est 
immédiatement tenue. Il est ramené à Lisbonne. 
Quand il sortit de l'armée en 1816, il avait le 
grade de lieutenant et depuis 1814 était porté 
pour la croix d'honneur. Admis en 1817 dans 
l'administration des Hospices d'Angers, il en fut 
nommé en 1820 secrétaire en chef, d'où en 1830 
il fut appelé au même titre à diriger les services 
de la Mairie d'Angers. Qui ne se rappelle encore 
dans son modeste cabinet de travail ce digne et 
vaillant homme, de si franche nature, de si bon 
visage, dont les yeux souriaient, comme le cœur, 
à tout devoir, à tout seivice, cette sérénité, cette 
constance à la tâche régulière, cette douceur sur- 
tout d'accueil, qui s'attendrissait encore pour 
donner la bienvenue aux pauvres gens. Pendant 
trente années il fut le conseiller précieux, l'ami 
sûr, toujours consulté, et quand il quitta à re- 
gret des fonctions dont il avait fait sa vie, le 
Conseil unanime fit plus que doubler sa pension 
de retraite en y ajoutant une allocation annuelle 
de 3,000 fr. (1861). En môme temps ses concitoyens 
l'acclamaient aux premières élections qui sui- 
virent, membre du Conseil municipal où il appor- 
tait des traditions et un exemple. Vais quelques 
mois a^rès, le 30 mai 1863, — comme si le repos 
l'eût tué, — il mourait, encore ce semble, plein de 
jours promis en vain à sa vaillante vieillesse. 

Baire (la Basse-), f., c"« de Grez- Neuville, 
— La Bassedéere 1600 (Et.-C). -^ La Bas- 
sedère (Cass.). 

Balzerle (la), cl., dans le bourg de Jallais. 

Dalalne {Julien-Renéf , né à St-Florent- 
le-Vieil en 1755, mort en 1839, capitaine dans 
les armées vendéennes, a son portrait parmi les 
types recueillis par David. 

Dallehon:x (Dominique-Balthasar) , cha- 
noine, grand archidiacre de St-Maurice d'An- 
gers (21 avril 1767), fut député en 1787 à l'As- 
semblée provinciale d'Anjou et délégué par elle 
à la Commission Intermédiaire qui tint même 
ses premières séances en son hôtel de la Cité. 
Il était en 1790 vicaire -général du diocèse. 

Dallbert (Jean), « joueur d'instruments, » 
mari de Phalline Morel, demeurait en 1562, An- 
gers, rue Godéline (GG 171.) — (Daniel), 
« joueur d'instruments de musique, » fils sans 
doute du précédent, mari de Françoise Hiret, 
1587, Angers. L'acte le qualifie de Sire (GG 172). 
Leur nom s'écrie aussi Dhalihert et DalliherU 

Ballc^ny (Maurice- Parfait) ^ né à Tours 
le 26 novembre 1776, fils d'un chirurgien, étudia 
d'abord la médecine à Paris, puis se fit légiste 
sans maître. Appelé par des intérêts de famille 
à St-Domingue, il s'en échappa à grand'peine 
et chercha refuge aux Etats-Unis où un français 



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— 5 — 



DAM 



naturalisé 9 P. -St. Daponeeaa, Tinitia aa droit 
anglais. De retour en 1805, il fat gratifié d'an di- 
plôme d'ayocat. se maria à Saomar en 1808 et 
vint s'établir à Angers, où il fat nommé en 1819 
substitut, passa en 18^ président de Chambre à la 
Coar royale d'Ajaccio, en 1828 conseiller à Gre- 
noble, enfin revint an môme titre en 1839 à An- 
gers et j est mort le 15 décembre 1851. Il 
a publié : Règles du droit anglais ou Analyse 
raisonnée des Commentaires de Blackstone 
en ce qui touche les lois purement civiles 
de VAngUterre (Paris, Mame, 1813, in-8»). — 
Essai sur les principes de législation pé- 
nale en matière de tçntative de crime et de 
délit (Paus, Warée, 1826, in-8ode30 p.), dédié 
au comte Portalis. — Du Progrès (Paris, Ha- 
chette, 1841, in-8o de 120 p.)> dédié à la mé- 
moire de Y.-D. de Musset. — Simple exposition 
de quelques sentiments sur divers sujets de 
philosophie, de politique et de morale (1842, 
in.8«. . . ,).— Supplément statistique aux Al- 
manachs (1842. ...)• — Opinion sur quelques 
questions qui se trouvent à Vordre du jour 
(Angers, Cosnier et Lachèse, 1847, in-8o de 2 flf.). 
— Esquisse d'une situation qui doit ga- 
gner à être définie (Angers. 1851 , Cosnier et 
Lacbèse, in-8« d'une f.)- — La collection Mss. 
524 contient de lui une lettre autobiographique 
adressée à Fr. Grille. 

lHUi|^7 (Maurice- Victor), fils du précé- 
dent, né à Saumur le 17 décembre 1808, sous- 
préfet de Segré (1843-1846), puis de Baugé, 
20 mars 1846-févTier 1848, mort à Angers le 
30 janvier 1869, âgé de 60 ans. Il s'occupait dans 
ses dernières années d'agriculture et prenait une 
part active aux travaux de la Société Indus- 
trielle, dont le Bulletin contient de lui plusieurs 
travaux, notamment Une visite au rucher de 
M, Deheauvoys, 1855, p. 299 ; — V. aussi 1859, 
p. 169, — et un Compte-rendu de la confé- 
rence viticole de Brissac, 1866. 

Daller* famille de maîtres orfèvres d'An- 
gers : — (Mathieu /«r), Angers, mari de Cathe- 
rine Pecqueur, 1686, remarié en septembre 1693 
avec Suzanne Lebec, meurt, Agé de 59 ans, le 
25 avril 1701. — {Mathieu IJ^, fils du précé- 
dent, demeurant rue Bourgeoise, y épouse, le 
l«r décembre 1701, âgé de 25 ans, Madeleine 
Galpin. — {Philippin), frère de Mathieu I, de- 
meurant rue Baudrière, mort vers 1720, mari de 
Françoise Renou. — (Daniel), 1706. — (Lau- 
rent), 1707, rue Baudrière, mort, âgé de 47 ans, 
le 17 février 1728. 

DalUnerie (la), cl., c»' de St-Martin-du-F. 

Dalller (Charles), maître horloger, à Sau- 
mur à la fin du xvii« s. Touss. Grille possédait 
de lui une pendule signée et datée. Il figure sur 
la taille de 1686 à titre de nouveau converti. — 
Un ouvrier horloger du même nom, natif égale- 
ment de Saumur, parti misérable pour Paris et 
de là pour Londres vers 1780, est mort major- 
général aux Grandes-Indes vers 1814, sans que 
j'aie pu recueillir sur lui d'autres renseignements. 

Damaneonrt (Jean), émailleur, demeurait 
au faubourg de Fenet à Saumur, en 1639. 



Bamlette» f., c»« d'An^fers, — autrefois de 
la paroisse de St-Augustin. — Damiata 1262 
(St-Aubin, Off. cl., f. 284). — Ane. logis avec 
cour close; au milieu un colombier sur quatre 
piliers; près la porte, une chapelle; autour, murs 
et douves, petit bois et futaie. L'abbaye St-Aubin 
qui le possédait primitivement l'avait arrenté. En 
estsieurenl562Julien Goupilleau, maire d'Angers, 
en 1665-1687, n. h. Michel Dupont dont les héri- 
tiers vendirent la terre au seigneur de Ste-Gemmes- 
sur-L. ; mais Tabbàye en opéra le retrait féo- 
dalement. Il y était dû une rente annuelle de 
75 s. au Chapitre St-Martin d'Angers, qui les 
donnait aux Jacobins pour leur assistance à la 
procession du Sacre, par fondation du 10 juin 
1648; « (le Petit-), cL, c»» d'Angers, comme 
le précédent, anc. domaine de St-Aubin, et 
vendu nat^ le même jour, 12 avril 1791. 

Damoreaii (Louis), « physicien, » établi à 
Angers en août 1774, obtint de la ville l'exemp 
tion des charges publiques en mars 1776 et en 
1778 un brevet de « démonstrateur de physique 
« ordinaire de Monsieur, » en considération des 
services rendus par lui « à l'éducation publique.» 
pour les cours de physique expérimentale qu'il 
avait professés à Angers et dans les principales 
villes de l'apanage (AA BB 121. f 134; 122, 
f.79; 123, f. 31). 

Bamom» (François), mattre brodeur, An- 
gers. 1645. — (Pierre), mattre tapissier, 1671. 

Damplerre* canton Sud et arr. de Saumur 
(5 Idl.) ; — à 53 kil. d'Angers. — Domnus 
Petrus 1108 (Liv. N. de St-Maurice) , 1222 
(Fontev.). — Dunnus Petrus de Saltihus 
1150-1170 (Uv. Bl., f. 46). - Feodum de Dam- 
pere 1217 (Fontev.). — Danpeirre 1239 (H.-D., 
B 29, f. 25). — Dampetra 1249 (Ibid., B 156, 
f . 5). -^Dampierre dou chemin 1274 (Fontev., 
la Mastinière). — Dampetra de Chemino 1277 
(Fontev.). — Dampna petra 1294 (H.-D. B 
156, f. 16). — Dampierre du Chemin xiv- 
ivfii* s. *- Ce dernier nom lui est donné d'ordi- 
naire à cause du chemin qui conduisait en été de 
Saumur à Montsoreau le long de la Loire, c^emi- 
nu^ per quem itur in œstate per ripariam 
de Salmuro ad Montera Sorelli 1294 (H.-D. 
B 156, f. 16). — Sur la rive gauche de la 
Loire, partie sur la crête du coteau, le bourg et 
réglise sur la levée, — entre Saumur, Varrains 
(4 kil.) et Chacé (5 kU.) à l'O., Souiay (2 kil.), 
à l'E. et au S., la Loire au N. — Vis-à-vis le 
bourg une grande île dite de Souzay dépend 
pour moitié de Souzay et de Dampierre. 

La route nationale de Limoges forme levée en 
contre-bas du céteau qui surplombe à pic, 
sillonné jusqu'au faite par d'étroits sentiers tour- 
nants et intérieurement fouillé d'immenses caves 
exploitées de toute antiquité. — Deux chemins 
vicinaux établissent, l'un à Bourgnenf , l'autre au- 
dessus du bourg, les communications régulières. 

Superficie : 825 faect., dont 280 bect. en 
vignes, 75 hect. en bois. 

En dépendent les vill. de Chaintre (33 mais., 
93 hab.), Beaulieu (29 mais., 73 hab.), Bour- 
gneuf (19 mais., 47 b.), les ham. d'Aunis (3 m., 



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DAM 



6 hab.)» du Foar-à-€baax (3 mais., 8 h.), Tanc. 
prieuré de St-Vineent et les aoo. châteaux de 
Fonraeiu et de Morains. 

Populatixm : 369 h. en 1726. — 9Î feax, 
eoa hab. en 1790. — 590 hab. en 1831 et 
en 1841. — SS5 hab. en 1851. — 594 h&b. 
en 1861. - 529 hab. en 1866. - 477 hab. 
en 18T2, dont 229 an bonrg (80 mais., 80 mén.)» 
qni borde la levée. 

Vignobles blancs et ronges estimés snr le eà- 
tean; — fabrique de vins champanisés à Morains. 
— Tout le travail des femmes consiste à la rude 
tâche d'arracher Fherbe des vignes, dont le par- 
cours est laissé libre; — fonr à chaux hydrau- 
lique et ordinaire ; — exploitation de carrières 
de tuffeau et de calcaire d'eau douce. 

Assemblée le 2* dimanche de mai. 
• Bureau de poste et Perception de Saumur. 

Mairie au sortir du bourg, avec Ecole de 
garçons.-^Ecole de filles (Sœurs de St^harles) 

La paroisse comprend une partie de la com- 
mune rurale de Saumur. — L'J^^Zîse' dédiée à 
St Pierre (succursale, 26 décembre 1804), s'élève 
un peu à l'écart de la levée, en contre-bas vers S. 
du chemin descendant des hauteurs, qui la con- 
tourne en l'abordant à deux reprises par quatre 
et six degrés de pierre. Le plan en forme de 
croix latine se termine par deux pignons, celui 
vers ro. en façade, percé au sommet par une 
étroite petite fenêtre, au centre par un osil-de- 
foœuf polylobé, le portail en style Renaissance, 
encadré de pilastres avec triangles, rondelles et 
chevrons ornementés; — sur le cété S. une 
fenêtre à meneau tréflé (xv« s.) ; à côté un con- 
trefort avec niche Renaissance, ainsi que la porte 
latérale qui s*encadre dans la courbe ogivale 
d'une plus grande porte enmurée; la porte du 
transept en anse de panier, abritée par un an- 
vent en bois porté par deux piliers xvi* s. Le 
clocher, carré, d'un seul étage, est éclairé de fe- 
nêtres ogivales avec fer-à-cheval en saillie. — 
A l'intérieur (30 met. sur 7 mot. 70), la nef 
unique de deux travées, longue et étroite, porte 
une voûte de 8 arêtes prismatiques ; à gauche, un 
arceau ogival embrasse l'autel de St-Sébastien, 
avec ridionle statue du patron xvii« s. et un 
beau tableau de Sainte xvii« s. ; un autre tableau 
représente St Thomas touchant les plaies du 
Christ ; dans le mur, l'épitaphe encastrée d'Anne 
Froger, femme de René Joullain, voiturier par 
eau, 9 mai 1649; dans l'arceau voisin, un bien 
remarquable et curieux tableau du milieu du 
xvii< s. représentant la mort d'un personnage, 
dont j'ai en vain recherché le nom, Herbereau 
peut-être ou Baguenard, fondateurs de chapelle- 
nies. C'est un prêtre, soutenu par son ange gar- 
dien qui lui montre le ciel ; le curé lui présente 
le crucifix, un acolyte lit les prières; au-devant, 
la table avec les saintes huiles et les cierges ; au 
pied, à genoux, la famille du moribond, minces 
bourgeois tout au plus, dont un enfant déjà voué 
aux ordres ; au-dessus planent Dieu le Père et 
Jésus, une nuée d'anges et de chérubins et 
la Vierge qui recommande le mourant. — Une tra- 
vée plus étroite et aveugle, doublée de deux arcs 



ogivaux, porte le clocher et se continue par la 
travée du transept formé de deux chapelles — à g. 
de la Vierge, construite en 1858, avec toiles de 
l'Assomption, de Jésus à Bethléem et une 
Ste Madeleine, — à droite de Ste VaUrieJ 
avec statue portant sa tête dans ses mains 
XVII* s. — Le fond plat du chœur est percé de 
deux fenêtres modernes avec vitraux armorié de 
LoLin, de Tours, 1860, Jésus présenté au 
Temple, Jésus dans la barque, encadrant 
un bel autel xvii* s. à colonnes corinthiennes 
avec statues de St Pierre et de St Paul. — Deux 
mauvaises toiles xviii* s., la Résurrection et 
la Flagellation, cschenKle mur. 

L'ancienne Cure attenant vers N. à l'église a 
été aliénée nat^ le l*' thermidor an IV et 
transformée récemment en une élégante habitation 
moderne. — Le Presbytère est transféré dans 
une maison an S. à l'entrée du chemin haut. 

Aucun monument antique n'est signalé sur le 
territoire. La voie romaine de Saumur à Gandes 
me parait avoir passé sans aucun doute sur le 
plateau, conmie l'indique ici le nom primitif, 
Dampierre-des-Bois, de Saltibus, transformé en 
Dampierre du Chemin, quand la création d'un 
chemin au xiip s. le long du coteau permit an 
moins en été une communication directe avec la 
Touraine. L'édifice de l'église ne semble guère 
antérieur au xiv*' s., époque sans doute où les 
constructions formèrent quelque centre suffisant 
le long de la levée neuve. — La paroisse exis- 
tait pourtant au moins dès le xi* s. et l'église en 
fut donné en 1108 par l'évêque Rainaud de Mar- 
tigné à l'abbaye d'Airvaux près Thonars, en re- 
connaissance de l'envoi d'une colonie de chanoines 
réguliers à l'abbaye Toussaint d'Angers. 

Prieurs-Curés : Pierre Beloteau, 1485. — 
Jean Gondouin, 1586-1609, f le 20 août 1612. 
— Franc. Baguenard, installé le 21 février 
1609, t le 30 janvier 1635. âgé de 68 ans. — 
Mathieu Rouer, 1635. f le 2 février 1658. — 
Bonaventure Vaillant, 1659-1704. Il signe plus 
tard : ancien prieur. — Adrien Lejouteux, 
1705, t le 16 juin 1752, âgé de 84 ans. — Jacq. 
Reneaume, 1753, jusqu'à fin janvier 1793. On 
le dit fusillé en frimaire an II aux portes de 
Blois. 

Un autre prieuré, du titre de St- Vincent, 
V. ce nom, actuellement compris dans la paroisse, 
dépendait autrefois de celle de Nantilly et relevait 
de l'abbaye St-Florent.— L'abbaye de Fontevraud 
possédait aussi en Dampierre, par donation d'Hi- 
laire de Boucé en 1217, un fief et seigneurie de 
revenu important qu'elle relevait directement du 
roi. La recette et les assises s'en tenaient à la 
Mastinière en Turquant. 

Le château seigneurial par&tt être jusqu'au 
xvii<^ s. Morains, plus tard Fourneux et sur la 
fin duxviii« s. Tigné, dit encore populairement le 
Château et qu'enveloppent de magnifiques om- 
brages. 

La paroisse dépendait de l'Archiprètré, de 
l'Election, du District de Saumur, quelque temps 
en 1790 du canton de Ghacé. 

Maires : René Guiocheau, 1793. — Ri- 



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DAN 






DAN 



chard, démissionnaire en frimaire an DC. — 
«fouIZatn, 22 plnviôse an IX. — Guérifii^ jan- 
vier 1808, qni se démet. — JoutUtin, 16 mai 
1808, nommé snbstitat dn procnrear impérial à 
Saumnr en 1814. — Jean Jacoh de Tigné, che- 
valier de Malte et anc. officier de marine, 13 avril 
1812. — Jean Seigneur, mai 1815. — J. Jacob 
de Tignét 12 juillet 1815, démissionnaire en 
septembre 1830. — Jean Girard, 10 décenibre 
1830, t en décembre 1855. — SebiUe-Auger, 
31 août 1837, installé le !•' octobre. — Jean 
Girard, 25 août 1840, installé le 6 septembre.— 
Léon/, de Tigni, 6 décembre 1855, installé le 9. 
Arcb. de M.-eUL.G 493,489; H FoutevrandetSt-Floroat. 

— Arch. comm. Et.-G. — Note RaimbaoU. -*- Pour les lo- 
calités, Toir Chûintre, Aforairu, IHgné, Foumeux, le Pa- 
toij, Bourgneuft etc. 

Dandenae {MO''rie'Françoii), fils et petit- 
fils d'avocats da roi de Sanmnr, né à Saumnr 
le 11 janvier 1750, marié le 18 septembre 1775 
à d"« Marie-Urbaine-Jeanne Gneniveau de la 
Raie, exerçait en 1789 les fonctions d'avocat en 
la Sénéchaussée et s'y plaça dès les premiers 
jonrs de la Révolution à la tète des défenseurs 
de la cause populaire. Elu membre, puis vice- 
président dn District (yoSxi 1790) , il refusa un 
siège à la Législative (10 septembre 1790) et 
l'accepta à la Convention, où il se rangea sans 
hésiter sur les bancs de la Montagne. Pourtant 
dans le procès de Louis XVI, il se récusa comme 
juge, déclara n'intervenir que comme législateur 
et vota le bannissement. La réélection des deux- 
tiers le fit entrer (13 octobre 1795) au Conseil 
des Anciens d'où il sortit le 20 mars 1797. Il revint 
alors en Anjou où il fut nommé administrateur 
dji département (14 avril 1798), puis, par l'amitié 
du ministre Abrial> commissaire du gouverne- 
ment près la cour d'appel d'Angers (29 avril 
1800-9 floréal an VIII), fut maintenu après le 
18 brumaire, nommé procureur général le 
2 avril 1811, confirmé encore en 1814, mais ré- 
voqué en 1818, ayant jusqu'alors, comme durant 
la Révolution, vécu d'oubli et de prudence 

— Il tomba frappé à Angers d'apoplexie fou- 
droyante le 18 août 1830, Âgé de 80 ans. 

Dandenae (Jacgues), frère du précédent, 
né à Sanmur le 12 avril 1752, fut nommé 
le 17 août 1774 enseigne dans le régiment pro- 
vincial de Touraine, en mai 1778 porte-dra- 
peau et lieutenant le 20 juin suivant. Il fut élu 
en 1791 maire de Rou-Marson, puis en 1792 dé- 
puté à la Convention, comme son frère, mais 
dans des dispositions moins révolutionnaires. Il 
se prononça, lors du procès de Louis XVI pour 
la déportation. Attaché pendant quelque temps 
(10 mai 1793) à la commission près Farmée des 
côtes de la Rochelle, puis chargé de l'inspection 
de l'arsenal de Tours, il entra le 21 vendémiaire 
an IV (13 octobre 1795) an Conseil des Anciens, 
revint bientôt prendre ses fonctions de maire, 
présida en l'an VU l'Assemblée électorale de 
Maine-et-Loire, et nommé en l'an VIII du Con- 
seil d'arrondissement, vécut sans autre fonction 
publique à sa campagne de Rou, où il est mort 
le 23 mai 1825. Il avait épousé en 1787, 
M"« Manson de Lorièro et en secondes noces 



(179^ Mademoiselle Bmnean de la Mérozièie. 

Daagé » m*" sur la Sarthe, c"« de Dan- 
mer ay , autrefois de la paroisse d'Etriché. — 
Dangeium 1098 (Cart. St-Nic. , p. 86). — 
Dongi xii« s. (Pr. de Dsnmeray, ch. 1). — 
Dangeiacus 1104 (Ib., ch. 33). — L'écluse i^»- 
partenait au xii" s. à Jocelin de Doussé, ainsi 
que deux des mouhns. 11 en donna la moitié 
d'un aux moines de Daumeray à charge par eux 
d'en bâtir un troisième qui leur serait commun. 
— Tout le pays de Morannes à Briolay était 
dans la féodalité de l'évèehé. Pendant un voyage 
que révoque Ulger fit à Rome en 1142, Jocelin. 
se hAta de bâtir un château-fort à Dangé ; mais 
cité devant son suzerain et excommunié par lui, 
il dut se résigner à tout détruire. — Le do- 
maine relevait en partie de Saint-Germain et de 
Chartres. Il appartenait en 1540 pour un tiers à 
Hardonin Colin, avocat, pour le reste à Vincent 
Dubreil, greffier de la mairie d'Angers. ~ Les mou- 
lins fortifiés formaient en 1592 un poste en travers 
de la Sarthe que Puicharic fut chargé de réduire 
par le canon. La ville d'Angers y contribua pour 
600 écus. — A la fin du xvii* s. il dépendait 
encore de la terre de Dangé deux fiefs, deux mé- 
tairies et deux closeries mais un seul moulin à 
eau, composé de trois roues, dont une, celle du 
milieu, appartenant aux moines, les deux autres 
au seigneur, — le tout en vente en 1739. — En 
est dame Lucrèce-Louise-Françoise Moreau, veuve 
de Jacques-Marie-Félix Violas en 1789. Sa fille 
avait épousé Brevet de B., V. ce nom, qui aimait 
particulièrement cette résidence. 

Danf^, chat., c»« de Pouancé, acquis suc- 
cessivement et deux fois restauré par M. Marin 
de Livonnière et M. de Villoutreys. Dans l'ancien 
édifice circulaient des cloîtres intérieurs, avec 
terrasse au-dessus des toits, une cour (fibse au- 
devant, jardins, charmille et deux étangs. En 
dépendaient les métairies du Châtelet, de la 
Haie, de Boisnoir, de la Gommerie, de la Lan- 
defrière, de la Deniliére, du Bourg, de la Malin- 
gère, 100 journaux de landes et presque autant 
de bois taillis. La seigneurie de la jMiroisse St- 
Aubin appartenait au château, qui avait un four 
banal pour ses tenanciers. — En est sieur 
Michel de la Mothe, écuyer, 1504, René de la 
Mothe 1540, René Delaunay, écuyer, qui y 
meurt le 29 janvier 1649, M. de Crécy 1661, 
François-Pierre de la Forêt d'Armaillé 1740. La 
terre, avec ses fiefs et privilèges, fut acquise en 
1754 de la succession d'Anne-Renée de la Forêt 
d'Armaillé, veuve de Lantivy, par Jacques de 
Lancrau de Piard, qui s'y établit et y réside 
avec sa femme Angélique-Louise de la Fonte - 
nelle. — Elle est vendue nat^ le 24 fructidor 
an IV. — A l'entrée du chemin, qui y conduit en 
se détachant à gauche de la route de Pouancé à 
Renazé, une butte de terre et de pierre porte une 
croio; de bois dont le pied entaillé est creusé 
d'une niche vide avec une croix formée de trois 
lobes arrondis, et sculptée au-dessus d'un calice 

Dangé» f., c"« de Vemoil, — Le cP Angers 
(Cass.). 

DaBgé {Ernest), signe dans les Affiches 



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ôèmVtok XII deux poésies et dans les Affiches de 
r&n Xm, 96 frimaire (17 décembre 1804) une 
longue Epitre au général BerthitTy ministre 
de la guerre, pour lui demander un billet 
d^enirée au bal qu'il donna pour la paix, 
-« Ce nom n'est, je crois, que le psennonyme 
d'un Ernest,,. éC Angers, emprunté souvent 
et dès cette date par François Grille. 

Bmag^j (Pierre), m* scalpteur, Angers, mari 
de Calb. Lemennier, signe au baptême de lenr 
fils Pierre-Antoine, lel'r juillet 1697 (GG 177). 

Daniel iJean), dit maître Mitou, ainsi 
que lai-méme s'intitule et que les documents 
l'appellent, — Mitou vulgariter appellatus, 
nuncupatus, — est signalé par Lacroix du 
Maine comme l'auteur de VOrdre funèbre 
triomphant et Pompe pitoyable tenue à Ten- 
terrement de feu M. le comte de Laval et 
admirai de Bretaigne et lieutenant du Roy 
(Angers, J. Baudouin, 1531, in-8» goth.). Cette 
plaquette rarissime en vers de dix syllabes a 
été récemment et à deux fois, en 1859 et 1860, 
réimprimée par De la Bauluère, notamment 
dans la Revue d'Anjou, mais en l'attribuant, 
malgré toute réflexion, à Guill. Ledoyen, auteur 
d'une compilation où lui-môme indiquait pour- 
tant le véritable nom du poète. On le retrouve 
en tète de la Légende de Pierre Faifeu 
(15S6), signant de sa devise, de ses initiales et 
de son titre d'organiste,— Jo. Da. org.— Grâces 
et amour, — une curieuse Epître écrite, à son 
dire, des Champs Elysées, et où l'auteur fait 
montre de ses connaissances littéraires et poé- 
tiques. — Des opuscules autrement ignorés et à 
peine indiqués même pour la première fois par 
La Monnoie dans ses notes sur Lacroix du Maine, 
recommandent son nom aux amateurs de la lit- 
tératurei^opulaire et aux bibliophiles. La seule 
série connue, inscrite au catalogue La Vallière, 
dans le Recueil n» 3081, est advenue des mains 
de Méon, Chardin, de Soleinnes dans le cabinet 
Pichon et passée à sa vente dans la collection 
inappréciable de M. de LigneroUes. Elle se com • 
pose de quatre plaquettes qui ont pour titres : 
-^•S'ensuyvent plusieurs Noels nouveaulx, 
« titulus : chansons nouvelles de Nouel, 
« composées tout de nouvel, esquelles verrez 
« les praticques de confondre les héré- 
« ticques » (s. 1. n. d. [verslSdO]. petit in-8o de 
8 ff. goth.). comprenant 6 Noels (vendu 280 fr.) ; 
— « Noels joyeux pleins de plaisir à chanter 
« sans nul déplaisir » (s. 1. n. d. petit in-8o 
goth. de 12 if.), comprenant 11 Noels (vendu 
250 fr.) ; — « Chansons saintes pour vous 
« esbattre éUgantement composées par ung 
« prisonnier » ^1524, petit in-8« goth. 28 ff.), 
comprenant 8 Noels (vendu 280 fr.) ; — « Chan- 
« sons joyeuses de Noël très-doulces et ré- 
tt créatives , singulières, supellatives; et 
« sont faictes df assez nouvel » (petit in-8o de 
8 if.), comprenant 10 Noels. Ces quatre recueils 
sont signés du nom de l'auteur, ainsi qu'une 
édition bien certainement postérieure et sans 
doute du Mans (in-8« goth. de 36 if.), signalée 
pour la première fois par M. Chardon et où 



l'auteur prend de plus sur le titre son surnom 
populaire de maitre Mitou. Le succès de ces 
œuvres naïves est attesté par leur reproduction 
intégrale dans les Grands Noels et les Grands 
Noels nouveaux de Jean Bonfons. On en re- 
trouve aussi quelques-uns dans les Bibles de 
Noels angevins du xviii* s. , comme aussi 
quelques chansons d'un autre style, amou- 
reuses et légères, dans le Recueil des Chan- 
sons en 4, S et parties (Paris, A. Le Roy et 
Rob. Ballard. 1567-1583, in-8<> oblong). — 
De l'auteur même on sait bien peu de chose. 
Peut-être était-il originaire du pays des Manges, 
où il aurait connu Antoinette de Daillon, femme 
de Guy XVI de Laval, son protecteur. Il lui dut, 
comme il s'en honore lui-même, l'aide de ses 
premiers ans, et plus tard, reçu prêtre, devint 
son directeur et son confident, je le trouve fixé, 
dès 1521, à Angers. Il est psalleur et organiste 
du Chapitre St-Pierre et touche pour son service 
un habit honnête, 100 s., avec le droit de célé- 
brer deux messes. En 1523, on lui accorde un 
congé de deux mois, en lui nommant un sup- 
pléant, mais dès le 12 février 1524 il est rem- 
placé même comme psalteur. C'est qu'il était 
passé à la cathédrale, pour y prendre la direc- 
tion de l'orgue, qu'il déclare, en 1433, toucher 
alors depuis huit ans. Il le tient encore en 1540. 
En 1544, sa maison de la rue St-Nicolas est ha- 
bitée par un étranger. Il vivait encore, mais on 
ne saurait dire s'il avait quitté la ville. — 
M. Chardon vient de réimprimer les œuvres 
rarissimes de notre angevin, qu'il a fait précéder 
d'une notice riche en indications bibliographiques . 
Arch. de H.-et^L. G Ghap. Saint-Pierre et Un. 067. — 
Ghirdon, Les I^oeU de Jean Daniel (Le Mans, Moimoyef, 
1874,iii-«'de65pig.). 

Danière (la), h., c"« de Chef f es. 

Danjeul {Louise), mérite un souvenir d'hon- 
neur parmi les héroïnes du siège d'Angers en 
1793, qui fit éclater si haut le courage et le pa- 
triotisme des Angevines. Blessée à la joue gauche 
d'un coup de feu, elle resta encore deux heures 
sur les remparts de la Porte-Neuve à distribuer 
des cartouches et n'en descendit que pour porter 
secours à un des citoyens frappé d'une balle et 
qui mourut presque entre ses bras. {Rapport 
officiel, p. 9). 

Danne, chit. et f., c"« de St-Martin du-B . 
La maison seigneurial avec le fief de D. 
1540 (C 105, f., 307). — Ane. seigneurie avec 
droit de moyenne justice, relevant partie de 
Chambellay, partie de la Chouanière. — Le châ- 
teau actuel en forme de rectangle avec fronton 
central, précédé d'une large avenue, date de 
1826. Il succédait à un édifice du xvii* s. com- 
posé de trois corps de logis, cour, double jardin 
et chapelle, compris dans un même enclos. L'an- 
cien manoir du xvi* s. formé de deux bâtiments, 
s'élevait sur une motte près la fuie extérieure 
auprès du petit étang. Un plus ancien encore 
sans doute l'avait précédé sur la motte qui do- 
minait le haut du grand étang. — Autour en dé- 
pendaient des futaies et taillis, et les métairies de 
banne, des Friches, de laBoisselière ainsi qu'una 



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pedte maison dans le bourg. — La terre appar- 
tient en 1501 à François d'Onranx, qvi y fonde 
le 12 avril, avec sa femme Radegonde de Gha- 
hannay, la chapelle seigneoriale dédiée à N.-D. 
et à Ste Glande avec une rente affectée sur lenr 
domaine du Rossignol en Louvaines. — En est 
sieur Yves d'Orvaux 1540, Nicolas Nepven en 
1579, Lonis de Ghevenie. avocat, mari de Renée 
Ogier, en 1583, 1625. » Vers 1626 elle passe par 
acquêt à Jacques Andonin, avocat an Présidial 
d'Angers, mort le 19 août 1640, pois à la famiUe 
Bernard, qui la possède encore, par le mariage 
(3 mai 1728) de îacq.<Philippe Bernard, sieur de 
la Barre, avec Francoise-Marie-Madeleine An- 
donin, héritière le 7 janvier 1736 de Gilles Au- 
donin, sieur de Danne. — Jacqnes-Pbilippe-Jean- 
François de Bernard, écuyer, y résidait en 1789. 
Aux alentoors du château un dépôt de porphyre, 
d'un aspect granitoïde, fonmit de belles pierres 
utilisées pour les constructions. — La terre donne 
son nom à un miss, né sur la commune, qui se 
jette dans TOadon, après on cours d'un peu plus 
de 2 kil. 

Arcb. de M.-et-L. B 5i9 et 1512. — Arch. comm. de 
St-MarUn-dn-B. et de Loorainee. 

DauiepotiMf . , c"* de Za Potherie.'-DedanS' 
Uê-Pots (C G.)— En est sieur René Veillon 1653. 

Danqnetil (Françoi^Charleè-Marie), né 
à Meigoé-le-Vic. le 10 décembre 1757, fils de 
Jacq. D., lieutenant-général de police de la 
Sénéchaussée de Beaufort, licencié en droit en 
1787, conseiller général en 1790, démissionnaire 
le 13 novembre 1791, de nouveau conseiller en 
l'an XI et XII, maire de Beaufort le 19 messidor 
an VIII, démissionnaire en 1830, chevalier de la 
Légion d'honneur le 11 octobre 1832, mort à 
Beaufort le 11 décembre 1832. Son bétel rue de 
la MaUdrerie possède un salon décoré de sculp- 
tures de Pierre-Louis David. Son portrait est 
conservé an chAteau de Jarsé. — Il avait épousé 
en premières noces Marguerite Berthelot de la 
Durandière morte en 1787 et se remaria avec 
Marie-Jeanne Valet qui lui survécut. 

Ikuitom {François), né à Angers en 1721, 
obtint le 31 mars 1752, avec son frère aîné 
Thomas-René, un privilège du Gonseil pour la 
façon de toiles de lin ou de chanvre, peintes ou 
imprimées et bientôt après, l'autorisation d'im- 
primer sur soie, Ûl ou coton, à l'imitation des 
perses et indiennes. L'entreprise fut installée par 
les deux frères en 1757 dans les bâtiments de 
Toumemine et amena à Angers au service de 
cette industrie nouvelle toute une colonie de gra- 
veurs sur bois. Elle fut cédée en 1764 à Boreau 
de la B., Lesourd Delisle et Gaultier qui la trans- 
portèrent à Belair. — Thomas-René mourut le 
23 mars 1767 — et François le 3 octobre 1771, 
l'un et l'autre âgés de 50 ans. François faisait 
partie du Bureau d'agriculture d'Angers. Son 
portrait au pastel est conservé au Musée d'ar- 
chéologie. 

Arch. manie. GG 47. — Péan de la ToUerie, nout. édit.t 
p. 448-4U. * Bo<«a, Biogr,, p. 511. - Bi^t. arch,, 
1809, . 33. ^Almanach de 17OT. 

BiuiCaére (la), cl., c^» de Moranrus; «* 



f., c"« de Jaîlais, — Im Dompiuaire (Gass.). 
— La Damptuère (Et.-M.). 

DaralB (Jean), libraire, Angers, mari de 
Jeanne Millouet, 1594. 

Darandlère (la), c"« de Monijean, — Le 
lieu et herbergement appelé la Darodière 
1468 (Titres de la Bizolière). 

ih$weiew»m (la). — V. i>reâetèr6 (la). 

Dardenale (l&), f., c"* de NoyanUla-Gr. 

Dargenlrle (la), f.. &^ de Maxières. 

Dariban (François - Jacques - Bernard» 
Marie), né à Lectoure (Gers) le 9 mars 1785, 
s'engage dans les véliles de la garde, passe sous- 
lieutenant au 24* de ligne à la fin de 1806, fait 
les campagnes de 1807 et de 1808 en Pologne, se 
signale à Essling, est nommé le 80 août 1809, 
à peine âgé de 22 ans, capitaine, et trois mois 
après, au lendemain de Wagram, décoré à 
Schœnbrunn. Envoyé en Espagne et à plusieurs 
reprises blessé , atteint de nouveau d'un coup 
de feu dans la campagne de 1813 à Bautzen, il 
reçoit alors l'épaulette de chef de bataillon, 
grade qu'il occupait encore en 1830. NoDuné le 
1*r octobre lieutenant-colonel au 33*, il prit sa 
retraite en 1833 et revint s'établir à Angers où 
le 29 janvier 1821 il s'était allié à la famille 
Goullion. Elu lieutenant-colonel de la garde na- 
tionale dès 1833, puis colonel en 1847, il sut en 
1848, par son exemple de dévouement patriotique 
et la fermeté connue de ses convictions, imposer 
à tons le respect de son commandement et acqué- 
rir une influence utile à la cause de l'ordre et de 
la liberté. Il mourut le 23 juin 1862 à Angers et 
fut inhumé le 24 dans le cimetière de Ste-Gemmes- 
sur-Loire où le commandant Martin prononça les 
derniers adieux. 

Darondéaii (•••.), natif de la Flèche, où il 
fit ses études au collège des Jésuites, prêtre et 
prédicateur distingué, devint en 1755 le prin- 
cipal du collège de Beaupréau, qu'il fit recons- 
truire en 1779. Ayant refusé le serment, il vint 
chercher asile à Angers dans la maison Gnépin, 
suivit les Vendéens & leur passage â Angers et 
dans toutes les péripéties de la guerre d'Outre - 
Loire, portant, dit-on, dans sa valise des valeurs 
considérables destinées à l'achèvement des cons- 
tructions de Beaupréau, et périt le 12 décembre 
1793 dans la déroute du Mans. 

Hev, itA^jou, 1853, t. II, p. 147. 

Baronniére (la), f., c*« de Charcé. 

Barrely (Claude), docteur médecin, Angers, 
est dit défunt en 1533 (H.-ll. E 67). 

DarUUe (la), f., c»« de Loire. 

Dmw^vuë. — V. Doré (M««). 

Danbaa (Jean- Louis-Charles), né à Paris 
le 24 juin 1790, orphelin â dix ans et élevé par 
l'Etat au Prytanée militaire de Gompiègne, puis 
à l'Ecole des Arts et Métiers de Chalons-sur- 
Mame, y fut retenu à 16 ans comme maître, 
puis vint ea 1811 prendre part à l'organisation 
de l'école de Beaupréau. Gapitaine pendant les 
Gent-Jours d'une compagnie franche en campagne 
active contre les Chouans de la nouvelle Vendée 
et compromis pat son ardent patriotisme, il dut 
à la rentrée des Bourbons quitter l'Anjou et 



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trouva en 1817 un refuge aa coUége Henri IV dans 
les modestes fonctions de maître d'ôtades. Dès 1819 
il en était nommé soas-directenr Cest là qu'il 
eut l'occasion de se faire connaître de la fa- 
mille d'Orléans, qui ne le perdit plus de sou- 
venir. Le 28 janvier 1891 il fat appelé à la direction 
de l'Ecole des Arts d'Angers.— La snccession, qo'il 
acceptait, était des plas dangereuses. La vue de 
l'Ecole, sans installation, sans ateliers, sans per- 
sonnel, sans traditions, sans avenir , eut décou- 
ragé de moins valeureux. Il prit l'œuvre en 
main et transforma tout, maîtres, élèves, tradi- 
tions, avenir. A Angers, comme au collège Henri IV, 
ainsi que le lui rappelait en 1839 à Angers même, 
la duchesse de Nemours, il avait réussi à domp- 
ter la jeunesse et à l'entraîner par le seul amour 
du travail et de la victoire et aussi par ce pres- 
tige, qui s'impose, de l'homme né pour la lutte 
et pour le commandement. Une de ses premières 
améliorations fut la suppression des travaux de 
serrurerie et d'ébénisterie, concurrence sans but 
à l'indastrie locale, dont l'abandon lui permit 
de développer d'autant les ateliers de menuiserie 
et d'ajustage. Il cherchait, en dépit des règle- 
ments peut-être, et favorisait les spécialités, 
s'identifiant surtout aux plus vives natures qu'il 
arrivait bientôt à dominer. Lui absent, un jour, 
la sédition gagne ; on se barricade, on pille, on 
brise. Il rentre, se présente aux ateliers; les 
portes s'ouvrent et sur son seul ordre, dix des 
mutins se rendent en prison. — Il avait été dé- 
coré le 5 août 1849 et prit sa retraite cette année 
à Angers. En 1858 les anciens élèves d'Angers, 
de Ghalons, d'Aix le convièrent à Paris pour 
présiderleur première fête confraternelle. Quelques 
jours après il était accueilli au Greusot par une 
réception triomphale. Aucun maître n'avait ins- 
piré de plus affectueux, de plus dévoués attache- 
ments. — Il est mort à Angers le 11 mai 1868. — 
Sa première femme, Amélie Ghataigner, était 
fille d'un graveur habile et artiste elle-même, 
connue par plusieurs dessins et gravures de 
mérite. 

MaiM^t-Loire du 9 avril 1845, du 14 mti, qui con- 
tient las discours do MM. Favier et Dulos — et du 4 juin, 
avec notice signée B. M., initiales du nom d*Eraest Mourin. 

Banblnlére (la), f., c°« de Corzé; » f.» 
c"* de Soulaire-et'Bourg, 

Dandaie (la), h., c»« du Bourg-dHIré, — 
Helevait de la Roche-d'Iré et de la Bigeotière. — 
En est sieur Pierre Loriot, mari de Jeanne de 
Blavon, 1530, n. h. Toussaint Milscent 1666, 
1685. Jacques Poilièvre 1728; = cL, c»* de 
NoelUt; — donne quelquefois son nom au miss, 
de la Rivaudière; =■ h., c°« du Tremblay. 

Dandals (les), f., c°* de la Séguinière. 

naiidellère (la), f., c°« de Freigné, vendue 
nat^ sur de Bourmont le 27 ventôse an VI. 

Bandla (Joseph) , maître architecte , An- 
gers, mari de Jacquine Tréfoil, 1681-1715. — Sa 
signature est à l'acte de baptême de son fils Jo- 
seph (GO 12Î). — (Joseph II), né le 4 octobre 
1682. maître architecte comme son père, mari de 
Perrine Besnier, 1713, 1721. 

DaiidiBaie (la), f. , c»* de Pouancé. — 



Gulll. Camus et Julienne Balue, sa femme , qui y 
demeuraient, furent les dernières victimes de la 
contagion de 1637. Ils moururent abandonnés de 
tous et pendant trois jours sans sépulture. Leurs 
restes, à demi dévorés par les porcs ou par les 
chiens, furent inhumés dans le fossé du jardin, 
près la maison. 

Dandlnlére (la), f., c"« de Châtelais; — v., 
c"« de Corné; — f., c»« de St-Martin-du-B, 

Dandraifl (les), h., e"< de Cherré — La 
Dodray (Cass.). 

Daodrie (la), f., c»« du Puiset-Doré. 

Daiidries (les), h., c°« d'Angrie. — La 
met. de la Dauderie 1540 (G 106, f. 207) -• 
Appart^ en 1457 à Jean Daudier, qui lui laissa 
son nom; — réunie depuis le xvi* s. au domaine 
d'Angrie. 

Davlian (Louis), « m'avoit affaire, » dit 
une inscription sur la façade Angers, d'une des 
pittoresques maisons de la Place Neuve, qui 
conserve ainsi le nom d'un maître architecte ou 
peut-être d'un sculpteur inconnu du xvi* s.. 

Danmeray, canton de Durtal (10 kil.), arr. 
de Baugé (23 kil.); — à 54 kil. d'Angers. — 
DaZmartacus 1040-1047 (Marmoul., ch. or.). — 
Daumerium, Daumereium,, Daumerezensis 
terra 1032-1052 (2« Gartul. St-Serge. p. 276). 

— Dalmariacensis pagus 1105 (Narm. ch. 29). 

— Dalmariacense territorium 1107 (ch. 35). 

— Dalmerium 1082-1114 (2« Gartul. St-Serge. 
p. 185 et 302; V^ Gartul., p. 160). — Dalme 
riacus 1102-1134 (2« Gartul. St-Serge, p. 57 et 
184 et Marm., ch. 31), 1147 (Gouis, ch. or., t. 1. 
f. iS).-- Pagus Dàlmaricus 1155-1161 (Marm., 
ch. 43). — jDoîmare, 1155-1161 (lbid.,ch. 43 el 
44). — Daumare 1185 (G St-Maimbeuf. f. 3). — 
Parochia de Daumere 1234, la ville de Dan- 
mère 1406 (Tit. orig. du Prieuré). — Daumeray- 
souhZ'les-Noyers 1598 (Et.-G.). — Sur un pla- 
teau incliné vers S., entre le département de la 
Sarthe auN., Durtal à l'E.. Tiercé (14 kil.) et 
Baracé (7 kil.) au S., Morannes (7 kil.) et 
Etriché (10 kil.) à l'O. 

Y naissent les ruiss. de Suil, de la Grande- 
Uuinière et de Piffaudon ; — y passent les ruiss. 
du Grip et du Rodiveau. 

La route nationale de la Flèche à Rennes forme 
au bourg même le sommet d'un angle, où se 
greffe le chemin de Morannes. — Le chemin de 
grande communication d'Angers et la voie ferrée 
du Mans coupent par le travers une étroite 
bande du territoire qui se prolonge entre Etriché 
et Morannes jusqu'à la Sarthe. 

En dépendent le bourg de St-Germain (41 mais. , 
124 hab), les vill. du Porage (34 mais., 114 hab.), 
de Doussé (19 mais., 49 hab.), les ham. de Mou- 
gout (7 mais., 20 hab.), de la Roche -Péan 
(6 mais., 16 hab ), de St-Quentin c7 mais., 
21 hab.) et 153 fermes ou écarts (237 mais.). 

Superficie : 4,053 hect., dont 150 hect. en 
vignes, 290 hect. en bois, 3 hect. 22 do conunu- 
naux on landes. 

Population : 264 feux. 1,189 hab. en 1720- 
1726. — 2,259 hab. en 1790, dont 471 hab. en 
St-Germain. — 1,855 hab. eu 1831. — i,75i hab. 



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en 1841. — f ,W hab. en 18M. - i,735 hab. 
en 1861. — 1,697 hab. en 1866. — i,548 hab. 
en 1872. dont 277 hab. (8i mais., 98 mén.) an 
bourg, en décroissance rapide et constante. 

Marché tous les vendredis, établi par arrêté 
du 22 juin.1868. — V Assemblée se tient à St- 
Germain le jour de la fôte patronale. 

Mairie avec Ecole de garçons. — Ecole de 
filles (Sœurs de Ruillé-sur-Loire) avec petit hos- 
pice j attenant. 

La commune comprend deux paroisses avec 
deux églises dont une à St-Germain. V. ce mot 

V Eglise du bourg, dédiée à saint Eloi et 
saint Martin (succursale, 30 septembre 1807), 
n'offre d'intérêt que par son antiquité (xi* s.). 
Aux murs latéraux de la nef unique (30 m. 50 
sur 10 m. 10) s'appliquent de chaque côté cinq 
épais arceaux dont la pointe s'aiguise à peine, 
retombant sur de larges piliers plats sans antres 
moulures qu'un étroit larmier ornementé de dés, 
dents de scie et billettes romanes. Le transept 
carré, vodté en coupole comme dans un moule 
de blocage informe de pierres non écarries et de 
mortier, s'ouvre sur chaque face par un double 
arceau roman qui se continue jusqu'à terre, sans 
chapiteau, en angle aigu. — Adroite et à gauche^ 
une chapelle absolument nue ouvrait dans une 
petite absidiole avec fenêtre. Celle de gauche 
existe seule encore quoique obstruée. La cha- 
pelle de droite à laquelle adhère la sacristie, est 
éclairée par une fenêtre gothique à menean qua- 
drilobé. — Le chœur et l'abside ronde ont été en 
partie transformées par des travaux modernes. 
—Trois vieilles statues de bois y sont recueillies : 
St Eloi le marteau & la main , St Martin, 
Ste Anne. Un étroit escalier tournant monte 
au clocher, placé sur le transept. La base carrée 
en est [antique et percée sur chaque face d*un 
double arceau qui vers Sud enserre une double 
petite baie romane. — Le portail est absolu- 
ment moderne mais les murs latéraux de la nef 
subsistent tout entiers en petit appareil irrégu- 
lier dans lequel apparaissent, bouchées par des 
remaniements postérieurs, de chaque côté 6 baies 
romanes. A l'aile gauche du transept attient et 
communiquait autrefois le bâtiment du prieuré 
dont l'entrée s'ouvre dans une tourelle triangulaire 
à petites fenêtres accoladées. La porte avec accolade 
et fleuron est inscrite dans une accolade supérieure 
à choux fleuri dont la tige s'allonge entre trois écus- 
sons, le principal couronné d'une couronne de 
comte, celui à droite surmonté d'une crosse d'abbé ; 
par dessus le tout, une moulureen forme de lambel. 
Vers N. , en dehors des bâtiments de la ferme, s'élève 
la fuie seigneuriale, qui depuis a servi plusieurs 
fois de corps de garde, notamment en 1815 aux 
Prussiens et en 1832 aux gardes nationaux. 

Le Presbytère, acquis par la commune en 
1823, a été reconstruit en 1827. 

Aucune trace celtique n'est mentionnée sur le 
territoire. Il était traversé par la voie de Morannes 
à Durtal dans la direction de Juigné, St-Germain, 
le Grip, et tout au moins à l'angle extrême 
vers 0., par la voie transversale d'Angers. — Au 
xi« s. c'était encore le centre d'un District ou pa- 



gus. L'église, dès lors construite, appartenait aa sei- 
gneur du pays, qui, pour racheter ses péchés, en 
fit don vers 1040-1047 à l'abbé de Marmoutiers, 
Albert. Elle resta dès lors dans la dépendance 
du prieuré que l'abbé s'empressa d'y attacher. 
Cette donation fut confirmée par le suzerain, 
Landry de Beaugency, par Geoffroy, comte 
d'Anjou et par le roi Henri. Elle comprenait de 
plus le bourg qui s'y construisait à l'entour, 
divers droits pécuniaires, les prés attenant au 
cimetière et la forêt de Châtillon, que les moines 
restaient libres de défricher. Hugues de Ma- 
thefelon, longtemps leur ennemi, se réconcilia 
avec eux vers la fin du xi« s. et devint leur bien- 
faiteur.— Entre autres droits le prieur avait une 
mesure particulière qui comptait 12 boisseaux 
pour 16 1/2 des Ponts-de-Cé. H nommait au 
XVI* s. le sacristain et le maître d'école et autori- 
sait seul les inhumations dans l'église. Il n'était 
obligé d'ailleurs qu'à entretenir un religieux à 
résidence. 

Prieurs : Fulcodius , 1060 circa. — Gisle- 
bertus, 1060 circa. — Hemaudus, 1070-1080. 
— Robert, 1094. — Amaldus, Ernaldus, 
1075, 1107. — Rodulfus, 1114. — Gislebertus, 
1125. — Gosbertus, avant 1130. — Rainaud, 
1148. — AlbericuSt 1160 circa. — Elie de 
Morel, 1462. — Dimanche Dupont, abbé de 
St-Sever de Rnstang, aumônier du roi, 1465. — 
Etienne Masthac, 1493, 1536. — Glaudo de 
Maudoucet, 1569. — Jaoq. Deniau, 1578. — 
René Pothery, 1596, 1629. — René Lanier, 
trésorier de l'église d'Angers, 1631, 1653. 

Curés : Jean Gauthier, 1455. — Jean Vigier, 
qui résigne en 1469. — Guy de Semur, 21 mai 
1469. — Etienne Dentissac, 1519, 1530. — 
Franc. Hardy , 1580. — Olivier Houssaye, 
1594. t le 7 juin 1615, âgé de 60 ans. — Jean 
Houssaye, 1617, 1623. — Jean Bouchard, 
t le 30 octobre 1626. — Etienne Focoyn, et plus 
tard de Focoyn, V. ce nom, docteur de Sor- 
bonne, 5 novembre 1626 jusqu'en 1664. Il conti- 
nue à figurer dans divers actes et est inhumé le 
11 août 1677, âgé de 83 ans. — Adrien de Fo- 
coyn, et plus tard Focoyn tout court, avril 1664 
jusqu'en mars 1670, f le 14 juin 1673. — Jean 
Focoyn, 3 mars 1670, jusqu'au 21 septembre 
1694, t lo 19 novembre 1708, âgé de 69 ans. — 
Jean-Baptiste Focoyn, 29 septembre 1694, f le 
11 septembre 1716, âgé de 63 ans. — Pierre 
Hamoche, novembre 1716, f le 10 septembre 
1744, âgé de 55 ans. — Michel Gault de la 
Grange, novembre 1744. 29 avril 1790. — 
Dreux, mai 1790, 24 janvier 1792. — Lesourd, 
février 1792. — De Terves, juillet et octobre 
1792 II était en l'an III « municipal et officier 
public ». — Le curé Gault périt, croit on, dans 
une noyade & Montjean ou à Nantes en 1793. 

Le curé Houssaye avait fondé le 29 octobre 
1611 « une prestimonie préceptoriale pour l'ins- 
c truction de la jeunesse ». On la voit jusqu'à la 
fin du XVIII* s. desservie par des prêtres habitués 
qui prenaient le titre do «maîtres d'écoles »,— ou 
« principaux du collège », tels que Franc. Legrand, 
1648, — Franc. \Bessirard, f le 5 mai 1686, — 



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Franc. Gaultier, 1690, f le 29 jain 1718» âgé de 
72 ans, — J.-G. Poullet, 17Î0, — Julien Delà- 
haie, \\ef6 novembre 1779, âgé de 60 ans. 

Le fief faisait partie de la baronnie de Saint- 
Gennain, dont le bonrg de Damneray, domaine 
privilégié des moines, n'était qu'une dépendance 
secondaire, une partie même relevant du comté 
de Dnrtal et par suite de la Sénéchaussée de 
Baugé, le reste de la Sénéchaussée d'Angers. 

La paroisse dépendait de l'Archiprétré de la 
Flèche, de l'Election de la Flèche, du District en 
1788 de Sablé, en 1790, de Châteanneuf. 

Le bonrg, patriote entre tons, formait durant 
toute la chouannerie, comme une place forte 
vaillamment défendue. En janvier 1795 les 
Chouans de Monsieur Jacques, alliés à ceux de 
JoUcœur, en voulant avoir raison, assaillirent les 
habitants qui se réfugièrent dans l'église, s'y main- 
tinrent et blessèrent les deux chefs, le premier 
mortellement. 

Maires : U. Tonnelier, 1792. — Brouard, 
!•' messidor an VIIl. — Lejeune, 10 février 
1814. — Eugène de Beaumont, 13 mars 1813. — 
Gaudin, 7 avril 1815. — Eugène de Beau- 
mont, 12 juillet 1815. — Guill. Lemotheux, 
12 juin 1818-1834. — Pierre Briant, 10 janvier 
1835. — Urbain Renoult, 15 août 1848. — Louis 
de Beaumont, 16 juillet 1852, installé le 25. — 
Pion, 1860-1874. 

Arch. de M.-et-L. G St-EloI, 1. 1, f. 30; H HarmouUen. 

— Le carton du prieuré comprend 404 pièces, dont 83 du 
XI* s., 45 du xn*, 7 du xuT. — Arch. comm. Bt.-C.— Cou- 
tume d'Anjou, 1725, t. I, col. 4699. — Deacépeaux, t. II. 

— Pour les localités, voir à leur article, Saint- Germain, 
Dangé, Doussé, Fatse-MoUain, Mont, Igné, Miré.Jumllé, 
le Porage, etc. 

Dauphin, h., c»« de la Potherie; «-> (le 
Grand-), h. et f., c»« de St-Georges-sur-L. 

Daophliié (le), f.,c>*«de Fontaine-Guérin, 
he lieu du D. anciennement appelé les BU- 
liers (Terrier de Font. -G.). — En est sieur en 
1676, J. Curieux , greffier du Grenier & sel de 
Beanfort, Jean-Bapt. Gérondelle, écuyer, 1684; 

— en est dame Charlotte-Thérèse Rolland 1760. 
Dauphlnerie (la), f., c"« de Vihiers, 
BaapMniére (la), cl. , C** de Candi; » 

f , c"« de Trhties^unaud, donné au prieuré de 
Cunaud le 9 octobre 1597 par Gillette Maton. 

DaTallleries (les), f., c"« de Corzé. — Lt 
village des Davaleries 1762 (Et.-C.). 

BaTav {Romain), professeur de langues, né 
à Angers le V décembre 1805, mort le 13 mai 
1867, a publié : Observations critiques sur 
les ouvrages de Napoléon Landais, sur la 
Grammaire de Noël et Chapsal et sur la 
Grammaire selon l'Académie de MM. Bon- 
neau et Lacan (Angers, in-12, 184^). M. Dail- 
lière a donné un Rapport sur cet ouvrage dans le 
Bullet. de la Soc. Indust. de 1841, p. 150— Ta- 
bleaux séculaires pour Vhistoire universelle 
et la chronologie de la France et des autres 
Etats {AilM de 23 feuilles. Angers, Laine, 1848). 

— Les Classifications analogiques et philo- 
logiques de la langue française (in-8o. Ha- 
rassé. 1864, de 450 p.), première partie seule- 
ment d'un ouvrage interrompu, — et une Gram^ 



maire française en collaboration avec M. Alix. 

Davlan (Jean-Baptiste), mattre fondeur, 
d'Angers, fond du 96 mars an 6 novembre 1778, 
à la Pouèze les deux cloches de l'église parois- 
siale, celle des Ursnlines d'Angers et celle de 
l'église de la MembroUe, — le 26 lévrier 1791, 
une des cloches de Murs. » La grosse horloge 
du Ronceray, montée par Lebiez, actuellement 
conservée an Musée d'Angers, porte : Daviau 
fecit à Angers 1788 et le petit timbre : Daviau 
fusit, — Il avait épousé le 22 juillet 1772 à 
Montfort, Jeanne-Jacquine Hervé, d'Angers. 

Davelnys (maistre Jehan), figure en 1456 
sur les comptes (GG 4, f. 165) « pour avoir faict 
« doubler et mettre au net le pappier de la 
« Résurrection et y avoir faict les adicions. » 

Davenaerie (la), cl., c"»* de St-Jean-de-la- 
Croix, du nom de la famille Davoines, au xvi« s., 

— et non la Duvonnerie, comme l'écrit Gassini. 
Da^iale (la), f., c"»« de Carhay; = f., c»« de 

Combrée, appart* en 1790 à la Chevière-St- 
Moron; « f.. c»* de Durtal. — En est sieur 
n. h. Charles MouUier 1592 ; — f., c"« de Gêné; 

— f , c»« de Noellet ; -^ t., c»« de la Potherie; 
« f., c«^« du Tremblay. 

DavlaiB (les), h., c"« de St-Gemmes d^A. — 
La Daviaie 1440-1790 (E 1269-1273).— Ane. fief 
et seigneurie relevant de la Touche-Bureau. — 
En est sieur Jean d*\ Limesle 1445, Lucas de 
Servon 1528, Marguerite de Servon 1555, Jean 
de Cordon 1576. h. h. Yves Brundeau, 1615. 
mattre Jacques Lovoyer , mari de Jeanne Brun- 
deau, 1633. 1648. Jacq. Levoyer, mattre des 
eaux et forôts, 1661, 1723, Marie-Anne -Louise 
de Varice, veuve de Balthazar de Meaulne, 1784. 

David (Claude /«r), mattre horloger, Angers. 
1681, 1694, mari deLouiseHerrier.— (Claude //), 
fils du précédent, « horloger en petit volume, > 
épouse, le 10 janvier 1709, âgé de 28 ans, Louise 
Tadoumean, meurt le 10 novembre 1721. — 
(Louis), maître horloger, fils de Claude I, meurt 
âgé de 36 ans, le 12 août 1718. — (Pierre), 
peintre. V. Olivier. 

David (Pierre- Louis), né à Margency près 
Paris en 1760, fut pris d'abord en apprentissage 
par on pauvre sculpteur d'ornements, puis entra à 
15 ans dans l'atelier en vogue de Paris , d'où il 
sortit sûr déjà de lui-même pour courir la France. 
L'amour le fixa à Angers où il épousa le 7 fé- 
vrier 1780 la fille d'un riche menuisier, Mathurin 
Lemasson, et se fit bientôt une réputation d'ha- 
bileté « comme sculpteur en bois, marbre, pierre et 
« plâtre. » —On se souvient de ses travaux à l'hétel 
Lantivy, an château de Fontaine-Milon, à la ca- 
thédrale St-Maurice surtout. Il y décora en 1785 
les deux trophées, cassolettes, crédences du grand 
autel et les tabourets du trône épiscopal. La Révo- 
lution fit de l'artiste un soldat. Il était des pri- 
sonniers de St-Florent qui durent la vie à Bon- 
champs, et blessé à Torfon, obtint une place 
importante dans la direction dei charrois mili- 
taires, mais les appointements étaient rares et la 
famille vivait de misère et d'espérances patrio- 
tiques dans une des plus humbles maisons de la 
rue St-Aubin. La Vendée vaincue, l'artiste re- 



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vint à son atelier et fat chargé de sculpter TMtel 
de la Patrie^ qui sert aujourd'hui de piédestal 
an buste de son fils. C'est vers cette époque que 
SiBlasse a représenté ce glorieux foyer, le père 
le marteaa en main, la mère, les filles travaillant 
à la lampe, le fils admirant, dans on dessin bien 
précieux que possède le Musée et qui aurait 
dû être reproduit.— David était veuf déjà depuis 
plusieurs années et avait perdu deux de ses filles, 
quand atteint depuis longtemps il mourut le 
16 janvier 1821, à l'heure où son fils grandissant 
lui apportait à son retour d'Italie l'aisance et le 
triomphe inespéré. Ce fils même a raconté en 
quelques pages émues {Bulletin de la Soc. Ind. 
d'Angers, 1839, 10* année) la vie de ce premier 
et cher maître à qui son cœur resta toujours 
attaché d'un si vif sentiment de respect et de 
reconnaissance. 

DaTid (Pierre-Jean), illustre sous le nom de 
David d'Angers, fils du précédent, est né à 
Angers le 12 mars 1788 dans une étroite et 
pauvre maison de l'ancienne rue de l'Uépit^ 
qui aujourd'hui porte son nom. Il venait le der- 
nier, le plus chétif de quatre enfants, et à peine 
avait-il dnq ans, que son père, répondant à 
l'appel de la patrie, lo prit sur son sac de volon- 
taire et l'emporta dans les camps, à travers la 
Vendée en feu. Le futur créateur de héros entre- 
vit là toute une épopée dont s'illumina pour la vie 
sa jeune âme. La misère allait l'éclairer mieux 
encore. U la retrouva au foyer auprès de sa 
vaillante mère et de ses sœurs épuisées, dans 
l'atelier de son père qui par dégoût d'un art 
impuissant à le faire vivre lui arrachait des 
mains l'ébauchoir. Mais l'enfant pourtant s'enlè- 
tait à son travail gbrieux et obtint par grâce de 
suivre les cours de l'Ecole Centrale, U devint là 
l'élève, l'ami bientôt de Marchand, puis de 
Delusse qui lui aussi l'encourageait; encore, 
l'Ecole supprimée, fallut-il une lutte nouvelle. 
Un jour le jeune rôffâctaire aux répugnances 
paternelles, riche de 15 francs, s'évade pour 
Paris; on le rattrape; il s'empoisonne déses- 
péré. Le père cède enfin, et le vieux maître 
Delusse grossit de ses modestes épargnes la 
maigre bourse du voyageur.— Voici David à Paris 
(1807) avec ses 19 ans et son bon courage, logé 
dans un grenier du passage du Caire, en peine 
même du pain du jour. U se l'assure comme il 
peut, rationnant sa faim, réglant sa vie, donnant 
toutes les heures libres de jour et de nuit à l'étude 
acharnée ou aux leçons des maîtres. Ses vingt 
sous gagnés comme ouvrier aux travaux du 
Carrousel, plus tard du Louvre, il courait aux 
ateliers du peintre David et du sculpteur Roland, 
à Tamphithéâtre de son compatriote Béclard, puis 
rentrait en sa chambre nue réaliser ses rêves et 
passer de longues heures à modeler en bas-relief 
les gravures du Poussin. — Admis dès la seconde 
année à concourir, il obtient une médaille d'encou- 
ragement, et ce qui valait pour lui mieux encore, 
sur la demande des artistes Pajou et Ménageot, 
apostilléepar la 4* classe de l'Institut, l'allocation 
par le Conseil municipal d'Ancers d'un secours 
annuel de 600 livres, une fortune I Dès lors 



l'artiste n'a plus «n siiocèf, plus ooe pensée qu'il 
n'y associe, comme au souvenir de sa mère, celui 
de la ville qui lui a escompté l'avenir I En 1810, 
sa tête de la Douleur lui vaut le prix d'expres- 
sion et son Othryades le second grand prix; en 
1811, à 22 ans enfin, il remporte le premier 
grand prix avec son Epaminondas mourant 
La vie va s'ouvrir devant lui. U patt pour 
Rome et pendant un séjour de cinq années eu 
Italie, visite Florence, Veniee, Bologne, Naples, 
Pompél , Herculanum. — Déjà prêt à témoigner 
de ses convictions libérales, il s'en faut de peu 
qu'il ne les paie de sa vie. Arrêté avec un parti 
de patriotes qui marchait au secours de Murât, 
il est sauvé par un jeune officier hongrois qui 
comprend le signal de détresse du jeune franc- 
macon(1815). — Au retour, trouvant la France en 
proie à l'étranger et aux violences de la réaction, 
il part pour l'Angleterre, où Flaxman refuse toute 
aide au seul nom de David qui lui rappelle le con- 
ventionnel. Abandonné de tous, l'artiste a la joie 
au moins de répudier l'offre udigne qui lui est 
faite de concourir au monument de Waterloo. U 
revient au bout de 18 jours et rentre à l'atelier. 
La mort de son vieux maître Roland, dans Tanné» 
même, lui laisse pour sa part d'héritage la com- 
mande inachevée de la suuue de Condé. L'couvre 
apparaît (1820) terminée par le jeune élève, dont 
le nom tout d'un coup éclate dans ce succès triom- 
phant. L'atelier du débutant devient dès lors le ren- 
dex-vous populaire de toutes les gloires et se mul- 
tiplie, sans s'épuiser, en chefs-d'œuvre. La seule 
année 1825 voit créer les monuments de Bon«> 
champs, du général Foy, du roi René, de Fénelon, 
et l'artiste, d'emblée passé maître, décoré cette 
année même, entre à l'Académie le 5 août 1826 et 
est nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts le 
6 décembre suivant. — Un soir qu'il se rendait 
chez le peintre Gérard (février 1828), un coup 
violent, porté par derrière, lui fend la tête. David 
connaissait, dit-on, l'assassin et refusa toqjours 
de laisser soupçonner son nom. Après un second 
voyage à Londres en 1829 et une première visite 
à Goethe. — son ami Victor Pavie, qui était du 
voyage, vient de le raconter avec son entrain de^ 
bons jours,— il se retrouvait à Paris en juillet 1830 
et y prit part, le fusil à la main, à la victoire 
des trois journées. En 1831 il épouse la petite- 
fiUe de Laréveillère-Lépeaux et exécute le fron- 
ton du Panthéon. En 1833 il retourne en 
Allemagne, fait un second s^our chez Goethe, 
et revient à Paris, qu'il ne quitte plus. Cœur 
généreux, épris de toutes les nobles espérances 
de la société moderne, s'il a fait de son grand 
art eouune un enseignement, il aspire dès lors 
aussi à prendre une part plus active à la propa • 
gande de la liberté. On le voit en 1834, de nou- 
veau en 1837, solliciter de ses concitoyens an- 
gevins le mandat de député, sous les auspices 
qu'il invoque d'Arago, de Sahrerte, de Laitte et 
de Dupont de l'Eure, « appartenant d'esprit et de 
« cœur à la Révolution de Juillet, écrit-il, et 
« l'acceptant sans restriction. • — Plus tard 
Taffadissement du sentinient public ne fit qu'ac- 
centuer mieux l'énergique constance de ses cou- 



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vietionfi. La révolndon de 1848 comblait tons ses 
vœux. U refusa de Lamartine la direction géné- 
rale des Musées, en acceptant la mairie gratuite 
da XI^ arrondissement. Ses concitoyens d'Anjoa 
d'ailleurs Favaient dès la première heure envoyé 
à la Constituante mais ils le laissèrent plus tard en 
dehors de la Législative, frustrant ainsi le Bureau 
de bienfaisance d'Angers du revenu de ses 25 fr. 
par jour de représentant. Expulsé comme tant 
d'autres, en décembre 1851, le cœur désespéré^ il 
visita la Belgique, puis la Grèce, ot il trouva 
une de ses œuvres les pins aimées mutilée, dans 
l'abandon. Ouand il revint à Nice, il se sentait 
épuisé, brisé. L'intervention de Béranger lui obtint 
la liberté du retour et il put aller passer quelques 
semaines aux Pyrénées; mais sa santé perdue ne 
permettait aucune illusion. Il revit l'Anjou, la 
vieille ville et les vieux amis et repartit. Quelques 
jours après, le 6 janvier 1856, il mourait à Paris 
dans son atelier. 

Son œuvre vit, incomparable par le nombre 
des monuments qui en rayonnent, égale aux 
plus grandes par l'originalité de la conception, 
surtout par le sentiment profond de cette vie 
idéale et souveraine dont l'énergie créatrice du 
maître l'a animée. David sortait de la foule en 
pleine lumière, à l'heure même où triomphait la 
révolution romantique. Il en a l'indépendance, 
l'expression vive, l'entrain, toutes les audaces 
intuitives ou réfléchies, mais il garde, dans l'ar- 
deur même de sa conception passionnée, sa gra- 
vité sereine, un amour impérieux de ta vérité et 
le respect de la dignité humaine. C'est un sai- 
sissement étrange que d'embrasser d'un coup 
d'œil ce monde inouï de formes entrevues, réali- 
sées par le génie, et c'est un enseignement de 
l'art le plus élevé et de la suprême science, — 
il faut dire aussi, comme l'a voulu l'artiste, de 
patriotisme et de nobles convictions,— que d'y 
pénétrer et d'en étudier, l'un après l'autre, ces 
types glorieux, saisis, achevés d'un trait si précis 
tout à la fois et si idéal de grâce enfantine ou 
de virile énergie. On le peut à l'aise à Angers, 
où grâce à la libéralité même de David, la ville 
est parvenue à réunir dans la salle de cette Ecole 
Centrale, où « il commença à former, comme il 
l'écrivait, ses premiers traits do crayon, » la plus 
grande part de ces créations de marbre ou de 
bronze, semées sur tous les points du monde, 
quelques-unes ici en exemplaires uniques, un grand 
nombre en maquettes originales, œuvres de la 
main môme de l'artiste, les autres en moulages. 
Cet admirable Musée a été inauguré le 17 no- 
vembre 1839 et le buste de David installé solen- 
nellement au centre de l'œuvre le 12 mars 1863, 
V. ci-dessus, t. I, p. 87. Il resterait bien peu à 
recueillir pour que cette assemblée si étonnante 
de chefs-d'œuvre remplit ses vides. Pour y aider 
peut-être, nous donnons par ordre chronologique, 
d'après le livret et un travail particulier de 
M. Jouin dans la Revue d'Anjou, la liste com- 
plète des statues, bustes, bas-reliefs que possède 
le Musée d'Angers, en signalant par une " les 
œuvres qui n'y sont pas représentées. 

1810, Othryadet mourant, 2* grand prix. — 



1811 f La Douleur, prix d'expfession. — Mort 
d^EpaminondaB, premier grand prix, bas-relief. 

— 1814, Ulysêe, buste mariire. — 1815, Le 
jeune Berger, statue marbre. — Néréide, bas- 
relief plâtre, envoi de Rome, comsie les deux 
œuvres qui précèdent — Statdbs : 1820, Le grand 
Condé. — 1821, Calvaire, à Angers. — 1825, 

* Bonchampa, — Général Foy, — ilôt René, 

— Fénelon. — 1832, Gouvion-Saint-Cyr, — 

* Radne. — 1833, ' Jefferson. — 1834, * Cor- 
neille, -- * La Résignation, * la Prudence, 

* la Force, * le Dévouement, de l'Arc de 
triomphe de Marseille. — 1835, * Cuvier, — 
La jeune Grecque, — Talma. — 1837, L'En- 
fant à la grappe, — Philopcemen. — 1838, 
Cuvier, — 183P, Arm. Carrel, — * Riquet, 

— Ambroise Paré. — 1840, Guttemherg, — 

* Belmas. — 1843, Barra, — £ichat. — 
1844. Jean Bart. — 1845, Cardinal de Ché- 
verus. — 1846. Larrey, — 1847, Général 
Gohert, — * David Pury, — ♦ Math, de 
Dombasle. — 1851, Bernardin de Saint- 
Pierre, — * Gerhert. — 1852, * Casimir 
Delavigne. — 1855, Bichat, — * Drouot, — 

* Arago. — Bas-reliefs : 1820, * Tombeau 
de la duchesse de Brissac. — 1822, * Génies 
militaires, — * Marche de soldats. — 1823, 

* Victoire, — * La comtesse de Bourck, — 

* Clotilde présentant à Clovis le plan de 
Véglise Ste-Geneviève. — 1824, La Justice 
protégeant l'Innocence. — 1825, La Reli- 
gion, — Monument du général Foy, — Le 
Génie de la guerre, — Monument de Féne- 
lon, — * La France, la Religion, tombeau 
de Bonchamps. — 1826, * Monument du 
maréchal Lefèvre, — Retour du duc d'An- 
gouUme. — 1829, Tombeau du comte Frotté. 

— 1834, Le Départ des Volontaires, — 
Renommées et trophées, de l'Arc de triomphe 
de Marseille, — Bataille de Fleuras, — 
Bataille d'Héliopolis. ^ 1835, Les Quatre 
âges de V enfance. — 1837, Im France et 
V Allemagne unies par la liberté, monument 
de Lud. Boerne, — Le Commerce, — La Na- 
vigation, — Fronton du Panthéon, — 1840, 
Bienfaits de Vimprimerie, monument de Gut- 
temherg. — 1841, Distribution de prix, mo- 
nument de Mongazon. — 1844, Œdipe roi, le 
Cid, les Nuées, Tartuffe, du théâtre de 
Béziers. — 1845, Monument de Cheverus. 

— 1846, les Pyramides, Austerlitx, Sommo- 
Sierra, la Bérésina, du monument de Larrey, 

— Monument du général Gobert, — 1851, 
Monument de Gerbert — 1855, Monument 
de Drouot. — Bcstbs : 1817, Aug. Lethière, 

— 1821, François I*'. — 1822, * Tête de 
jeune homme. — 1823, Cam. Jordan, — 
Louis XVI, — * Af««» Houdebourt-Lescot. 

— 1824, J.-Fr, Bodin, — M^ Urb. Char- 
tier, — Desgenettes, — Jeune fille, — Lacé- 
pède, — Laréveilltre-Lepeaux, — Colonel 
Moncey, — E. Visconti, — * M"« Mollard. 

— 1825, Af'»« Mars, — Roi René, — Volney, 

— * Colonel B. Lemereier. — 1826, Béclard, 

— * Henri II, — 1827, Cas, Delavigne, — 



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Fênêlon^ ^ RcunU-Rochettêt — Suchet, -* 

* hfonUêquieu, — * Louis Pavte. — W^ Ju- 
bm. — 1818, Jér. Bentham, — L*abhé Gré- 
goire, — Lafayette, — Amhr. Paré, — 
Wos^imgeon, — ' J. Aouvet. — 1829, J -E, 
Caumartin, — Béranger, — J3o<iiiiier. — 
1830, C^teaubnand, — Dumont de Genève, 

— Lamartine, — X<ady Morgan, — F. 
Cooper, — ilosnnt, — Sieyès, — 1831, La- 
reveilUre-Lépeaux, — X». Prouat, — * Art h, 
Condorcet (yConnor. ^ 1832, Annihal en- 
fant, — Aaa'titf, — Boulay de la Meurthe, 

— Maréchal Lefehvre, — * Bellard. — 1833, 
Billard, — Cuwier, — GœtA«, — Bellard^ — 
Ch. Nodier, — Pagantm, — * Général Con- 
dorcet, — O'Connor, — * Jefferson. — 1834, 
P. ComeiUe, — Goumon-Samt-Ci/r, — 
Merlin de Douai ,— Porent-A^al, — JRauc/i, 

— Tieck. — 1835, Gén^roZ HuZin, — Mic- 
kiewitx, — Pcrcy. — 1836, Ad, BillauU, — 
C,-G. Caru8, — L'ahhé Horeau, — JoMioet, 

— Am. Opte. — 1837, Berzélius, — JDcsturt 
de Tracy, — Gérard, — jDocteur Hahne- 
mann, — V. Hu^o, — Jussieu. — 1838, 
Fr, Arago, — fi -H. jLan^Zoû, — Portai, 

— Hîquet. — Arm. Carrel, — Lamennata, 

— A. Chénier, — 1839, 1.a/canaZ, — Leche- 
oallier, — JSoncenne. — 1840, Daunotc, •— 
GroMcAy, — Travot, — Turpin, — * Bar- 
rère, — * Bosc. — 18il, iud. Boeme, — 

* A66^ Jtfonflfcwon. — 1842, V, Hugo, — 
Vanière. — 1843, Humhold, — * Alex, de 
Lahorde. — 1844, M.-Jos, Chénier, — Balzac^ 

' — 1845, Coiit^Mm, — Freanel, — Cténéral 
d^Andigné, — CA. Nodier. — 1546, Docteur 
Gamier, — Olh'vîer, — * de Bricqueville, — 
1848, " Samt-Just. — 1852, * Kanaris, — 
Eatre autres Statuettes : La Liberté (1839) 
et les 12 du Montmnent du Roi René à An- 
gers (1846). — Grands Médaillons : 1815, 
Cecilia O. — 1821, L. Crignier. — 1825, 
Kératry, — Casimir Périer, — Manuel, — 
1826, Maréchal Lefèvre. — 1827, Rouget de 
Vlsle, — 1828, Gohier, — AZex. Lameth. — 
1830, Daunou, — Monge. — 1831, * Capitaine 
Miel — 1833, Le peintre Augustin, — 1834. 
Condorcet, — Ao6. David d'Angers, son fils 
enfant. — 1836, Camot, -— PougueriZZc. — 
1837, Voltaire, — Bonaparte. — 1838, Hélène 
Daoid, sa fille enfant. — 1840, Espercieux, — 
1843, Yves Besnard. — 1844, A Za mémoire 
des frères Bandièra, — X#es Quatre ser- 
ments de la Rochelle, — 1845, Et. Geffroy- 
Saint-Hilaire, — 1846, Les Massacres de 
Gallicie. — 1850, Wilhem, — La collection 
célèbre des médaillons, comprend an Musée 
d'Angers, où l'on a relevé seulement une qua- 
rantaine d'absents, 473 types dans 32 cadres. 
Cinq autres cadrés renferment une série de 
curienx portraits au crayon des survivants de 
rarmée vendéenne et les deux projets primitiU 
du monument de Bonchamps. 

Le portrait de David tout enfant figure dans 
le précieux dessin de Delusse, dont nous par- 
lons dans la notice sur ton père. Ingres l'a re- 



présenté plus tard, d'un crayon exquis, la Idvra 
fine et souriante et avec son regard à la fois si 
ouvert et si pénétrant, tel qu'il le vit et l'aima 
en leurs belles années de l'Ecole de Rome. L'ar- 
tiste lui-môme s'est placé parmi les porteurs du 
cercueil du général Foy. Crignier, Lehmann, 
Hébert l'ont peint à leur beure en pleine ardeur 
ou, ce qui lui allait mieux, tout & l'abandon de 
la rêverie et de la contemplation. Citons encore 
le médaillon par son fiû, la litbograpbie par 
Mercier. De tous le moins réussi sans aucun 
doute est ce buste énorme par Toussaint, au 
modelé charnu et boursouflé, qui prétend repré- 
senter cette nature d'artiste si délicate et si sen- 
sible au centre du musée dédié à sa gloire. 

On trouverait surtout de l'artiste une image 
vivante et fidèle dans sa correspondance, que 
se proposait de rassembler et de publier 
M. Henri Jouin. Il y faudrait réunir les 
quelques pages déjà imprimées, sa Lettre sur 
P,-L. David, son père, dans le Bulletin de la 
Soc, Ind, d Angers 1839, p. 292, ses Notes 
écrites sur les bords du Rhin (Ib., 1846, 
p. 291), sa notice sur le sculpteur Roland 
et ses ouvrages (Paris, 1847, in-8»), surtout 
ces carnets de notes inédites jetées au jour le 
jour, où la pensée se moule en jaillissant, comme 
autrefois sous sa main l'image. C'est là qu'on 
reconnaît le grand uutttre angevin tel qu'il fut 
et que ses amis le revoient encore, non pas dans 
ces grands airs olympiens, qu'on imsgine, mais 
bon et simple et affectueux, enjoué et songeur, 
avant tout d'une modestie d'enfant, âme d'élite, 
trempée de douceur et d'énef^e et qu'aucune dé- 
ception n'aurait su désintéresser ou seulement 
distraire des deux passions de sa vie : l'art et la 
liberté I 

David d'Angeri, œuvres conu^dies llthogrmUées par 
Eugàie Marc, son étèro (Paris, 1856, 6 vol. io-fol., chacun 
de 26 planches, la plupart doubles — et sextuples pour les 
odédaillons. La première reproduit le portrait par Ingres, la 
dernière le dessin du tombeau, œuvre d'Ed. Isabelle). ~ 
Les médaillons de David d'Angers, réunis et publiés par 
son fils (Paris, Lahure, grand In-4*, 1807, de 53 planches 
photographiques, comprenant 477 types. — En tête le 
beau portrait d*Hébert et une notice par Ed. Aboul). — 
Collection de portraits des contemporains d'âpre les 
médaillons de P.-/. David d'Angers, sous la direction de 
P.-J. David, p. Delaroche et Hennquel Dupont, par le pro- 
cédé Collas (Paris, in-4% 1838). — L'exemplaire de la 
Biblioth. d'Angers compte 72 planches mais est incomplet. 
— Jouin, Catalogue au Musée d^ Angers, p. 410-120 eC 
dans les Menu delaSoe. d'Agr, d'Ing., 1872, p. 288. 
~ Haléry, Notice sur Damd, dans le Moniteur de 1857, 
p. 1088 et tirage à part. ~ Gust. Planche, Portraits d'ar^ 
listes, t. II, p. 64 et dans la Revue des Deux^Mondes, 
15 août «t 15 octobre 1837 et 1" octobre 1850.- Cabinet de 
l'Amateur et de l'Antiquaire, i, III, p. 198. — La Libre 
Jiecherche, mars 1856, art de Canu Bemi. — iules Saint- 
Amour, Un mot sur la vie et les œuvres de David d'A ngers 
(Dunkerqoe, 1865, \a^)^Remw d'Anj., 1856, t. II, p. 96, 
art. de M. Hip. Duraad et 1860-1872, art. de M. Jotun. ~ 
Revue française, 1856, art. de Paul liants. — Europa, 
journal allemand, n** 41 et 45. — Adr. Maillard, Stude sur 
la vie et les ouvragés de D&oid d'Angers (Angers, Pavie, 
8, in-S* de 30p.). — Magasin Pittoresque, -^"^ 



1838,in-«*de9Up.) , . 

eipassim, de nombreuses reproductions de médaillons.— So* 



ipauu 

ciété Indust, d'Angers, t. iX , 1838 , p. 401 ; t. XII , 1841 , 
p. 316, art. de M. Maillard. — Journal de Maine-ei-Loire, 
sw le fronton du Paalbéon, 11 mars 1638£Sttr Barra, 4 août 
1839; sur le père de David, 30 octobre 1739; sur l'iiDaufu- 
ratlon de la ffalerie David, 20-21 novembre t839; sur le 
voyage de David à MbàoM, 27 juillet IKS, 19 déoearim 
1854; sa mort, 9-12 janvier 1856; poésie de i.-A. Morat, 



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DAV 



87 not«&br« 1838; ode de GoBitaiit Dnboe. S8 novembre 
4838. — V. Pavie, Go^he et David, Souvenirs tPun 
voyage à Weymar (Ancera, 4874, iii-8* de 89 p.). — 
Préeurteur de tOueet, Si noTembre 4844. — Inaugura-^ 
tion de la Galerie David, avec un portrait de TartiHe par 
Mercier (Angert, 1839, in-8* de 88 p.). - Inauguration du 
buste de David d: Angers le 12 mars 186S (Angers, Gob- 
nier et Lachèee, 4863, in-8* de 74 p.). — DaiUère. A P.-J. 
David, vers couronnés par la Soc. arch. de Béziers, 4838 
(Saint-Denis. Prévôt, in-8" d'une f.); David d'Angers, 
Doème couronné aux jeux floraux de 4864 (Angers, in-^ de 
20 p.).— Victor Hugo, A Monsieur David dans les Feuilles 
d^ Automne et A u statuaire David dans les Rayons et les 
Ombres, — Sainte-Beuve, A David, statuaire, dans les 
Poésies de Jos. Dehrme et dans ses Peneées d'août. 

DaTids (les), cl., c»« de Bocé; — cl., c«« de 
Vemantts, 

DaTiére (la), cl., c»« d'Andard, avec maison 
de maître bâtie vers 1789, appartenait aux Petits 
Pères Misssionnaires d'Angers, sur qui elle fut ven- 
dne nat» le 4 nivôse an II ; « f . .c»« de Bouillé-M. ; 
— f., c»« de Bourgneuf, reconstruite en 1785; 
=« f.. c"»« de Chalonnes ' B0U8 ' le ' Lude , 
dépendance dn temporel de la chapelle sei- 
gneuriale de Meanlne, vendue nat* le 2 sep- 
tembre 1791; =» ham., c»« de Corzé; « f., 
c»« de Daumeray; - f., c»« à'Echemiré; - 
cl, c»« de Fontaine-Milon. — Le lieu de 
la D, situé partie en la paroisse de Fon- 
taine-Milon, partie en celU de Mazé 1633 
(E 567), acquis le 31 mai de d"« Renée Bidet, 
veuve Goyer, par n. h. Marin Corbeau, mari de 
Françoise Champagne, dont la fille épouse Ga- 
briel de Charnières (E 570, f. 109); « f., c»« de 
Morannes. — La terre, fief et seigneurie de 
la D, 1540 (C 106, f. 85). En est sieur Robert 
de Chazé qui relevait de Chemiré; « h., c°« du 
Puiset'Doré. — En est sieur Louis-Julien de 
la Dive, mari de Louise Ménard de la Natliére 
1723; - f., c"* de St'Germain-lèS'Montfau- 
con , autrefois avec maison noble incendiée pen- 
dant la guerre ; — appartenait en 1687 à Louis 
Jousbert, en 1790 à Lirot de la Jarrie de Mon- 
tigDé. — On y signale trois peulvans, dont deux 
dans un champ, tombés depuis ving tans, l'autre 
dans un chemin — et un rouler, mentionné dès 
1806 par la Réveillëre. Philippe Béclard en a 
fait le sujet d'une étude spéciale mais peu exacte 
(Soc. d'Agr., Vl« vol., II» part., p. 128) et il est 
dessiné dans le Répert. arch, de 1862, p. 193. 
Au sommet d'un monticule, parsemé sans ordre 
de pierres plates, au S., au N. et à l'E., s'allonge 
une énorme pierre en forme de fuseau effilé, 
longue de 5 met. sur 2 met. 40 de hauteur. C'est 
le rouler, qu'un brusque efifort fait, mais non 
sans peine, osciller. Un autre bloc en forme de 
parallélipède se met de même en mouvement, 
comme aussi un troisième, en losange, couché à 
plat; mais nous ne croyons pas qu'on puisse nulle 
part reconnaître trace d'un bassin entaillé avec 
rigole d'écoulement, comme il en existe à une des 
pierres du moulin Normandeau, V. ce mot. Il 
n'est pas démontré qu'il faille voir ici autre chose 
qu'un de ces phénomènes d'érosion, plusieurs 
fois déjà constatés ailleurs scientifiquement; » 
h., c"f de St'PauUdU'B. 

DaTièreB (les), (., c"« de Brain-sur-AlL; 
»^ ham. en partie sur Chamhellay et sur 



St^Martin-dU'B. — En est sieur Pierre de 
Tinténiac, qui relevait de la Jaille-Yvon, 1503. 

BaTiers (Eugène- Joseph), né à Jallais le 
13 septembre 1815, fut reçu, après de bril- 
lantes études, interne à l'Hôtel-Dieu d'Angers et 
docteur-médecin à Paris le 16 août 1839. Il 
avait eu l'honneur d'être remarqué par Denon- 
villiers qui se l'attacha comme préparateur. 
Presque dès son retour à Angers, il y fut nommé 
chef des travaux anatomiques à l'Ecole de 
Médecine (29 novembre 1839), autorisé l'année 
suivante (23 mars 1840) à former une division du 
cours d'anatomie, puis successivement chargé des 
cours d'anatomie externe, de chimie et de clinique 
chirurgicale, et enfin eu 1855 nommé chirurgien 
en chef de l'Hôtel-Dieu. Sa parole facile et en 
même temps mordante donnait à ses leçons un 
intérêt qu'affirmaient mieux encore la sûreté de 
son diagnostic et une rare habileté de main. Son 
caractère ferme et indépendant de toutes les 
coteries de province l'avait désigné tout d'abord 
comme le principal auxiliaire toujours appelé au 
service des instructions judiciaires. Aucim honneur 
d'ailleurs ne lui manquait de ceux qu'attribue l'es- 
time publique. Président de l'Association médicale 
de Maine-et-Loire, dont il a résumé les travaux de 
dix années dans un Compte-Rendu (oct. 1846, 
in-8<»), mend)re dn Conseil d'hygiène dont les 
archives conservent ses nombreux rapports , 
il fut nommé directeur de l'Ecole de médecine 
le 15 septembre 1865, conseiller municipal la 
même année et chevalier de la Légion d'hon- 
neur le 14 août 1868. Désintéressé sans faste, 
avant tout ami de la libre science, ennemi de 
toute servilité vaine, il imposait à tous le res- 
pect de ses convictions stoïques qu'il professa 
malgré toute obsession jusqu^à la dernière heure. 
Il mourut le 23 février 1871 d'un cancer à l'es- 
tomac, dont il constatait chaque jour par écrit 
les progrès. Ses funérailles, sans prêtres, eurent 
pour cortège la ville entière, riches et pauvres, 
petit et grand monde, toutes les opinions con- 
fondues et apaisées dans un même sentiment 
d'affection et de reconnaissance. 
DaTloimière (la), f., c»» de Freigné. 

Davoyne ( ), chanoine d'Angers, a laissé 

diverses œuvres Mss. qui appartiennent à 
M. Poupard, de Beaufort : Panégyriques de 
divers Saints (in-8<» de 160 p.) ; — Sur les 
Vertus (in-S» de 162 fol.) ; — Sermons pour le 
Carême (in-8<> de 174 fol. 1) ; — Sermons 
pour le Jubilé (2 vol. in-8«> de 190 et 165 fol. ) ; 
— Sur la Constitution, dédié à M. de la 
Lande, curé de St-Sulpice au Maine (in-8« de 
160 p., & la date du 20 novembre 1731). 

Dairy ( ), peintre, fournit en 1751 à la 

salle d'honneur de la mairie d'Angers le portrait 
de l'échevin Esnault, qui lui est payé 30 liv. 

Davy ( ), curé de St-Philbert-en-Mauges, 

a publié des Remontrances au P. Oursel, 
prieur de Vàbhaye de Bellefontaine (in-S*» 
de 80 p., s. 1.), datées du 23 septembre 1789. U 
y prend la défense d'une Apologie par l'abbé 
Duboys, V. ce nom, que le P. Oursel lui attri- 
buait. On y apprend de lui même qu'il était fils 



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— 17 — 



DEP 



de paysan et qu'il av^it professé la rétboriqne.— 
11 prôla serment» remplit les fonctions d'officier 
public et finalement avait repris ses fonctions de 
coré en 1802 à Saint-Philbert où il est mort le 
S9 mai 1816. 

Dairy (Clément), maître vitrier, Angers, 
1692, 1710. — (Sire Filix), maître orfèvre, 1557, 
sieur du Perrineau, 1581. — {François), maître 
vitrier, 1631.— (Jacgues), maître maçon, 1579.^ 
{Jean), maître architecte, 1696.— (PAiZippc), m« 
orfèvre, 1574. — {Phorien), maître vitrier, 1614. 

Bai^ {François, — et non Antoine), — 
sieur d'Argenté, célèbre avocat au Présidial d'An- 
gers, mort doyen des docteurs en droit de l'Uni- 
versité d'Angers le 31 décembre 1604, avait cette 
année même maintenu énergiquement ses droits 
de préséance contre Barclay. Il a laissé un Com- 
mentaire Mss. 8ur la Coutume d'Anjou, en 
4 vol. in-fol., que possédait Pocquet de L. et des 
Mémoires, rédigés en 1575, des choses adve- 
nues au pals d^ Anjou depuis ±559, « docte et 
« curieux labeur», dit Bruneau (Mss. 870, f. 446), 
que « l'envie, la jalousie, la médisence et Tin- 
« gratitude » ont empêché de publier et qui 
paraît perdu, comme le précédent. 

Dai^r {François), sieur d'Argenté, Ûls du 
précédent, né à Doué et, comme son père, pro- 
fesseur de droit à Angers pendant plus de 60 ans 
et mort doyen des docteurs le 16 mars 1643, a 
donné un recueil, Notarum, juris selectarum 
lAher (Angers, Ant. Hemault, 1615, in-4o), dédié 
an chancelier Brulard et suivi d'une harangue du 
recteur Nie. Legros en 1614. — Il avait acquis le 
3 juillet 1621 la maison dite du Roi de Sicile 
en Reculée. 

Uer9UdiiMaiae,t.I, p. 35. — Bnm. de T., Mss. 870, 
f. 1146. - Pocq. de L., Mm. 1097. 

Dai^ {Laurent), sieur de la Fautrière mar- 
chand, Angers, fut élu maire le 1*^ mai 1606, 
année de pestilence, et autorisé le 21 avril 1607 
par lettres royaux à se démettre pour cause de 
santé. U mourait en effet le 4 mai suivant, alors 
qu'il venait d'être réélu, contre son aveu, « au 
< grand contentement du peuple », Y. Louvet 
dans la Rev. d'Anj., 1855, t. I, p. 10. — Il por- 
tait d^azur au chevron d*or, accompagné en 
chef de deux étoiles de même et en pointe 
d^un épi de hlé au roseau d^or posé en pal. 
Ces armoiries figurent sur le jeton qu'il fit frap- 
per avec la légende : Qui seminant in lacrimis, 
in exultatione metent, qui se retrouve au fron- 
ton de son logis de Béligan. Au revers, le même 
écusson sur un semis de fleurs de lys. 

BaTy {Marin), « peintre, demeurant à Beau- 
« fort^en-VaUée, » signe, le 4 septembre 1632, 
comme parrain, à Lui|^né, où < il estoit pré- 
« sent à faire les ymages de sainct Sauveur et de 
« de jsainct Sébastien et de sainct Avertin. » 11 
avait épousé Vincente Yiger et eut d'elle un fib, 
Louis, le 28 août 1636. 

Davy {Robert), docteur en théologie de la 
Faculté de Poitiers et agrégé en celle d'Angers, 
custode et définiteur et à plusieurs reprises gar- 
dien des Cordsliers d'Angers, y meurt en leur 
couvent le 15 mars 1706. 
n 



DaTy (le Hant-), f., c«« de Gtnne». — Le 

Veau Davy (Cass.). 

Dairy de la Roehe {Emmanuel-Pierre- 
Marie- Anne), né à Saint-Florent-le-Vieil le 
13 octobre 1773, mort à sa maison de la Pin- 
sonnerie en Faye le 12 mars 1814. est l'éditeur 
des Herborisations de Merlet la Boulaio, V. ce 
nom, qu'il a fait précéder d'une Notice, et 
augmentées de notes sur le site, la nature du ter^ 
rain et les antiquités du pays. Il avait légué tout 
son herbier et son cabinet à M. Eugène Ghevreul, 
de l'Institut. 

DébassieHe (la), f., c"* de la Comuailîe. 
— Vaustel et domisille de la D, 1404. — 
Le lieu et appartenances de la Basserit 
1473 (H Pontron, n^ 10). — Acquise le 15 mai 
1585 par l'abbaye de Pontron; >- f., c"* du 
Lourou^- Reconnais, 

Beboires (les), vill. et ham., c^de St-Phit- 
bert-du-P, 

Debolserie (la), f., c^ de Jumelles, —Elle 
fut accrue vers 1750 des terres de la Bignonerie, 
dont la maison venait d'être détruite. - 

Déboisiére (la), f., c"« de Cheviré-le-R. 

Debrais {Etienne), ministre et professeur de 
théologie à Saumur, y fut élu le 3 novembre 1674 
recteur de l'Académie. On a de lui : Analysis 
paraphrastica epistolœ S. Pauli ad Roma- 
nos cum notis. Adjecta est ejusdem disser- 
tatio de Sabbato deutero-proto, Luc VI, i, 
et de Baptismo pro mortuis, I Cor, XV, tO 
(Saumur. 1670, in-4«» et Francfort, 1707, in-4»);— 
Exercitationes inaugurales très : i« de ne- 
cessitate baptismi; 2^ de auxiliis ; 3^ de pctna 
peccati (Saumur, 1678, in-S»).— Le tome XIY 
de la collection Conrard contient une Exposi- 
tion du Ps, 49 que la table lui attribue. — Son 
frère Samuel était ministre d'Alençon en 1683, 

Haag, France protestante, t. n, p. 490. 

Debry {François), graveur, Angers, mari de 
Thérèse Hoquet, 1766. 

Débnserie (la), f., c»« de Mouliheme. 

Déehaislère (la), h., c"« de Geste. 

Béelsasserle (la), c"« de Jumelles, 

Déeosserie (la), f., C* de Parce, 

Déduit (le), h., c"« du Puiset-Doré, — 
donne son nom à un ruiss., né sur la commune 
et qui s'y jette dans la Divatte; 1,000 m. de cours. 

Deffensory nom donné par tous les catalogues 
antiques au premier évêque d'Angers, n'est sans 
doute en réalité pas même un nom propre mais 
un titre commun aux évêques et aux gouver- 
neurs. On a, sans autre preuve, assimilé notre 
prélat au magistrat ainsi désigné, que St Julien 
convertit au Mans. U y a quelque vraisemblance 
de plus à le croire contemporain de St Martin, 
qui, au témoignage de Sulpice-Sévère et de For- 
tunat, eut à lutter pour son installation contre un 
évêque de ce nom. Cette opinion des frères 
Sainte-Marthe est celle de Grandet qui se réfère, 
après discussion, à la chronologie publiée en 
1680 par Henri Arnauld à la suite de ses Statuts. 
Defensor, consacré vers 350 , aurait assisté à 
l'élection de St Martin en 370 et serait mort vers 
372. C'est selon toute apparence le même per- 

2 



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DE6 



— 48 — 



DEL 



sonnage qn'Aiixiliiis, Y. ee nom, d ce dernier, 
qu'on loi donne poar sncceMenr, a jamais existé. 
Defensor flt sans doute bâtir la petite égUso dédiée 
à la Vierge, qui est devenue St-Maurice, et fut 
inliumé dans le cimetière, hors de la cité, où Ton 
croyait encore au xtii* s. reconnaître sa tombe, 
marquée de l'A et de Fû, dans une voûte pro- 
fonde sous le grand autel de St-Mauriile. Il faut 
remarquer qu'il ne figure nulle part au rang 
des Saints quoi qu'en dise Ghoppin (De Sac 
Polit, 1. 1), et qoe son épiscopat n'est précédé 
en Anjou d'aucune légende de martyr ou de con- 
fesseur, anomalie qui suffirait à lui assigner une 
date relativement récente. 

BBri. (TAiif., Mas. 634-629.— ilM. de rXnj,, 4854, 1. 1, 
p.3. — D.HouM., t. XVI, f.i. — Grég.deToun, 1. X, 
ch. M. — Tresvaux, Bitt. du dioe, d'Ang.t U l, p. 401.— 
TUlemoDt, t. III, verbo Defensor.— A Zmon. it Anjou, 1765, 
p. 145. — Soc d'Agric, dTAnç., Sh série, t. HI, p. 111.- 

M^fenMuiÊ%» — V. Ze Parc. 

DeffalB (le), c"« de Chaudefond9. — Le 
Val Guillaume vulgairement appelé le Def- 
fais 1373 (E 053). — L'hosUl du Def/uia 
1496 (IbO> — La maison seigneurial du D. 
1634 (Et-C). — La terre, fief et seigneurie 
du D, 1741 (E 649), relevait de la Basse-Guerche, 
par l'intermédiaire de la Houdrière. Jean Aubin 
acquit la terre en 1372, par échange, de la veuve 
de Gnili. Lebaillif autrement dit Palmier. Sa 
fille Jeanne l'apporta en dot à Y von Simon, écuyer, 
sieur de la Bouère en Jallais ; — Renault de la 
Bouôre 1505, Jacq. de Im B. 1603, Jacq. de Gor- 
don 1611, Charlotte Amoureuse, veuve de Jacq. 
de Cordon, 1741; ^ M»« de la Carte 1740, qui 
y demeure; — en 1790, Macé Macé, juge au 
tribunal du District, qui vint faire hommage à 
la nation des titres de son fief. Ils furent brilles 
sur l'autel de la Patrie le 10 aofit 1798; « h., 
c»« d*Etriché; •- f., c"« de Gonnord; — 
f., c»* de Miré; — f., c»* de St-Aubin-de- 
Luigné; — domaine échu dans la succession 
de Jeanne Lechat à Guillaume et Jean de la 
Grossonnière 1437 (E 517); — en 1539 à Jean de 
Rivière, écuyer, pour un tiers, le reste étant 
tenu pour la dot de ses deux sœurs. Il relevait 
de Mirebeau et devait une paire de gants blancs 
à mutation de seigneur (C 106, f. 88). — Est 
vendu nat* sur Leroy de Mancy le 13 fructidor 
an IV; — h., c^ de la Salle^e-Vihiers ; — 
forêt, c<>* de St-Lambert-la-Potherie, d'une 
contenance de 164 hectares 91 ares. 

Deffaifl (les), h., c" de St-Philhert-du-P. 
— I.0C1I8 qui dicitur vulgaliter le Défais de 
Aveir 1270 (G 53, f . 1). — Haute et Basse Fais 
(Gass.). — L'évoque et le seigneur de Blou se 
disputaient en 1270 les novales de ces terres ré- 
cemment défrichées. 

Defolsean (le), f., c»* de la Salle-de-V. 

Béffourerle (la), t., c** de Bocé, anc. do- 
maine de la chapelle N.-D. , vendu nat* le 
!•' avril 1791. 

Défiroa (le), f.. c»« de St-Satumin; — f., 
«■• de St'Sulpice-^ur-Loire, 

lléftp«ii«deB*Lsuade8 (le), f ., c"« de Marcé, 

Deg^sy* famille, récemment éteinte, d'impri- 



menrs-fibndres de Sanmur» erigfayôre de Gouys 
près Dartal, dont elle avait pris le iiom.«— (Fran- 
çois), 1686, 1750, publiait au moins depuis oette der- 
nière année un Almanach de Saumur (in^^.— 
{FrançoiS'Pascal'Jean-Marié), né le 6 avril 
1738, aprèsavoirfaitses humanités an Collège, rem- 
plaça sa mère, devenue veuve, par arrêt du Conseil 
d'Etat du 9 décembre 1766, en la seule charge 
d'imprimeur octroyée à Saumur. Il était mort 
avant 1789. Sa veuve a nom Jeanne Agron. — 
(Dominique'Michet), leur fils, publie en 1788» 
petit in-12, la Bible des Noels. Lors du 
passage des Vendéens il dut prêter ses presses 
et signer imprimeur du roi. Un ordre du 
2 juillet 1793 lui enjoignit de se rendre en pri« 
son. Il protesta de son civisme, fut mis bientôt 
en liberté et mourut en 1796. Sa femme a 
nom Julie PouUe. — {Dominique-François^^ 
Jean)i fils du précédent, né le 22 janvier 1774, 
gère U maison depuis juin 1793 et la prend à son 
compte en février 1797 en vertu des conventions 
consenties par sa mère lors de son mariage avec 
Jeanne Huard. Il était plus tard juge au Tribunal 
de commerce et se démit en avrâ 1824 de son 
brevet d*imprimeur en faveur de son fils, Adolphe, 
et de son brevet de libraire en faveur de son 
gendre Névo, pour se retirer à Beaufort oA il 
était adjoint au maire en mai 1826. D y est mort 
le 3 août 1848.— (Françots-Aené)» frère du pré- 
cédent, né le 27 octobre 1779, fut breveté libraire 
le 26 mai 1820 ', f dans les environs de Saumur vers 
1800.— (Adolphe), fils de Dominique-Fr.-Jean,né 
le 6 floréal an VI, succéda au brevet d'imprimeur de 
son père le 25 mai 1824. Il avait épousé sa cou* 
sine germaine, fille de François-René D., li- 
braire en titre, quoique associé de Dominique, 
et se trouva, malgré la cession faite & Névo, im- 
primeur-libraire aussi en titre. Il avait déjà donné 
de sa façon un Discxiurs en vers sur la bten- 
f aisance, prononcé dans la loge de V Union 
fraternelle de Saumur (1822, in-8« d'une 
1/2 f.); — un discours en vers Sur l'Amitié (1822, 
in-8<», 1/2 f.); — une Elégie sur la mort du 
fr, Duckesne, officier de Vétat-^najor de 
VEcole de cavalerie (1822, in-8«, 1/4 de f.). — 
U publia dès 1825 une feuille hebdomadaire sous 
le simple titre de Feuille d'annonces, qui fut 
supprimée, l'innocente 1 —par arrêté du 28 juillet 
1830, pour avoir inséré le discours libéral du 
Président du Tribunal de Commerce. A partir de 
mars 1836 elle paraissait le jeudi et le dimanche 
et s'intitulait Affiches, cmnonces judiciaires, 
légales et avis divers, puis Le Moniteur Sau- 
murois et s'interrompit à partir du 1*' mars 1839. 
— n mourut à Beaufort le 27 janvier 1858. 

Déhsdserie (la), f., e"« d'Echemiré; «cl., 
dans le bourg de Jallais, ancienne dépendance 
de la Bourse-des-Trépassés; — f., c»« de Mont- 
pollin; « h., c»« de St-Martin-d^A,; «- f., 
c" de Pontigné. 

Béluuinaie (la), f. , c<^« de Marans. 

Delaace (Henri-Pierre), né à Anfsrsle 
23 janvier 1766, d'une famille de noblesse, fut 
attaché après ses études à la régie des Economats 
du diocèse, puis quatre ans surnuméraire dans 



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DEL 



— 19 — 



DEL 



iM hoÊùMbm. WmoÊé sergeat et bi6Dtdt oiftcier 
an eanoanieiB voldalairw d'Angers en l?d9, il 
partit ioiu-ii0Qtenant de grenadiers an premier 
bataillon des Volontaires de Maine-et-Loire, passa 
adjndant*major le 31 janvier 1793, pril part à 
Pataire de 6randpr6 le li septembre, puis an 
siège de Verdnn. Ce fnt hii qui releva le cadavre 
de Beanrepaire et qni, commandant l'arrière- 
garde, conduisit à Ste-Ménehould la glorieuse dé- 
pouille.^ Il rejoignit l'armée en Belgique, assista 
à Jemmapes, à Nerwinde, puis i la retraite. Au 
camp de Manlde, lors de la défection de Du- 
ttouries, il commandait le bataillon à titre pro- 
visoire et tint tète aux excitations du traître, en 
faisant croiser la baïonnette sur les hussards, au 
en, répondu par tonte Farmée, de : Vive la 
Liberté I — U avait repris son grade de capitaine le 
5 avril 1783 et fut fait prisonnier avec la garnison 
de Valencienues, mais aussitôt échangé. Envoyé à 
l'armée des Alpes (27 septembre 1793). il assista 
an siège de Lyon, où il fut nommé provisoire- 
ment adjudant général chef de brigade le 8 fri- 
maire an U, conArmé le 25 prairial an UI et 
dirigé dans l'Ouest pour prendre le commande- 
ment de l'artillerie de la division Beaupuy, sous 
les ordres deKléber.^ADol, il défend jusqu'au 
beat l'entrée du pont et sauve l'armée ; puis en 
IS heures, avec l'avant-garde, arrive de Ghftteau- 
briant à Angers, qu'assiégeaient les Vendéens mais 
qu'il trouve déjà dégagé, poursuit sa route sur le 
Mans, où il prend 90 canons et sauve l'honneur 
et la vie à la jeune fille du comte de Ménars. Il 
retourne ensuite dans le Bocage à la poursuite 
des troupes de Stofflet, qu'il défait à Ghemillé, 
puis sur les instances de Kléber, qui lui écrivait 
« mon cher, mon excellent Delaage », — on a 
conservé d'admirables lettres des deux amis, — 
il s'en va guerroyer contre Gharette, saisit ses ma- 
gasins près Saint-Vincent-sur-Laye, et le défait 
complètement au Bourg-Saint-Gyr, en délivrant 
900 républicains assiégés dans l'élise (3 vendé- 
miaire an IV); mais bientét blessé, malade, il 
est réduit à donner sa démission le 3 thermidor 
an PT. Il reprend du senrice à la nouvelle de la 
seconde insurrection vendéenne, qu'il poursuit 
à la tète des gardes nationales actives et d'un 
détachement <to la S8« demi-brigade de ligne 
(an VU), payant audadeusement de sa personne 
dans le combat comme en toute aventure. La 
Vendée pacifiée, H reçoit le 8 germinal an VIII 
l'ordre de joindre à Dijon le V corps d'armée et 
arrive à propos en Italie pour combattre à Mon- 
Ubéûo, puis à Marengo, où, le sabre an poing, 
au moment décisif, il emporte une batterie 
ennemie. Une blessure grave lui vaut le titre 
d'adjudant commandant et ^vès la paix de 
Lunéviile, il est admis au traitement de réforme. 
Chevalier de la Légion d'honneur le 15 pluvièse 
an XII, officier le 25 prairial, il fait avec la 
grande armée les campagnes d'Autriche, de 
Prusse, de Pologne (an XIV-1807), est créé baron 
de l'Empire en 1806 sons le titre de St-Gyr, en 
souvenir de son ancien exploit contre Gharette, 
et reçoit en oetohre le commandement de la «a^ 
vaierie du S* corps de Tamée dtspagne. Mis 



le SI mai IMl en disponibifité pour canee de 
santé, il part, à peine rétabli, pour Mayeaoe 
(li janvier 181!^, comme chef d'état^najor de la 
lr« division du 8* corps, avec lequel il fait la 
campagne de Russie sous les ordres de Hij, 
dirige l'attaque de Krasnoe le 8 août, enlève le 

17 les ouvrages de ^moleosk et est mis hors de 
combat à la Moskowa par une balle qui lui fra- 
casse le bras gauche. Un décret de Moscou du 

18 octobre 1819 le nomme général de brigade* Il 
avait en 1813 le commandement du Calvados où 
il reçut le duc de Berry et y fût maintenu jus- 
qu'en 1815. Mis en non activité le 1*' février, 
nommé le 14 commandeur de la Légion d'hon- 
neur, il reprit pendant les Cent-Jours le com- 
mandement des Deux-Sèvres, chassa de Thouars 
le 90 juin les royalistes, qui rendirent hommage 
à sa modération et à sa générosité, et remit 
après Waterloo ses pouvoirs à d'Autichamp. 
Compris comme disponible dans le cadre de 
l'ètat-major général le 30 décembre 1818, mis 
à la retraite le 30 août 1826, il fut rap- 
pelé encore au service le 19 août 1830 pour 
commander le Maine-et-Loire et définitivement 
retraité par ordonnance du 5 avril 1832. Il 
mourut le 22 décembre 1840 à Angers et fut 
inhumé à sa campagne de Vangoyan en St- 
Barthélemy. Véritable héros d'avant -garde , 
tète chaude et main vive, Delaage, humain, 
généreux même dans les emportements des 
guerres civiles, était resté de cœur simple et 
bon. Sa passion dernière était pour les fleurs, 
les roses surtout, dont il avait réuni une collec- 
tion renommée, accrue par des gains remar- 
quables de ses propres semis. — Oarid d'Angers 
a modelé en 1840 son médaillon et Hawke avait 
dessiné son portrait pour une biographie annon- 
cée par Grille et qui n'a pas paru. 

Maine^'Lo(re en iS ïdn, irt. de Fr. GriUd tt 25 <tf- 
eembre 4840, arlfda tiné F(rMlQid.— Foftet de la Légion 
^honneur, t. V, p. Kw. — Gannel, Mém. mw Ul Vmdéê, 
p. 256-201. — Grille, Siège étJLngert, p. 96 et 426; BrC6- 

à'Brae,Uh9,%iki Piéott inédites sur lat 

^Bitt, duhct.des Volontaitet, 1. 1, 
t. IV, p. 310. - SteUitHgue ' 



teinilê 



tiret, 1. 1, p. 205: t. Il, p. 195; 
M horticole, 184l« p. UCVL -^ 
— i>oe. <f A jr., Se, et Àrtt 



s. '4068 et 4031, p. 48. — boe. «TAyr., 
(TAngere, U Vf, p. Itt. — GtooOïfjjMémo^u, *•!:■" 



Monûtur, an IV: p. 19 et 18; an VU, p. 294. -*Blar- 
dier-L., t. n, p. 204. — Biogr, des CotUmporains, 



{Frédéric), né à Angers le 8 oe- 
tobre 1785, fils du précédent, payeur général des 
armées de rOuest, mort à Eylau le 8 février 1807. 

Delabarbe (/gan-Pierrt), né le 16 aofit 
ITM à Ste-Marie (Manche), entra dans Fadmi- 
nistration du Contrôle et des Domaines et après 
avoir passé par les divers grades, se trouvait 
directeur à Tours depuis quatre ans quand la 
place fut supprimée en 1791. Chargé alors de 
l'organisation des Recettes à Tours, puis à Sau- 
mur, il fnt successivemeiit nommé maître parti- 
culier des eaux et lorèu à Baugé le 14 vende, 
miaire an VI, puis secrétaire général de l'Orne, 
et enfin sur sa demande, le 12 prairial an VIII, 
sous-préfet de Saumuroù il est mort en fonctions 
le 24 octobre 1811. 

Bekitevre (Adam) , prêtre , licencié en 
droit, conseiller et anménier du roi, nommé 



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— 20 — 



DËL 



grand arcludiaere de S(-M anrice le 90 mars 1574, 
grand doyen le 14 février 1585 et officiai d'An- 
gers, n était proche parent des Goiffier d'Efflat 
d'AuTergoe; — (Claude), aumônier du roi, abbé 
colnmandataire de Pontron, 1603, 1023. 

Delabarre {RerU), docteur et célèbre pro- 
fesseur en droit et chanoine de St-Maurice à 
Angers, abbé commandataire de Mélinais dès an 
moins 14T7, f le l«r septembre 1502 et enterré 
au milieu de la chapelle des Chevaliers. Bruneau 
de Tartifume, Mss. 871, Angers, p. 71, a mal lu 
son épitaphe mutilée en indiquant son décès au 
29 septembre 1500. Y. Lehoreau, Mss., t. II, p. 147. 
^ (Jean), succède au précédent par élection en 
Tabbaye de Mélinais dès 1502, f lo 22 mars 1518. 

IMIoetHilaB. ~ V. Croix (Fr. de la). 

Delafarf^e (Jean-André)^ né à Angers en 
1731, fut admis en 1754 au serment d'avocat 
au Parlement de Bordeaux. Il s'attacha au 
barreau de Paris en 1755, puis vint «^établir à 
Saumur en 1758 où il fut nommé conseil des 
Bénédictins de St-Maur, juge et officier munici- 
pal, chargé en 1764 du ministère public près le 
Tribunal souverain de Saumur. Il y prit rang 
bientôt comme juge, réunissant depuis 1771 à 
ces diverses fonctions celle d'avocat du roi à 
Saumur, office auquel était joint celui de substi- 
tut du Procureur du roi à la Police et à l'Hôtel- 
de-Ville, sans quitter ses consultations d'avocat 
et sans refuser maintes députations à Paris pour 
le compte des compagnies qu'il représentait. U 
était de plus avocat de Monsieur, commissaire et 
correspondant de son Conseil pour le pays Sau- 
murois, membre du Bureau d'Agriculture d'Angers, 
correspondant de l'Assemblée provinciale pour le 
bailliage de Saumur, Dès le début de la Révolution 
nommé officier municipal, capitaine d'une compa- 
gnie de cavalerie nationale, délégué près l'Assem- 
blée Constituante pour la formation du Dépar- 
tement et à Angers, dans les discussions de 
l'Assemblée électorale, un des plus énergiques 
défenseurs de l'alternat au profit de Saumur, 
il fut . attaché en 1790 comme commissaire 
au tribunal de Parthenay et porté successive- 
ment à toutes les charges électives dans les Deux- 
Sèvres. Quelques voix seulement lui manquèrent 
dans ce département et en Maine-et-Loire pour 
la présidence des tribunaux criminels. Sous pré- 
texta de royalisme, il fut pourtant arrêté le 
15 mais 1793, traîné pendant 3 mois de prison 
en prison, puis tiansféré à Angoulème où le re* 
présentant Harmand le mit en liberté provisoire 
et l'attacha au commissariat des guerres, puis en 
messidor an II à l'administration du District. 
Rendu, en vendémiaire an Y, à la liberté défini- 
tive, il reçut du Directoire exécutif la charge d'orga- 
niser les archives ; mais des intérêts impérieux le 
rappelaient à Saumur où il reprit son cabinet 
d'avocat. Dès la création dn Conseil général, il 
en fut nonmié membre et présidait la session de 
1809 comme doyen d'âge, conseiller de Préfec- 
ture depuis 1801, président du Collège électoral 
et l'un des deux candidats élus pour la députa- 
tion, mort vers 1811, 

PeUffttTe (Gilles), m« vitrier, 1573, Angers. 



Délagvefre (Henri). ^ J'ai sons les yeux 
un Mss. (in-19 de 263 fol.), acquis chez un 
libraire de Paris, qui a pour titre : V Apothi- 
caire du village, sa lettre au Procureur de la 
communauté des apotiquaires d^ Angers, au 
9ujet du procès df entre eux et le corps des 
marchands pour leur rang à la procession 
du Sacre en i6G7, avec un discours philoso- 
phique sur cette lettre, ouvrage scavant et 
curieux, copié sur un Mss. par Henri De- 
laguerre, 1738. — Rapsodie insipide. 

Delahaye (Pierre de), « grand matiiémati* 
cien », comme il s'annonce, n'est sans doute 
qu'un nom d'emprunt mis par l'imprimeur sur 
Le véritable Almanach angevin pour Van 
de grâce 1690, où Von voit le calendrier, le 
lever et coucher du soleil, le cours des pla- 
nettes,,,, la liste des noms et demeures de 
MM. les juges et officiers du Présidial 
d'Angers, Vordre des messagers et la route 
des courriers (Angers, P. Y vain, plaquette 
d'une feuille in-32, sans pagination). 

.Delalande (René), architecte , originaire de 
Yernoil-le-Fourrier , épouse, à St-Eusèbe de 
Gennes, le 15 octobre 1737, Renée Hersan^ fille d'un 
maitre salpètner, à qui il avait succédé dès 1740. 

Delaiayne (P<ucaï), maitre architecte, An- 
gers 1673, 1703. Devenu veuf de Perrine Leconte, 
il épouse le 19 octobre 1684 Marie Chauvelieri 
de Baugé. 

BelamoUe (Claude), le jeune , architecte, 
mari d'Anne Nau, à Fontevraud, 1659, 1683. Un 
acte de cette dernière année le qualifie de sculp- 
teur. — (Charles), maître sculpteur, neveu du pré- 
cédent, fils de Claude D., argentier de l'abbesse de 
Fontevraud, résidait à Saumur. Il épousa à Mon- 
treuil-Bellay, le 17 février 1683, la fille d'un 
avocat, Anne Basille. C'est lui, sans doute, qui 
le 17 mai 1702 passe marché avec le prieur de 
Beaufort pour la façon de deux figures, dont un 
Ange gardien, qui furent placées le 12 juillet sur 
le grand autel. — (Nicolas), architecte, entre- 
preneur des ouvrages du roi, 1695, 1700, à Fon- 
tevraud, où il meurt le 4 octobre 1704, âgé de 
34 ans. — (François-Louis-Epiphane), ingé- 
nieur, Angers, 1711. 

DeUimotle (Michel), maître maçon^ cons- 
truit, en 1514, le clocher de St-LanoLbert-des- 
Levées ; mais la fabrique dut l'indemniser des 
pertes qu'il éprouva dans cette entreprise. 

Belanone ( ), maître architecte de Sau- 
mur, auteur en 1749 des deux nouveaux autels 
de l'église St-Pierre. 

Dela^rte ( ), docteur-médecin, natif 

d'Anjou, fut rencontré en ses voyages par Legouz 
de la Boulaie qui débarqua avec lui à Mételin. 
Je n'ai pas trouvé ailleurs son nom. 

Delaporte (Jean), maitre tailleur de pierre 
aux Ponts-de-Cé, 1629, y est inhumé le 28 jan- 
vier 1632 avec « service solennel. » — (Tous- 
saint), maître maçon, Angers, mari de Jeanne 
Noël, 1573, mort le 17 octobre 1583. 

DÔlaroehe ( ), < opérateur chimiste », 

mort à Angers, le 21 décembre 1651. 

Delaroehe9 nom d'une famille de maîtres 



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— 2i — 



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orfèvres, qu'on voit an premier rang, Angers, 
pendant plus de denx siècles. — (Jean)^ fils de 
René B., employé plusieurs fois dans les CSomptes 
de la ville, 1594, 162a, fonrnit en 1626 an Cha- 
pitre SuPierre le chef d'argent où fnrent dépo- 
sées les reliques de St Gohard. Son arrière petit- 
fils, Olivier-Georges D. avait épousé la veuve de 
l'orfèvre Guill. Hardy (4 juin 1737) et meurt âgé 
de 72 ans le 26 mars 1772. 

Delarae (Gilles), mattre maçon , à Nënillé, 
1602. — {René), maître organiste du Chapitre 
St-Martin d'Angers, mari de Marie Delanoue, 
1660, 1684. Sa signature est au registre GG 154. 

DelasalèreCla), h.,c"«deSt-PWZ6ert-dtt-P. 

Delastre (Jean), « maistre painctre, » ter- 
mina en 1544 les cartons de la tapisserie de 
Saint-Pierre de Sanmur , laissés inachevés par 
Robert Delisle, Y. ce nom. U eut à traiter, pour 
sa part. « cinq histoires à raison de 37 s. 6 d. t. 
« par aulne de toile ayant cinq quartiers de 
« large. » MaroUes indique (p. 32) un peintre de 
ce nom parmi les artistes qui ont fleuri après 1600. 

Jean da TAstre peut-Q mériter quelque place 

Où nous voulons marquer François Spierre et Valet. 

HelsUoatf (Jean). — Y. J, MorellL 

DelaiuMiy» maîtres architectes, Angers. — 
(Mathurin), 1711. 1719. - (René), 1747. f le 
6 décembre 1769, âgé de 61 ans, mari de Ma- 
rianne Legrois et ancien procureur bâtonnier de 
la confrérie de St-Séb&stien. — (René-Fran- 
çoi$), architecte expert ordinaire de la ville 
d'Angers 1792. — Y. Launay, 

BelMUiay ( Fran^ie ) , né à Angers le 
12 août 1612, fit ses études de droit à Angers et 
fut ensuite appelé à Pariis par l'avocat Chuppé, son 
parent. « La connoissance, dit Pocq. de Liv., 
« qu'il avoit de la jurisprudence françoise, an- 
« clenne et moderne lui procura l'honneur d'être 
« choisi le premier par le roi pour l'enseigner >. 
Son DiècoiuTs d'ouverture présente une très- vive 
critique du Droit romain.— Il avait écrit aussi des 
Remarquée sur l'institution du Droit romain et 
du Droit français de Bocage, avec trois disserta- 
tions. — sur l'excellence de la langue française, 
— contre les Calvinistes. — sur le Scopalisme ; 
—et un commentaire sur les Inetitntes de Loisel. 

Mm. 1068, p. lSM9i. 

Delamuij (François-Jean), reçu le 7 mars 
1754 docteur régent en la Faculté de médecine 
d'Angers, veuf en premières noces de Marie- 
Françoise-Aimée Simiers. avait épousé en se« 
coudes noces, le 18 septembre 1780, à Bourg près 
Sonlaire. Rose -Marguerite Gtlly. qui meurt le 
19 juillet 1786. — Arrêté le 17 mars 1793, pour 
quelques paroles suspectes, il fut relâché sur la 
réclamation de son fils François-René, gendre de 
Gouraudin, et mourut en 1811 ou 1812. 

Delamiay (Jean), « célèbre et plus ancien 
avocat au siège de Saumur », est inhumé âgé de 
plus de 80 ans, le 3 novembre 1661. à Souzay. 

DelsMUMiy (Joeeph), fils aîné d'un procureur 
an Présidial d'Angers, originaire de la Tour- 
landry, naquit à Angers le 24 décembre 1752. 
Après de brillantes études à l'Oratoire, il 9'ins- 
crivit en 1774 au barreau d'Angers et s'y était 



créé en quelques années une situation sans égaliè» 
Dès le 22 juin 1781 l'Académie d'Angers l'appela 
à remplacer l'évêque de Troyes, Poncet. Son 
discours de réception qu'il y prononça le 14 no- 
vembre , a pour sujet : De V Utilité des BélXee' 
Lettres pour ceux qui s'occupent de l'eœer^ 
dce du Barreau. — A six ans de là. on lui 
voit lire en séance publique des Recherchés 
historiques sur VEtat ancien de la province ^ 
d'Anjou jusqu*au temps de Foulques le 
Bon, qu'U a en partie utilisées et reproduites 
dans ses notes à la suite de ses Mémoires pour 
le marquis de Beauvau. Y. 1. 1, p. 277. C'est dan» 
ces factums judiciaires que se développaient à 
l'aise l'énergie agressive de son caractère, sou- 
tenue par un ton d'emphase dès lors de mode et 
bientôt dépassé. Sa polémique avec M. de Ser- 
rant, à propos des élections à la Constituante, 
ne le signalait pas moins aux électeurs, mais il 
faut se garder de lui attribuer, comme le fait 
par deux fois M. Beugler, une pièce mytholo- 
gique, de pure fiction, l'Adresse des Dames an^ 
gevines, que cet auteur et d'autres, sans l'avoir 
lue, citent avec insistance et force détails et 
jugent en la prenant au sérieux. Elu député sup • 
pléant à la Constituante, Delaunay déclina cet hon- 
neur, entra comme capitaine-commandant au ba- 
taillon dés volontaires de la garde nationale, puis 
délégué au Congrès de Pontivy, fut élu vice-prési- 
dent (25 février 1790) et y appuya de son ar- 
dente parole la revendication des réformes et 
la suppression de la gabelle. Nommé au re 
tour par le roi un des commissaires pour la for- 
mation du département de Maine-et-Loire, il 
faisait partie de la députation angevine à la 
grande fédération de 1790, et trois jours après, 
le 17 juillet, fut reçu par le roi et par la leine 
qu'il harangua. Ses discours sont imprimés. En 
novembre de la même année, il acceptait la fonc- 
tion de commissaire du roi près le Tribunal du 
District. Ses opinions pourtant n'avaient fait que 
s'accentuer, et quand ses concitoyens l'envoyèrent 
siéger à la Législative, il y prit place sur les 
rangs de la Montagne, entre Chabot et Couthon 
et se fit recevoir aux Jacobins. Il venait de pu- 
blier une vive brochure, ignorée de ses bio- 
graphes, et qui a pour titre : Réfhitation mo- 
rale et dogmatique de tous les écrits et 
manifestes qui ont paru jusqu'à ce jour 
contre le serment civique exigé des prêtres 
fonctionnaires publics, etc., par un patriote, 
homme de loi, ancien capitaine commandant 
dans la garde nationale d'Angers, député 
à la Fédération (Angers, Mame, 1791. in-8«). 
Son début, le 19 octobre 1791 , fut précisément pour 
réclamer le mariage des prêtres. Le 5 décembre 
il fit une sortie contre l'agiotage, le 13 dénonça 
les rassemblements menaçants de Worms et de 
CoblenU, le 4 juin 1792 soutint la mise en accu- 
sation du ministre Duport, déposa le 30 un 
projet de loi qui jusqu'au triomphe de la Révo- 
lution admettait pour règle supérieure < la loi 
« impérieuse et suprême du salut public », requit 
le 20 juillet l'accusation de Lafayette, fit adopter 
le 19 août un projet d'adresse sur la suspension 



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— M — 



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du roi, à raiion « des tralùsoiis à loi impatées » 
et décerner les hooDean du Panthéon h Beaore- 
paire. Son mandat fut renouvelé pour la Gon- 
ventian où il ne joaa d'ailleors qn'nn rôle secon- 
daire. Il y vota sans restriction la mort de 
Lonis XVI et prit parti résolument contre les 
Girondins, dont il vota le 2 juin l^restation. 
pilais lors on le voit tout préoccupé de ques» 
tk>n8 financières. Le 26 juillet il fait apposer les 
scellés sur les magasins de la Compagnie des 
Indes, supprimée le 16 octobre sur sa proposition. 
Bientôt sur les révélations de Chabot et de Basire 
se trahit toute une association frauduleuse de 
friponsj comme les appela Desmoulins , orga- 
nisée pour Texploitation des fonds publics. 
La lumière ne parait pas faite encore sur cette 
intrigue, où les habiles surent à temps s'esquiver 
et où Ton prit occasion de compromettre Fabre 
d'Eglantine et surtout les dénonciateurs. Delaunay, 
le plus violemment accusé, fut arrêté le 17 no- 
vembre 1793, sur le rapport d'Amar, tenu au 
secret pendant quatre mois, traduit au Tribunal 
révolutionnaire le 16 mars 1794, condamné à 
mort et exécuté le 5 avril, avec Danton, Fabre et 
Camille Desmoulins. — n était âgé de 42 ans 
et non 32, comme le dit le Moniteur. 

Boiigl«r, MowemmtvroviHcial, 1. 1, p. 404. — Moni^ 
itur. * Z>oeidM. irouoét ehex Robe$pierre, aiUre Gluil>ot. 
— Proeèi^erbal <U VAtsetnblée éUct. de 4790, p. 88. 

DelaoBay {Pierre-Marie), né à Angers le 
14 août 1755. frère du précédent et avocat, conmie 
lui, de 1783 à 1789. fut nommé en 1790 procu- 
reur syndic du département de Maine-et-Loire, 
et les Affichée du 4 décembre donnent le Dia- 
cours qu'il prononça i la réception d'une des 
pierres de la Bastille. En 1791 il présidait le 
Tribunal criminel et fut député en 1792 à la 
Convention. D'esprit plus rude et plus brusque 
mais aussi plus rassis, il laissa son frère à la 
Montagne et se rangea parmi les prudents de la 
Plaine. Il vota pour la détention de Louis XVI 
et son bannissement à la paix. En mars 1793 il 
fut nommé commissaire pour sunrôller les opé- 
rations du Tribunal criminel extraordinaire, et 
le 13 avril lut un rapport à l'appui de la propo- 
sition de Boileau de l'Yonne, qui fit décréter 
Marat d'accusation; Dans le même mois il entra 
au Comité de législation et fut chargé d'une mis- 
sion dans les provinces de l'Ouest, dénonça le 
28 septembre l'ineptie de Rossignol et fut envoyé 
en décembre 1794 dans la Vendée avec cinq 
autres représentants pour négocier les premières 
trêves et préparer la pacification avec Charette, 
annoncée par lui à la Convention le 14 mars 
1795, et dont sa lettre du 27 avril affirmait enfin 
l'acceptation par Stofflet. Bientôt après il fut 
accrédité à Angers, sur la demande du départe- 
ment, avec pleins pouvoirs pour la réorganisa- 
tion du pays, et il en usa, comme le reconnaissent 
ses pan^fyristes, tout au profit des Vendéens et 
des Royalistes, tenant un train de grand sei- 
gneur, table ouverte et aussi petite maison plus 
discrète. Les pamphlets de Vial, qu'il avait fait 
arrêter au moment où celui-ci se mettait en route 
pour le dénoncer, sont remplis d'invectives et de 



renseignements sur les procédés de cette réac- 
tion extrême. En juillet 1795 Delaonay fut r^ 
pelé à Paris par sa nomination an Comité de 
sûreté générale, et initié alors de plus près aux in- 
trigues et aux violences des partis BMdérés, il se 
prit de coeur à les combattre. Ce fut lui qui» aux 
approches du 13 vendémiaire, présenta les rap- 
ports sur la situation de Paris et les mouve- 
ments des sections royalistes et qui fit adopter 
la plupart des mesures qui préparèrent et sui- 
virent la victoire de la Convention, notamment 
la nominatiou de tribunaux militaires pour le ju- 
gement des insurgés. Devenu membre du Conseil 
des Cinq-Cents, il provoqua la création (80 dé- 
cembre) du ministère de la police et une loi 
contre la licence de la presse. En 1797 il fut élu 
juge au Tribunal de cassation et en 1799 nommé 
pour la seconde fois président du Tribunal cri- 
minel et en même temps du Tribunal spécial de 
Maine-et-Loire établi pour la répressbn des 
crimes politiques. Il y 4^>porta une rigueur im- 
pitoyabte, dont le souvenir est resté attaché sur- 
tout au jugement de l'affaire ClémeDt de Rie. n 
figurait sur la première liste des membres de la 
Légion d'honneur et en 1811 passa président de 
chambre àla Cour d'appel.— C'eot dans ces fonctions 
qu'il est mort le 10 octobre 1814 sans avoir obtenu 
la présidence suprême, qu'un moment il crut 
atteindre, qu'un décret mtaie, dit-on, égaré dans 
la déroute de Leipsick, lui avait attribuée. — Il 
était conseiller générai du département depuis 
le 28 août 1808. 

Bongler, t. Il, p. 3S. — Biogr, det Con t m ap or ûbu » — 
Bioar, dât ComMntùnmeU. — Mùniieur, — Jùumal d* 
Mmne^-Loire, 13 jpbi 1814. 

Delaaiuiy (Félix-Henri), frère des précé- 
dents, seciétaire du District d'Angers en 1792, 
destitué par les représentants en 1793, défenseur 
officieux en l'an IV, était déféré à la justice de 
paix en Tan V par la municipalité à raison 
d'articles inquiétants pour la paix publique pu- 
bliés par lui dans Y Ami des Principes, n» 46. 

DeUnnay (Victor), né à Angers le 7 sep- 
tembre 1811, après avoir débuté à Angers simple 
garçon de bureau à la Direction des Postes, est 
mort à Paris le 21 avril 1870, directeur des Con- 
tributions directes du département de la Seine 
et chevalier de la Légion d'honneur, 

Detesnay-Maosslos ( ), né à Angers 

le 2 août 1756, architecte, fut un des huit ci- 
toyens qui défendirent en septembre 1790 la 
porte St-Michel contre les perrayeurs. Capitaine 
de grenadiers en 1792, U partit en mars 1793 à 
la tète du bataillon des 500 angevins envoyés à 
Nantes pour rouvrir les communications, mais 
malade en route, il dut remettre le commande- 
ment à Béraud. — U fut élu conseiller municipal 
le 10 novembre 1807 et était juge supjdéant au 
Tribunal de commerce en 1815. 

Delavan (Guy), né le 1»' juillet 1787 k Doué, 
avocat à Angers, puis conseiller auditeur à la 
Cour d'appel en 1812, juge en 1815 et prési- 
dent le 25 avril 1830 du Tribunal civil de Sau- 
mur, depuis 1S17 membre de la Commission 
hospitalière et depuis le 17 juin 1818 conseiller 



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DEL 



moiMpal, fit él« meabre da Conseil d'arron- 
dîMtiiM&t en 18Si et da Conseil général le 
tl janner 1844, cheralier de la Légion dlionnear 
depuis 1851. Mis à la retraite en 1857» il est 
mort à Saumur le 17 juin 1860. 

DelsiTllIe (David), maître libraire, protes- 
tant, à Saomnr, mort le Si août 1653. 

DelsiTille (Reni), maitreebimrgien ordinaire 
de l'abbaye et de l'abbesse de Fonterrand, 1664, 
1666. U résidait néanmoins à Sanmor. —(Pterre), 
secrétaire de l'abbesse de Fontevrand, 1667. 

DelMtre {Sébastien-Michét), né à Angers 
le 3 septembre 1802, élève de l'Ecole des Arts 
d'Angers, d'abord instituteur, puis conducteur des 
Ponte-et-Cbaussées à Segré. ensuite à Angers, quitta 
en 1889 les fonctions publiques pour ouvrir un 
cabinet d'architecte, qui devint bien vite fréquenté. 
n a construit dans le département une cinquan- 
taine d'églises, notamment celle de Longue et 
nombre de châteaux, entre autres celui de la 
Bellière. M. Isabelle, architecte du gouvernement, 
l'avait délégué au titre d'architecte-inspecteur de 
l'Ecole des Arts d'Angers. — Juge au Tribunal 
de commerce en 185&4862, il était depuis 1860 
membre du Conseil municipal jusqu'à sa mort 
eorvenue le 5 mars 1864. 

Delet» c»» d* Angers. — V. Sancé, 

M^Mft. — V. Coppin. 

Delenrle (FrançoiB'LouU), né le7 novembre 
1772 à Paris, d'abord professeur d'humanités au 
coUége de la Ifarcbe, de législation à Quimper et 
à Rennes, d'histoire à l'Ecole militaire de Lian- 
court, vint s'établir à Angers en l'an XII, où il fut 
admis le 2 ventôse à prêter le serment d'avoué. Il 
ouvrit dès l'année même un cours de droit, commun 
aux élèves de l'Ecole Centrale, et quelque temps 
après un autre cours de mathématiques, de litté- 
rature ancienne et de langues étrangères. — Son 
nom de famille, le seul qu'il portait alors, était 
Braillard. U fut autorisé en 1818 à prendre le nom 
de Deleurie. C'est sous son premier nom qu'il a pu- 
blié la Table analytique des matières des trois 
livrée du Code civil des Français (Angers, 
Marne, 1805, in-8o), formant le VI* volume de 
Code, du même éditeur. — Le Code Napoléon 
expliqué par lui-mime (Angers, Pavie, 1807, 
5 vol. in^*). — Mes consolations, poésies fu- 
gitives (Angers, Pavie, 1810, in-12), opuscule 
non mis dans le commerce et distribué seulement 
à des amis. Une poésie anonyme, Adieux au 
Collège (Angers, in-8o, 18. .) lui est aussi attri- 
buée par Barbier.— On a encore de lui un Corps 
universel de droit civil français (Angers, 
Launay-Gagnot, Lagier, Voisin et Pavie, 12 vol., 
1890-1832), dont Freslon a rendu compte au 
courant de la publication dans le Maine-et- 
Loire du 22 janvier 1831 ; — et Du Commerce 
dans son éclat, ses difficultés et ses revers, 
considérés par rapport à Véiude du Droit, 
discours prononcé le 6 décembre 1881 en présence 
des administrateurs et professeurs de l'Académie 
d'Angers (Lesourd, in-S» de 20 p.) . — Hais il faut 
eiter surtout dans un autre genre, une série de très- 
curieux et très-agréables articles, qui à partir du 
l*' janvier 1820 ont paru presque à jour régulier 



dans les Affiches d^ Angers sous le pseudonyme 
de PoiUaché. Deleurie y raconte les usages et les 
moeurs du temps, quelques courses pittoresques à 
travers champs ou aans les établissements publics 
d'Angers, à Jeannette, à l'Epervière, etc., le tout 
entremêlé de vers faciles dans le goût du temps 
passé et qui parait avoir obtenu un véritable succès 
par la finesse et la bonbomie du style, l'entrain 
vrai et la franche galté du conteur. Membre du 
Comité conauUatif des hospices et du Bureau 
central de bienfaisance, élu onze fois bâtonnier 
de l'ordre des avocats, Deleurie fut nommé en 
1848 conseiller à la Cour . d'appel d'Angers. Il y 
est mort le 8 juillet 1852, laissant pUisieurs ou- 
vrages Mss., dont un antérieur de date k 1830, 
a pour titre : L'Anjou au XIX* s. 

Affiches dr Angers, 43 Juin 1830. — Annuaire de 1881 , 
p. 171. ^ M€dne-^t''Loire, 11 norembre 1852. 

DeUhommeaa (..••), docteur médecin à 
Saumur, 1690, mari de Marie Esmery. 

Délie (la), étang, c»« de Beauvau, dans la 
forêt de Chambiers. — Entre l'estang de la 
Deslie et la met. de Grez 1706 (Et.-C.). 

Oellée (la), miss., c"« de ^-Macaire-^nrM , 
dérivé du miss, de la Bénardière pour faire mou- 
voir un mouUn. 

DeUère Ga). m^»" à eau et à vent, c>« de 
St-Laurent-de-la-Pl., cités dès 1675. 

DeUa (la), f., c»« de Chanzeaux. — Me- 
diatoria de Deliveem (?) 1167 (Cart. du Ron- 
ceray. Rot. 3, ch. 99). — Terre près Deslih^ 
près le molin du Maucongne 1466 (6 541, 
f. 302). — JLe c^temtndc Deslinà Ste-Ambrois 
1475 (f. 405). 

Dellnsde (la), f., c»« de la ChapelU- 
Hullin; — f., c»« de Vergonnei — (la Basse-), 
f., t^ de Vergonne. 

Dellale (Jean), « maître joueur de instm- 
c ment de la chambre du Roy, » mari de Renée 
de Varange, signe au baptême de son fils, le 
23 février 1603, en l'église Ste-Croix d'Angers. 

Delisle {Nicolas), « architecte et ingénieur 
« du Roi, » signe un acte de baptême à In- 
grandes, le 18 octobre 1638. — (Olivier), maître 
maçon, à St-Lambert-des-Levées, 1628. Sa veuve, 
Françoise Touzeau, y est inhumée le 9 juillet 1647. 

Dellsle (Robert), artiste peintre, en grande 
réputation au xvi* s., habitait Angers et fnt ap- 
pelé, en 1544, par le Chs^itre de St-Pierre de 
Saumur, pour dessiner les cartons de la grande 
tapisserie qui devait représenter l'histoire de 
l'apôtre et qu'il laissa inachevée. V. Delastre. 
On le voit à la même époque retenu par des tra- 
vaux importants au château de Serrant et en 
1551 chargé par la ville des principales décora- 
tions pour l'entrée du roi Honri II. — Un peintre 
des mêmes nom et prénom et également d'An- 
gers, figure sur les comptes du roi Charles TU 
pour la façon de bannières et d'un étendard. 
— Un autre Jean D., peintre, se rencontre à 
Angers en 1552. 

Ardi. da M.-«t-L. G Cliap. St-PIarre. — Arch. mua. GG 
18, f. 86.-Areh. nat. KK 53, f . 85.-Jal, DM. crit., p. 48i. 

Delommean {Conrard),--^!! latin de Ulmo 
on UZmoeue,— né à Saumur, sieur de Pompierre, 



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mari d'Hélèae Mé, se donne le titre en 1545, 
étant parrain à Brion (Et-G. , 17 février), de 
« ftenéchan de Saomnr, » sans donte pour le 
compte de l'abbesse de Fonteyrand. Il était pro- 
cnreur général de l'ordre, seul nom qu'il prenne 
en titre des EpitreSt Elégieê, Epigrammea 
(1535), composées avec J. Bonchet. sur la mort 
de Renée de Bourbon, Y. t. I, p. 443. — On a de 
lui encore un Livre des FontaineSt que je ne 
vois nulle part autrement signalé ni décrit; ^ De 
Advocati studio (Paris, J. Lodoicus, 1537, in-S»), 
et peut-être divers autres opuscules latins et 
français restés inconnus. 

Belommean (Pierre), sieur du Verger, 
figure en 1582 dans le Recueil de Pasquier, 
parmi les chantres de la célèbre puce de M"« Des. 
roches. Il était devenu plus grave et conseiller en 
la Sénéchaussée de Saumur, quand il fit impri- 
mer J)e%ix livres de jurisprudence française 
avec belles remarques et décisions notables 
tries (sic) des loix françoises et romaines, 
en ce qu^elles sont conformes au droict 
françois, et enrichies des plus célèbres arrêts 
du Parlement de Paris et autres courts 
souveraines de France, le tout rapporté 
pour chascun article de la Coustume et An- 
jou (Saumur, Th. Portau, 1605, — deux tomes 
en un vol grand in-8» de 409 p.). — Le I«r livre 
est dédié à Duplessis-Momay, le II* à Colin de 
la Noue. — Cet ouvrage, « trop peu connu, em- 
« preint, dit M. Métivier, d'une âpre indignation 
« contre les abus de la pratique, méritait & son 
« auteur une autre destinée que le dédaigneux 
c oubli. 9 — On a encore de lui les Maximes 
générales du droict français, où est ample- 
ment traité de» droicts qui appartiennent 
respectivement au roy, aux seigneurs et aux 
particuliers (Lyon, Simon Rigaud, 1620, in-S»), 
depuis plusieurs fois réimprimées notamment 
Paîris, in-4o, 1661, 'chez Henri Legros et 1665, 
chez Th. Girard, avec les notes et observations 
de Paul GbalUne, avocat au Parlement de Paris. 
L'ouvrage est dédié au Dauphin. 

Ménage. Preuves eurlavie de P, Ayrault, p. 904. — 
IféUvier, De la Coutume éPAr^'ou (1847, in-8*). 

Delorme {Jean-Baptiste- Michel) , né le 
5 août 1744 à Martigné ? occupait à la Révolu- 
tion le poste de receveur des gabelles à Yihiers, 
et y resta receveur pour le District. Il en pré- 
sidait TAssemblée électorale en 1790, fut nommé 
maire et le 22 germinal an Y élu le premier 
par 229 voix au Gonseil des Cinq-Cents. On 
l'y voit en l'an VI faire adopter sur son rapport 
(6 nivôse) le dégrèvement des rentes foncières 
pour les propriétés incendiées de la Vendée. — 
Il devint conseiller de préfecture en l'an VIII et 
de l'an IX à 1816 conservateur des forêts à Angers. 

Delomae (Jean-Guy) , fils du vice-maire 
Jean D., docteur agrégé en la Faculté des Droits 
d'Angers, conseiller à l'hôtel- de-ville, mari de Ma- 
rie-Anne Desmarières (20 janvier 1721), meurtàRo- 
chefort-sur-L. , âgé de 86 ans» le l«r décembre 1783. 

Délo^rte (la), h., c»« de Courléon. 

Délasse (Jean-Jacques), né à Paris en 1757, 
fils de l'auteur de la musique de la Bergère 



des Alpeêt étudia la peinture dans Falaliar de 
l^en. On le voit dès 1776 k Angers, < protégé », 
comme il s'annonce, « des Académies royales de 
c Paris et curieux de faire voir ses talents aux 
< yeux des amateurs. » Il y fit cette année pour la 
mairie les portraits des échevins Bayon et Plan- 
chenault. On le retrouve à la Rochelle où il pro- 
fessait depuis sept ans à l'Ecole Centrale, quand 
il sollicita de la ville d'Angers la place de conser- 
vateur du Musée, vacante par le décès de Marchand. 
La mairie.l'accepta par délibération du 26 messidor 
an XII, en lui imposant l'obligation de faire un 
cours public gratuit de dessin. Il publia l'année 
même de son installation un second catalogue 
du Musée et de l'Ecole Centrale qui a servi jus- 
qu'en 1842. Le cabinet Grille possédait de lui 
14 vues d'Angers ou des environs, au lavis, et 
78 vues d'Anjou. Un des plus précieux dessins 
du Musée, daté de 1806, et que nous avons dé- 
crit ci-dessus, p. 13, est celui où l'artiste a 
représenté Vlntérieur de la famille David 
d'Angers. L'Anjou lui doit surtout d'avoir été 
le premier jnattre, l'aide constant, l'ami dévoué 
du grand statuaire. Delusse se retira en 1829, et 
est mort à Saintes. 

Arch. de li.-et-L. — Areh. manie. ^ Affiches, 7 jnfai 
4775. 5 novembre i90k.^Maine-^t'L. du 9 décembre 1854. 
— Berthe, Mss. 1031. p. 62. — Blordier-L., t. II, p. 155. 

Dèly (Michel-Pierre), né à la Perrière (Indre- 
et-Loire) le 10 mars 1807, d'abord notaire à Beau- 
fort, puis à Angers le 19 janvier 1838, démission- 
naire le 13 février 1865 et nommé notaire hono- 
raire le 9 novembre suivant. Il consacrait depuis 
lors ses loisirs au développement d'œuvres utiles. 
Trésorier de la Société Maternellô, vice-président 
de la Caisse d'Epargne, trésorier des Fourneaux 
Economiques, il était depuis 1870 président de la 
Société Industrielle et Agricole d'Angers, à qui il 
avait donné une nouvelle activité, lorsqu'à est 
mort en sa maison de la flaranchère, près Pru- 
niers, le 16 juin 1873. 

Demsloeiie (la), f., c"* de Daumeray. — 
Le lieu de la Demennerie 1678 (Et.-C). 

DemsIsoBnerie (la), m»» h., e°« de St- 
Georges-dU'Bois. — La Demessonnerie 1731 
(Et.-C). — Deux corps de logis, Vun pour 
le maître, Vautre pour le colon, le tout en- 
touré de murs, appelle laD. 1752 (Chart. des 
Haies). — En est sieur Alexandre Danquetil de 
Ruval 1680. Y décède dame Anne-Hélène Des- 
champs, veuve de n. h. Jean-Michel Maillard, 
lieutenant particulier de la Sénéchaussée de 
Baugé, le 31 août 1758. — Y naît le 15 mai sui- 
vant la fille de n. h. Jean -Michel- Adam Maillard 
et de dame Françoise-Clémence-Jeanne-Sophie 
Nau de Cordais, qui le 8 novembre 1773 épousa 
Cliarles Leseiller de la Moisinière, vice-maire de 
Beaufort. — L'habitation de construction mo- 
derne, sur la pente orientale du coteau, bordé 
par le Gouesnon, est entouré de jardins et de 
bois; y attient le vieux logis de la Roche-Abilen, 
V. ce nom. En 1870 des scènes s'y passèrent de 
terreur et de sauvagerie rurale qui amenèrent le 
maire de U commune en Cour d'assises et de là 
en prison pour deux ans. 



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DEN 



Matalatacvle (la), f., c»* da VUiUBaugi. 
DemMioeHe (la), h., c»« d'-EtricM. — La 

Dtmecerie (Cass.). 

B emmwimn t, — V. Mariant. 

Démlos (François), architecte, Allonnes, 
1750. 

DemolselleHe (la), m*» b., c"« d* Angers, 
logis restauré des xvi*-zyii« s. près la Ghaussée- 
Borean. — La Grande JD. aliaa la Fuye 
1T70 (St-Serge. Terrier). En est sieur Jean Ca- 
lisson 1536. 1559. — Marin Corbeau l'acquiert 
le 16 mars 1582 de Renée Calisson, veuve de 
Jean Besnard ; — en 1725 Jacq. Thibault; — 
Claude-Nic. Riolto en 1737-1780 ; «.f.,c"de 
Soulaire; — (la Petite-), f., c»« d'Angers. 

Demotselles (les Crandes, les Petites-), ff., 
€■• de St'Lamhert'des'L, 

DemoC (Lambert), m« fondeur, Angers, 1505. 

Denals (Guy-Reni), né à Baracé le 18 sep- 
tembre 1756, prêtre, préfet des études au collège 
de Beaupréau en 1789, se retira avec passeport en 
Angleterre, où il se livra à renseignement et fut 
nommé au retour curé de Doué, puis chanoine 
de St-Maurice et secrétaire de Tévèque Montault 
dont il resta Fami et le confident particulier. 
— n mourut à TEvèché même, où il avait son 
logement, le 16 août 1839. — Il a publié un 
Livre pour le Jubilé de Vannée sainte (An- 
gers, Mame, 1828, in-18 de 72 p.). M. Fourreau, 
ancien instituteur à Saint-Glément-de-la-Place> 
son neveu, possède de lui deux portraits ainsi 
qu'un des trois volumes d'un recueil in-4(», relié 
en maroquin rouge, tranches dorées, de 484 p., 
plus un supplément de 185 p. daté d'Angers le 
18 octobre 1815. Ce n'est comme l'indique son 
titre : Farrago, qu'un assemblage confus de 
copies de pièces, poésie, histoire, dont aucune 
ne parait l'œuvre du transcripteur. Un troisième 
et très-remarquable portrait de lui appartient à 
M. Bénard, menuisier à Thouarcé. C'est une très- 
fine et excellente miniature sur ivoire, peinte en 
1802 à Bath en Angleterre par Boze, de Paris, 
alors proscrit, comme l'indique au dos une note* 

Bw, defAni., 4853, t. H, p. Si et 146; 1850, p. 314.— 
NotM Mm. de MU. Deoaii, Ssavage et Spal. 

Denals {Louis), docteur en médecine, An- 
gers, y épouse le 23 septembre 1610 Francise 
Lerat, fille du greffier de la Prévôté. Il était lui- 
même fils de liÉlu de Baugé. — Devenu veuf, il 
entra dans les ordres et est qualifié de « prêtre, 
< docteur en médecine > dans l'acte de mariage 
de sa fille avec Cb. Rousseau, exempt des gardes 
du corps, Angers (3 février 1641). — Il vivait en- 
core en 1644. 

Denalaerle (la), f., e»« de StSilmn. — Un 
hébergement avec les appartenances vul- 
gairement appelle laD, 1407. — Ane. domaine 
de l'abb. du Perray, qui l'arrenta au commen- 
cement du xv« s. ; -■ t., c*« de Mébn, 

DeBèeh«re (la), vilL , c»« de la Tour- 
Landry. — - La Delechtre (Cass.). 

Denée, c«" de Chalonnes-sur-Loire (13 kil.), 
arrond. d'Angers (14 kil.). — Danea 1066 circa 
(Gartul. de St-Maur, f. 17). — Denet 1145-1150 
(CartoL du Roue., Rot. 3, ch. 38). — Daneia 1225 



(Ronc, eh. or.). — Denaia 1278 (H.-D. B46s 
f. 4). — Dans la vallée et sur le haut de la cMe 
(7S^ met.) qui borde la rive gauche du Louet 
et de l'Aubance, entre Mozé (5 Idl.) à l'E.» Saint- 
Jean-de-la-Croix (4 kil.) au N.-E., Rochefort 
(4 kil.) à l'O. et au S., U Loire an N. 

La route départementale n» 14 de Saumnr à la 
Varenne traverse le bourg et le territoire par le 
centre, reliée par un chemin d'intérêt commun à 
la route d'Angers aux Sables et à Mozé. 

Y passent sous le bourg la rivière d'Aubanoe 
et un peu plus loin le Louet; — y naissent les 
ruiss. de la Sorcière, de la Quarantaine et des 
Joncs. — Un Bac sur le Louet au Port-qui- 
Tremble, communique avec Saint-Jean-de-la- 
Croix ; — un autre à Mantelon avec un troisième 
au Port-Godard, sur la Loire, qui conduit en 
Béhuard (4 Idl.) ; — un quatrième sur la Loire, 
à la Hairière, qui conduit à la Pointe en Bou- 
chemaine. 

En dépendent les vill. ou ham. des Jubeaux 
(44 mais., 156 hab.), des Crands-Aireaux (16 m., 
43 hab.), de Mantelon (29 mais., 107 hab.), des 
Lambardières (11 mais., 39 hab.), de la Jarretière 
(20 mais., 81 hab.). du Plessis (11 mais., 29 hab.), 
du Port-Thibault (6 mais., 23 hab.), des Crands- 
Moulins (5 mais., 9 hab ), du Port-Codard (5 m., 
24 hab.), du Petit-Aireau (5 mais., 22 hab.), du 
Vivier (3 mais., 12 hab.)f des Hauteurs (3 mais , 
9 hab.), de la Jouberderie (3 mais.. 11 hab.), de 
l'Arzillé (3 mais., 11 hab.), les cbât. de Souvigné 
et de Mantelon et 42 fermes ou écarts. 

Superficie : 1,560 hect. dont 150 en vignes, 
au lieu des 230 comptés au moment du Cadastre, 
12 hect. en bois. 

PopulaHon : 300 feux, i,B5i hab. en 1720- 
1726. — i,iS7 hab. en 1793. — i,i80 hab. en 
l'an Xni. — i,S74 hab. en 1831. — i,S36 hab. 
en 1841. — iMH hab. en 1851. ^ i,S9i hab. en 
1861.— i,a97 hab. en 1866.-1,320 hab. en 1872. 
dont 5fO au bourg (143 mais., 185 mén.), en dé- 
croissance constante et inexpliquée depuis 40 ans. 

Assemblée autrefois le 15 août, transférée au 
2* dimanche d'août par arrêté du 21 août 1868. 
— Marché hebdomadaire depuis 1873. 

Culture, sur les coteaux, de blé, fom, céréales, 
vin blanc estimé,— dans la vallée, de chanvre, blé, 
lin. foin; — carrière de marbre violet à Vérinelle. 

Bureau de poste des Ponts-de-Cé. — Per- 
ception de Rochefort-sur-Loire. 

La Mairie s'élève sur le rebord de la route 
no 14, au sortir du bourg vers S., avec Ecoles 
communales de garçons et de filles (Sœurs de 
Torfou). — L'adjudication des travaux date du 
26 janvier 1868 (archit. Bibard). 

VEglise, dédiée à Notre-Dame (succursale, 
30 septembre 1807), n'est qu'un édifice informe 
sans façade, engagé vers S. dans des constructions 
et ouvrant dans le mur latéral vers l'O. par une 
double porte du xviii* s. La nef nue et vide, di- 
visée en long par une suite d'arcades modernes. 
se termine par deux autels, l'un à droite avec 
petite Piéta de style vulgaire, l'autre avec ta- 
bleau et statue du Sacré-Cœur; au fond dans le 
chœur un groupe de V Assomption. — Des ins- 



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dr^tions sur cniTro o« flor pierre, relaient, saut 
autre intérêt, diverses fondations par Mathnrin 
Dnvean 1587. Jean Leai 1640, Jeanne Joyau 1641, 
Zacharie Besnard 1646. Sur le mur S. un eadran 
d'ardoise porte écrit ; A. Martin, i7(ïï, La 
cloche a été fondae en 1785 et nommé par le doc 
de Brissae, comme Pindique ^inscription repro- 
duite, ainsi qne les précédentes, dans le Appert. 
archéologique. 

La Curt, vendue nat^ le 12 messidor an lY, a 
été rachetée en dernier lieu par la commune en 
lSt6: — le Cimetibrt acquis et transféré en 18S8 
sur la route, à rentrée du bourg vers l'E. 

Au centre du bourg une jolie fonxaint, élerée 
en 1857 par souscription, porte le busto du mé- 
decin J.-B. MuUer, V. ce nom. 

La Toie riveraine de la Loire traversait de part 
en part le territoire et l'on a retrouvé récemment 
à Mantelon, V. ce nom, de nombreux débris d'un 
établissement romain, comme aussi diverses traces 
antiques aux Jubeaux. — La paroisse existait dès 
le XI* s. et l'église en appartenait à des latcs, qui 
la faisaient desservir à leur profit. Simon le 
Français, Francigtna, céda en 1066 sa part des 
revenus à l'abbaye de St-Maur. Ce ne fut que vers 
le milieu du xii* s. que la propriété même de 
l'église en fut acquise par deux donations succes- 
sives aux moines, avec une maison et les terres 
jusqu'au Louet. A cette époque Denée était un 
bourg, hurgu9t une vUla enclose, anie porUtm 
villœ. L'abbé y constitua un prieuré, qui s'y 
maintint en titre jusqu'au xviii* s., mais dont les 
bAtiments furent de bonne heure ruinés. Le do- 
maine, formé surtout de prés et de dîmes, rele- 
vait de Mantelon. — Prieuré : Eustacbe de Ste~ 
Colombe, 1460. 1469. — GuiU. Briêson, 1548. 

- Phil. Richoudeau, 1564. — Gilles Gaultier, 
1604, 1616. — Jean Gaultier, 1639. — Pierre 
de Phit, qui permute en 1655. — Balthazar 
Paonion, 1655, V. ce nom. — Pierre Valtère, 
1674. — Guill. Dahuron, 1688. — Franc. -Jean 
Dahuron, 1707, 171S. en même temps prieur- 
curé de Cheffès.— Thomas-Louis Verrier, 1755. 

— Jean-David Gilly, 1787. 

La cure devint au xv* s. la plus riche et la plus 
enviée de l'Anjou. Dès 1434 le curé Alexandre 
Foumier y avait réuni, par acquêt de Jean de 
Montfaucoo, la terre et la seigneurie de Denée. 
Le roi Louis XI les racheta de son successeur 
pour en doter le Chapitre de Béhuard, Y. ce mot, 
dont il fe nommait doyen (1482-1483) ; mais à la 
mort du roi, sa fondation ayant péri, la cure de 
Denée rentra dans ses biens et hérita de ceux du 
Chapitre, dont elle devait devenir une modeste dé- 
pendance, et ce (tit, tout au contraire, la paroisse 
de Béhuard qui devint son annexe pour n'en être 
détachée qu'en 1757, en restant à la présentation 
du caré de D')née. Eocore dix ans plus tard son 
revenu était évalué à plus de 10,000 livres. 

Curéi : Jean Godard, 1378. — Alexandre 
Foumier, 1430, 1434. — Marc Foumier, doc- 
teur ès-droits, recteur de TUniversité d* Angers, 
1481. — GuiU. Foumier, 1483. — Alexandre 
Foumier, 1490, 1506. — Hardouin Foumier, 
1507, 1921. - Pierre Morict. 1527. - Ghritt. 



dt la Bartê, IIBO, 1567. - Mtifavia G^deU 
Uer, 1560. — Philippe BôéUn, 1576. - Roland 
Bodin, 1580. — Claude de la Barre, 1601. 

— Simon, 1607. — Jean de la Bairre, 1613- 
1654. — Georges de la Barre de Feroê ou de 
Fraux, installé le 10 juillet 1655. C'est le pre- 
mier qui paraisse fèirt quelque résidence. -* 
Jaeq. Courault, sieur de Pressiat, 1677, f le 
23 mai 1681, Agé de 44 ans.— Balthazar Fouier, 
prieur de PonU)riant, chanoine de Nantes, dé- 
cembre 1681. Il avait été marié et avait son flls 
avec lui; — f le 8 mai 1701, Agé de 66 ans.— L. 
Gaulay (1701-1705) et C. Bluet (17054706), des- 
servent la vacance de la cure. — Louis Ayra%Ut, 
août 1707, t le 26 mai 1726, Agé de 68 ans. - 
Louis-Paul Delaporte, fils d'un conseiller au 
Présidial, 1726, f le 15 juin 1743, Agé de 43 ans. 

— François JRoueseau de$ Ruaux, cousin-ger- 
main du précédent, juillet 1743. — Coq%iet de 
Genneville, septeinbre 1778, janvier 1791, plus 
tard émigré. — Gaultier, vicaire de Savennières, 
élu le 22 mars 1791, jusqu'en 1792. 

On constate l'existence d'une école de fiUes en 
1700, tenue par Madeleine Lévesque. 

Le fief avait perdu toute importance dès le 
XIV* s. H ne restait plus du domaine primitif au 
XVII* s. que de vieilles masures et les prisons. On 
trouve pour seigneurs Guill. Odard, chevalier, 
1225, Jean Gueffler, chevalier, 1369, Jean de 
Montfaucon 1406, 1434. La seigneurie est alors 
par acquêt réunie à la cure, mais en 1515 le sei- 
gneur de Brissae en prétendit le retrait féodal. Une 
transaction de 1522, lui réservant toute la juri- 
diction et les droits honorifiques, abandonna au 
curé le domaine et les droits utiles. Le fief, ainsi 
réduit, fut érigé, avec Claie, en baronnie, quand 
Brissae reçut le titre de comté (décembre 1560).— 
Dans la démolition d'une maison de M. Desma- 
zières, il a été trouvé vers 1840 24 pièces d'or 
du temps de la Ligue. 

La paroisse, A la présentation de l'abbé de 
St-Maur, dépendait des Hautes Manges, de l'Ar- 
chidiaconé d'Outre-Loire, du Doyenné de Jallais, 
de l'Election d'Angers, du Grenier A sel d'In- 
grandes, du District de Brissae en 1788, d'Angers 
en 1790. — Elle comptait en 1789 une soixan- 
taine de ménages pauvres. 

Maires : Ledoyen, an Yl-an XI. — Mathu- 
rin Ledoyen, installé le 20 thermidor an VIII 
démissionnaire le 4 germinal an X. — Goume- 
nault, notaire, germinal an X, démissionnaire 
le 27 brumaire an XII. — Jean-François- Auguste 
Dahuron de Mantelon, ancien cooseiller-mattre 
en la Chambre des Comptes de Bretagne, 22 ni- 
vôse an XII, installé le 11 pluviôse, nommé con- 
seiller A la Cour d'appel en 1811. — Augustin- 
Louis Dahuron de M. fils. Y. ce nom, 4 mai 
1811, nommé adjoint d'Angers en avril 1813. — 
Delaunay ae la Brideraie, 7 mai 1813, ins. 
tallé le 18 mai. — Charies-Jean-Prosper-Just de 
Tervee, 14 juin 1816, démissionnaire. — Pierre 
Appert, 25 mai 1821, installé le 9 juin, prési- 
dent du Tribunal de commerce et administrateur 
de l'Hospiee d'Angers, décoré en juin 1835, in- 
humé A Angers le 13 janvier 1887. — Deema* 



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DÉN 



gièirt», itarr, dteMonnaire en IM. ^ Beaja* 
Ain Fùwré, nonmé le 98 jair?ier 1M7, refÉse. 
-lbahiirinXed6i/en.S}iiiUell847. installé Idîe, 
démifsioniiaÊhB le 4 novembre 1849. — Joseph 
Mercier, 4 août 1850, démissionnaire le 18 jnin 
18S7.<— Franc. Luea9-I)aviau, 15 novembre 1858, 
démissionnaire le M jnillet 1860.— (ruilZemcou, 
186S. — Jean B&mard, 1882. — Guinoyseau, 
1870» en fonctions, 1874. 

Areh. de 11 .-et-L. G 56. 487, IM, 497, 104 : B 206, 945; 
H SUMaur. — Arch. oonun. de Denée et de Béhuard Et.-G. 

— Répert. areh.. 4868, p 290. 289, 290, 295, 315: 4868. 

Î. 64. ^ Note Raimbault. — Maine-^t~Loire du 44 janvier 
837. — Ponr ke localités, voir à leur article, Mantelon, 
Scwigné, le PUtdt, U Jarretière, le* Bauteurst etc. 

IléBeMé* canton de Doné (6 kil.), arr. de San- 
mnr (17 kil.) ; - à 88 kU. d'Angers. — Fccle- 
sia de Daneusiaco 996-988 (Liv. d'Arg.,f. 68 
etch. or.). 1099 (Ibid., f . 63). — Daneziacw 
1018-1090 (Ibid., f. 68, 69), 1058-1070 (Ut. BL, 
I. 98). 1146 et 1156 (Lit. d'A., f. 4 et 6). — 
Danaxeium 1059-1089 (St-Serge, 9« Gartolaire, 
p. 59). — jDanexeium 10704118 (Liv. d'A.. 
f. 7). — Danezei 1089 (Ibid., f. 64 et 65 et ch. 
or.). — Molendîn%i8 de Danezi 1080 circa 
(eh. or.). — In JDanert 10761118 (Liv. d'A., 
f. 76). — Danezii 10704118 (Ibid., f. 67 et 76). 
^Daniziacus 1080 circa (cb. or.).— Denirtacue 
1080 circa (Ibid.). — Dénexé 1995 (G Chap. de 
Doné). — Dennezé-êouB'ChemiUéTfir.* s. (Al- 
man, dfAnjou), — D^ejré-soics-JDou^ 1783 
(Ponillô). — Dans nne plaine, entre Forges (5 kil.) 
et Doué an S., Meigné (5 kil.) et Verne (8 k. 1/9) 
à rS., Gennes (11 k.) au N., Lonresse (4 k.) à rO. 

Le chemin de grande communication de Gennes 
k Argenton traverse le village da Monsseau» centre 
principal de la comnrane, abordé à 900 met. vers 
Sud par le chemin de Lotiresse à Sanmor. 

T naissent les miss, de la Fontaine-Noire et de 
Varennes ou de Sangré; — y passe le miss, de 
la Fontaine-Désignée. 

En dépendent les vill. de Sangré (35 mais., 
97hab.), deVillenenve (99 mais., 91 hab.), de 
Ohavais (18 mais., 47 h^.), de laRne (15 mais., 
59 hab.), de la Carte (13 mais., 36 hab.), de la 
RimancUère (11 mais., 99 hab.), de kt Fosse 
(9 mais., 91 hab.) et 95 fermes on écarts d'âne on 
denx maisons. 

Superficie : 9,376 hect. dont 59 hect. 88 en 
vignes en 1895 lors de la confection dn Cadastre, 
anjonrd'hni de 900 hect. — et 500 hect. en bois. 

PopuUctiùn : iô4 feux, 741 hab. en 1790- 
1796. — iSO feux en 1790. — 645 hab. en 1839. 

— «94 h. en 1841. — 658 hab. en 1851. — 
660 hab. en 1861. — 950 hab. en 1879, dont 
i3f hab. an Monssean (48 mais., 50 mén.). 

Bureau de poste de Doné. — Perceptiwi 
de Louresse. 

La Mairie avec J^coZe de garçùne a été instal- 
lée en 1859 dans nne maison acquise le 9 décembre 
1846, par acte autorisé le 4 décembre 1848. 

Le bonrg de Dénezé n'existe plus. Le peu de 
vie communale se concentre au vill. du Mousseau. 
Là est la mairie, l'école, la cure à laquelle attient 
une chapelle, où le curé céMre la messe tous les 
jours, baptise, nutrie et Mi le catéchisme. 



VEgliu, dédiée à St Jéan-Bapliitê (m 
sale, 96 décembre 1804). reste isolée, à 800 net. 
de là dans les terres, sans autre voisinage que 
le moulin, sur le raisseau de Yarennes. et ne 
s'ouvre que le dimanche pour l'office. Cest un 
curieux édifice (xi* s.), d'une simple nef (88 m. 
sur 8) en rectangle allongé, temûnée par une 
abside ronde. A la façade en pignon s'applique 
un portail carré avec coraiehe supportée par six 
modillons , dont trois tètes d'hommes. Au-des- 
sous nne large porte romane de cinq arceaux 
concentriques, le plus petit nu, à claveaux 
réguliers et chapiteau sur une courte colonne, le 
second très-étroit avec rang d'étoiles ou de dia- 
mants, le troisième très-kurge, à claveaux régu- 
liers, dont la clé porte la croix de consécration ; 
une bande de pommes de pin le sépare du qua- 
trième, sculpté alternativement sur chaque cla- 
veau d'une tète d'homme ou d'écaillés de pois- 
son; — le dernier enfin décoré d'une moulure en 
échiquier. Le transept est formé par deux arcs 
doubleaux énormes, qui se continuent jusqu'à 
terre sans autre moulure qu'un étroit larmier en 
saillie; — au-dessus repose la tour carrée du 
clocher, percée sur chaque face de deux baies 
plein cintre avec colonnettes et surmontée d'une 
flèche octogonale en charpente, construite en 
1713-1714, avec cloche datée de 1778. — La tra- 
vée du chœur est voûtée en arc en tiers-point 
dont les filets en saillie retombent sur des larniiers 
portés par des tètes et des bras sans corps. — Le 
fond est rempli par un autel en rétable (xvin* s.) ; 
au centre, une Vierge remarquable mais délabrée ; 
dans les niches, statues informes de St Jean- 
Baptiete et de St Pierre. Les dalles qui pré- 
cèdent l'autel sont d'anciennes pierres tumutaires 
dont une datée de 1766. — A l'extérieur les murs 
de la nef en petit ^ipareil noyé dans un épais 
ciment montrent vers N. trois étroites et petites 
fenêtres à claveaux réguliers, sans saillie, et çà 
et là. surtout vers S., de nombreuses briques à 
rebord intercalées sans régularité. — Devant 
l'entrée, une sépulture a été rencontrée en 1847, 
qui contenait deux pots à brûler l'encens, re- 
cueillis au Musée d'Angers. 

Au village du Mousseau existent des caves cu- 
rieuses mais que malheureusement des murs inter- 
ceptent par suite du morcellement des propriétés. 
Py ai vu, dans la partie quidépend de la cure, toute 
une imagerie découpée en plein tufléau, notam- 
ment une femme colossale assise, et à côté, mais 
d'une main différente, deux autres personnages 
et une croix, le tout, ce me semble, bien moderne, 
tout au plus du XVII* s. 

Sur la route de ht Carte à Sangré, à gauche en 
venant de Chavais, une touffe de 5 pieds d'or- 
meaux dans un champ abrite U fontaine de 
St Martin, dont on vient de loin chercher l'eau. 

n existe encore sur le territoire trois dolmens : 
1» le dolmen dit de Saugré, au N. du viU. de 
ce nom, dans le vaste enclos de vignes du Verger, 
sur le rebord d'un bois. Il comprend 4 pierres 
énormes (5 m. 90 sur 3 m. 70, et en hauteur 
9 m. à l'intérieur) et était précédé d'un vestibule 
dont deux pierres gisent encore. Un destin en a 



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DÉN — 1 

été donné par M. de Stabenrath ; — S» laPierre- 
. Couverte, vis à-vis, sar le faite d'an coteau, 
vers S.-E., comprenant encore trois pierres, le 
xôté Snd debout (1 m. 80 sor 1 m. 60), le toit 
(4 m. 30 sur 2 m. 70 -^ et m. 60 d'épaissenr), 
affaissé snr un des côtés qui est abattu. Il était 
formé de deux chambres, dont la principale est 
détruite. La pierre qui lui servait de toit fut 
transportée vers 1830, avec un attelage de 36 bœufs^ 
pour former le pont de Varennes, où elle servit 
pendant vingt ans au padsage des charrettes ; — 
la Pierre-Péteuse^ dolmen nulle part signalé* 
au lieu dit la Garenne, en contre-bas du sol, qui 
s'incline en pente. 11 était précédé d'un vestibule, 
dont les débris gisent à terre et comprend deux 
chambres, la première de 4 pierres dont le toit 
(3 m. sur 3) à demi affaissé intercepte le passage ; 
la droite formée de deux blocs dont un est com- 
mun à la seconde chambre ; le second tott me- 
surant 3 m. 45 sur 8 met., et m. 70 d'épaisseur, 
le fond, 8 m. 10 sur 1 m. — Par une particu- 
larité rare, derrière, à un met. à peine do dis- 
tance, natt dans un petit réservoir rond une 
source vive. — On montre comme peulvan un 
bloc debout dit la Pierre-qui-Vire, haut de 
3 m. 80 à 3 met., qui parait provenir de la 
carrière môme où on l'a délaissé, dans les bois, 
au S.-E. de Yirolais. 

La voie de Doué à Gennes y était entrecroisée 
par une voie transversale de Saumur à Gha- 
lonnes par Thouarcé, qui passait, encore fréquen- 
tée au XVIII* s., tout auprès, vers S., de régUse. 

Le domaine de Dénezé faisait primitivemeut 
partie de la villa de Ghavais, Y. ce nom, mais 
possédait l'église, centre principal d'influence et de 
revenus, le tout appartenant à l'abbaye Saint- 
Florent, en contestation continue avec les sei- 
gneurs d'alentour. L'église fondée au moins dès le 
x« s. avait été attribuée en bénéfice par les moines à 
un prêtre. Mais l'abbé Gérard, nommé en 1013, 
sous l'influence corruptrice de Gilduin de Sau- 
mur, en fit don à son protecteur, qui la céda à 
Geoffroy Florentin, un de ses chevaliers, partie en 
fief, partie en domaine. Malgré des sentences 
d'excommunication et plusieurs restitutions par- 
tielles, restées sans effet, elle ne revint aux 
moines qu'en 1093 avec Ghavais et Saugré. Ils y 
entretenaient une sorte de haras ou tout au 
moins une écurie où ils faisaient des élèves. Un 
important moulin à eau, qui fonctionne encore, 
donnait surtout au domaine une valeur particu- 
lière. Tout auprès, ainsi que l'église, s'élevait le 
prieuré. 

Prieurs : Samuel, 1087. — Etienne, 1140 
circa. — Hélie, 1180 circa. — El. Corhineau, 
1465. — Louis Martineau, 1540. — Hardouin 
de Martineau, 1561, 1569. — Jacq. Belriant, 
17 janvier 1683, f le 13 avril 1707, âgé de 66 ans. 
— René Nouet, 15 juillet 1707, 1738. — Glaude- 
Gbarles Zingle, 20 juillet 1739, installé le 29 dé- 
cembre. — François-René Desmarais, 21 dé- 
cembre 1741, 1754 —Pierre-Franc. Cotelle, 1770. 

Curés : Mich. Prévost, 1469. — Guy Boy- 
leau, 1491. — Thib. de Ckampeaux, 11 février 
1492 n. 8. — Nie. de la Planche, clerc du dio- 



— DÉN 

cèse de Paris, avocat en Pariement, 5 août 1530* 
1543. — N. h. Antoine de Gausseront, 1617. 
f le 17 février 1658, « âgé de 84 ans ou davan- 
tage ». — Ghrist. Lointier, 1653-1689. — 
Alexandre Joulain, 1690, passe en 1704 à la 
cure de Forges. — Pierre-Marie I^emoine, 1705, 
1736, t le 10 novembre 1738, âgé de 68 ans. — 
Mathieu Chastelain, 1737, f le 6 avril 1774, 
âgé de 66 ans. — Sébastien -René Benoist, 
avril 1774, nommé le l*' décembre 1792 officier 
public et qui, le 14 pluviôse an II, déclare abdi- 
quer toute fonction religieuse. 

La paroisse relevait féodalement du comté de 
Trêves et dépendait du Doyenné de Chemillé, de 
l'Election de Saumur, du District en 1788 de Doué, 
en 1790 de Saumur. Elle forma un chef-lieu 4o 
canton en 1790 comprenant Dénezé, Ambillou, 
Louresse, Rocheménier, MiUy, Forges et Meigné. 

Maires : Jean Mignot, 1790. — Philippon, 
l*r messidor an VIII. — René Bionneau, 2 jan- 
vier 1808. — André Brossais, 30 mai 1815, ins- 
tallé le 4 juin. — Bionneau, 12 juillet 1815. — 
Jean-Jacq. Hétreau, 23 janvier 1816. — René 
Bionneau, fils, 4 février 1826, insUllé le 21, 
démissionnaire en 1832. — Franc. Pinson, 3 mai 
1833. — René Bionneau, installé le 25 janvier 
1835. — Victor-Jean Mignot, 1843, démission- 
naire le 21 mars 1853. — Jacq.-Henri Rullier, 
5 janvier 1854. — René Bionneau, 1860. — J. 
Mignot, 1865. — Leheau, 1867. — Métivier, 
1871, en fonctions, 1874. 

Arch. da U.-et-L. G 193. 193, 498. 201 ; H Abb. Saint- 
Florent.— D. Huynes, Hùt. Mss. de St-Florent, f. 132 t*. 

— Arch. comm. BU-G. — Notes Mas. de liU. RafanbanU, 
Allard et Pigis. — Pour les localités» voir à leur article, 
Saugré, Cnavûiê, Vtrotoû, etc. 

Dénezé-8oas-le-L.iide,co<* de Noyant (6 k.), 
arr. de Baugé (17 kil.); — à 38kil. d'Angers. — 
Ecclesia de Daneze 1225 (Mss. 624, t. Il, f. 640). 

— Denezie 1313 (G 660, f. 42). — Denezeium 
1326 (G 16). 1501 (G 17). — Denezé-Lholeau 
1726 (Saugrain). — • Dénezé-sous-U-Lude 1685 
(PouiUé). — Dénezé-sur-le-Lude 1783 (Fouillé). 

— Entre Noyant au S., Meigné (6 kil.) et Gha- 
lonnes (5 kil.) à l'E., Ghigné (7 kil) au N., Au- 
verse (7 kil.) à l'O. 

Le chemin d'intérêt commun de Meigné à la 
Flèche relie le bourg à la route départementale 
de Saumur au Lude , qui traverse le territoire 
du S. au N. et à celle d'Angers à Tours qui le 
longe extérieurement vers S. 

Y passent du S. au N. et dans toute la lon- 
gueur de la commune la Marconne, qu'un pont 
d'une arche, avec longue chaussée, franchit sous 
l'église, — et les miss. d'Hunon et de Beaulieu. 

En dépendent de 75 à 80 fermes formant divers 
groupes avec les vill. ou ham. de Launay-de- 
Gennes (14 mais., -74 hab.), de la Guenillère 
(17 mais., 77 hab.), de la Boissière avec château 
(17 mais., 72 hab.), de la Moquetière (17 mais., 
45 hab.), de Martelet (15 mais., 55 hab.), de la 
Violière (13 mais. , 41 hab.) . de la Pinardière 
(12 mais., 40 hab.). 

Superficie : 1,501 hect. dont 25 hect en 
vignes et 103 hect. 58 en bois. 

Population : iiO feux, S4i hab. en 1720- 



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DÉN — 

17S6. - Ua feux en 1789. - VÎT hab. en iSai. 
~ ^9ahab. en 1841. — 669 hab. en 18M. — 
^9 hab. en 1861. — 60i hab. en 1866. — 
574 hab. en 1872, dont f 70 hab. (47 m., 62 mén.), 
dans le bonrg, ensemble de vieilles bitisses que 
chaque jonr transfonne ou remplace. 

Fotre le 34 join. — Commerce de bœnfs, bois, 
montons ; deox foors à chaox ; trois usines sur 
les ruisseaux. 

Bureau de poste de Noyant — Perception 
de Ghigné. 

Mairie, à l'extrémité du bourg, de plus d'ap- 
parence que de confortable, avec i^cole de 
garçons, sans cours closes. 

L'Eglise, dédiée à St Jean-Baptiste (succur- 
sale, 5 nivôse an XIII), forme une nef (15 met. 
sur 7) avec deux ailes et chœur (7 met. sur 
4 m. 62), terminée par une abside ronde, qu'un 
cordon en dents de scie couronne, porté par des 
modillons de tètes grimaçantes ou bari)ues, les 
murs latéraux de la nef en petit appareil régu- 
lier, les fenêtres refaites dans le style duxiv* s., 
la façade à pignon percé d'une petite fenêtre à 
meneau chargé d'un quatrefeuille; pour clocher, 
une simple flèche reposant sur une étroite base 
carrée. Des travaux de restauration en août 1859 
ont fait découvrir dans l'abside une triple couche 
de peintures des xii«, xiii» et xiv« s.,— comme l'édi- 
fice, — représentant les quatre Évangélistes et 
leurs animaux symboliques, Zes Apôtres, et di- 
verses scènes avec légendes, entre autres, Caîn 
offrant une gerbe. Vers le même temps on a 
retrouvé dans le sanctuaire, sous une dalle mo- 
bile, rentrée d'un caveau vo^té. Un escalier de 
quelques marches y descend au bassin d'une 
fontaine dédiée à Saint Jean - Baptiste , 
qui alimente sous l'église le lavoir public. 

Le Presbytère est un vieil édifice à l'angle 
des chemins de Chalonnes et de Meigné. 

Aucune trace antique n'est signalée sur le ter- 
ritoire que devaient traverser pourtant, comme 
aujourd'hui, la route de Noyant au Lude et divers 
autres chemins, dont des tronçons apparaissaient 
récemment au N.-E. du bourg, le long de fossés, 
dans la direction de Chalonnes et de Chavagnes. 

Nul renseignement n'existe même sur l'église 
que son œuvre seule atteste au moins du xii* s. 
et dont la cure fut annexée en 1224 à l'arehi- 
prétré du Lude — Les registres n'en remontent 
qu'à 1609. — Curés : Pierre de Gennes, 1609. 

— Noël Estoumeau, 1612. — Franc. Michel, 
frère du curé de Jarzé, f le 3 juin 1643. — 
Franc. ^Auber. 1644. Il est le premier qui rem- 
plisse personnellement les fonctions de sa charge. 

— Pierre Ménard, 1655-1673 , f le 20 janvier 
1678. âgé de 80 ans. — Urbain de Boissard de 
la Rigaudrie, 1678, prieur en même temps de 
Longue, septembre 1696. ~ Jean LAerbette, 
jnUlet 1697, f le 2 décembre 1729, Agé de 77 ans. 

— Halbert, janvier-mai 1730. — Pegé , juillet 
1730. t le 29 décembre 1777, Agé de 81 ans. 

— Maugin, avril 1778, 4 août 1790. Depuis 
loDftenq» paralytique il s'était fait construire 
pour son usage au presbytère une chapelle 
bénite le 25 septembre 1785. U refusa de prêter 



)— DÉN 

le serment et même de rendre les ol^ts du 
culte. — Lemaistre, élu en juin 1791, octobre 
1792, — Le vicaire Come-Damien Rapicaud, 
natif de Saumur, nommé curé constitutionnel à 
Mézeray, puis à Malicorne, se réconcilia avec 
l'Eglise le l«r février 1800. 

L'abbaye de la Boissière, Y. ce nom, fondée 
vers 1131 sur la paroisse, supprimée en 1790, 
possédait une Vraie-Croix, dont la translation 
aux Incurables de Baugé procura la fondation de 
deux lits au profit des pauvres de Dénezé. 

La terre seigneuriale était Launay-de-Gennes, 
V. ce nom, mais les seigneurs avaient dans le 
bourg une résidence, nommée le Pavillon, petit 
logis tout près l'église, reconstruit vers 1855 
et transformé en auberge. C'est dans la cour que 
s'installèrent les trois frères Aubry, pour y fondre 
le 9 mars 1718 non-seulement les deux cloches 
de la paroisse, mais du même coup cinq autres 
pour Noyant, Chalonnes et Chigné. 

La paroisse dépendait de l'Archiprêtré du Lude, 
de la Sénéchaussée et de l'Election de Baugé, de 
la Direction du Mans, du Grenier à sel du Lude, 
du District en 1788 de ChAteau-la-Vallière, en 
1790 de Baugé. 

Elle appartenait au moins pour les deux tiers 
aux seigneurs de Launay ou à l'abbé de la 
Boissière. Les pauvres y abondaient. La Révo- 
lution y fut accueillie avec enthousiasme. Les 
jeunes filles de la commune voulurent avoir leur 
fédération et prêter serment « à la Nation, à la 
Loi, au Roi. » La fêle fut célébrée le 15 aofit 1790. 
La garde nationale et le Conseil municipal, con- 
duisirent à la messe, dite par le P. Bruneteau, 
bernardin de la Boissière, les jeunes citoyennes 
vêtues de blanc avec l'écharpe aux trois couleurs. 
Le vicaire Rapicaud mit le feu à un mai et en- 
tonna le Te Deum et la fille du maire Montault 
prononça un discours qui fut suivi d'un banquet. 

Maires : Montault, 1790. — Dupont, an II. 
— Pierre Poulain, V* messidor an VIII, installé 
le 20 thermidor. — René ChasU, i*' avril 1806, 
installé le 14 mai, f en 1812. — Auguste-René 
Dutertre des Roches, 17 avril 1813, nommé la 
même année adjoint au maire de Saumur. — 
René Bordeaux, 30 juillet 1813. — Boudoin, 
30 janvier 1816, installé le 25 février. — Pierre 
I^espagneul, 23 janvier 1826, installé le 14 fé- 
vrier. — Proust, 1849. — René Nau, 30 sep- 
tembre 1852, installé le 8 octobre, f le 5 octobre 
1853. — René Poulain, nommé le 21, installé le 
30octobrel853.— Proust, 1867, eu fonctions, 1874. 

Arch. de M.-eUL. G i92.->Ardi. comm. Bt.-C. - Répert, 
arck,, 1868^ p. 127, 133, iT9.- AJfichM dTAng.,! lepteoibrt 
iT90.—Rev. d'Anjou, 1856, 1. 1, p. 359. -D. Piolln, Bist. 
de la Bév, data U Maine, 1. 1, p. 240.— Pour les lodOilét, 
voir la Boiuière, Xoiim^-iIe-crauiM, la Soriniére, etc. 

Déidaiif m^^ à eau, c»* d*Epieds, — Le Mo- 
lin de Deniau 1292 (Chart. de Brézé). — Le 
moulin Déniau xvi« s. (Fontev.). — Les mou^ 
lins de Déniau 1772 (Et.-C.) — L'écluse de 
Deniau (Et. -M ). — Il fut acquis le 11 décembre 
1364 par le prieur de St-Ladre de Fontevraud. U 
existe encore en 1412; il est détruit en 1415 et 
l'emplacement arrenté par l'abbaye à charge de 
reconstruction. Ce sont en 1584 des moulins à blé 



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DEN 



-80 — 



DÉP 



et à drap, qui iraiiaiant à eehd do Lilan et 
dont pour cette nison Fabbesse eonsent la Tente 
an marquis de Brézé le 21 novembre 1727. Il y 
fat fidt en 1775 nn canal latéral à la Dire poir 
recneillir l'ean qoi se perdait dans les marais. 

Arch. da Fontetnad. — Notes Mm. RidinlMnilt. 

DéBUin (Guillaume) t reçn docteur médecin, 
Angers, le 5 mai 1556, 1575. — (FraTiçoU), 
doctear en médecine de la Facnlté de Mont- 
pellier, fils Tl'an marchand de Beanpréan, marié 
en 1736 à la fille da fermier général des Haies- 
Gasselin, meurt à Gholet le 11 mars 1761. — 
{Mathieu-Olivier), doctear médecin, à Svimar, 
frère du curé d'Epiré, épouse à Brain-sur-All. 
Marguerite Fougeau le 16 février 1740. Il avait 
alors 28 ans. -- Il est dit défunt en 1767. 

Dénlan (Joseph), natif deBeaupréau, ancien 
vicaire de la Jumellière et chapelain de Belair, 
fut le premier directeur et sans doute un des 
fondateurs en 1710 du collège de Beaupréau; 

— murt le 13 février 1723. 

DéBlan (Pierre), dit le jeune, peintre, à 
Angers, mari de Louise Moreau, de qui il eut 
de nombreux enfants, notamment Louise (23 jan- 
vier 1679), Georges (26 décembre 1681), Louis- 
René (l*' novembre 1684). U signe ces trois actes 
de baptême. 

DéBlan (René), mattre architecte, mort aux 
Gerqueux-sous-Passavant , dont son fils était 
curé, le 22 novembre 1746, âgé de 69 ans. 

Deaiére (la), f., c*>« d'Andrezé, — La 2>e- 
nillère (Cass.). — La DenelUère (Et.-M.). — A 
Gh. Du Plessis en 1516, à la famille Fraie en 1746. 

DenUale (la), f., c»« de la Chapelle-H, 

Deidliére (la), f., c»« de Bouillé-M.; — 
f., c»« de Cheffes; — f., c"« de Marans; — 
f., c»« de Pouancé. — Le lieu, domaine, etc. 
delaD. 1540 (G 106, f. 84). — En est sieur 
Robert de Ghazé ; — donne son nom au miss, n é 
sur la commune, qui s'y jette dans la Verzée ; — 
800 m. de cours. 

Dénlolale (la), f., c»« de Loire ; — h . c»« 
du Tremblay. — En est sieur René YeiUon, 
mari d'Anne Goiscault, 1695, René-Louis-Julien 
Veillon, chevalier, 1789. 

nénlolale^ides-Bols (la), f., c«« de Loire. 

Denis (Gilles), docteur en médecine à Mo- 
rannes, mari de Marie Martin, fille d'un apothi- 
caire du pays, 1645, 1648. 

Denis (I.out8), imprimeur-libraire privilégié 
à Gholet, avant la Révolution, fut maintena en 
1791 par le District, incarcéré en 1792 et con- 
damné à Angers à deux ans de prison pour vente 
de catéchismes. Délivré au bout de six mois en 
vertu d'une loi nouvelle, il fut nommé par d'Elbée, 
président du Gomité insurrectionnel de Gholet, 
titre que lui contuuèrent Dernier et Stoffiet en 
1794. lise retira plus tard au Gouboureau, comme 
régisseur et était maire de Torfou dès l'an XI. En 
1816 il c^tint pour son neveu Laine la restitution 
de ses anciens brevets d'imprimeur et de libraire. 

— G'est son père sans doute, libraire à Gholet 
en 1753, qui a édité une belle édition in-8<> de 
l'Imitation de Jésus^hrist 

(la), f., c»« de St'Martin-d^Ar, 



— f., 0** de Pa»eraie. — Le domaine, fief 
et seigneurie delaD. 1590 (G 105, f. 98), le- 
levait de la Grise et appartenait à Pierre da 
Bouscher, écuyer. 

Denisiére (la), ham., c»« de Chaudron, — 
donne son nom à on nûss. qui coule du S. au N. 
et se jette dans le ruiss. du Pont-Notre-Dame, 
en face du moulin de Pinteau ; — 1,600 met. de 
cours; — f., c" de Cholet; « f., c« de la Salk- 
et'Chapelle-Aubry. 

Denfsières (les), ham., c<*« de Chigné. — 
L'entre, domaine, etc. appelé l'estre de la 
Denillihre 1472. — L'estre appelé la D. 
alias la Denixière 1570. — Le lieu, do- 
maine, etc. de la Denissière 1646 (Ghartrier 
de Laurière); -■ f.. c*« de St-Martin-du-F. ; 

— h., c»« de Trémont 

Donnerons (les), m^^ à vent, c"* de Saint- 
Saturnin, près le m^*^ des Quatre-Groix. 

Denorderie (la), f., c^^ des Alleuds. 

Denon (François-René), né à Angers le 9 fé- 
vrier 1769. simple couvreur, comme son père,, 
s'engage et est nommé sergent au premier ba- 
taillon des Volontaires le 15 septembre 1791. ser- 
gent-major le 8 octobre 1792, so&»4ieutenant le 
15 février 1793, lieutenant le 22 pluviôse an II, 
capitaine le 11 ventôse. De 1792 à l'an III, il sert 
à l'armée du Nord, assiste aux sièges de Maes- 
tricht, de Yalenciennes, de Lyon, au bombarde- 
ment de Verdun, — de Fan lYàFan IX sert dans 
les armées d'Italie, des Alpes, d'Orient, a l'épaule 
gauche fracassée à Rivoli, la jambe droite brisée 
devant St-Jean-d*Acre, revient en Fan X à Far- 
mée des côtes de FOcéan, est décoré le 25 prai- 
rial an XII , blessé i léna et de nouveau à 
Wagram, passe le 20 juillet 1811 chef de ba- 
taillon au V régiment d'infanterie légère, est 
blessé encore à Smolensk le 17 août 1813 et cette 
fois mis hors de service. U suit pourtant l'ar- 
mée, reçoit le 11 octobre la croix d'officier de la 
Légion d*honneur et prend sa retraite le 5 juin 
1813 à Angers, où il est mort le 9 avril 1852. 

DenenanlC (....), mattre chirurgien, Angers, 
< a couppé les jambes aux pauvres de FHostel- 
« Dieu, lorsqu'il en a esté nécessité et n'en a rien 
« vouUu prendre, » disent les Gomptes de l'Hôtel- 
Dieu de 1573-1574; — mort vers 1580. 

Dentellera (les), m^, c«« du Plessis-Gr. 

Denuale (la), t., (^ de SUMichel-et- 
Chanvaux. — La Demiets (Et. -M.). 

Dépeigne (Marie-Samuel-Auguete)^ né à 
St-Glément-des-Levées le 3 octobre 1765, fils d'an 
notaire royal et orphelin à 5 ans, fut ^vé à la 
PsaUette d'Angers, puis s'établit à Saumnr dans 
le commerce et quelque temps à Nantes. Engagé 
au l«r bataillon des Volontaires de Maine-et. 
Loire, puis au 5«, commandé par Gourbalay, il 
fut fait prisonnier en Vendée en octobre 1793 et 
sauvé à St-Florent par Bonchamps, avec qui 
Grille lui prête une étonnante conversation. Une 
autre légende raconte que, cherchant à se dis- 
traire de l'idée de la mort prochaine, il chantait 
à ses compagnons des airs de sa compositioB, 
quand sa voix fut reconnue par un de ses andans 
maîtres de S^Maarice d'Angers, qoi lui saava 



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DER 



— SI — 



U fie. n s'engAgea a« retour dans rarmée do 
ligne, où il devint promptement chef de masîqno, 
mais leprenant bientôt sa liberté ponr revenir à 
Angers, il s'y nuuria en l'an IX avec nne jenne 
¥siive. Dds lors sa vie fut vonée tout entière à ren- 
seignement de la musique» où il excellait et dont 
il resta pendant 40 ans le mattre recherché et 
particulidrement aimé. — Il n'a d'ailleurs rien 
publié de ses nombreuses compositions, conservées 
encore manuscrites. Son portrait aux crayons de 
couleur existe chez sa fille et rappelle bien cette 
bonne et vive physionomie d'artiste, toute sou- 
riante à l'affsction publique. — Mort à Angers 
le 14 juin 1838. 

Jfaùîé-^'Loire da U mal ig40. — B«o. é^AnjoUt 1857, 
1. 1, p. 907. — Grilla, Yotontmre», X, IV, p. iUL 

DépeigBère (la), f., c^ de Denée, 

Depemne {Itan-BaptiBU) , a publié des 
Stancti à JLouta David, i«' peintre de sa 
majesté V Empereur (Angers, Mame, 1811, 
in-4o de 8 p.). 

DepUuielae {Jean\ sieur du Ghatelier et de 
la Batonnerie, né à Nnaillé près Cholet, prieur 
de Comble et sous-chantre de Ste-Radegonde de 
Poitiers, où il mourut vers 1630, a laissé des poé- 
sies que son neveu Joach. Bernier de la Brousse, 
fit imprimer sous le titre d'CEuvree poétiques. 
Poèmes et mélangea de divereee poéaiee, le 
Miêogène, stances contre les dames et 
œuvres chrestiennes et pieuses (Poitiers, Jul. 
thoreau, 1611, petit in-12). 

DeprasC (Jacob), « nostre orfèvre, » dit la 
reine Jeanne de Laval, figure pour la façon de 
divers objets d'art dans le Cîompte de 1458 
(Mss. 913, foL 155). — Au même titre et sur le 
même Compte, comme aussi en 1456, est porté 
Jehannin Desperit, qui logeait en 1458 sur 
le portai Toussaint et s'établit, à la demande de 
la ville, dans la maison de Haute-Mule. 

Oefl>.... —V. JDor....,Dr.... 

BerbimUer {Atigustin), docteur médecin, à 
Baugé, 1711. 

DerHôpe(le), viU., c»« da Puiset-Doré; — 
V. la Roche-D., ^ le Puy-D. 

Derain (le), f., c«« des Rosiers, 

Derrlfl (le)* e\., c"« de Tierce. 

DemlBean {ffacques-Maurice), né à Tours 
le 98 novembre 1797, simple ouvrier peintre en 
bâtiments, vint après son tour de France s'éta- 
blir à An^rs, où il passa bientôt maitre et par son 
inteUigence et sa probité s'acquit rapidement une 
des plus honorables positions industrielles. Pen 
dant dix années même il remplit les fonctions de 
maire de la commune de St-Jean-de-Linières 
(aoàtl860-avril 1871). •» « Né peuple, » comme il 
le rappelait sans fierté vaine, il avait ponr préoc- 
cupation constante la recherche des améliorations 
et le souci de transformer par l'exemple, par 
Pinstmetîon, par le bien-être, par une sécurité ^ 
meilleure, par le progrès réfléchi, la situation si ^ 
longtemps délaissée des classes laborieuses, en 
les faisant profiter de sa dure expérience de 
parv«iu du travail. U a raconté, dans ses Sou- 
venirs d^vn ouvrier (Angers, Gosnier et Lachèse, 
in-»», i8M,4e 68 p.), ms déibuU de oompagnon 



du Devoir, ses Jeimes courses à traveis le monde, 
les épreuves et leurs premiers enseignements, 
d'un ton simple et aimable par sa sincérité 
naïve. Les mêmes sentiments ont inspiré les di- 
verses propositions soumises par lui k la Société 
Industrielle d'AJagers et résumées dans des opus- 
cules insérées aux Bulletins, avec tirages à 
part : Observations sur la qualité des pein- 
tures faites en hiver et sur Vamélioratùm 
du sort des ouvriers peintres (1838, in-9> 
de 4 p.). — Observations sur le compagnon- 
nage (1838, in^o de 19 p.). — Observations 
sur les encouragements â donner aux ou- 
vriers qui se sont distingués par leur travail 
ou leur dévouement (184^. — Proposition 
pour le patronage des jeunes apprentis in- 
dustriels (1844, in-8» de 15 p.). — Observa- 
tions pratiques sur la peinture au blanc de 
zinc (1854). — Note sur la nécessité de 
substituer le blanc de zinc à la céruse (1855). 
— J'ai lu aussi de lui des Stances pour des 
banquets de campagnons (s. 1. n. d. [Angers, 
1867], in-8« de 4 p.), qui témoignent surtout de 
son peu d'instruction première, et un touchant 
rédt, resté manuscrit, sous le titre de Sceur 
Hélène , souvenir de jeunesse (petit in-4» de 
36 p.), où se retrouvent, avec un abandon vrai, 
cette douceur affectueuse et ce sentiment profond 
d'honnêteté dont s'inspirait partout ce brave 
homme. — Il est mort à Angers le 11 février 1873. 
DésarmeHe (la), f., c«« de DurtaL 
M^em Aubimws» — Y. JLerou:v. 
Besbordes (Henri), imprimeur-libraire à 
Saumur, 1626. — (/eoac), imprimeur-libraire, 
typographus et bibliopola, à Saumur, protes- 
tant, 1696, 1674, mari de Marie Roquette, 1639, 
1639, etd'Ësther Bichon, 1651. Leur fille Esther, 
âgée de 33 ans, abjure l'hérésie à Brézé le 17 no- 
vembre 1680. — Ses livres portent pour marque 
un cavalier qui enlève un jeune tigre et que 
poursuit une tigresse, criblée de flèches, avec la 
devise Dilectio fortis, ut mors. — {Jean), 
frère cadet du précédent, marchand libraire, pro- 
testant, & Saumur, 1657, mari de Marie Ghé- 
relle, 1657, 1686. — {Henri), imprimeur, 1678. 
Besbojs {Jean), « enlumineur, » Angers, 1433. 
Ileee«ee«w« Ô). — Y. 1. 1, p. 100. 
Desehaaipv (JDom Léger-Marie), né i 
Rennes le 10 janvier 1716, avait fait profession 
à St-Melaine le 8 septembre 1733 et était dès 
1765 au moins procureur du prieuré bénédictin 
de Montreuil-Bellay où il mourut le 19 avril 
1774. ^ Son nom, resté inconnu, a été remis en 
lumière par un travail récent de M. Beaussire, 
de la Faculté de Poitiers, lu à la Société des 
Antiquaires de VOuest, puis au Congrès offi- 
ciel des Sociétés savantes à la Sorbonne et de« 
puis transformé en livre, où il le signale comme 
le précurseur français de la philosophie hégé- 
lienne. L'œuvre de Deschamps comprend deux 
opuscules imprimés : 1» jLettree sur l'Esprit 
du siècle (Londres [Paris], 1769, sans nom d'au- 
teur), vive critique de la philosophie régnante au 
profit de lareligion chrétienne, entremêlée àdessein 
« d'hypothèses qui pour Us voyants contenaient 



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DES 



— 3Î 



« toat Fessendel de ses principes. » -^ %/> La 
Voix de la raison contre la raison du temps 
et particulièrement contre celle de l'auteur 
du Système de la Nature par demandes et 
par réponses (Bruxelles, 1770) : — « C'est de 
« la fine métaphysique , écrit-il ; la surfine 
c viendra après. > Son bat réel, qu'il explique 
ailleurs, est de ruiner Tune par l'autre la reli- 
gion et la philosophie. Voltaire parle de cette 
brochure dans une de ses lettres à Gondorcet 
(11 octobre 1770).— Les idées vraies de l'auteur se 
trouvent exposées tout au long dans son grand 
ouvrage, recueilli manuscrit à la Bibliothèque de 
Poitiers. Il s'y était préparé par une Réfutation 
courte et simple du système de Spinosa, restée 
de même manuscrite, et adressée à son protec- 
teur, à son ami, à son disciple, le marquis Voyer 
d'ArgensoD, le seigneur du château des Ormes, dont 
les archives ont conservé sa correspondance. C'est 
dans son œuvre, La Vérité ou le Vrai système, 
qu'il se découvre, comme il dit, le visage. Après une 
courte épttre en vers où il promet le mot de l'é- 
nigme qui doit dégager les mœurs a du joug des 
« prêtres et des rois, » suit une préface où nous 
rencontrons, dit M. Beaussire, « des expressions 
« et des formules qui devaient faire reculer 
< d'horreur l'école de Voltaire et de Condillac. » 

— Quant au système, l'abolition radicale de la pro- 
priété et de la famille, voilà pour la pratique ; la 
suppression d'un Dieu personnel, intelligent et 
moral et, à la place, les deux pôles de l'existence, 
l'être pur, identique au néant, et l'être développé, 
l'être parfait, l'esprit universel, voilà pour la théo- 
rie, l'âme personnelle disparaissant d'ailleurs 
avec le Dieu personnel —C'est le résumé que donne 
de ces doctrines dès le début M. Beaussire. Elles 
avaient pour foyer le prieuré de Honlreuil-Bellay, 
dont à peu près tous les moines en avaient accepté 
l'évidence, et le château des Ormes, résidence de 
d'Argenson. L'auteur, familier ou correspondantde 
Diderot, qui parle de lui « avec édification » dans 
ses lettres à IPie Voland (11 septembre 1769), de 
Rousseau, de Voltaire, de l'abbé Yvon et de nombre 
d'autres, ardent à la propagande, « savait penser 
« avec les sages et agir comme il convient avec 
« ceux qui ne le sont pas, en faisant abstraction 
« de ses spéculations philosophiques pour rem- 
« plir les devoirs graves d'un ministère public et 
« sacré, » ainsi qu'il l'écrivait à son évêque. — 
n mourut dans ces principes, évitant tout scan- 
dale et muni de tous les Sacrements de l'EgUse. 

Beiussire, AntéeédenU de l'Hégéliattisme : Dom Dei- 
éhampi, «on fi/ttéme et son école (Paris. in-iS, 1865).— 
Vinoeozo di Giovanni, D. JOâschamps è Vincenxo Aficeli, 
precursori del modemo Panteismo alemanno (in-8*, 1^). 

— Mémoires lus à la Sorbonne (Section d'Hiftoire), 1864, 
•[verUssemMit, p. xn-xv. 

Desehamps {Guillaume), sieur de la 
Bouitlerie, fils d'un marchand fermier du Vieil- 
Baugé, célèbre avocat au Présidial d'Angers, en 
1550, échevin le 4 avril 1568, fut élu maire le 
l«r mai 1571, continué par les habitants en 1572 et 
1573, de nouveau en 1576 et 1577, sans qu'il y pré- 
tendit, mais pour rompre les brigues de Bitaultet de 
Toussaint Banlt; — « homme de bien, dit Louvet, 
« et de beaucoup d'autorité, » à qui il faut faire 



DÉS 

nionneur peut-être d'avoir arrêté, aussitôt qu'il 
le put, à Angers, par sa modération et sa pru- 
dence les horreurs du massacre de la St-Barthé- 
lemy. U fut nommé conseiller au Présidial le 
96 mai 1577 et installé en l'office de conservateur 
des privilèges royaux de l'Université le 14 mars 1578; 

— mort le 18 septembre 1579; — portait d argent 
à trois chênes de sinople rangés, plantés sur 
une terrasse de même, le tronc au naturel. 

Mm. 919, f. «46 et 245.— Loavet, dans la i}«o. de FAt^,, 
1854, t. U, p. 85, 3a, 39, 48. 

Des«kamps {Jean), mattre tailleur de pierres 
1647 et architecte, Angers, mort le 26 mai 1681, 
âgé de 60 ans. 

Des«oarCtts {Colin), peintre, Angers, 1481. 

— {Pantaléon), peintre, Angers, en 1522. 
Désert (le), f., c»« de Bocé. — Vinea apud 

Buceias , que vocatur t>thea de Deserto 
1084-1099 (Pr. de Bocé, ch. or. 8). 
Désert (le), f., c<** de Chalonnes-sur-Loire. 

— Boscus Déserte sub Rupeforti 1181-1183 
(H.-D., B96, f. 6). — Une certaine isle appe- 
lée Visle de Déserte, sise sur la rivière de 
Loire entre Rochefort et Montejefian et en 
icelle forests et grans bois où il habite 
bestessauvaiges rouges et noires 1411 (Ibid.). 

— Déserte xiv«-xviii« s. (Ibid., B 96) et en- 
core aujourd'hui, dans le langage, traduction 
directe du latin. — Ancienne lie de Loire, dé- 
pendance jusqu'au xii* s. du domaine d'Anjou. 
Le comte Henri II, dans une cour plenière tenue 
au Mans vers 1181-1183, eu dota l'hôpital St-Jean- 
Bap liste d'Angers, nouvellement fondé. Ce n'était 
alors qu'un bois, à peine entamé au xvi* s., où 
l'évêque d'Angers, propriétaire du château de 
Chalonnes, prétendait comme suzerain avoir seul 
droit de « chacer, tesurer et prendre bestes 
c rouges, rousses et noires ». Un arrêt du Parle- 
ment du 13 juin 1411 débouta le prélat de ses 
prétentions, et en 1451 un abornement des bois 
et des eaux limita le domaine épiscopal au bois 
de la Motte-Guyon et à l'Ile de Gandais, V. ces 
m^ts, — En 1540 le prieur de l'Hôtel-Dieu y fit 
bâtir pour ses religieux convalescents « un logis 
« secret destiné à s'y retirer sans estre subgectz 
c aux allans et venans des forestiers ». — Le 
premier bail général de Tile est de 1548 et com- 
prend « les maisons, jardins, terres labourables, 
« prés, pastures, herbages, ruches et moutardes», 
ainsi que les droits de chasse et de pêche. Sa 
durée est de 7 ans et les bois sont partagés en 
sept coupes, chacune exploitable alternativement 
par année. Le fermier payait 448 1. 1. plus trois 
milliers de triquots et autant de fagots rendus à 
Angers, — en 1653, 1,500 1.; — en 1745, 1.800 1. 
Hais les inondations y apportaient la ruine et celle 
de 1660 gâta l'Ile. L'Hôtel-Dieu y fit exécuter en 
1690 des travaux considérables de turdes et le- 
vées pour la protéger. C'est encore aujourd'hui 
un de ses plus opulents domaines. Quoique 
entamé et en partie exproprié pour l'assiette et 
le passage du pont de la ligne ferrée d'Angers à 
Niort, il conserve actuellement 101 hect. 22 ares 
15 cent, des plus plantureuses terres de la vallée. 

Arch. de M.-«t^L. H Qhartrtor de l'Hdtd-Diea B 98. 



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— 33 — 



DES 



BéseH (le Petit-), t., t^ de Beaucowsé. — 

IM««fi-à-l*-FtMellé Oe).— Y. Ile Gemme. 

Déserllère (la), f., c"« de la PoUevinière. 

Déserts (les)» f.. c"« du May. 

Jl^es]M»li*. *- y. de Pleurs, 

Deshales KMorgfuertte), dite sœur TA^- 
rèse, d'abord servante (1641) en la maison des 
Pénitentes, à Angers, snc6éda à la première sa- 
périenre et y moamt en cette charge le S8 août 
1674. — Sa Vie a été publiée (Angers, 1675, 
in-S» de 102 p.), avec une dédicace À Guy Las- 
nier, père spirituel de la maison. L'auteur, qui 
ne se nomme pas, est Jacq. Gourreau. Cet opus- 
cule est rare. 

Beshaies (Mathurin), maître horloger en 
gros volume 1665, mort à Angers le 30 octobre 
1700, âgé de 71 ans. 

Desludes {Pierre-Jean), entrepreneur de 
la manufacture de toiles à voiles et mouchoirs 
transférée vers 1770 de Saumur à Angers, membre 
en 1771, puis directeur de la Société royale 
d'Agriculture, mort à Angers le 3 février 1780. 

Deslisriilers (Aubin-Augustin), chevalier, 
nuurquis de l'Etanduère, baron d'Ardelais, Mon- 
tacier, Yernon, capitaine des vaisseaux du roi, 
chevalier de Saint-Louis en 1742, devenu veuf le 
5 novembre 1760 de Marie-Suzanne Prévost de 
Létborière, meurt l'année suivante le 17 avril à 
Angers et est inhumé le 19 en l'église de Lévière. 

Besberblers {Henri - François) , fils de 
messire Henri D., chevalier, seigneur de Lestan- 
duère, capitaine des vaisseaux du roi, et de Marie- 
Françoise de Lesporonnière, qu'il avait épousée 
le 10 mai 1678, est né à Angers le 6 juin 1682 en 
l^hétel de son père, près l'Académie, et fut bap- 
tisé le 15 à Lévière. Il débuta comme mousse à 
10 ans sur le Tamaris, devint garde marine 
en 1697, aide d'artillerie en 1701, enseigne de 
vaisseau en 1703 à bord du Téméraire, que 
commandait son oncle Antoine, et fut nommé lieu- 
tenant de vsisseau en 1705. L'année précédente» 
il avait été blessé au siège de Malaga d'un éclat 
de bombe qui lui fracassa la mâchoire. Montant 
VEtoile dans l'expédition contre Gibraltar, il se 
trouva engagé dans une reconnaissance entre la 
flotte anglaise et la terre, fit débarquer son équi- 
page et brdla son vaisseau. Après le siège de 
Gibraltar, il fut pris sur l'Arrogant, commandé 
P&r son oncle, et conduit par les Anglais à Lis- 
bonne (1705). — En 1706 il servait comme se- 
cond mi V Achille et prit part au combat du 
13 avril ; .1. en 1709 sur V Achille encore, il figura 
dans l'escadre de Duguay-Trouin. — En 1718-1721 
il leva la carte de l'embouchure du Gange ; — fut 
promu en 1727 au grade de capitaine ; — remonta 
en 1730 le St-Laurent et en releva' le cours. — 
Choisi en 1735 pour capitaine de pavillon parDu- 
guay.Trouin, il reçut en 1736 le poste de com- 
missaire général de l'artillerie à Rochefort, com- 
>û&nda en 1740 le Mercure aux Antilles, dans 
l'escadre du marquis d'Antin, prit part le 19 jau- 
ger 1741 à un combat contre une division an- 
^se . revint en 1742 à titre de directeur de 
VaniUerie à Dunkerque et commandait les bat- 
teries de la marine au siège de Fumes. — 
n 



En 1745 il fiit élevé an grade de chef d'escadre 
et s'empara, en vue de Brest, de six frégates 
anglaises.— En octobre 1747 l'ordre lui fût donné 
d'appareiller avec huit vaisseaux et une frégate, 
pour escorter 252 navires marchands à destina- 
tion des colonies d'Amérique. La flotte, partie 
de l'ile d'Aix le 17, rencontra le 25, entre les 
caps Ortegal et Finistère, la croisière anglaise, 
forte de 23 vaisseaux. Quatre des huit vaisseaux 
français, écrasés par le nombre, coulèrent bientôt 
à fond. Le Tonnant que montait notre Angevin 
resta seul à faire tète contre divers groupes enne- 
mis qui à plusieurs fois se renouvelèrent. Il luttait 
invaincu mais près de succomber, quand l'Intré • 
pide, commandépar Vaudreuil, parvintàle rallier. 
Bientôt cinq'vaisseaux anglais flottent désemparés ; 
d'autres reviennent à l'attaque avec fureur; mais 
la nuit tombe et l'Intrépide, qui a conservé ses 
œuvres vives, suffit k remorquer jusqu'à Brest 
le Tonnant criblé de 163 boulets. Pendant ce 
temps lé convoi s'était dégagé de toute poursuite. 
Vaudreuil fut nommé chef d'escadre et Desher- 
biers, assure-t-on, commandeur de St-Louis. Il 
ne figure pourtant pas à ce titre aux registres de 
l'Ordre. Un tableau du Musée de Versailles re- 
présente cette glorieuse lutte dt^s deux vaisseaux 
contre une flotte. Encore, l'inscription qui le dé- 
signe ne mentioLue-t-elle que Vlntrépide, et se 
trompe, comme Voltaire d'ailleurs et les autres 
historiens, sur la date vraie de cet épisode d« 
nos gueires maritimes. •— Desherbiers mourut 
en 1750 & Rochefort, où il exerçait depuis 1748 
les fonctions de commandant de la marine. Par 
iine exception unique dans l'Ordre de St-Louis, 
il cumulait deux pensions, dont une de 2,000 liv. 

— Son portrait a été gravé in-8o d'après Grain- 
court, par Hubert. 1781. Il en a été fait une 
lithographie (Angers, P. Lachèse, Belleuvre et 
Dolbeau, 1869). 

Voltaire, Préeù du règne de Louis UV, ch. XXVm «t 
Correspondance.— Hennequin, Biogr. de marins eéîibres. 
^Mosaïque de r Ouest, 15 aTril 1845. art da PhU. Bédard. 

— Jal, Inct, erit,, p. 779. — Journal de Maine-et-Loire^ 
1" octobre 1844 et 16 janvier 1854.— Areh. mun. GO 8, oà 
te trouve l'acte debaptéme*— Arch. oomm. de Freignâ Bt-C. 

— Théod. Anne, Hist, de Fordire de St-Louis, 1. 1, p. 398* 
400: t. Il, p. 117. — Quincy, ffist, miUt. de Louis XIV, 
U ÏW, p. 144. — Notée Mu. de Phfl. Béclard, commimiqOlM 
par M. Lemarchand. 

Détllale (la), ham., c*'* du Tremblay. 

Désir (le Grand-), f., c"« de Changeaux; '» 
cl., c"« de Feneu ; ■» f., c"* de Juigné-B. 

Désiré (le), four à chaux, c^ de la Mei- 
gnanne. 

DéHw^ée aa). - Y. VAdésihre. 

Désirée (la), f., c"« de StCrespin. 

DesJardlBs {Jacques Jardin dit), né à An- 
gers le 18 février 1759, fils d'un pauvre voi- 
turier, s'était engagé volontaire le 8 décembre 
1776 dans le régiment de Yivarais. Nommé ser- 
gent le 17 juin 1788 après douxe années de se;*- 
vice, il réclama son congé que la vivacité de ses 
opinions fit accompagner d'une « cartouche jaune» 
(5 février 1790). De retour à Angers ii donna 
quelques mois des leçons d'armes jusqu'à Torga- 
nisadon de la garde nationale où il fut nomfùé 
adjudant général (5 août 1791) et dès la levée des 

3 



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DES — 34 — 

volontaires, lieatenant-eolonel du deiutièmd ba- 
taûlon (17 août 1792). 8a hante taille, son air mar- 
tial, sa décision d'allnres et de caractère étaient 
faits ponr entraîner à son commandement cette 
élite de braves gens II assista à Jemmapes, fit 
tonte la campagne de 1792 et lors de la retraite 
de Domonriez, sanva son bataillon délaissé sans 
ordres, en traversant la ligne ennemie et en re- 
joignant à marches forcées pendant on jour et 
deux nnits l'arrière garde. Après Nerwinde, il 
fut chargé de la défense de Landrecies et dut 
alors se séparer de ses Angevins. Nommé général 
de brigade le 3 septembre 1793, général de divi- 
sion le 29 ventôse an II, il prit part aux opéra- 
tions autour du Quesnoy bloqué , refusa le 
12 prairial le commandement en chef des armées 
des Ardennes et du Nord, acceptant le 20 celui 
de l'armée des Ardennes qui investit Luxem- 
bourg, servit à l'armée du Nord jusqu'en l'an Y 
et passa en l'an VI à Farmée de Batavie. Mis en 
disponibilité le l«r vendémiaire an X, il fut 
nommé le 19 frimaire an XII, au camp sous Brest, 
membre de la Légion d'honneur et dès le 25 prai- 
rial commandeur de l'Ordre, au moment où il par- 
tait à la tête d'une division pour rejoindre la grande 
armée. Après Austerlitz, il commanda même par 
intérim le 7« corps jusqu'à la campagne de Prusse. 
Placé alors à la tète de la première division, il 
fut mêlé avec elle à tous les combats jusqu'à 
Eylau. Lancé sur le centre des Russes, au milieu 
d'un ouragan de neige et de mitraille, il tombe 
sous son cheval éventré, se relève sans blessure, 
mais, en ralliant ses troupes, tombe de nouveau, 
frappé à la tète d'un éclat d'obus. Trois jours 
après (11 février 1807;, il expirait, sans avoir 
repris connaissance, à Lansberg, où l'avait fait 
transporter son compatriote et aide de camp, Gaul- 
tier, et où il repose dans le cimetière. Son.nom est 
inscrit sur l'Arc-de-l'Etoile et a été donné en 1842 
à one des rués neuves d'Angers. Son bus te par Dan- 
tàn aîné figure au Mttsée de Versailles et une 
copie, donnée par la famille, au Musée d'Angers. 

Maine^'Loire do 15 ôctdbre 1850. -Berthe, Mm. 1059. 
— Grffle, Volontairei, t. ïll, p. 413.— Bodin, t. H, p. 438; 
•oa trticto lotognphe est aa Un, 1059 — GhoiuBea, note 
Mis. — Fastes de la Légion d'honneur^ 1 111, p. 863. 

Deslaodes {Maurille)^ sieur des Roùhes et 
de Beaulieu, échevin le l«r mai 1564, conseiller 
au Présidial en 1568, est élu maire le l*r mai 1574, 
lourde charge et dans laquelle il eut à faire tète aux 
troubles soulevés par la mort du roi, aux violences 
des gouverneurs, aux surprises des rebelles, aux 
exigences croissantes du fisc royal, aux levées 
d'emprunts forcés sur les habitants riches pour le 
compte de Montpensier ou du roi, à l'organisation 
enfin de la milice bourgeoise. Cest au milieu de 
ces misères publiques pourtant que la ville offrait 
à Gujas une régence en l'Université d'Angers 
et que fut fait aux frais des marchands le quai 
de la Poissonnerie. Suspendu de son office du 
Présidial à la suite des troubles. Deslandes y 
fut rétabli par lettres royaux du 23 mars 1593. 
n portait d'azur à trois chevrons â!or posés 
l'un at^dessus de Vautre, — {Maurille), fils 
du précédent, élève de Jean Sursin, Y. ce nom, 
a publié une triple table de la Grammaire grecqae 



DES 



de son maître, dédiée à son père : Tabulœ 
très, una verborum grœcorum, altéra lati- 
norum, tertia sententiarum gucB in J, Sur- 
sini grammaticcs grœcœ opère continentur 
(Angers, Ant. Hernault, 1598). 

Areh. de M.-et-L. B tmimut da PrédStl. - Mis. 919. 
f. 247 et 277. 

Dcsioges (J. . .)» signe un tableau de la cha- 
pelle de Montplacé, xvii* s. 

DeënsmsimU (le capitaine). — V. St-Aignan, 

Desmarals (Jean), « ymagier » ou maître 
sculpteur d'Angers, employé par la mairie, en 
1531, à la confection de deux grands écussons 
de l'Hôtel-de- Ville, fournit en 1536 à l'église de 
l'Hôlel-Dieu « l'imaige d'un crucifix, » qui lui 
fut payée 15 livres. L'année suivante, le Chapitre 
de la cathédrale l'associa à Jean Giffart, V. ce 
nom, dans la commande des statues de St Mau- 
rice et de ses compagnons qui décorent aujour- 
d'hui le fronton de St-Maurice d'Angers. On ne 
sait rien de plus de sa vie ni de ses œuvres, 
sinon qn'il vivait encore en 1549. 

Arch. mon. GC il, loi. 227.— Areh. de M.-et-L. G Safait- 
Mtar, Pelil-Oouveikt; H U.-D. S 60.— Mm. 870, p, 140. 

Hesnias {Louis), natif de Chazé-sur-Argos, 
conscrit réfractaire de 1807, tint la campagne 
pendant cinq ans, parcourant à la tète des bandes 
armées les arrondissements de Segré et de Ghâ- 
teanbriant. Arrêté seulement en novembre 1812 
à St-Jnlien-de-Vouvantes, il fut amené au château 
d'Angers , d'où voulant s'évader , il tomba du 
haut d'une tour et se tua raide le 20 mai 1813. 

Desmaziéres (Louis), docteur médecin, fut 
reçu en l'Université d'Angers le 14 mars 1777 
avec cette thèse toute angevine : An vinum al- 
bum rubro salubrius f — Il est inhumé, âgé 
de 24 ans, à Faveraie, le 9 septembre 1779. 

Desmazléres (Thomas-Gabriet) , fils et 
petit-fils d'anciens juges sénéchaux du comté de 
Vihiers, naquit le 5 novembre 1743 à Beaulieu, où 
son hôtel patrimonial existe encore, V. 1. 1, p. 249. 
Reçu docteur en droit en l'Université d'Angers, 
il y acquit en 1761 un office de conseiller an 
Présidial et était recteur en charge de l'Univer- 
sité quand il épousa le 25 août 1772 la fille de 
Louis Ayrault, doyen du corps où il venait d'en- 
trer. En 1779 il remplaça à l'Académie d'Angers 
l'abbé Cotelle et prit pour sujet de son discours 
de réception Des Avantages qu'un magistrat 
peut retirer pour son état de Vétude de la 
Philosophie et des Belles- Lettres, U y lat 
encore le 25 avril 1781 une Dissertation sur 
les avantages que l'on peut retirer de 
quelques ouvrages des nouveaux philosophes 
et les dangers qu'on peut courir en en lisant 
plusieurs. Elu successivement chancelier de l'Aca- 
démie, administrateur de l'Hôpital général, vice- 
maire, membre, puis procureur général syndic à 
l'Assemblée provinciale d'Anjou au nom du Tiers- 
Etat, il fut délégué au même titre dans la €om« 
mission Intermédiaire. Il réunissait à ces fonc- 
tions celle de capitaine des chasses de FEvôchô 
d'Angers pour la baronnie de Ghalonnes. D'ail- 
leurs ses opinions se prononçaient, comme celles 
de son ami Diensie, énergiqnement pour la 



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DES 



Aévoliidoii et il rat faire à propos, dés les pre- 
miers jours, le sacrifice de ses principavx ^tres 
aax exigences des devoirs nouveaux. Nommé 
député à l'Assemblée Constituante le 20 mars 
1789, il était de retour en 1701, entra au Conseil 
général du département, fut élu le 7 septembre 
1792 juré prés la haute Cour nationale^ envoyé 
comme commissaire dés les premiers troubles 
dans le District de Cholet (13 mars 1793), puis 
lors de la formation des tribunaux, appdé k la 
présidence de celui de Vihiers (18 septembre 1793), 
où il retrouvait les traditions séculaires de sa 
famille. Elu de nouveau haut-juré le 22 vendé- 
miaire an IV, il s'excusa sur sa santé et était 
en Tan y président de l'Administration munici- 
pale du canton à Chauzeaux, quand 223 voix, 
presque l'unanimité des électeurs, l'envoyèrent 
an Conseil des Anciens. On l'y voit combattre en 
Tan ¥(!«>' jour supplémentaire), un rapport de 
Portails contraire au divorce et faire adopter une 
pr(^»ositioii qui se contentait d'en étendre à six 
mois les délais légaux. En l'an VI (11 floréal), 
c'est sur son rapport qu'est votée sans discus- 
sion une pension à la nourrice de Louis XYI. Il 
y siégea jusqu'au 18 brumaire an VIII et entra 
ensuite au Corps législatif jusqu'au 1*' pluviôse 
an XI. Il revint alors à Angers avec le titre de 
juge an Tribunal d'appel où il obtint une prési- 
dence lors de l'organisation de 1811. Depuis plu- 
sieurs années il en était le véritable chef, quand il 
mourut le 83 juillet 1818 et en tète de la foule nom- 
breuse qui se pressait à ses obsèques, marchaient 
les enfants des écoles mutuelles dont il avait été 
un des pins ardents protecteurs. — Le titre de 
chevalier avec armoiries lui avait été accordé 
par décret daté de Schœnbrun le 5 août 1809. 

Areh. de M.-et-L. — Moniteur, ^ MahM-^t'-Loire du 
1* août 1818. — R€9U€ d^Anjùu, 1854, t. H, p. 189-248. 
— Vlal, Cousu de la guerre, p. 54. 



( TAomos-JLouts) , fils du 
précédent, né à Angers le 16 février 1775, fut 
élevé au collège de Vendôme et attaché comme 
secrétaire pour ses débuts, grâce à la protection 
de Talleyrand, ami de son père, à la légation près 
la République Batave (8 fructidor an VI-25 août 
1798). Il y resta jusqu'au 22 septembre 1805. Il 
avait alors atteint l'âge qui lui ouvrait l'en- 
trée de sa véritable carrière, la magistrature. Il 
fut Dommé juge le 13 mars 1806 au Tribunal 
civil d'Angers et bienlôt, quoique le plus jeune 
de 866 collègues, élevé à la présidence (3 janvier 
1S12). — Le 30 décembre 1814 ses concitoyens 
le portaient au Conseil municipal. Il faisait par- 
tie dès lors — et comme un des chefs désignés — de 
ce groupe (Tbommes loyaux qui, saluant au sor- 
tir des excès du despotisme, l'avènement d'une 
Constitution libre, allaient essayer de la défendre 
contre la réaction des passions et des intérêts 
également aveuglés. Deux fois inscrit au premier 
rang par les collèges d'arrondissement en 1815 et 
1816, une troisième fois aux élections de juillet 
1830, il livrait ainsi son nom à la lutte électorale, 
sans escompter le triomphe, mais à chaque pas se 
rapproofiant de la victoire. Il s'en montra digne à 
nieuTO suprême, dans les premiers jours mêmes 



du combat de juillet, par une ordonnance en- 
registrée qui, couvrant la loi violée, autori- 
sait l'imprimeur du Maine-et-Loire à résister 
aux ordonnances royales. Sur la requête sponta- 
née de la Cour et l'acclamation publique, un dé- 
cret du 10 septembre 1830 éleva le courageux 
président de Chambre à la présidencis supérieure, 
laissée vacante par la démission de d'Andigné. 
Desmazières en accepta avec résolution tous les 
devoirs dans ces temps troublés d'un gouverne- 
lAent nouveau où tout citoyen était tenu à payer 
d'exemple, où la modération et le respect de la 
légalité devaient s'imposer aux violences des partis 
et même à l'opinion publique. Elu député en oc- 
tobre 1830, il parut à peine à la Chambre et se 
démit au bout de quelques mois (15 janvier 1831) . 

11 représentait aussi depuis 1830 le canton de 
Thouarcé an Conseil général, où il siégea jusqu'à 
sa mort et qu'il présida souvent , notamment en 
1832 et 1849. Mais en 1842 il ne fat pas réélu du 
Conseil municipal, on il avait pris parti pour le 
maire Giraud. Chevalier de la Légion d'hpn- 
neur du 3 septembre 1831, officier du 9 janvier 
1841, commandeur le 4 mai 1845, il eut même 
cette année à refuser la Pairie, que. lui offrit 
M. Guizot. L'avènement de la République le trou- 
bla et le fit désespérer de la liberté au point 
d'accueillir sans répugnance, ~ avec joie peut- 
être, — le coup d'Etat du Deux -Décembre. 
Quelques mois après (23 octobre 1852) un dé- 
cret du pouvoir nouveau l'arrachait à sa vé- 
ritable vie, en le mettant à la retraite tout 
en le maintenant à la présidence honoraire. 
Un autre décret du l*" janvier 1853 l'éleva à la 
dignité de Sénateur. — Il moun^t à Paris le 
16 mars 1855. Ses obsèques eurent lieu à Angers, 
où des voix autorisées rappelèrent sur sh tombe 
c l'esprit vif et pénétrant, le jugement droit, la 
« science éprouvée, le caractère à la fois éner- 
« gique et bienveillant > du magistrat. — On a de 
lui Mémoire sur les chemins de fer, lu au 
Conseil général le t septembre iB45 (in-8*<ie 

12 p.). — Discuwion du projet concernant le 
Notariat Opinion de M. le premier Prési- 
dent (1852, Cosoier et L., in-S» de 2/3 de f.). 

Arch. de U.-el-L- — AlUn-Târté, Noticeem' M, Bet- 
jfwmértt (Angen, Gonier et L., 1856, in-iS 4e 68 p.). -^ 
Métivier, DUcoun de rentrée du S novenUfre 185S {Aaitn, 
Laine, iii-8* de 85 p.) loum. de M.-^^L., 81 marsT855, 

Desmé {Paul-Claude-François) , sieur de 
Puy-Girault, docteur en droit, avocat, puis con- 
seiller du roi en la Sénéchaussée de Saumur, 
conseiller au Conseil de Monsieur et assesseur au 
Conseil supérieur, 1710, était lieutenant du maire 
et lieutenant-général de police en 1778. VOrdon- 
nance de police sur la ville et les faubourgs de 
Saumur qu'il pubUa le l*' juillet 1784 (Saumnr, 
Degouy, 1785), comprend 16 titres et 164 p. in^. 
Il se démit de cette charge et de toute fonction 
active, en gardant seulement le titre de lieutenant 
honoraire, le l7 avril 1788, ayant été élu Tannée 
précédente député du Tiers-Etat à l'Assemblée 
provinciale. Les Archives de M.-et-L. possèdent 
(G 171) le Mss. de l'important Mémoire qu'il 
avait adressé dès 1787 à la Commission inter- 
médiaire Sur les chemins de traverse, imi^rimé ^ 

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en 1790 (Angers, Marne, in-S» de M p.) avec un 
Avis au lecteur qni fut distribué aux membres 
da Conseil départemental. L'antear fat on des 
trois commissaires nommés par le roi ponr la 
formation dn Département en 1790. — Il moamt à 
Bagneux le 4 décembre 1799. 

Desmé de I^tsle {Pierre), fils du précédent, 
né i Saomnr le 31 août 1778, membre du Con- 
seil d'arrondissement de Saumnr, conseiller de 
Préfecture à Angers (3 janvier 1828), fit fonction 
de préfet pendant deux années et reçnt la da- 
cbesse de Berry à son passage à Angers; — 
mort i Bagneax le 23 avril 1833. — (Casimir), 
fils du précédent, né à Bagneax. le 4 février 
1817, élève à St-Cyr en 1834, officier d'ordon- 
nance da maréchal St- Arnaud, chef de bataillon 
au 2* grenadiers de la garde, fut tué au début de 
la bataille de Magenta, dans Tattaque de Bufia- 
rota, le 4 juin 1859. 

ËBemtmomJoU — V. Tur^ain, 
', Desmonlliiis (^tcoZos), brodeur et peintre, 
d^ Saamur, fournit i l'église St-Pierre de cette 
ville œuvre de ses deux métiers,— en 1625 « un 
c tableau de la Cène de Notre-Seigneur par luy 
« €aict et marchandé », — en 1630 des étoles , 
aubes et fanons, -* en 1635 la broderie d'or, d'ar- 
gent et de soie d'un voile de satin blanc, et la 
.même année peignit et dora les marches de l'autel 
Ste-Anne. Deux tableaux signés Desmouline 
pinxit Salmurii 1671 représentant ^o^ sortant 
de Varche et JLot^ quittant Sodome, déco- 
raient l'hôtel de la Frégeolière à Yarrains et sont 
conservés aujourd'hui au château de Lorière 
(Sarthe). — Notre artiste devait être, à cette 
dernière date, bien ftgé, si elle est exacte ou si 
ce n'est pas l'œuvre de queliju'ttn des siens. 

Desneaz* curé de St-Michel-du-Tertre d'An- 
gers, a publié le Livre de la Confrérie de la 
Ste-Trinité et Rédemption des Captifs (petit 
in-12, Angers, 1736), dont il était directeur. C'est 
un recueil de règlements, d'exhortations, de prières 
propre i exciter la commisération des hdèles. 

DesBoyers ( ), « noble homme, maistre 

« faiseur de verre », mari de Jeanne de Gollier, 
résidait sur la paroisse du Guédénian en 1630. 

DesBoyers (Joseph), maître architecte , 
Angers, 1758, 1790, mari de Jeanne Ferrand. — 
(René), maître architecte, fils du précédent, né 
en 1758. 

Désoixeaa (le) , f. , c»" de la Salle-de- 
Vihiers (Cass.). 

BeepetHe. — V. Deprast. 

Despleds, famille de chirurgiens qu'on ren- 
contre au XVII* s. à St-Martin-de-la-Place, aux 
Tutfèanx, à Chemellier, et dont deux, Artus et 
François sont au nombre des chirurgiens ordi- 
naires de l'abbesse et de la communauté de 
Fontevraud ; — le dernier y meurt le 22 juillet 
1704, âgé de 44 ans. 

Despleds (Alexandre), peintre, de la famille 
des précédents, habitait Fontevraud à cette 
époque du xvii« s., où les grandes abbesses de 
la maison de France y tenaient leur cour et pa- 
raient leurs églises et leur abbaye. Peut-être 
.est-il l'auteur ou l'un des auteurs des fvesques 



curieuses qui décorent là salle capHulaire. H 
figure dans les registres de la paroisse comme 
f8j)ricien ou comme parrain depuis au moins 
1656, et mourut è sa maison de l'Asnerie, le 
18 septembre 1694, âgé de 63 ans. U ayait en un 
fils nommé Pierre, le 4 avril 1670. ^ C'est son 
père peut-être, nommé comme lui Alexandre, 
et désigné du titre d'architecte, qui signe un 
acte de baptême, en 1653. 

Despréaux ( ), gouverneur des pages, 

fut élu de l'Académie d'Angers le 20 janvier 
1734. Il y lit aux séances suivantes diverses tra- 
ductions d'Horace, une cantate, une Epître sur 
les plaisirs de la vie champêtre, et autres 
productions restées inédites. Il a publié seule, 
ment La Boucle de cheveux enlevée, poème 
héroîcomique de Pope , traduit en vers 
françois par M. D**x et Balsore, ou la suU 
tane posthume par le même auteur (Paris, 
Thiboust, 1743, in-12 de 109 p.). 

Ms8. 1038. — BibUoth. raùonnée, U XXX, p. 487. - 
Barbier, Diet, des Anomymet, 

Desprès (les), t., c"« de St-Quentin-lès-B, 
Després (Françoise), née en décembre 1746 
à Montreuil-Bellay, fut élevée par son oncle curé 
de Bessé, qui lui fit faire ses humanités complètes 
et obtint son admission à Saint-Cyr !en qualité 
de dépensière (1775). £lle revint en 1792 à Bessé; 
mais, restée seule de la famille, elle mit au ser- 
vice des chefs vendéens, Piron,Charetle,Laroche- 
jaquelein, toute son ardeur royaliste et reli- 
gieuse, courant le pays, tantôt à pied, tantôt i 
cheval, le plus souvent déguisée en mendiante, 
« une quenouille à son côté, une béquille à la 
« main, sur le dos une mauvaise besace », por- 
tant les dépêches, distribuant les proclamations, 
semant les terreurs et les fausses nouvelles'» 
épiant la marche et les propos des bleus, facile 
pourtant à reconnaître et partout signalée ; car 
elle était borgne de l'œil gauche. Dans les inter- 
valles de ces courses, elle occupait un comman- 
dement dans la division de Piron, puis dans l'ar* 
mée de d'Elbée, « le général de la Providence », 
qu'elle suivit à Fontenay, à Coron, i Saumur, à 
Nantes, servant d'aide de camp ou, après la ba- 
taille, pansant les blessés. Chargée de faite une 
levée vers Brissac, elle fut reconnue, arrêtée et 
conduite dans les prisons du château, puis à An- 
gers « comme lapins fameuse royaliste de France » 
et enfermée au Calvaire. Après cinq semaines de 
détention, on la dirigea avec ses compagnons de 
misère sur les Ponts-de-Cé. Elle y resta enfermée 
trois jours dans l'église, et au moment du départ 
s'évada, c Une femme charitable qui m'avait re- 
« connue, dit-elle, m'apportait un pot ifea, pour 
« réchauffer mes mains engourdies. A l'instaDt 
« où je tends le bras, . . les deux Bleus qui se 
« trouvaient entre elle et moi se séparèrent pour 
« nous laisser embrasser. Tout à coup ma bien- 
« faitrice m'attire à elle; je fais en tremblant on 
« pas; je me sens entraînée; les Bleus sa re- 
c joignent sans s'occuper de moi. . . et je suis mi- 
« raculeusement* sauvée ». ^ Le lendemain elle 
était i Angers en quête de renseignements et le 
surlendemain â l'avant-j^rde de l'armée ¥en- 

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déooJie (!•' décembre 1793). Elle la suit à la 
déroute du Mans, pais à Laval» essaye en vain 
de repasser la Loire» revient à Savenay, se cache 
qraarante heures, après le désastre, dans une 
barrique défoncée, est recueillie mourante par 
des paysans, pais an châteaa da Dréneaf dans la 
paroisse de Feigréac, et à peine debout, court de 
nouveau les bois et les champs avec les débris 
de la Vendée (1793-94). Pour plus de sûreté elle ac- 
cepta l'amnistie et put faire ainsi pour le compte de 
Cbarette de nombreux voyages à Nantes où enfin 
elle fut arrêtée jusqu'à la pacification. Après la 
mort de Chai^tte elle se fit institutrice à Amaillou 
près Parthenay, puis à Epargnes près Saintes, 
sans cesser moins que jamais ses menées sourdes. 
Dès 1808, aux premières ombres de la guerre d'Es- 
pagne, elle avait repris son service régulier dans 
les trames royalistes et son costume de mendiante. 
Elle alla ainsi s'établir dans le Midi, le long des 
frontières, semant partout les bruits et les ins- 
tructions qui venaient de l'étranger et de Bor- 
deaux, Jusqu'à l'entrée à Toulouse de Welling- 
ton, qui lui témoigna sa bienveillance. Comme 
Renée Bordereau, V. ce nom, elle a raconté elle- 
même cette vie d'aventurière dans un récit écrit 
d'un style moins sauvage mais aussi moins naïf 
et dont la prétention sentimentale doit souvent 
laisser suspecter la sincérité. Il a pour titre : 
Détails historiques sur les services de Fran- 
çoise Després, employée dans les armées 
royales de la Vendée depuis i793 jusqu*en 
i8i5f sur ses missions secrètes, etc., etc., 
dédiés à S. A, R. Madame, duchesse d'An- 
gouléme (Paris, Michaud, 1817, in-8o de 68 p.). 
Desreehes (Guillaume), était, d'après la 
Chronique inédite de Parce (Mss. Baluze 380), 
fils de Bcaadouin des Roches en Poitou et d'Alice 
de Chitellerault, quoique son patrimoine connu 
qoit situé dans le Maine. Il ne figure dans les titres 
que dans les dernières années du xii« s. Une dona- 
tion de prés en l'tle de Blaison ou Longue-Dé, 
faite ^ lui à l'abbaye de la Boissière, le montre 
déjà marié. Vers 1190 pourtant il est veuf et 
se remarie à Marguerite de Sablé, dont l'al- 
liance allait tranàormer sa fortune. En 1193, 
le roi Richard d'Angleterre le charge avec deux 
antres personnages, de traiter en son nom avec 
le roi de France. Guilhuime, alors complète 
ment attaché aux intérêts de la dynastie ange- 
vine, s'empressa de reconnaître le jeune Arthur, 
qui, en mai 1199, le nomma son sénéchal pour 
l'Anjou et pour le Maine, titre qu'au même temps 
Philippe-Auguste lui confirma. — Avec le roi et le 
jeune comte dont il commandait les troupes, il 
occupe le Maine et le Mans, faisant tête à l'inva- 
sion de Jean-sans-Terre (octobre 1199). — On le 
voit bientôt, sans raison bien connue, servir 
alternativement les deux causes pour se rattacher 
définitivement, après la prison d'Arthur, au roi de 
France. Il s'empare d'Angers en 1202, de Beau- 
fort en 1S03 et de GhÀteauneuf , qu'il démantèle, 
et reçoit du roi en li04 avec le domaine des 
villes de Ghâteaonenf et de Ghàteau-du-Loir, 
Loudun, Brissac, Beanfort, Baugé, et le gouver- 
nement de la Touraine qu'il réunit à eeluildn 



Maine et de l'Anjou ; il ne lui miinquait que le 
nom de comte , mais ses pouvoirs iurem de 
beaucoup réduits en 1S07. En 1313, la j^erre 
ayant repris entre les deux rois, le obàtdfku de la 
Roche-aux-Moines, que Guillaume avait élevé 
pour maintenir Rochefort, fut assiégé par les 
Anglais, mais bien armé, se défendit jusqu'au 
secours amené par Louis, fils de France. Le 
siège levé le 17 juillet, Guillaume se jeta sur 
Rochefort, qu'il prit et rasa. A la suite de ces 
combat», Angers fut occupé définitivement par 
les troupes de France. — En 1218, GuilUume 
prit la croix contre les Albigeois, et avant le dé- 
part il partagea ses biens, du consentement 
d'Amanri de Graon, marié au moins depuis 1214 
à sa fille atnée, Jeanne, entre ses deux autres 
filles, dont une, Clémence, avait épousé vers 
1220 en secondes noces , Geoffroi de Ghâteaudun, 
l'autre Elisabeth ou IssJ>elle Geoffroy de Cham- 
pagne. — Guillaume mourut dans les premiers 
mois de 1222 et fut inhumé dans l'abbaye de 
Bonlieu qu'il avait fondée en 1219 et où sa sta- 
tue couchée se voyait avec celles de ses filles au 
moins jusqu'au xviii« s. Sa femme, qui vivait 
encore en 1234, fut inhumée au Perray-Neuf. 
Leur fils aîné Robert était mort de bonne heure 
sans enfants, ainsi qu'une autre fille, Marguerite. 
— Guillaume se servait en 1209 pour sceller 
les actes d'une pierre antique portant un. buste 
d'empereur. Une très-belle matrice de son sceau 
qui le représente sur son palefroi avec tout 
l'équipement guerrier, figure dans la collection 
Mordret, d'Angers. H y porte sur l'écu les armes 
reprises plus tard par J. Bourré : àla bande 
fuxelée, Vorle semé de six hfisans. Sa ban- 
nière de guerre était de couleur rouge avec uœ 
croix d'argent. — Dans les titres de la ^aie- 
anx-Bonshommes (G 871, t. Il, fol. 30), se trouve 
une charte de donation par Guillaume à l'abbaye 
du Perray-Neuf, datée du 4 octobre 1209 qui 
est fausse, comme il apparaît aux synchronismes 
de la date, et surtout aux caractères de l'écriture 
(fin du xiv« ou xv« s.). . 

Roger, p. 261-266. — De Wbmes, 1$ Maine, art. SûbU, 
-MéDage. Sablé, 1. Vn. - Pooq. de Ut., Mm. — Bibl. 
de rSeole des Chartes. 1869, p7377 ; 1871, p. 88 : 187$. 

L 502, art. de M. G. Dubois. — R^j;ord. — Goill. Lebre- 
i. — Léop. DeUsle, Actes de PhU.^kuguste. — GàUl 
Christ,, IV, p. 85. - D. Hoosseni. XXI s, p. 927.238. 

Dessus -Lamare {François -Edme de), 
maître sculpteur, fils de J.-B. Dessus-L., sculpteur 
de Paris, y était né le 25 janvier 1750. On le voit 
établi à Angers dès 1778 et marié avec une an- 
gevine, Jeanne Taillié, qui le laisse veuf le 25 fé- 
vrier 1785. Il se remarie le 27 février 1786 avec 
Françoise Huchet, originaire de GhÀteau-du-Loir. 
Plusieurs enfants lui naissent de ces deux ma- 
riages. — Il signe d'ordinaire, surtout dans les 
derniers temps, Lamare. Il avait travaillé en 
1781 avec Gaultier au nouveau chœur de Saint- 
Maurice et pratiquait encore à Angers en l'an V. 

Destriehé {Ren€), prêtre, d'abord jésuite, 
dit-on, puis gratifié d'un canonioat en l'église 
de Saint-Laud d'Angers par lettre du 26 oc- 
tobre 1723 et installé le 10 décembre, jouis- 
sait à cette époque d'ime véritable réputation 



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DBS 



— 38 — 



DES 



d'éloqaïBee. La tille loi dépota deux échetins 
le S Juillet 1718 ponr le prier de se ebarger 
de Torai^on funèbre da duc d'Armagnae, qu'il 
prononça le 17 août. Il n'avait pas encore 
30 ans. L'œuvre ne paraît pas avoir été impri- 
mée ; mais on a de lui le Discours prononcé à 
V Académie royale le fi février i7$0 (Angers, 
01. Avril, 1730. in-40 de 10 p.), lorsqu'il 7 fut 
reçu à la place de l'abbé Martineau, — un Pané- 
gyrique de Louis XV (GbAteaugontier, Jos. 
Gentil, 1728, in-4» de 20 p.). — VOraison fu- 
nèbre de meésire Michel Poncet de la Ri- 
vière , évêque êr Angers , prononcée dans 
Véglise du Chapitre de St-Laud le 7 sep- 
tembre 1730 (Angers, Pierre Foureau, 1730, 
in -40 de 34 p.), — et parmi les Mss. de la Biblio- 
thèque d'Angers, un recueil autographe de ses 
poésies (n* 518, — 2 vol.), quelques-unes impri- 
mées dans les Journaux du temps, la plupart 
inédites, lues aux séances de l'Académie, para- 
phrases de psaumes, odes , — dont une sur la 
mort de Poq. de Livonnière, — surtout force 
chansons, petits vers galants et fadaises. En tête 
il a pris le soin de transcrire une épttre pom- 
peuse i lui adressée par le chevalier de la 
Morousiète. — Il mourut le 22 février 1740, en 
la maison du grand bedeau de St-Laud, et fut 
inhumé dans une des ailes de l'église. Agé de 
50 ans. 

Destrfekë de la Bainre (Pierre-Louis-Re- 
ni), a fait imprimer. Agé alors de près de 70 ans, 
des Principes élérnentaires de législation 
uniterselle exposés avec méthode et impar- 
tialité, dédiés à Messieurs les éUcteurs, 
avec la devise : Multa paucis (Angers, Mame, 
1819, in-8<» de 248 p., moins la dédicace, la 
préface et l'introduction, ensemble de 16 p.)* — * 
L'ouvrage, inspiré d'un esprit libéral, fut sup- 
primé autant que possible par l'auteur, aux 
instances de ses amis. Un certain nombre d'exem- 
plaires a été retrouvé en feuilles, où manquent 
le titre et la page 15 de l'Introduction 

DeMMitH*Ma«e«. — V. Lévesque. 

Best^ux {Auguste Nicaise), né A Poitiers 
le 28 août 1781, fut nommé le 6 mai 1816 direc- 
teur-adjoint, puis, le 20 décembre 1817» direc- 
teur en titre du Jardin botanique de Poitiers, et 
en même temps de là pépinière départementale. 
Dans cette position tonte précaire et insuffisante, 
réduite encore bientét par la suppression de la 
pépinière et la réunion du jardin A l'Ecole de 
médecine , il venait dès 1817 chaque année 
suppléer de Tussac dans son cours de botanique 
A Angers, oA il se fixa en 1821. —Mais il ne fut 
pourvu régulièrement qu'en 1826 du titre de di- 
recteur, fonctions qu'il conserva jusqu'au 1*' no- 
vembre 1838. Après un séjour de quelques années 
A Nantes il revint A Angers et acquit sur la route 
de Sablé la petite maison de Bellevue, oA il est 
mort le 12 juillet 1886. La ville lui doit l'installa- 
tion et le développement de la galerie omitholo- 
gique du Muséum, surtout de la série minéralo- 
gique où il avait composé une collection départe- 
mentale de plus de 1,200 échantillons. A sapenHiou 
de retraite de 600 f r. une rente égale fut ajoutée 



(tr mai 1830) pour Pindemniser de sa ootléctidtt 
de graines et fmiu exotiques et des minéraux, 
fossiles et insectes de son cabinet qu'il laissait 
classés et intercalés dans le Cabinet publie. Son 
herbier fut adjugé en 1857 pour 3,120 fr. A M. La- 
vallée de Paris et sa bibliothèque aussi A cette 
époque mise en vente. Le cataiogue en est im- 
primé (Gosnier et L., in-8<»de236p.), et le Bulle- 
tin du Bouquiniste (t. 11, 1858, p. 410) prend 
même la peine d'y relever ime curieuse bourde 
du rédacteur. 

Les ouvrages qu'a publiés Desvaux sont nom- 
breux et de valeur inégale, la plupart hdtifs, 
les meilleurs marqués d'un esprit de système 
et entachés de trop d'inexactitudes. Nous en 
résumons l'indication sur la liste autographe 
qu'il en a lui-même laissée et qu'il serait diffi- 
cile peut-être autrement de reconstituer : Essai 
sur la Minéralogie du département de la 
Vienne (Poitiers, in-8», 1804, extrait du Re- 
cueil de la Soc, d'Emulation), — Tableau 
synoptique des minéraux (Poitiers, 1805, in-4* 
de 234 p.), reproduit A peu près par Lucas en 
1806, in-8<». — Description d'une nouvelle 
espèce de Chlora et six autres mémoires dans 
le I«' vol, de la Soc. des Amateurs des Se. 
physiques (1807). — Considérations sur la 
force vitale et trois autres mémoires, dans le 
Il« vol. de la même Société (1808). réunie en 
1809 A l'Athénée de Paris. — Phyllographie 
ou histoire naturelle des feuilles (Paris, grand 
in -8», 1809) en 5 livraisons, dont 2 seules ont 
paru, les peintre.^ Bonnet, auteur des planches, 
s'étant ruinés. — Cératologie ou histoire na- 
turelle... des parties insensibles du corps de 
l'homme et des animaux (Angers, 1809, in-8» 
avec pi. dont la première feuille seule a été im- 
primée, par suite de la déconfiture de l'éditeur). 
Le Mss. appartient A la Bibliothèque d'Angers. 
— Journal de Botanique (Paris, Dnfour, 1809, 
in-8<>, 2 vol. avec 25 pi.). — Mémoire sur les 
Fougères dans le Magasin des Naturq/istes 
de Berlin (1811). — Journal de Botanique 
appliquée.,. (Paris, 1813-1814, 4 vol. in-8» avec 
pi.). L'édition fut détruite en 1814 par les Prus- 
siens dans la maison de l'auteur, A Montreuil- 
aux-Pêches. Le dernier volume s'arrête A la 
240* page, incomplet du 4« numéro non distribué, 
l'exemplaire de l'auteur excepté. » Monogra- 
phie des Lycopodes dans le III« vol. in-4o du 
suppl. de VEncyclopédie Botanique. — Dic- 
tionnaire raisonné de Botanique (Paris, Mi- 
gneret, in-8<», 1817). L'ouvrage parut sous le nom 
de Séb. Gérardin, qui travaillait sur les notes de 
Desvaux et qui mourut avant l'impression de la 
4« feuille. Desvaux reprit ses notes et continua 
le travail dont il donna en 1823 une seconde 
édition. — Programme d^un cours de Bota- 
nique professé au Jardin des Plantes 
d^ Angers en 1817 (in-8» de 28 p.). — Obeeroo- 
tions sur les places des environs éP Angers 
(Angers, Mame. 1818, in-12), un de ses meilleurs 
ouvrages, enrichi d'espèces intéressantes et nou- 
velles. — Flore de V Anjou ou Exposition 
méthodique dês plantes au département de 



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DES 



39 — 



DEU 



A(Mi€-ei-Xolre et de ï^anden A^jou, . • (An- 
ge», Foirier-Hame» |fi27, iii-8o), livre que des 
juges autorisés qualifient d' « excentrique » et 
qui fot très-amèrement Critiqué à son apparition 
dans le BuU. des Se. Nat. (mars 1828) par un 
article signé R[aspail]. -- Recherches sur les 
appareils sicrétoires du Tiectar ou du nec' 
taire dans les fleurs (Paris, in-S» de 80 p.. 
1828), honoré d'une médaille en 1825 au concours 
de la Soc. Linnéenne de Paris ; — Opuscules 
sur les sciences physiques et naturelles 
(Pavie, Angers, 1831, 328 p., in-8°). — Pro- 
gramme d^un cours de Botanique.,» suivi 
de la Nomologie botanique (Angers, in-8* de 
34 p., 1832). — De V Amélioration du sort de 
la classe pauvre, ou la Charité considérée 
dans son principe, etc. (Angers, in-8<>, 1832). 
Il en est rendu compte par Blordier-L. dans les 
Affiches du 19 février. — Précis d'un Cours 
éP agriculture (Paris, in-18, 1833, 2* édit.), dans 
la BibUot/ièqtte Populaire. — Statistique 
naturelle du département de Maine-et» 
Loire (in-8<» avec atlas iQ-4«, Angers, Pavie, 
1834), aux frais du Département, — travail qui 
n'ajoute rien aux connaissances acquises. — Mi- 
néralogie du département de Maine-et-L. 
(Angers, Pavie, 1837, in-8»). — Qpuscuïes sur 
les Sciences physiques et naturelles (Angers, 
Pavie, 1837, in-8o, avec 7 pi.). — Traité géné- 
ral de Botanique, etc. (Paris, 1838, 2 vol. in-8o), 
devenu rare, l'édition ayant été détruite. — Mi- 
néralogie méthodique du département de 
la Loire-Inférieure (Nantes, Mélinet, 1843, 
in-8o de 111 p.). — De la Marne et de sa vé- 
ritable nature, etc. (Paris, 1847, in-8*»). — 
Apiculture simplifiée, etc. (Angers, Gosnier, 
1849. in-12), ^ et de nombreux mémoires dans 
les Mémoires de la Soc, Linnéenne de Paris, 
t. IV-VI, 1825-1827, — de la Soc. d'Agr. d'An- 
gers, 1834 ; ~ dans les Annales des Sciences 
naturelles (1835, t. III, p. 100; 1842, t. XYII, 
p. 143, ^. XVIII, p. 308) ; — dans les Congrès 
scientifiques de France de 1835 et de 1845; 
— dans les Mémoires de la Soc. Académique 
de Nantes, 1842, 1843, 1846, — dans le BulleUn 
delà Soc. CentraU de Paris, 1845, p. 354; 
1847, p. 723; — dans la Revue horticole, 1848, 
p. 253; ^ dans le Comice horticole de Maine- 
et-Loire, 1839, 1848 et 1849. — C'est à Desvaux 
aussi qu'est due la traduction du texte latin des 
/cônes Pictœ de Persoon (Paris, in-4o, 1805). 
Il avait fourni au même auteur en 1806 la Dia- 
delphia pour son Synopsis plantarum comme 
en 1825 à W. Hamilton tous les matériaux de 
son Prodromus plantarum Indiœ oeciden- 
talis (Londres, 1825, in-8»), et de nombreux 
articles an Cours complet d^Agriculture des 
frères Pourret — Desvaux a laissé de plus un 
grand nombre de travaux manuscrits, dont une 
partie est advenue à la Bibliothèque d'Angers : 
Une Cosmogonie, in-4<> ; — un Vocabulaire uni- 
versel de botanique ^-fbl.); — Album Mû 
grum, 4 vol. in-8»; ^ Manuel populaire de 
santé, in-8» ; — Pensées et réflexions, itt-12; 
Deux Décades de Nouvelles, in-8* ; -* Manuel 



de Philoscphiepratique, in-8« ; — Histoire de 
V Horticulture, in-foL ; — la Musiade, in-4<>i 
Pièces de théâtre, in-4o,etc. — et autres élncn- 
brations de tout genre, en vers, en prose, sur 
toute question de science ou de philosophie anti- 
religieuse, sans grande valeur même de curiosité, 
sauf les lettres de ses correspondanls, qui forment 
deux gros vol. in-4o. — 25 lettres de loi se 
trouvent dans les Mss. 572 et 1128. 

Bulletin de la Soc. indutt, d'Angers, ft aanée, tii. de 
M. Boreau sur le Jardin botanique. — Soe, aead., U VI, 
p. 17. — Blordier-L., U II, p. 917. — Joiarn. de M.^t-L, 
du 20 janvier 1831 et 82 norembn 1856. ~ Bibl. d*ABg««, 
Mss. 427. 

Détonrbe fla), f , c" de Durtal. 

Détoame (la), f., t^ de Vauhmdry, 

Denletfère (la), f., c»« du Lion-SA. 

Bearbroaeq (Piter-Jean), né le 11 mai 
1756, associé de la maison de commerce dé Do- 
minique Deurbroucq et fils, à Nantes en 1789, 
major d'un corps de volontaires en 1789-1790, 
commandant général de la garde nationale de 
Nantes eh 1791-93, nommé adjudant général sur 
le champ de bataille de Machecoul en 1794, con- 
firmé chef de brigade et premier aide-de-camp de 
l'armée de l'Ouest en 1795, réformé d'après le 
travail d'Aubry en 1796, élu secrétaire de 
l'Assemblée électorale de la Loire-Inférieure en 
1797, se retira vers cette époque en Maine-et- 
Loire où il avait acquis en 1792 et fait restaurer 
le ch&teau de Jarzé. Nommé en 1798 président 
de l'Assemblée primaire du canton de Jarzé et 
membre de l Assemblée électorale du Départe- 
ment, il siégea de 1800 à 1807 au Conseil géné- 
ral, qu'il présidait en 1806. — f au château de 
Jarzé le 20 juin 1831. Il avait été nommé baron de 
l'Empire dès la création de la noblesse impériale. 

Deax-Chènes (les). c»« de Temoil-le-F. ; 
— f., c»« de St-LaurenUdu-M,', « f., e»« de 
St'Martin-du-Fouilloux. 

Deax*Crolx (les), f., c»* ^* Angers, entre 
les routes de Paris et de Saint-BarUiélemj. — 
La closerie des Homimeaux dite les D, C. 
1686. — Le lieu et cl. appelé les D, C, dit 
les Hommeaux 1781 (H.-D., B 86, f. 2). — 
Ancien et curieux logis, que personne encore n'a 
signalé. Sur la façade vers l'E., au-dessus de la 
porte est inscrite û date : i€d4 et sur le linteau 
du fronton : Ex jactura lucrum XY. — Le 
Pescheur aux filés. — Le Laboureur à la 
terre. — V Hiver, le Printemps, VEté, 
V Automne. — Sur la façade Sud, au pignon : 
Domini domtts; entre les deux mots an orne- 
ment effacé. -* Le Pasteur aux brebis. — 
Le Marchand au commerce. — Le Pilote 
au veaseau. Dans une fenêtre aveugle : Domus 
Domini. — Il appartenait en 1546 à René 
Mareil, en 1686 aux héritiers de Zacharie Halo, 
maître chirurgien, en 1696 à M* Franc. Ragot. 

Desx-Crots (les), f., c*** de ChaUmnes-sur- 
Loire, près d'un carrefour où subsiste encore la 
pierre qui servaitde piédestal à d^eux croix juxta^ 
posées. ^ Dans sa propriété, l'ancien curé de 
Ghabnnes, Goubard, a fait élever en 1860 une 
petite chapelle ; <» carrefour, c*^ de Martigné- 
Briant, à la rencontre des chemins de Brissac 



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DEY 



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DEY 



•t de Sonngné; <» viU., c** du Pîe99i9-Gr. ; 
— ham., o»« de la Poiteoinière; — el., c»« de 
St-Lézin. 

Devx-EtaBgs (les), f.. €"• de Cfcemaié. 

Deux-MaHs (les), f., €"• de la Plaine i 
^ b., c«« de Somloîre. 

Heox-Ormeaiix (les), t, c»* d' Angers, 
dans le canton de Sc-Land, anc. dépendance de 
la chai>eUe de Saint-Thibault, vendue nat^ le 
1S octobre i79l. 

Jleux-Slelles (les), m<»" de garde, c^' de 
Boc^,. bAtie en 1856, avec petit beffiroi, dans 
un carrefour de la forêt de Gbandelais. 

Dévalerie fla), f.. «"• de Parce. 

Devmndlëre (la), f., c»« de Coron; -• f., 
c— de Nyoiaeau, 

Devansale (la Grande-)» chat, et f., c»« de 
Marans. — Le lieu^ domaine^ etc. de la 
Devansaye 1540 (G 106, f. 47), du nom d'une 
famille Desvents, qu'on y voit résider encore en 
1S3S. N. b. Robert Desvents, mari de Bertranne 
de Manmusson, mort vers 1530, en était sei- 
gneur. La terre appartint pourtant au moins 
depuis 1400 à la famille Rousseau, jusqu'à la fin 
du XVI* s. qu'elle passe à la famille de Vigré, — 
Georges de Vigré, écuyer, 1597, y demeure en 
1624 avec sa femme Glaude de Touvois; — Jean 
de Vigré, un des cent gentilshommes des gardes 
du corps de la reine-mère, 1631, 1674, —Franc, 
de Vigré, chevalier, licencié-ès-lois, sénéchal de 
la seigneurie de la Forêt, 1675 ; — Joseph de 
Longueil, chevalier, 1684, 1710, qui avait épousé 
le 4 juin 1686 Marguerite Gupif , — Henri-Etienne 
de Longueil, chevalier, leur fils, marié le 2 mars 
1723 à Anne-Jacquine de Garrière, f le 24 mars 
1747 ; — aujourd'hui à la famille de la Perrau- 
dière. — La chapelle seigneuriale était dédiée à 
St René ; elle vient d'être reconstruite; mais il 
existait auprès du château une autre chapelle 
bâtie et fondée en 1637 par Reùé Tesnier, cha- 
pelain de Marans, et qui fut consacrée le 14 mars 
1638 par le curé. Elle était consacrée à St Mar- 
coni et s'élevait sur l'emplacement où avait cou- 
tume de se réunir le jour de la fête du patron 
une assemblée populaire. 

Arch. de M.-et-L. E 1139, 2266. 3209. — BUt-Ghril 
d'Angen, d'Angrie, d'ArmaiUé, de Mutnt.— Mm. Valuohe, 
à la cure de Gandé. 

Deinansale (la Petite-.), f., c«* de Marans, 
autrefois entourée, sauf un passage vers N., de 
larges douves vives. 

DeT«Bsale {AlphonBe-René Esif ault de la), 
né le 28 octobre 1811, fut élu en 1848 membre du 
0)nseil général pour le canton de Noyant, et en 
1849 représentant à l'Assemblée législative par 
50,358 suffirages au dernier rang de la liste 
dont le général Oudinot occupait le premier. 
Son nom n'apparatt que dans les discussions 
d'intérêt local ou de réglementation, et pour 
une interruption réitérée, dont il rédama 'lui- 
même l'insertio.n au Moniteur (p. 2051), dans le 
discours de Victor Hugo sur la révision delaGons- 
titution (17 juillet 1851). — Il venait de donner 
sa démission de la mairie i'Auverse qu'il admi- 
nistrait depuis le 25 octobre 1843, quand une 



maladie imprévue l'emporta après qtnlms 
jours à peine de soulfranc#e (5 juillet 1^1^. Son 
corps fut rapporté de Paris i Anverse. Le Jour- 
nal de» DéhaU et M- d» Riancey, dans des 
articles reproduits par le Maine - et - I^nre 
(14-15 juillet) rendant hommage à sa foi fer- 
vente, « à la sûreté de son commerce, à la fer- 
« meté et à la modération de ses opinions, à la 
« sincérité de son dévouement pour la chose 
« publique. » 

BevandHe (la), f., c*« de Trimont, — in- 
cendiée pendant la guerre et vendue nal^ en 
l'an X sur l'émigré Hurault de Vibraye. 

Devert (Antoine), ancien maître d'armes de 
l'Académie d'équitation d'Angers, plus qu'octogé- 
naire en 1789, faisait néanmoins son service dans 
la garde nationale et fut un des 7 ou 8 citoyens 
dévoués qui tinrent tête aux perrayeurs. Il tomba 
assommé et laissé pour mort sur la place, quoique 
seulement étourdi. Il figurait le 10 fructidor an IV 
dans la fête de la vieillesse et mourut à l'Hôtel- 
Dieu le 11 germinal an XIII, âgé de 92 ans. 

Bévlére (la), f., c"« de Bécon. 

BeTllle (. . .), « angevin, vivait à Paris, en 1840 
« après avoir voyagé en Angleterre, en Amérique- 
« Il avait été secrétaire du général Amstrong. 
« envoyé des Etats-Unis près la République 
« française. Il fut dans les derniers temps rédac- 
c teur au ministère de la guerre ». Sa biblio- 
thèque citée par le bibliographe Barbier, son 
ancien condisciple, qui avait trouvé à s'y ins- 
truire, abondait surtout en livres rares et curieux 
sur les questions de théologie, de controverse et 
de philosophie, qu'il avait enrichis pour la plu- 
part, sur des feuilles détachées, de notes pré- 
cieuses. La vente en a été faite avec celle de la 
Bibliothèque Dufour et sur un catalogue commun 
(in-8o, Bohaire, de 350 p.), le 8 février 1841 . 

Grille, Lettres à Walckenaer, p. 76. — Baibier, Diet, 
detAfum., p. xxxvni. 

Devllle (Pierre- François- Albéric) , né à 
Angers le 15 avril 1773 d'une famille de mar- 
chands fortunés, fnt, après ses études terminées 
à l'Oratoire, éloigné du pays pour éviter son en- 
rôlement forcé dans les colonnes mobiles de la 
Vendée. Une de ses tantes habitait Sens. Il s'é- 
tablit auprès d'elle, suivit les cours de bota- 
nique, d'histoire naturelle, même de médecine 
sous la direction du chirurgien en chef de l'hô- 
pital, Alex. Soûlas, qui, pour le soustraire i son 
tour i la réquisition lui donna sa fille unique et 
l'attacha au service de l'hôpital. Nommé en 
l'an II (1795), par le District de Sens, élève à 
la grande Ecole Normale, il obtint au concours en 
l'an VI (1798) la chaire d'histoire naturelle à 
l'Ecole Gentrale de l'Yonne, qu'il occupa jusqu'à 
la création de l'Université. La mort de son père 
ramena à Angers le jeune professeur, qui crut bien 
faire en prenant la suite du commerce hérédi- 
taire et s'installa résolument dans son comptoir de 
tapissier. Gonnu surtout par de gaies chansons, 
des petits vers, des boutades, il se délassait le 
soir dans les salons et à de joyeux dtners de sa 
journée mercantile. Somme toute, sa fortune y 
lesta et il dut abandonner la maison. U partit 



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DEV 

pour Pftris et s'y remit à Pexeroice de la méde- 
cine, spécialement à la pratique des accouche- 
ments, n retrouva là bientôt un monde nouTean qui 
le recherchait et faisait fête aux élégances et aux 
gentillesses de son ?if esprit. Ce qui Thonore 
adeux encore, c'est que cet amour du bien être 
et du bien dii^ ne Tempôcha pas de se sacrifier 
à une plus généreuse ûdeur, et un soir, durant 
l'épidémie de 183S, il rentra si épuisé qu'il en 
mourut (18 avril). Homme de plaisir et mieux en- 
core de galté, il se reposait de l'étude sérieuse à 
des amusettes de belle humeur ou de galanterie 
dont témoigne la liste de ses productions. On a de 
lui, — outre des Notices dans Xdi Biographie Uni' 
verselle et quelques dissertations dans les Mé- 
moires du Lycée d^Auxerre et dans ceux 
de la Société Linnéenne de Paris, dans le 
Journal des Daines et ailleurs encore, — 
une Chanson pour la fête de la Jeunesse 
(Auxerre, Baillif, an Vn, in-S<>); — Rapport 
des travaux de V Ecole centrale de P Yonne 
pendant l'an VII (Auxerre, an VII, in-S»). 
— Discours pour la fête de l'Agriculture 
(Ibid. , an VIII, in-8<»). — Biévriana ou 
Esprit du marquis de Bih>re (Paris, an YIII, 
in-18, 3 éditions); — Dissertation sur des 
os fossiles trouvés à Pontigny (Auxerre, 
anDC, in-8<») ; — Mémoire sur un Aloès Agave 
americana, qui a fleuri dans le département 
de V Yonne (Auxerre, an X, in-S») ; — sur la 
manufacture de cristaux de Mont-Cenis 
(Ibid., an X, in-8<») ; — sur les insectes qui dé- 
vorent la vigne (Ib., an X, in-8») ; — Voyage 
aux grottes d'Arcy, suivi de Poésies fugi- 
tives (Paris, an XI, in-12 de 160 p.)» dédié à 
M"»« Bourienne, V. les Affiches d'Angers du 
S brumaire an XI; — Révolutionana, ouvrage 
critique et moral sur la Révolution fran- 
çaise (Paris, an XI, in-18, sous le pseudonyme 
de Philana); — L'Heureuse supercherie, 
comédie-vaudeville, en un acte, représentée à 
Auxerre en l'an XI pour Finaugnration du théâtre 
(non imprim.) ; — La Mnémonique en voyage, 
comédie-vaudeville, en un acte, représentée en 
1808 à Angers, à Tours, à Nantes, à Saumur 
(non imprimée) ; » Amoldiana ou Sophie 
Amould et ses contemporains (Paris, 1813, 
in-ia de 380 p. avec portrait) ; •— Petit Almxtr 
nach royal pour l'année i8i4 (Paris, Doublet, 
in-32) ; — La Corbeille de Roses contenant 
diverses pièces de vers sur la rose (Paris, 
1816, in-18); ^ Les Métamorphoses de 
VAmour, poésies (Paris, 1818, in-8<»); — La 
Botanique de J.-J, Rousseau (Paris, 1823, 
in-12, 2* édit. avec pi.). ^ Le Bouquet de 
Flore, ou Poésies lyriques sur les fleurs 
(Paris, 18S3, inrl8); — DéUissements poé- 
tiques (Paris, 18i4, in-18) ; — La Guirlande 
des Dames , recueil périodique de poésies , 
composées par des femmes (Paris, 13 vol. in-18, 
1816-1827) ; — Fables anthologiques ou les 
Fleurs mises en action (Paris, là8, in-12 de 
116 p.)* Elles avaient paru pour la plupart dans 
le feuilleton des Affiches d'Angers de 1826. 
* DeviUe a semé dans les journaux du ten^». 



41 — 



DHE 



et dans les reeueils nombre de poésies volantes 
et de chansons, et il n'est pas rare d'en rencon- 
trer Mss. J'ai vu de lui aussi une sorte de Biblio- 
graphie sous le titre de Nomenclature des fa- 
bulistes (cah. autogr. de 54 p.). 

Msf. 5S4, note Uoffnphiqœ aatograplid. — Affiché» 
d^Angert S4 Juin 1839. — Borean, Flore du Centre, 1 1, 
p. 15. — BulUt, de la Soe, des Se, de rTtmne, 1861. — 
Maine-et-Loire du 22 novembre 1838. 

BeTlUe (Pierre-Roch) , avocat au Parle- 
ment, conseiller du roi, notaire et échevin à 
Angers, mari d'Anne Beugler, 1762, fut le fon- 
dateur et le premier rédacteur des Affiches 
d'Angers, dont le f numéro parut le 3 juillet 1773 
et qu'il délaissa à d'autres mains en 1774. — Il 
a publié Observations sur les avantages de 
la loi du 17 ntndse an II, concernant les 
représentations à l'infini en ligne collatérale 
(Paris, Drost, an IX, 1800), brochure in-8» de 
36 p., qui n'est que l'abrégé d'un Traité, resté 
inédit, de la Représentation, Mss. in-fol. de 
282 feuilles qu'à possédé Touss. Grille et dont 
j'ignore la destinée, comme celle de son Projet... à 
Veffet de simplifier les impôts, augmenter 
les revenus du Roy et en rendre la régie 
plus facile et moins dispendieuse (Hss. auto- 
graphe). Ce qu'il faut regretter surtout, c'est la 
perte d'une collection très-précieuse de notes 
généalogiques et historiques sur les familles 
d'Anjoa, qui, transportée à Paris, fut vendue 
aux épiciers vers 1820. Deville est mort au 
chAteau de Durtal le 7 février 1817. 

Bevliiate (la), f., c«* de la Potherie, 

Bevlne» f., c"* de Chaudefonds, 

Bevliierie (la), f., c"« de Beaucouxé. — Le 
moulin de la Devinière 1662 (Et.-C.) ; — cl., 
c"« de Brion, appartenant en 1679 à Briant 
Havart, puis i René Couet, son gendre, après 
lui à M« René Raciquot; » m»" b., c»« de Cha- 
lonnes sur-L. — Ancien domaine et demeure 
du constituant Leclerc, actuellement de M. Che- 
vallier, conseiller général, héritier de ses livres 
et de ses manuscrits. 

Devise (la), ham., c"« de Denée, habité par 
des pécheurs. — Le gué de la Devise, joi- 
gnant d'une part la rivière du Louet, étun 
bout les défrous communs, 1326 (E 483). 

Beirlsoii (la Grande-), f., c"* de Coron. — 
La métairie, terres, etc. de la Divison 1407. 
La métairie, fief et seigneurie de la Grande- 
Devison 1732, appartenait dès le xv« s. au 
prieuré du Gondray-Montbault. — Ces terres 
sans nom en 1346 avaient gardé celui d'Olivier de 
la Devison qui les avait arrentées à cette époque 
de Guill. de la Devison, son frère; » f, c"« 
d'Yzemay. — Un fief appelé le fief de la 
Devison 1540 (G 105, f. 368), dont est sieur n. h. 
François de Touvois, — en 1567 les héritiers de 
Mathnrin Boisdron; « (la Petite-), f., c"« de 
Coron. — Le lieu et bordage de la Petite D, 
1574 (Pr. du Coudray-M.) ; — f., c"« d'Yzemay, 

Devlsserle (la), ruiss., c"« de St-Mathurin. 

DlMiiry (Jean), docteur en médecine, con- 
seiller et médecin ordinaire du roi, sieur de 
Ste Fleur, habitait Ancenis en 1648 et vint se 
marier à Angers le 3 août avec Anne Belotteau 



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DID 



— 43 — 



DIE 



et ptr snita sans dont» s'établir en àiijoa. Oa le ' 
retronre ea 1065 fixé à Hoatreatt-Bellay. 

INAbenière (la), f.. c>« de Fontaine- 
Milan. - La Dolbellièrt 1442 (E Font.-M.). 

Biablerle (la), cl., c** d'Angers, dans le 
canton de St-Land. ^ LaD. aliaa le Cormier 
alioê la Barre 1686 (G St-Hanrice), donnée an 
Chapitre St-Haorice d'Angers le 13 novembre 
177S par Pierre Lego, prêtre, chapelain des 
Jonchères; — elle fat reconstruite en 1781, et 
vendue nai» le S4 février 1791. — V. les Jon- 
chères, l'Enfer; — m*» b., c»« de Montreuil- 
Belfroy. — La Déablère Itaa-xviii» s. (G 870- 
906), logis dn xvi« s., récemment restauré , au 
milieu d'un massif de platanes, de pins et de 
peupliers, anc. domaine du prieuré de la Haie- 
aux-Bons-H., qui le relevait du Plessis-Macé. 

DlalSf f., c"« du Tremblay. 

Dtardière (la), ham., c^ de Daumeray\ ^ 
f., c*'* de SainULaurent'dU'Motay, — La 
Dillardière (Cass.). 

Dlardy d'AIlleirlIle (Edmé), moine en 
Tabbaye de Montiramé, fut nommé abbé de Gha- 
locbé en janvier 1653, et le 29 novembre 1673, 
y installa, en vertu d'un concordat passé le 
15 juillet précédent avec le visiteur général, les 
religieux de l'étroite observance de Giteaux, en 
laissant la direction au prieur D. Escbaicbt. Il 
n'en avait pas moins conservé la juridiction, « à 
« cause qu'il n'y a que ses seules infirmités et 
« caducitez d'âge qui l'empôcbent d*en embrasser 
« les austérités et les pratiques ». — H mourut 
en effet l'année suivante. 

No(e]CM.Deoais. 

IMaime* f., c«» de Morannes. — Yaune 
(Cass.). 

Dlbanoiére (la), f., c"* de Chigné. 

Dldermle (la), h., c»" d*Andrezé. — Le 
viU, de la Guideraye 1502. — La met 
appelée la Didray 1539 (C 105, f. 308), ap- 
partenant à Louis de Montbron ; — en 1629 à 
n. h. Pierre Licquet« de qui l'acquiert le sieur 
de l'Epinay-Grefûer. 

lUdoB, abbé de Saiot-Florent-le-Yieil, était 
proche parent du roi Charles le Chauve, qui le 
gratifia, le 13 juin 843, de la terre de Pocé. 
L'année suivante, le monastère fut incendié par 
Noménoé. Charles le Chauve indemnisa Tabbé et 
les moines en leur donnant la villa de St-Jean 
sur la Loire (8 juin 848) et de nombreux pri« 
vilégesdans les pays de Manges et de Tiffauges. 
Le roi Pépin d'Aquitaine lui avait confirmé de 
môme toutes les donations et privilèges antérieurs 
par acte du 25 mai 847. Didon mourut en son 
nouveau domaine de Saint-Jean en mai 849 et 
fut transporté inhumer à St-Florent. 

Arefa. d« M.-ei-L. — D. Himieft, Mm., f. 12-i5. — Urre 
Ronge, f. 20. 21 et 57.— Liy. (TA., f . 23-26.— D. Cbamard, 
Vies det Saints, 1. 1, p. 71-74. — Hauréaa, col. 623. 

Dldonnlère (la), f., c"* de Montilliers, 
vendue par Jean de Fleury à Jean Brissonnet, 
président de la Chambre des Comptes de Paris, 
sous réserve d'un droit de rachat qui fût exercé 
en 1519 par Ymbert Leclerc de Mauny ; — en est 
sieur en 1667 Charles de l'Hopitau. 



llle«aie« chat., e*« de RochefarP^ur-L. — 
Diexaide 1250 (Ménage, Sablé, p. 167 et 239). 

— Diex-aye 1409 (Lecoy de la M., Extr. des 
Comptes, p. 1). — Gueugy 1502 (Mém. de Du- 
plessis-Momay, t. I, p. 24). — Ajic. forterssae 
bâtie vers la fin du xii* s. sur un massif énorme 
de roc qui se dresse à pic dans un Ilot de Loire, 
formant un groupe, d'histoire oommune, avec les 
châteaux et les rochers de St-Symphorien et de 
Rochefort, V. ces noms. — Acquis pour 13,5001. 
par le roi en 1274 et reconstruit sans doute vers 
cette époque, il fut ruiné vers 1430 pendant les 
guerres anglaises et ne se releva plus, tandis que 
ses voisins faisaient parler d*eux surtout an 
XVI* s. Montpensier en juillet 1563 fit porter du 
canon sur la crête de Dieusie pour les démonter, 
mais sans grand résultat. Des lettres royaux du 
16 septembre 1615 autorisèrent la démolition des 
dernières défenses. — Sur la roche, absolument 
inabordable vers N. et N.-O., on suit encore l'en- 
ceinte, flanquée de 12 tours , qui bordait les 
replis du roc vers l'E., le S. et le S.-O. Une 
poterne entre deux tours donnait accès sur le 
plateau supérieur où apparaissent sur l'extré- 
mité vers l'E. les fondations du donjon, remplacé 
par un pavillon neuf avec behréder. Une seconde 
enceinte avec six tours rondes l'enfermait, ou- 
vrant vers l'E. par un couloir en rigzag dé- 
fendu par un corps de garde carré. Un esca- 
lier de pierre plongeait en tournant jusqu'à une 
citerne. — Tout le plateau est actuellement trans- 
formé en jardin, disposé à plaisir pour admirer 
de toutes parts l'horizon incomparable surtout 
aux beaux jours, quand la Loire à perte de 
vue étale ses groupes d'Iles verdoyantes et son 
opulente vallée, où surgissent si brusquement ces 
trois rocs gigantesques, le pied noyé dans la 
verdure. On va bien loin chercher des panora- 
mas réputés qui n'égalent pas par l'étrangeté du 
site, l'intérêt et l'imprévu de la ruine, la splen- 
deur de la nature environnante, ce coin de terre 
si voisin de Béhuard et pourtant à peu près ignoré 
môme des Angevins. — Au pied des décombres, 
sur le bord de l'eau ji'est élevé un château mo- 
derne, partie en briques, oouroniié en fonte ou- 
vragée et entouré de beaux jardins qui garnissent 
les pentes. On l'aperçoit en pleio, du pont de 
Rochefort, au fond de la vallée et comme barrant 
le bras de la Loire. — Il appartient à M. Teissier. 

Dlevsleych., c"« de Ste-Gemmes-d'And. — 
Dieux8aye 1536. — Guyeuseie 1597, Diemsie 
xvii« s. (Et.-C.). — Ane. terre noble avec châ- 
teau fort servant de refuge aux paroisses d'alen- 
tour pendant les guerres du xvi« s. et qui appar- 
tient encore à la famille dont elle porte le nom. 

— En est sieur Jean de D. 1536, mari d'Yolande 
de Boislanfray, — René de D. en 1658 y fonde 
le 8 février, avec sa femme Marguerite Bernard, 
la chapelle seigneuriale dédiée à St Joseph. — 
S'y marient le 16 mai 1724 Servant-Etienne- 
OUvier de D. avec Louise-Ambroise de D., ~ 
le 27 novembre 1675 Lanoelot-Urbain Turpin de 
Crissé avec Jeanne-Elisabeth de D. —Le comte 
de Dieusie, V. ce nom, mort sur l'échafaud 
réfolutionnaire, aimait cette résidence qu^il avait 



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DIE 



— 43 — 



DIN 



tntisfomée ainsi que le domaine. L'habitation 
recoostroite dans le goût moderne s'encadre 
aoi restes des eonstmctlons anciennes couvertes 
de lierre» dans une enceinte rectangulaire de 
larges et profondes donves vives que flanquent 
aux. angles deux tours rondes à toit pointu en 
ardoise; vers 8., devant Teâtrée principale, où 
conduit une avenue transversale, s'étendent 
deux vastes pièces d'eau; i l'opposé, vers N., 
une longue pelouse bordée de peupliers; tout au- 
tour, les futaies, les charmilles, les prairies; — 
à M«« veuve de la SalmonnlAre, née Dieusie. 
Dleusle (I^oute, comte de), né en 1749 à 
M ézanger (Loire-Inférieure), résidait aux approches 
de la Révolutioa en son château de Dieusie près 
Segré, tout occupé d'essais d'agriculture, de 
plantations de pépinières, de l'élève de troupeaux 
mérinos, de la fondation d'une fabrique de 
tuiles et de poteries, surtout de la construction 
de son château de Noyant qu'il devait laisser 
inachevé. Elu à l'Assemblée Provinciale d'Anjou 
en 1787 comme procureur général syndic du 
Clergé et de la Noblesse et délégué à la Commission 
Intermédiaire, il publia en 1788, sans signature, 
des Réflexions %ut la prochaine tenue des 
Etats-généraux, où il saluait avec enthousiasme 
la révolution prochaine qui devait réformer, sui- 
vant ses vœux, l'ordre politique et social. Une 
seconde brochure, parue en février 1789, sans 
nom d'auteur, sous le titre de Courtes Ré- 
flexions par le comte de ***, réclame dès lors 
la réunion en commun des trois ordres dans un 
grand Conseil National. On a fait observer déjà 
comment, entre ces hardiesses généreuses qui si- 
gnalent avec tant d'énergie les vices de l'arbitraire 
et de l'aristocratie, ce gentilhomme s'oubliait à cette 
bizarrerie de réclamer le maintien de la Noblesse. 
Il fut le principal rédacteur du Cahier, lors de la 
réunion de l'Assemblée bailliagère, et son député 
à l'Assemblée Constituante. Des premiers il se 
réunit avec la minorité à l'Assemblée nationale 
et prit rang dans la gauche, à c6té des Dupont, 
des Lameth et des fiamave, sans d'ailleurs 
avoir une grande influence politique à l'Assemblée 
mais dirigeant de loin l'esprit public en Anjou 
par une correspondance active dont une partie 
est imprimée et dont il reste nombre de pièces 
aux archives. Rentré i Angers, il fut élu prési- 
dent du Directoire du Département et eut à orga- 
niser tontes les pratiques de l'administration nou- 
velle, notamment les ventes nationales, et il s'y 
porta avec une résolution et un zèle, dont il 
aurait dA être mieux payé. — Le 21 août 1793 un 
arrêté de Richard et Choudieu « instruit que le 
« citoyen Dieusie a son fils parmi les rebelles et 
« que ce citoyen, ci-devant noble, est suspect à 
« tous les patriotes par les principes de roya- 
« iisme qu'il a toujours professés, » le suspend 
de ses fonctions. — Le même jour un arrêté du 
Comité révolutionnaire fait saisir ses papiers. Le 
15 septembre un arrêté nouveau le décrète d*ar 
restation. Dieusie» avec quatie de ses collègues^ 
est conduit à pied à Amboise, d'où il est ramené 
à Angers après la levée du siège. H réclama alors, 
comme ses compagnons, le drùit que donnait la 



loi à tous les suspects de fédéralisme, d'être jugé 
k Paris et y comparut le 15 avril 1794 devant le 
Tribunal révolutionnaire qui l'envoya à fêoha- 
faud. Pendant de longues années le souvenir est 
resté populaire à Angers de ce gentilhomme 
dévoué si loyalement à l'œuvre de la régénéra- 
.tion nouvelle. 

Arch. de M.-el-L. — Rev. d*Af\^,, 1855, 1. 1. p. ISÔ. 

Bleasle (Chantcel- Louis de), fils du précé- 
dent, page du roi, échappé au massacre du 
10 août, prit les armes dès les premiers jours de 
la Vendée sous Bonchamps, puis après Savenay, 
organisa une bande de Chouans avec laquelle en 
l'an III il s'empara de Segré. — U périt dans 
une rencontre l'année suivante. 

Big^eoBiilère (la), ham., c"« de Mazé. 

Biipie (la), ruiss., né sur la c"« du LongeTon, 
dans l'étang des Rousselières. forme la limite 
entre Longeron et Torfou et se Jette dans la 
Sèvre, grossi du ruiss. des Vionnières. 

Dl^e-des-Bossellères (la), ruisseau né 
au N. du Petit-Bois-Bruneau, sur la c"« de Saint- 
Crépin, qu'il limite en partie avec Tilliers, 
se jette, au lieu dit le Gué, dans la Sanguêse, 
sur la limite des communes de Tilliers, Vsdlet et 
Mouzillon (Loire-Inf.) ; — 7 Idl 800 de cours, en 
formant limite de la Loire-Inféneure sur une 
longueur de 3,650 met. — Il reçoit i gauche le 
miss, de la Caillotière, au-dessous de la Sebi> 
nière, — à droite le ruiss. de la Giganne. 

mig^adlére (la), f.,c»«de St- Barthélémy, 

Dlmanehe (le), cl., c*^* d'Angers, vers N.-O. 

Dlnuuiehère G&)> bam., C^ de Brain-sur- 
Longuenée. 

DImbellère (la), f., c*"* de Contigné. 

BIme (la), t^ de Bauné, champ, où sub- 
sistent les fondations et des restes de vieux murs 
d'un petit manoir, avec chapelle, qui, dit-on, 
appartenait au xv^ s. à l'Evêché d'Angers. 

BInae (la), ham., c"« de Morannes. — La 
Grande-D. (Cass). 

BIme (la Grande-), vill., c" de Varennes. 

La ferme qui lui a donné son nom, servait à la 

t recette de la grande dîme de Fontevraud. EHe 

conserve encore sa girouette antique en forme de 

crosse abbatiale. 

Bimerle (la), f., c»« de St-Sauveur-de-L. 

Blmetlères (les), h., c*^« du Plessis-Gr. 

Bhidoiiiilère (la), cl., c"* de la Chapelle- 
St'Laud; — ham., c"« de Vem. 

DU%eehien. ^ Y. Guinechien. 

BiBeehteB» vign., c"* de Grez-NeuviUe. 

— Vinea ad Dignechien 1220 (Pr. de Grez-N.) ; 

— «"• de Bécon. — Le chemin et bois de JD. 
au pont Bernard 1522; •= anc. vign., près 
l'église de Chaudefonds, — Le cousteau de 
Disgnechien 1456 (E658); — vign., c«« de 
Denée* — Dignechien, le souzerain Digne- 
chien 1470 (Titres de Souvigné) ; — f , c»« de 
St-Aubin-de-Luigné. — Guinechien (Cass.); 
-» f . , c"« de St'Jean-des-Mauorets ; — m*» à 
vent, c"« de Vaudelenay-Rillé; — f., c" de 
Vemoil'le-F , t anc. dépendance du prieuré- 
eure, vendue nat^ le 24 février 1791. 

BiBgeaie (la), f., c"« de Noyant-la-Gr. 



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DIS 



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DIS 



.Btauiis. e>^ de StyJeafi^deê'Mautrett, — 
En DisnoU xvi-xvii* s. (St-Alman, Déclar., 
t. I-VII), canton et ancien fief et seigneurie rele- 
vant des Granges. — En est sieur René Fresnean, 
pr6tre, 1639, Joachim de Chénedé 1696, Jacq. 
Taolpin de la Gantrie, avocat, 1758. 

Dlnslnlère (la), f., c»« de Querré.-^La JDîn- 
chenièreiAêi .— Enestsienr JeanCoyrand, ôcnyer. 

DIolet, f.,^** de CkavagneB. 

Dlonnale (la), f., c»« de la Prévière. — 
La Guillonnais (Et-M.). — Ane. ^ipartenance 
dn priearé de la Primandiôre, dont dépendaient 
les commons des Fosses et des Mortiers; ■■ 
(la Hante, la Basse-)» ff-» c^* de Noyani-la-Gr,, 
vendues nat^ snr l'émigré Veillon le 17 prairial 
an VI ; — donnent lenr nom an miss, né sor la 
commune, qui traverse Gombrée et s'y jette dans 
la Verzée ; — 2 kil. de cours. 

DIoBnlère (la), ham.. c"« de ViUévêque, 
— La Guionnière (Cass.). — Y est établie la 
station dite de firiolay-St-Sylvin. 

DIot (Pierre), maître fondeur, Angers, f le 
SO décembre 1754, âgé de 66 ans. 

DIotlére (la), d., c»« de Daumeray ; ■- cl.» 
c»« de St'Germain-deS'P. 

INssmadeaa (François), docteur-médecin 
protestant, à Saumur, 1602, mari de Catherine 
Panchèvre, — est dit médecin du roi en 1620 et 
qualifié de noble homme.— Il meurt le 30 mai 1624, 
sa veuve Cath. Panchèvre, le 8 décembre 1632. 

Dlssmiidiéres (les) , h. , c»« de Chantoceaux. 

IMstré* c«n et arr. de Saumur (5 kil.) ; — à 
54 kil. d'Angers. — In pago Andegavensi 
villa quœ dicitur Distriacus 987-996 (Liv. N., 
f. 43) — Villa quœ dicitur Diatriacua cum 
eecleêia sancti Juliani 987-996 (Ib., f. 36, 
Liv. d'A.. f. 1), 1122 (Uv. N., f. 150, Liv. d'A.. 
f. 2). 1156 (Liv. d'A., f. 4). — Molendinus de 
Distri 105M070 (Liv N., f. 217). — Villa 
quœ dicitur Dietre 1094-1101 (Cart. duRonc, 
Rot. 2, ch. 6.). — EccUsia de Distreio 1130- 
1143 (Uv. d'A., f. 75). — Distreum 1160 
(G 835 f. 1), — Très la vilU 1462, derrière 
la ville 1547 de Distré (Prieuré de Distré,. 
t. I, f. 122). — St Jullien d^Istré 1685. 1783 
(Pouillés). — Dans un vallon borné vers N. par 
le prolongement des hauts câteaux (65-79 met.) 
qui bordent la Loire et la Thouet et dont le bourg 
et Munet occupent les deux pentes extrêmes. 

Entre Rou-Marson (4 kil. 1/2) et les Ulmes 
(5 kil.) à rO., Artannes (3 kil.) et Gourchamps 
(3 kil. 1/2) au S., Saumur au N., Bagneux 
(3 k. 1/4), Varrains (4 kU. 1/2) et Ghacé (3 k. 1/2) 
àl'E. 

Les routes nationales des Sables à Saumur, de 
Bordeaux à Rouen, pénétrant l'une de l'O. i 
l'E., l'autre du S. an N.-E., traversent de part 
en part, en formant un angle dont le sommet est 
en dehors, à Bouman. Un chemin d'intérêt com- 
mun les relie au centre avec Munet, Distré, Ghé- 
tigné, où s'entrecroise le chemin de Marson. 

Y naissent le rniss. des Marais de Presle et 
une fontaine dite de St^Martin dans le bourg; 
y passent les miss, du Donet, des Marais-de- 
Rou et de Follet. 



En dépendent les viU. de Munet (68 maii.» 
203 hab.), de Pocé (30 mais., 103 hab.), de Ché- 
tigné (21 mais.» 83 hab.), de la Touche (14 m.. 
36 hab.), quatre moulins à eau, quatre moulins 
à vent et trois ou quatre autres écarts. 

Superficie : 1,572 hect. dont 170 hect. en 
vignes et 67 hect. en bois ; 52 hect. de commu- 
naux, 15 de landes. — L'ancienne paroisse de 
Ghétigné, Y. ce mot, a été réunie à la com- 
mune par ordonnance du 13 novembre 1818. 

Population : 135 feux, 609 hab. en 1720- 
1726 — ±30 feux en 1790. — 9fi hab. en 1821. 
740 hab. en 1831. — 754 hab. en 1841. — 
780 hab. en 1851. — 785 hab en 1861. — 
766 hab. en 1866. — 73t hab. en 1872, dont 
30i hab. (87 mais., 94 mén.) au bourg, traversé 
par la route de Bordeaux. 

Garrières de tuffèau à Munet, à Pocé, à Distré 
même ; — de grés dans les landes des Mouches- 
Blanches ; — quatre usines ; — fabrique d*ean- 
de-vie et de vins mousseux. 

Chef-lieu de perception comprenant Distré. 
Rou, Yerrie, Artannes, Ghacé et Yarrains. — 
Bureau de poste de Saumur. 

Mairie installée dans un petit réduit au fond 
d'une cour. — Ecole mixte (Sœurs de Torfou) 
bâtie en 1844, sur un terrain acquis en 1840. 

V Eglise, dédiée à St Julien (succursale, 
26 décembre 1804), est enclavée dans les dépen- 
dances de l'ancien prieuré aliéné, dont la maison 
(xvii* s.), transformée en habitation s'accole an 
portail ; un clos de vigne, séparé à peine par un 
étroit fossé d'assèchement, l'enserre vers N., et on 
n'aborde plus que vers S., à travers une cour 
bordée de bâtiments anciens, dont celui de gauche 
conserve au portail les traces d'un écusson ar- 
morié. L'édifice tout entier est construit en petits 
moellons irréguliers alignés symétriquement dans 
une épaisse couche de ciment , et s'éclaire de 
chaque côté par quatre petites fenêtres plein 
cintre à meneaux réguliers. La porte latérale 
vers S., la seule accessible, est formée d'un cintre 
sans moulure, mais dont la décoration est des- 
sinée par le ciment des joints des pierres comme 
au Lion-d'Angers (xi« s.). Un dessin en a été 
donné dans V Abécédaire de M. de Gaumont, 
p. 93. — La nef unique, sans chapelle (15 mot. sur 
9 met. 52), forme en avant dn chœur un carré, 
voûté en coupole sur quatre formerets, dont trois 
plein cintre, de doiû)les gros tores ronds, re* 
liés à la base par un tore circulaire, le quatrième 
vers le chœur , en tiers point , sans saillie. 
Au-dessus porte le clocher, carré, à deux étages, 
percés sur chaque face de deux fenêtres à double 
arc concentrique plein cintre sans moulure, réu- 
nies par un épais pilier, sur lequel est plaqué 
une fausse colonne avec chapiteau à crochets 
naissants que porte l'arc extérieur (xi-xii« s.). 
D'épais contreforts l'enveloppent presque entière- 
ment jusqu'au premier étage. — Au-dessus s'é- 
lève une pyramide octogone en charpente. — Des 
deux cloches, la plus petite vient de Ghétigné ; 
la plus grosse porte une inscription, reproduite 
dans le Répert. archéol, 1868, p. 282. — Une 
étroite et basse travée pour le chœur, avec abside 



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DIS 



— 45 — 



DIV 



arrondie en eol de four, termine l'œuvre. Tout 
autour régnait extérieorement un souterrain 
Toùtô en eiment, sorte d'aqneduc, remplacé 
par on fossé d'assèchement. — Il a été trouvé 
dans les décombres, outre des briques à rebord, 
les restes d'une statue de chevalier. 

Le Cimetière a été transféré et béni le 
S5 mars 1787 au canton des Ghaufaux. — L'an- 
cien, situé devant l'église, fut déblayé en 1856. 

— On y trouva plusieurs cercueils en pierre et 
un petit caveau avec un vase plein de charbon. 

Le pays est un des centres de la contrée 
la plus anciennement habitée de l'Anjou. — J'ai 
décrit la Butte à Matto, 1. 1, p. 538, assemblage 
informe aujourd'hui de monuments mégalithiques. 
Un dolmen existe encore, dans une prairie ma- 
récageuse, à 100 met. S.-O. du moulin de la 
Vacherie, couvert d'un seul bloc incliné vers S., 
la face supérieure élevée d'environ 1 met. 70 au- 
dessus du sol. On n'y peut pénétrer que par des 
brèches. — Sur la fin de l'été de 1818 on trouva 
dans un champ en friche un pot de terre renfer- 
mant 28 haches celtiques en bronze, dont trois 
munies d'un anneau. Une partie en a été donnée 
an Musée d'Angers par MM. de Beauregard et 
Bodin. — De grandes voies s'entrecroisaient de 
toutes parts sur le territoire, — celle de Saumur 
à Doué, encore reconnaissable par tronçons sur 
le terrain à ses gros blocs de grès cubiques, — 
celle de Saumur à Montreuil-Bellay, — et par 
le travers, la voie de la rive gauche de la Loire 
par Gennes et Chénehutte aboutissant au gué 
de Ghacé sous Munet, Y. ce mot et se conti- 
nuant le long du Thouet et de la Dive. 

La villa gsdlo-romaine parait avoir eu une im- 
portance considérable. Elle comprenait encore 
an x« s. Meigné et son église et Rou aussi sans 
doute, qui lui est intermédiaire. La paroisse 
date probablement des premiers âges. L'église 
appartenait sur la fin du x* s. i l'abbaye St- 
Florent, qui y constitua un prieuré, supprimé 
seulement par décret épiscopal du 22 janvier 
1751. Les bâtiments en furent reconstruits par 
Tabbé en 1768. — Le prieur était tenu anté-!' 
rieurement de défrayer l'abbé à sa visite an- 
nuelle avec ses 'gens, treize chevaux et six la- 
quais ; il devait aussi nourrir les moissonneurs. 
En revanche les blés devaient être battus dans 
la cour du prieuré, et le prieur prélevait 
2i boisseaux de froment et tout le grain ou paille 
qui tombait des gerbes, « lesquelles devaient 
« être jetées à la hauteur de bras, l'épi le pre- 
« mier, sut des pierres, à l'entrée de la grange. » 
n avait de plus le droit de faire nourrir, à même 
les blés, pendant la moisson, quatre pourceaux, 
ou cinq dans les années impaires. Ces conditions 
furent modifiées par transaction de 1567 et 1698. 

— Prieurs : Jean Dubellay, 1420. — René de 
la Bouère, 1479. — Gaude dAUncé, 1567. 
t en 1590. — René Forcter, 1685, 1698. — 
Pierre de Beaujeu, 1730. — Isaac-Pierre Beau- 
jard, 1738. ^ René Lécureuil, 1753. 

Curée : Franc. Bidet, 1583. — Jean Morin, 
1609, t en septembre 1625. — Laurent E$nault, 
S. — Louis Marteau, 1628. — De nouveau 



Laurent Bsnault, 1631, novembre 16B6. — 
Etienne Bauldry, installé le 9 avril 1657. — 
Chapelle, 1658 — N. Janvier, juillet 1658. ^ 
Louis Touzé, septembre 1658. — Nie. Portier, 
1661. — Franc. Réthùré, 1664, f le 29 jmllet 
1693, inhumé à St-Pierre de Doué dans la fosse 
du curé Boutin, son oncle. — Jean Ponceau, 
natif de Murs, prieur de St-Brice en Bretagne, 
août 1693, t le 4 août 1716, âgé de 64 ans. — 
Franc. Brùuillet, janvier 1718, juillet 1732. — 
René Thibault-Chambault, juillet 1732, f le 
12 décembre 1740, âgé de 58 ans. — Jean 
Richou, desservant de la Boutouchère, nommé 
le 31 janvier 1741, f le 6 mars 1757, âgé de 
60 ans. — Pierre Gàbault, mars 1757, f le 
29 juin 1773, âgé de 52 ans. — Louis-Antoine 
Auger, installé le 21 juillet 1773, f en mai 1784, 
âgé de 50 ans. — Oger, juin 1784, 20 mars 
1791, transporté en Espagne en septembre 1792. 
— Rousseau, élu en avril 1791, novembre 1792. 

La paroisse, au patronage de l'abbé de Saint- 
Florent, dépendait de l'Archidiaconé d'Outre- 
Loire, de TElection et du District de Saumur, 
et devint le chef-lieu en 1790 d'un canton, com- 
prenant St-Hilaire, Yerrie, Rou-Marson, Bagneux, 
les Ulmes, Artannes et Chétigné. 

Maires : René-Gilles Dandenac, 7 février 
1790 — Girault, 1«' messidor an VIU. — 
Alexandre Foumier, 2 janvier 1808, démis- 
sionnaire en 1820. — Jacq. Bury, 26 octobre 
1820. — Jean Barier, 1840. — Alexandre 
Foumier, 20 août 1848, 1851. — Lescèvre, 
16 décembre 1851. — Edouard de Wall» 8 juillet 
1852, 1859. — René Patry, 1859. — Perreau, 
1865, en fonctions, 1874. 

Arch. de M.-eUL. G 80, 85, 189, IM, 199, KM; 6 450, 
f. 495 ; H Abb. St-Floreot. -^ Arch. comm. EL-C, — Notoa, 
Mtt. RaimbaoU «t AUard. - Bépirt, areh., 1868, p. 888; 
1869, p. 50. — D. Ghamard, Vie deê SaUtU, 1. 1, p. tt8.^ 
Bev. ^Anjou, 1854, 1. 1, p. 485. -. Pour 1m localUés. voir 
à leur article, Chétigné, Poeé, Munet^ la Vaehêrii, 1$ 
MauUn-à-Cuimre^ firuU, etc. 

Dltlére (la), f., c«« d*Yxemay. 

Bltlères (les), f., c^ de Parce. 

DIvate (la), rivière. — Dioetol048 (Ghantoc., 
ch. or. 47). — La Guivate 1652 (Carte de Le- 
loyer). — Née sous les noms des ruisseaux de 
la Macraisière et des Recoins , à l'extrémité N. 
de la conmiune du Puiset-Doré, elle la longe 
dans toute sa longueur en la séparant vers 
S.*0. de la commune de Saint-Christophe-la- 
Gouperie, puis du département de la Loire-Infé- 
rieure, où elle pénètre par la Boissière et qu'elle 
borde en remontant du S. au N. jusqu'à la Loire , 
le long des communes de Landemont, Saint- 
Sauveur, Ghantoceaux et la Varenne. — Y affluent 
du Maine-et-Loire les miss, de la Javetière, de 
la tremblaie, de la Fontaine, de la Boucherie, 
de la Moinie, de laChauffetière, du Pin, du Lae- 
Roger, de la Lisière, du Déduit, de laBoulaire, de 
la Foucaudière, — sur 20,800 m. de cours, tantôt 
intérieurement, le plus souvent extérieurement 
au département de Maine^t-Loire. Son embou- 
chure appartient à la Loire-Inférieure et prend 
les noms de Recourant et de la Boire-d'Anjou. 

IMyo (la), rivière. — Fluviolus Diw9 967 



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— 46 — 



DOD 



(Ut. Il, ch. le). - FluviuB Dive 966 (St-Aobin, 
MenM con?., f. 75), lOBCKlOgO (Gart. St-Aobio, 
f. 7S). — Née près Kontgangier (Vienne), elle 
entre en Maine-et-Loire à Antoigné, serpente an 
travers des commnnes d'Epieds, Méron, Brézé, 
St-Jost et se jette près da nll. de St-Hippolyte 
dans le Tbooet, après avoir reon en Maine-eMi. les 
roiss. à gauche de Gharnacé,— etde la Petite-Maine 
et de la Fontaine à droite. — Les marais, qoi 
la bordent, d'une superficie de 1,684 bect., ont 
été assécbôs par un canal collecteur où elle s'en- 
gage à Pas-de-Jeu. 

La canalisation de la Dive, dont la possibilité 
fut constatée dès 1754, depuis Moncontour jus- 
qu'à son confluent avec le Tbouet et celle du 
Thouet par suite, jusqu'à son embouchure en 
Loire, fut concédée k Auguste de la Paye, ingé- 
nieur géographe, auteur des études préliminaires 
par un arrêté du Conseil d'Etat du 5 novembre 
1776. — Un arrêt du 12 juin 1761, sur requête 
du concessionnaire, réduisit la longueur du canal 
i l'espace compris entre Pas-de-Jeu et la Loire. 
La Révolution fit laisser à l'abandon tous les 
travaux en partie déjà terminés. Sur la demande 
des ayauts droit du sieur de la Paye, une or- 
donnance du 9 octobre 1825 accorda un délai de 
six ans pour l'achèvement des ouvrages et porta 
la concession de 60 à 90 ans. Une concession 
nouvelle (22 mars 1834), prolongea le délai jus- 
qu'au 13 juillet 1834. ~ Enfin un arrêté préfectoral 
du 12 décembre de cette année prononça la ré- 
ception des travaux et autorisa les concession- 
naires à la perception des droits de navigation 
à partir du 1«' janvier 1835, — leur droit expi- 
rant au profit de l'Etat, le l*' janvier 1925. 

En 1826 l'entreprise obérée avait emprunté à 
U caisse hypothécaire 500,000 francs. En 1853 
la situation était telle que la concession dut être 
Biise en vente et fut adjugée, moyennant la 
somme de 1,600,000 fr. avec les frais, à la caisse 
hypothécaire, qui, mise elle-même en liquida- 
tion, fut conduite de 1856 à 1858 à offrir à 
l'Etat de lui céder ses droits, moyennant une 
somme de 900,000 fr., espérant pour le reste 
s'indemniser sur le bénéfice du dessèchement 
des marais. Une décision ministérielle du 14 dé- 
cembre 1858 rejeta l'offre. La concession, mise 
alors en adjudication, est devenue par acte du 
17 décembre 1861 la propriété de M. Lucas, 
entrepreneur de transports à Angers, qui l'ex- 
ploite aujourd'hui. La navigation y est malheu- 
reusement devenue presque impraticable une 
grande partie de l'année par le développement 
dans la Vienne et les Deux- Sèvres d'une indus- 
trie, — rélevage des sangsues, — qui, à l'aide de 
barrages et de prises d'eau dans les miss, qui 
alimentent la Dive, tarit le canal. Le Conseil 
général s'est préoccupé en 1872 de cette situation. 

Le canal a une longueur de 39,781 met. dont 
11,840 met sur le Thouet, et 27,941 m. sur la , 
Dive jusqu'au pont de Pas-de-Jeu, sur la route 
de Thonars à Loudun. La section normale, 
comme celle du Canal du Berry, est de 5 m. an 
plafond avec 1 m. 60 de tirant, racheté par onze 
écluses dont deux sur le Thouet, mesurant 



30 m. de longueur de sas sur 5 m. 20 de lar- 
geur, sans compter quelques ponts de service, 
aqueducs et prises d'eau de moulins. 

Le tonnage des marchandises à la remonte 
entre pour 7 pour cent à peine dans le total des 
transports (céréales, engrais, vins, surtout pierres 
de construction). 

Le prolongement du canal jusqu'à Moncontour, 
concédé par deux fois depuis l'arrêt de 1781, a 
été délaissé avant même l'existence des chemins 
de fer, qui lui ont enlevé toute chance nouvelle. 

Dive (la), f., c" de Méron; — cl., c»« de 
St-George9'le-T,, autrefois avec moulin à vent. 

Doblgeonnerle (la), quartier de la ville de 
Montfaucon, 

Doe (le), m»» b. et ham., c»» de Rocheprt. 

DoeeUerie (la), f., c»« de Cherré, — La 
Docelière (Cass.). 

Dodetyf., c"« de Monijean, en vigne an xv* s. 

Dodiiieaa, ham., e»« du Ménil. — La 
vallée de D. 1414 (St-Plorent). — Ancienne 
maison noble, dont les constructions ruinées 
datent du xviii* s. Il reste encore un pan de 
murs, couvert de lierre, de la chapelle dédiée à 
Ste-Anne; — donne son nom au miss, né sur la 
Pommeraie, qui traverse Montjean, le Ménil, s'y 
jette dans la Thau; — 5,050 m. de cours; a 
pour affluents les raisseaux de la Giraudière et 
de la Glaudière. 

Bodlnel {FTançoiB)^ garde de la Monnaie 
d'Angers et receveur de la viUe, 1536. — On a de 
lui un jeton : François Dodinet, garde de la 
Monnaie; dans le champ, son éeusson : de,,, 
à un cygne sur une terrasse accompagnée 
de 9 étoiles t eti — Au revers, les armes de 
la ville, la clef pénétrant le chef; légende : <f An- 
^ters, antique clef de France, 

Dodon» chancelier, croit-on, de Pépin d'Aqui- 
taine vers 830, évêque d'Angers en 836, d'après 
une conjecture de Lecointe, était au moins nom- 
mé, sinon encore consacré, au mois de mars 888 
n. s., quand Pépin, roi d'Aquitaine, Ini confirma 
le don de la moitié des impôts perçus à Angers. 
' En 843, le roi Charles le Chauve confirma à sa 
considération tous les domaines de St -Maurice, 
sa cathédrale, en y ajoutant de nombreux privilèges, 
témoignage d'une faveur égale auprès des cours 
de Prance et d'Aquitaine. Dodon reçut en 853 
une mission royale avec le comte Oshert et Robert 
le Port dans les pays d'Angers, du Mans, de Tours 
et de Séez. Il put assister néanmoins cette année 
même au Synode de Soissons, en 860 au Concile 
de Tonsy, en 862 au Concile de Piste , en 863 à 
l'assemblée de Verberie, où choisi par l'évêque 
du Mans pour arbitre dans une discussion avec 
les moines de St-Calais, il décida en faveur des 
moines. Il avait cédé en 850 au comte Eudes 
l'emplacement du château d'Angers en échange 
de l'emplacement de l'évêché actuel , qui le 
rapprochait de sa cathédrale. On ne voit pas 
qu'il fait acte même de présence dans les divers 
sièges pour défendre la Cité contre les Normands. 
11 résidait sans doute le plus souvent auprès du 
roi et mourut le 9 novembre 880. 

Mm. 084-6i9. ^ Hasréttt, Pr., p. 146. — Tresvnix, t. î, 



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DOM 



p. 158. -D. hSim., XVI. TO-SS.-D. Bouq./t. Vn, 
p. 297, 31»; t. Vni. p. 436-488. 

Dogonnlére (la), f., c>^ de Bécon, 

Do^nerie (la), ham., c*** de la PrMère ; 
« f., €»• de St-Mtc/iel-et-C/i. — La Daw 
guérie (Cas».)* 

DohlUère (la), f., c<» de Cheffes. — En est 
siear n. h. Nie. Toaplin, ancien lieutenant de la 
cavalerie^ 1738, mari de Louise- Claude Lecorna 
deCosme. 

Dohinlére (la), cl., c^^ de Morannes. 

Dohlniéres (les), f., c'^* de Beauvau. 

B9i^t»,.f D9it.,,f D^U... — V. Douet, 
Doua,,,, Doué.., 

Dolnean (Jean), né en Maine-et-Loire, sol- 
dat de la 44* demi-brigade en Tan X, fat gra- 
tifié pour fait d'armes le 27 vendémiaire d'un 
fusil d'honneur. Il vivait retiré du service en 
1005 aux environs de Segré. 

Dolnelllères (les), ham., c*>« de Chevirê^ 
le-Rouge. — Le lieu, domaine, etc. de la 
Doesnelière 1520 (H.-D., B 71). — La Dôme- 
Hère (Et.-H.). — Appartenait en 1494 à Perrine, 
veuve de Martin Leseiller, qui rend aveu k Aupi- 
gnelle ; -- en 1520 à PerrineÎLeseiller, veuve Jean 
Bouil ; —à Jean Bouil et son gendre Gouzé 1576 ; 
à Jean Bommard, avocat, 1590; —vendu en 1619 
par n. h. René Bommard. président en l'Election 
de Baugé, à Bernard Gorgias, sieur de Beaure- 
gard, avocat; ^ aux Bénédictines de Baugé dés 
1693, sur qui le domaine est vendu nat^ le 
28 décembre 1792 ; — f., c»« de Freigné. 

Dolsellerle (la), f., c''* de la CkapelU-s -O. 

Doltée (la), f., c»« de St-Jean-de-Linières» 

— La Douetée (Cass.). — La Dottée. (Et. -M.). 

— En est sieur M« Jacques Lecourt 1692; « f., 
c»« de Soulaire-et-Bourg, dans la paroisse de 
Bourg. — Nemu9 de la Dutée 1353 (Chap. St- 
Martin). — Le lieu et terre de la Douettée 
1603 (Ib.). — La Dotée 1625 (Et.-C.). — La 
Dottée (Cass.). — Le domaine, créé sur un an- 
cien bois défriché, comprenait au xvi« s. logis de 
maîtres avec jardins, vergers, deux métairies, 
Angenais et la Baronniére, une grande prairie et 
25 arpents de vigne. Il appartenait à René Vi- 
gnois et échut dans sa succession à sa fille 
Thierrine, femme de measire Lazare Désélus, 
garde des sceaux de Madame, sceur unique du 
roi, qui le vendit le 20 novembre 1603 à sire 
Jean Poussier, marchand. Son fils Pierre était 
receveur des décimes en 1674. De 1687 à 1693 y 
habite David Gilly, Y. ce nom, et sa femme 
Catherine de Champeanx, dont tous les enfants y 
naissent; — en est sieur Jean Gilly, substitut du 
procureur du roi, anc. syndic des avocats, f le 
10 avril 1780. Ses héritiers mirent» la terre en 
vente. — Elle donne son nom à un ruiss. né sur 
Soulaire et qui s'y jette dans la Sarthe, 3,800 m. 
de cours, autrefois dit le ruiss. de Bien : JRica- 
Bêlluê 9ive vadum de Bye^n 1438 (Chap. Si- 
Martin). 

BoIbU, f., c^àela Renaudière, — Douezi 
(Cass.). — Abc. dépendance de la terre de la 
Perrioddre, vendue Qat* le 17 prairial an VI. 



Dol (Guillaume de), fils de Rivallon, sei- 
gneur de Dol et de Combour, prit jeune encore 
l'habit religieux à St^Florent de Saumur, à qui il 
apporta pour don de bienvenue l'église de Pleine- 
Fougères et plusieurs autres domaines de Bre- 
tagne. A la mort de l'abbé Sigon, il fut élu pour 
lui succéder le 28 juin 1070 et bientôt sa réputa- 
tion de sainteté et de science fit de St-Florent le 
centre d'une dévotion et de nombreuses largesses 
qui l'aidèrent à fonder plus de 25 prieurés cu- 
riaux. Le 24 juin 1094 c'est à St Florent que se 
réunit sous la présidence de l'archevêque de 
Lyon, légat du St-Siége, l'assemblée qui juge 
Foulques Réchin excommunié. Notre abbé assiste 
l'année suivante au fameux Concile de Clermont, 
à ceux de Troyes en 1104, de Laon en 1109 et 
avait été du nombre des prélats, qui, avec Geof- 
froy de Vendôme, protestèrent le plus énergique - 
ment et jusqu'au bout contre l'élection simoniaque 
de l'évèque d'Angers, Rainaud de Martigné. •- 
Guillaume mourut le 30 mai 1118, après 48 ans 
de règne et fut inhumé dans la tombe de son 
prédécesseur. Son nom termine la liste des grands 
abbés de St-Florent, que le souvenir populaire 
honorait au rang des Saints. 

Arcfa. d« M.-eUL.— D. Himies, Mm., f. 88-139, qai rta- 
voie pour tous les «êtes aux lol. des divers Gartulairei.— D. 
Ghamard, Vtet des Saints, t. I, p. 120-135. — Haoréta, 
p.6S9-âl.-Roger,p.82. 

DoIalM Ges). '.. c»« de St-Clément-de-la-P. 

— Les Dolois (Cass.). 

Doletlerie (la), h., c"« de la Pommeraie. 

BoUbeaoyCl., c^*d* Avrillé (Cass.). 

HoUère (la), m«», c"« de St-Laurent-de-la^P. 

Bollnière (la), ham., c»« d'Auverse; — 
el., c»« de Jarzé, — Le lieu, maison, jar^ 
drin$, estraige, terres et bois taillahles de la 
Daullinière 1531 (E 593), dépendait de la sei- 
gneurie de la Fresnaie; >■ f., c"« de Noyant- 
sous-U'Lude. — La Doninière. la Dominière 
(Cass.). — En est sieur n. h. Jean Cormier, 1640, 
1648, Ant. Cormier, contrôleur général au mesu- 
rage des sels de la Pointe, 1711, 1747. 

D^llnlères (les), f., c^^de Guédéniau. 

BolloB (le Bas, le Haut-), ff., c»« de Feneu. 

— Dolum 1100 circa (Cart. St-Nic. p. 319). — 
Dolon 1241, 1248, m^dietaria de Dolum 
1247 (G 440). — Domaine acquis en 1241 par la 
comtesse de la Flèche et donnée par elle avec le 
Coudray, V. ce mot, à St-Maurice d'Angers, qui 
sans doute Farrenta. Il appartenait en 1562 A 
Simon Honoré, sieur des Landes, par sa femme 
Béatrix Loriot, qui le vendit à Julien Céreol, 
échevin d'Angers. 

Dolofpe* f., c^ de Bouchemaine. 

D«lsegara]r {Jean-Baptiste), ancien pro- 
fesseur k TEcole centrale de la Mayenne, con- 
seiller à la Cour impériale d'Angers, réputé dans 
son temps par de jolis couplets, mort à Angers 
le 9 août 1824. 

Boltlère (la), f. ,c»« de Gest^.— Les religieuses 
de la Regrippière y levaient la dtme; <» (la Pe- 
tite), r, t^ de Geste, 

l^oaurfipiié {Emmanuel de), reUgiei» de 
Fontevrand et professeur de théologie, a fa}t im- 
primer un petit livret (Saumur, s. d. [1670], in^2 



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DOM — 48 — 

de 8 pages) : Encomium Joanne Bapiûte de 
Borhonio. 

Domalgiié ( de ) ^ ancien officier de 

carabiniers, résidait à sa terre de la Galonnière 
en Joné, quand les paysans vinrent le requé- 
rir, comme d'Ëlbée, ponr la gnerre. Il rejoignit le 
rassemblement à Cholet où il fat chargé d'orga- 
niser la cavalerie, ayant sous ses ordres Fores- 
tier. A la prise de Saumar il fat tué d*an coup de 
sabre par le chef d'escadron Chailloux, de la 
légion germanique, et tomba presque aux pieds 
de Ghondieu, dont la famille était alliée à la sienne. 

Mém. Ms8. de Ghoiufiea.— De Romain, Bécii de quelque» 
feàu, p. 30 et 47. 

Domaine (le), vill., c»« du Bourg-cPIré; 
^ f., c»« de Chenillé-Changi, dépendance du 
chAteau des Rues ; -» f., c»* de Daumeray ; — 
f., c»« du Lion-cPA,; ■■ f., c»« de la J aille- 
Yvon; ■■ vill., c»« de Louresse; — f., c»« de 
MontguilUm. Il y existait un peulvan aujour- 
d'hui détruit; — f., c" du Pin-en-Mauges , 
ancienne dépendance de la Jousselinière. 

Domalle (Beanard), « maître pintre », est 
baptisé à Fontevraudle 15 juillet 1586. L'abbesse 
lui sert de marraine. Aucun autre document ne 
parle de cet artiste, protestant converti, dont le 
nom pourrait aussi se lire Dovalle. 

Domanehère (la), f., c<>* de Vaulandry, 
appartenance de l'abbaye de Mélinais, qui la 
relevait de la Barbée. 

Domergue {Etienne) , « marchand lapi- 
daire » ou « orfèvre metteur en œuvre », natif 
de Cahors, mort à Angers le 8 mars 1753, Agé de 
52 ans. 

Domlnale (la), f . , c»« de St'Clément'de'la'P. 

Dominlelerie (la), f., c»« de Cheviré-le-R, 
— La Domiclerie (Cass.). — La met de la 
Deminiquerie située dans la fresche de la 
Mamulotière 1707 (H.-D. B 75). 

DonliiOy h., co« de St-Hilaire-du-Bois. — 
Le fief de Domino 1540 (G 106, f 121). — Le 
Domineau (Gass.). — Ane. fief et seigneurie 
relevant de Passavant et appartenant à Jacques 
Hamelin, écuyer, 1540, à Georges Giffard qui 
le vend en 1561 à Jeanne Bertin ; — à Michelle 
de l'Hospitau, femme en secondes noces de n. h. 
Chartes Nicolas, 1632, à Marie Goustys, veuve de 
Pierre Ghauvin, 1669, à Ant. de la Haie, chevalier 
de Saint-Lazare, 1684, mari de Marie Goustis, à 
J.-B. de la Haie-Montbault, 1738. 

INMnItleB» évoque d'Angers, inscrit par les 
catalogues des ix« et xn« s. après saint Aubin, 
ou, selon d'autres, successeur d'fiutrope, assista 
en 557 au troisième Goncile de Paris, en no- 
vembre 567 au second Goncile de Tours et 
l'année suivante à la consécration de l'église de 
Nantes. Il est souvent nommé dans les poésies 
de Fortunat, son ami, qui avait écrit à sa prière 
la vie de St Aubin et la lui a dédiée. ^ Mort, 
croi^on, vers 569. — Il ne faut pas le confondre 
avec un évèque de GhAlons-sur-Marne du même 
nom, comme l'ont fait Baronius et quelques autres. 

Haméaa. Mm. 684 et 629. — TresTaoz, 1. 1. p. 47-51. - 
Q. Méoird, Mm. 875, p. 36. — Bist, Uttér, de la Franee^ 
t m, p. 880.— D. HouMMU, XVI, p. 37.— Labbe. CùndUt 
t. V. pi 861. - Ucoiiite, Ann. Frmc,, U II ad ann, : 566. 



DON 

ÙmnkpÉmkr^ (la). -^'V.la Dantuèrè. 

Don (le), riv., née sur la c"* de la PotAerte, 
forme la limite du département de la Loire-In- 
férieure et s'y jette dans la Villaine ; — 3,600 m. 
de cours en Maine-et-L. où elle a pour affluent 
le ruiss. de la Forêt. 

Donadlea (Pierre de), sieur de Puycharic, 
ou comme on l'appelle souvent, Pichery, gen- 
tilhomme Narbonnais, énergique et résolu, brave 
soldat, nommé le 24 octobre 1585 capitaine du chA- 
teau d'Angers, s'y maintint en février 1589, lors de 
la défection de la ville, et refusa, malgré l'offre de 
100,000 écus et \fis promesses les plus brillantes, de 
prendre le parti ligueur. Quelques jours après, 
avec les secours du maréchal d'Aumont, il rétablit 
l'autorité du roi qui le gratifia en juillet du comté 
de Beaufort. Isolé pendant les tourmentes, au 
cœur de la ligue Angevine, le vaillant capitaine 
ne se contentait pas de garder la place, mais cou- 
rait sus à tous les ennemis des champs, un jour 
au Lion-d'Angers, l'autre à Brissac, A Rochefort, 
à Beaupréau, à Ghemillé, bataillant pendant près 
de 10 ans A toute aventure de guerre, battu, 
battant, tenant le pays en somme et préparant la 
place au roi. Ghevalier de Tordre, conseiller 
d'Etat, lieutenant du roi le 14 août 1593, il joi- 
gnit A son commandement, par brevet du 19 juin 
1596. la charge de sénéchal d'Anjou. La ville' 
d'Angers lui doit aussi de la reconnaissance pour la 
peine qu'il prit A organiser le Saoitat. Parti aux 
bains de Pougues pour s'y rétablir de 11 bles- 
sures qu'il avait reçues en plein corps, il y mou- 
rut vers le 25 mars 1605. Son corps fut inhumé 
solennellement A Angers le 31 dans la chapelle 
des Jacobins qu'il avait fait bâtir et où ses deux 
frères, évèques de St-Papoul et d'Auxerre, lui 
élevèrent un mausolée de pierre blanche in- 
crusté de compartiments de marbre noir et 
rouge. Sa statue de marbre blanr, y figurait en 
vêtement de guerre, tète nue, A genoux, les 
mains jointes. Elle a été recueillie au Musée 
d'Angers, et le dessin original du monument, que 
possède M. Joyau, architecte, atteste qu'elle est 
l'œuvre d'un sculpteur nommé Sararin. — Le 
monument entier se retrouve dessiné dans Ballain 
Mss. 867. — On connaît 3 jetons A son nom : P. de 
Donadieu, lieutenant du roi en Anjou, dont 
un porte au revers : De Donadieu, évique 
d'Auxerre, un autre : Tkemis cum pace re- 
surgit Ses armes parlantes portaient un coeur 
donné à Dieu et deux étoiles en chef, 

Arch. de M.-eUL. Insinuât, du Pr^dial, 4594. 1597. - 
Mourin, La Ligue en Anjou. — Lettrée d^Éenri IV, 
l" fétrier 4601, etc. — Note Mm. de M. Aug. Michel. - 
Reg. capit. de St-Pierre. — Bev. d'Anj., 4654, t. II, 
p. 265; 4856. t. I, n. 349: 4874, p. m. - Brun, de 
Ttrtif., Mm. 871. f. 1^. — Péan de U TuUerie, non?, éd. 
— De Nervèx^aMoû poétiques. 

Douas {Rock- Jean Baptiste), né A Angers 
le 18 septembre 1762, artiste peintre, sculpteur 
et graveur, a laissé de sa façon de nombreuses, 
productions, surtout des dessins et des gravures, 
mais sans grand art. Après un long séjour à 
Paris, il revînt se fixer A Angers, où en 1842 il 
exposa Le tombeau du roi René, dessiné de 
souvenir, et Le roi René faisant le portrait 



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— 49 — 



de Jeanne de Laval. '^ M. de Lens posiBède de 
loi un Intérieur de l'ancienne église Tous- 
saint, d'après Gaultier. — Il est mort à Angers 
le 13 mars 1849, légnant à Quélin, V. ce nom, 
tons ses Unes, ses dessins, ses gravures et son 
atelier. Il avait donné antérieurement son por- 
trait en miniature à M. Girault. 

Donaserle (la), f., c»« de Chigné. 

DoneUléres (les), bam., C*» de la Lande- 
Chasle; — f., c"« de St-Augustin-des-B., 
vendue nat^ sur Hunaud de la Chevalerie le 
11 thermidor an IV. 

DoBovan (Philippe) , écuyer, docteur en 
médecine, de Gorck en Irlande, résidait à Murs 
en 1736. Il s'y maria môme le 8 juillet 1737 
dans la chapelle de Claie avec Hyac.-Franç. 
Legros de Prince. 

D^nuiCée (\a), cl., c"« de Chàtelais. » En 
est dame Renée Joanneau, 1641. 

DorbelUére (la), f., c»« de rHôtelleHe- 
de-Flée. — En est sieur h. h. Julien Binet 1733, 
1769 j — c»« de Fontaine-Milon, — Le lieu, 
domaine, terre et appartenances de la DoU 
helière, 1442, 1470 (E 559). — acquis de n. h. 
Jean de Masseilies par Macé Boireau le 5 février 
1442; ^ n'existe plus. 

Doré (le), petit bourg, c«« du Puiset-Doré. 
— Doratum 1032-1082 (2« Cartul. St-Serge, 
p. 351). •— Ecclesia quœ appelatur Deau- 
rata 1052-1082 ^Ib., p. 41). — Doratus 1614 
(Arch. du doyenné de Jallais). — La chapelle 
du Doré, feuillette du Puiset (Et.-C.). — Sur 
les confins du département de la Loire-Iiiérieure, 
dont la Divatte seule le sépare, dans Tangle du 
confluent de la Lisière, à 6 kil. du chef-lieu de 
la commune, à 3 kil. 600 m. de St-Ghristophe- 
la-Conperie, à 13 kil. de Montrevault. 

C'était dès le xu« s., comme aujourd'hui, le 
centre d'une paroisse dont l'église fut donnée 
pour moitié par Gautier de France, de Francia, 
à rabbaye St-Serge d'Angers, propriétaire déjà 
de terres dans le pays. Elle a été de nouveau 
éngée en succursale le 9 mars 1826 sous le vo* 
cable de St-Martin de Tours. L'édifice, qui avait 
été reconstruit en 1784 par les seigneurs, a été 
réédifié en 1830 de style néo-grec (30 met. de lon- 
gueur sur 8 de largeur) sans présenter aucun intérêt 
d*art. Une ancienne croix processionnelle est 
conservée à la sacristie. — Le Presbytère a été 
donné à la fabrique par acte du 9 août 1825. 
^ Le Cimetière attient à l'église vers N. sans 
autre clôture qu'un fossé. On y remarque une 
croix en granit avec Christ entaillé du xvii« s. et 
la tombe de « Jacq.-René Barbier du Doré, che- 
« valier de St-Louis, chef de division dans les 
« armées royales de la Vendée, né au château 
« du Doré en Anjou le 6 mars 1776, décédé an 
« même lieu le 21 septembre 1856. » 

- Le Château n'offre de remarquable que ses 
vastes dépendances et des avenues magnifiques, 
dont une surtout, celle des Pins, aboutit à la 
porte même de l'église. — En est sieur en 1497 
Pierre de la Bouteille, en 1596-1611 Jacques du 
Breil, en 1633 n. h. Pierre Aubron, avocat au 
Parlement de Bretagne, f lo ^ J^ 1660, — en 

n 



DOR 



n. h. Et. Aubron; — aujourd'hui M. Bar- 
hier du Doré. 

La petite agglomération réunit tout au plus 
avec le château, la Loge, la Grivellière, la Herse, 
qui lui sont contigus, iO maisons, iO ménages, 
50 habitants. La paroisse comprend la moitié du 
territoire communal vers l'Ouest, c'est-à-dire les 
vill. de la Gatine (168 hab), du Butté (53 hab.), 
de la Drouinière (43 hab.), de la Derrière 
(37 hab.), de Haute-Folie (34 hab.), de la Péti- 
nière (28 hab.), de la Bouinière (27 hab.), et 
toute l'industrie de la brique et de la poterie. 

Le curé fait bâtir en cette année même (juillet 
1874), une Ecole de filles. — Depuis cette année 
aussi, un chemin, qui s'embranche au moulin 
Paquereau sur le chemin du Fuilet, relie enfin 
les deux bourgs du Puiset et du Doré. Le che- 
min de grande communication de St-Laurent- 
des-Autels traverse le N. et l'E. de la paroisse* 
Il en faudrait un pour la transformer, qui la re- 
lierait à St-Ghristophe et par la suite à la Loirel 

Doré {Jean), écuyer, seigneur d'Arvas ou 
d'Ervois et de la MimeroUe, maréchal des logis 
des gardes du corps de la reine mère, comme 
l'appellent les actes authentiques en 1627, n'était 
qu'un médiocre personnage, mais non pas évi- 
demment, comme le prétend Tallemant des Beaux, 
le laquais, puis le valet de chambre du maré- 
chal de Brézé. U aurait, à en croire le même 
anecdotier, débauché et amené à Paris c une 
c jeune fille qui travailloit pour les tailleurs sur 
« leur boutique » en la rue St-Laud, Angers, et 
il l'aurait épousée pour la tenir plus près du 
maréchal. « Elle avoit du sens et de l'esprit; 
« elle l'empauma, » ajoute Tallemant, affronta 
la maréchale, et, celle-ci morte, eut l'ambition 
d'épouser le vieillard et fit tuer son mari à l'affût. 
La vraisemblance n'y est pas tout à fait. Le certain 
est que la dame ou demoiselle, comme elle est 
dite, avait nom Renée Pommier et parait, au 
ton et à récriture même de ses lettres, avoir 
reçu une éducation non ordinaire même à une 
bourgeoise. On la voit installée à Milly dès au 
moins 1627 et elle y a cinq ou six enfants que 
tiennent sur les fonts le maréchal (15 août 
1628, 27 septembre 1630, 17 septembre 1633) 
ou son fils (19 septembre 1631) ou François 
Bitault (7 janvier 1634) ou quelque personnage 
de marque. — Elle même est marraine d'enfants 
des serviteurs, des officiers de la maison et plu- 
sieurs fois (3 juin 1643, 9 septembre 1646) avec le 
maréchal pour compère. C'est en 1642 que cette 
« vertueuse damoiselle, » comme l'appelle le curé, 
est dite veuve, c'est-à-dire au moins quinze ans 
après son entrée au château et dans un âge où 
sa beauté devait quelque peu décliner. Mais, 
« levée dès quatre heures, à la fois servante et 
c maîtresse, faisant ses affaires et celles du ma- 
« réchal, plus habile que tout son conseil, » elle 
savait servir surtout sans doute les instincts des- 
potiques et féodaux de son vieux maître et paraît 
avoir « disposé réellement, » comme l'assure 
aussi Lenet, « de toute la fortune du maréchal 
« jusqu'au dernier soupir de sa vie, » ^ et même 
plus tard, puisqu'on la voit installée encore à 

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DOT 



— 50 — 



DOU 



Milly en juillet 1651.— Les archivea de Maine-et- 

Loire possèdent d'elle denx lettres antographes. 

Ardu de M.-e(rL. E S402.— Arch. coinm. d« Gcnnes Et^. 

— Bev. de rAiy., 1870. p. 310. — Lenet, Mémoires, t. Il, 
p. 574. - Tallemuit, 3« édit., t. in» p. SOO; t. H, p. 195. 

Horenge {Guillaume) , maître maçon, 1346, 
Angers. 
Borgerle (la), f., c»« de la JailU-Yvon, 

— La Droguerie (Et.-M.). — La Dragerie 
(Rect.). — Vendue nat^ sur Qaatrebarbes le 
2 bromaire an V. 

Borloiuiale (la)» f., c«* de Ste-Gemmes- 
dA, — En est sieur Glande de Gheveme, 1613, 
1630» mari d'Yol. de Sigonnean, Phil. de Gh. 
1660, 1682. 
Boris (le), f., c»« de Landemont, 
Dorise (la), f., c»* de Chemri'le-Rùuge, 
normauBS {Milon de), fils de Gnill. de D., 
chancelier de France, fat d'abord archidiacre de 
Meanx, pnis chanoine de St-Quentin (1369), pois 
prévôt de l'église de Rennes, enfin gratifié de 
l'évèché d'Angers en 1371. Le 23 janvier 1372 
n. ■• il en confia l'administration anx vicaires 
généraux, et dès le 7 août il passait à l'évèché 
de Bayeux. — Mort à Paris le 17 août 1387. 

Un. 629. — Ménage, Sablé, t. I. p. 276. — Haoréau, 
col. 579. - Rangeard, HisU de VUnl^ert,, 1. 1, p. 278. — 
D. HouM., XVI, p. 192, 964.— /}^«r«. arch., 18^, p. 274. 

— Dellàlre, Biogr, de Milon des D, 

Dormans (les), vill., c''* à'Epieds, autrefois 
avec château seigneurial appartenant jusqu'en 
1724 à la famille Leriche. Gharles Leriche, che- 
valier, fils de Gharles L. et de Marie Nicolas, 
avait épousé le 21 février 1667 à Blou Gilberde 
Lejumeau des Perrières. — Des ruines informes 
indiquent à peine l'emplacement d'une construc- 
tion, peut-être de la chapelle seigneuriale où 
Marie Gilberde Leriche épousa le 21 août 1703 
Nicolas de Farouil. 

Bormiislère (la), f., c"« de Chaudron. 

Donuds {François), docteur médecin, mari 
de Renée d'Audigné, figure dans des actes à Ma- 
rigné 1647 et à Angers 1651. 

Dosale (T&tbaut de), peintre, Angers, 1305. 

Bos-d'Aney C** d'Angers, dépendait en 1787 
de la succession de W^* Hunaultde la Ghevallerie, 
aujourd'hui établissement horticole de M. Guinoi- 
seau-Flon ; — h., c»« de Chanteussi. 

Bot aime, f., c"« du Louroux-Béc. 

Botale Ga), h., c-^ de St-Clément-de-la-P. 

t^iée (la), — V. la DoiUe. 

Doleferrière (la), f., c»« de Fougère. — 
LaDoudeferHère 1562, La Doeferrière, 1578, 

— La DouieferHbre 1582. — La Dosde- 
fernère 1642 (Et,-G.). — La Dotferrière 
(Et.-M.). — Ane. fief et seigneurie qui con- 
serve le nom des Dosdefer, ses premiers maîtres 
(xv« s.), dont le dernier de la branche aUiée, 
Julien D., fut fait chevalier de Saint-Michel en 
1623 dans l'église des Jacobins d'Angers. En 
est sieur n. h. René MailUrd dès 1562, 1568, 
n. h. Michel Déloge, mari de d"« Andrée d'Ar- 
gentré, 1582, h. h. Hilaire Ghevais, 1605, Guill. 
Doublard, mari de Gharlotte Ghevais, héritière 
en 1614 de Maurice Ghevais. — Le logis actuel 
est le manoir du xvi* s. avec porte basse en anse 



de panier, croisées à meneaux de pierres brisés 
et une large cheminée armoriée. Un assemblage 
de servitudes sans caractère forme la cour. — 
n appartient à M. de Gontades — Tout auprès 
s'élève une haute butte, qui portait sans doute 
le donjon primitif. 

Botlerle (la), vill., cb« de Gêné. 

Doaa, vill., c*^«* de Chanzeaux (18 mais., 
40 hab.) et de Rahlay (9 mais., 35 hab.). — 
Doiacus, Dueium 1110-1120 (Gart. de Ghem., 
ch. 54). — Douay 1540 (G 105, f. 353). — 
JDouai/eum 1446, ^ Douay 1504, —Doua 1716 
(Tit. du prieuré). — Le village doit son origine 
à une chapelle régulière dédiée à St Jean, de 
fondation inconnue, auprès de laquelle l'abbaye 
de Mélinais avait établi un prieuré. Le domaine 
comprenait un vaste enclos, avec double maison, 
pressoir, fuye; — à cété de la chapelle, un 
grand jardin, qui en conserve encore les der- 
nières ruines et quelques pierres de l'autel; un 
autre jardin auprès de la métairie, et deux étangs 
dont un mis en pré dès le xvi« s. ; au-dessus, la 
futaie, bientôt réduite, comme la garenne, en 
labour et où se tenait une assemblée et une 
foire la veille de Saint-Jean-Baptiste jusqu'au 
milieu du xvri« s. que le prieur fit enclore la 
pièce. Le fief s'étendait sur divers domaines 
dans les paroisses de Paye, de Rablay, de Ghan- 
zeaux et de Saint-Georges-du-Puy-de-la-6arde. 

— La chapelle a été abattue en 1832 pour 
construire une grange ; les bâtiments insignifiants 
du prieuré existent encore. Ghapelle et prieuré 
dépendaient de la paroisse de Ghanzeaux. — 
Prieurs : Geoffroy de Villiers, 1382. — Pierre 
VauHn, 1452. — Jean Louet, docteur ès- 
droits, doyen d'Angers, 1505. — Urbain Leju- 
meau, 1545. — N. h. Martin Hériau, 1568. 

— Isaac de Lesperonnière, 1611, 1620. — 
François de St-Offange, 1647. — Glaude de 
Saint'Offange , sieur de Hurtauld, 1665. — 
Glaude Molle, 1676. — François Benoist 1696. 

— Pierre Ragot, 1714. — Jacques de Villiers, 
1728. — N. BouteilUr de Chateaufort, 1735. 

— Jean-Bapt. Cliquot, 1748, 1766. —Ant. -Pierre 
Chollet, 1785. Ils y entretenaient un desservant. 

Un peu au-dessus des deux étangs s'éle- 
vait le château des seigneurs laïcs qui sans 
doute avaient appelé les moines. L'hètel avait 
nom le Haut Doua ou le Grand Doua, et 
formait le centre d'une terre, fief et seigneurie 
relevant de Thouarcé et où étaient annexés les^ 
fiefs de la Rabatière et de la Noue-Ronde. Pétro- 
nille de Boispéan, dame de Mirebeau, y fonda 
par actes des 25 mars et 10 avril 1510 une cha- 
pelle de St-Jean alias de Mirebeau. — En est 
seigneur Jacques Jonquelin, mari de Jeanne de 
Monteurs, 1540, Glaude de Montours en 1614, 
1638, René de Grasmesnil. 1652. Antoine de Brie- 
Serrant, marié le 26 novembre 1709 à Perrine 
Lemercier de Ghantepie et inhumé le 28 mai 
1729 dans le chœur de Rablay, Joseph^Etienne 
de Brie-S., ancien capitaine an régiment de la 
Couronne, 1786, mari de Marie-Jeanne-Victoire 
Bourgeois. Son fils Joseph-Glaude-Gharles, che- 
valier, marquis de Brie-S., avait épousé le 22 oc- 



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DOU 



— 51 — 



DOU 



tobre 1782 dans la ehapelle dn Bois-GroUeaa, So. 
phje Joasbert de Rochetemer et tnonnit à Doua 
Je t mars 1785, le surlendemain da jonr, où sa 
sœor Marie-Madeleine ayait épousé dans la chapelle 
dn prieuré Lonis-Pierre Dnyerdier de la Soriniôre. 
— Un miss., né sur la c^ de Rablay, en prend le 
nom et se jette dans le Layon ; il a pour affinent 
le miss, des Landes; ^ 1,900 mot. de cours. 

Douaberie (la), f., c»« de la Aîeignanne.'- 
Lalhue$herie xvi« s., appart' en 1568 à Renée 
Lebreton, qui la chargea par testament d'une rente 
de 40 livres « pour entretenir deux enfants à Té- 
c tude > et de la fourniture de deux torches par 
an à l'égUse Saint-Denis d'Angers, — en 1883 à 
Jean Galiczon, acquéreur de Glande de la Jaille. 

Donaere, h., c«« de Clefs. 

Douaire ae),f.,c"d'£:cAemîr^, dépendance 
de Moulines^ vendue nat' le 4 frimaire an V. 

Donanerie (la), f., c»« de Vauchrétien. — 
La Douesnerie 1859 (Et.-C.), dont est sieur 
Charles Apvril. 

Doaaaetlére fla), f., c»« de Thorigné. — 
L^s Douasnetières 1676 (Et.-C), anc. domaine 
de la cure. 

Boaarderie (la>, h., c"« de St-Laurent- 
de-la-Pl. — Un bourdaige vulgairement 
appelé la B. 1418 (E 682). 

Douanx (les), f., c«« à^Andrezé; — à la fa- 
mille Drouet 1863, & Pierre de Varice 1761; — 
habitée jusqu'en 1868 par la veuve Esseul, une 
des filles dn général Gathelineau. 

BoBblaFd \J oteph'François) , avocat du 
roi au Présidial d'Angers, reçu en l'Académie 
d'Angers en 1726, y lut VEloge du Roi et 
nn Discours sur la Poésie. La Bibliothèque 
d'Angers, Mss. 499, possède ces deux plates pro- 
ductions avec un discours de rentrée du Prtsi- 
dial, VEloge du serment public, 

Doablardiére (U), f., c»« d*Etriché. 

INiaMerie (la), f., c»« de Châtelais. 

Doablet (JLouia), docteur en médecine, à 
Beaufort, 1717, mari de Marie Rameau^ mort le 
^ janvier 1739. 

BoBblonnlére (la), f., c»« de Savennières, 
anc. dépendance de la seigneurie de la Guerche. 
Le tenancier était obligé à fournir et entretenir 
on logis ou prison pour enfermer les bestiaux 
yi*on trouvait paître induement dans les bois 
du Fonilloux ; moyennant quoi il avait droit d'y 
«Pvojer les siens (E 2136); - (la Petite-), f., 
<ï"* de Savennières. 

I^oaçAne, f., c»« de Lire. 

Dimeeiin (Saint), est le patron des paroisses 
d'AUonnes et de Yarrains, comme il l'était de la 
chapelle du château de Saumur, sans qu'on sache 
^>solument rien de sa vie. Ge fut sans doute un 
des premiers desservants de l'église ou du prieuré 
d'Allonnes. On raconte que son corps, transporté 
en l'abbaye Saint-Florent du château de Saumur, 
aurait été caché par les moines lors de l'incendie 
de 1025 dans la paroisse de Brain et retrouvé au 
^^* s. On le montrait au xvji< s. dans l'église 
de Varrains. Sa fôte se célèbre le 8 juillet. 

Gfindet Notice Mm. - BoUand., S jul. - D. Chamvd, 



Bouées, c^^ de Doué (2 kil.), arr. de Saumur 
(17 Idl.); — à 42 Idl. d'Angers. — EccUsia de 
Daulcis 1001 (Mss. 637, f. 349 et G 814). — 
— Majoria Dolciorum 1070 circa (Gartul. Noir 
de St-Maurice). — G. de Dauldis 1140 (Gart. 
duRonc, Rot. 2, ch. 36), 1171 (H St-Aulôn, 
Luigné, t. I, f. 2). — Daociœ 1177 (Inv. dn 
Très, des Gh., t I, p. 116). — Daulciœ 1207 
(G 452. f. 6). - Dulciœ 1371 (G 817). — Dulces 
1371 (G 817). — Entre Forges (8 kil.) au N., 
Montfort (8 kil.) et Brossay (4 kil. 1/2) àl'E., 
Vaudelenay (7^kil. 1/2) et les Verchers (8 kil.) au 
S., Doué à l'O. 

La route nationale des Sables à Saumur 
traverse de l'O. au N.-E. le N. du territoire 
(8 kil. 200 m.), bordant sur sa droite un groupe 
pressé de hauts moulins qui dominent tout le 
pays; — du N. au S.-E., passe la route dépar- 
tementale des Ponts-de-Gé (3 kil. 400 m.), lon- 
geant tout du long sur sa droite le bourg qui 
n'est en réalité qu'une continuation non inter- 
rompue de la ville de Doué. Au sortir, se détache 
vers S. le chemin de grande communication sur 
Thouars. Tout le reste de la commune n'est qu'un 
plateau à peu près inhabité. 

En dépendent le quartier riverain de Doué dit 
de StrFrancois (18 mais., 44 hab.), deux agglo- 
mérations industrielles, les Moulins (38 mais., 
dont 11 moulins, 123 hab.), les Fourneaux 
(4 mais., 11 hab.), le Petit-Saumur (21 mais., 
86 hab.)» la Saulaie (14 mais., dont 2 moulins, 
41 hab.) et l'écart de la Terre-Noire. 

Superficie : 1,228 hect. dont 81 hect. 86 en 
vignes. 

Population : ±64 feux, ftSi hab. en 1720- 
1726. ^ 600 communiants, tiO feux, la plupart 
de pauvres, en 1768. — 176 feux en 1788. — 
776 hab. en 1831. — S70 hab. en 1841. — 
i,009 hab. en 1851. — i,071 hab. en 1861. — 
i,iftO hab. en 1866, -r iAiS hab. en 1872 dont 
i40 hab. (94 mais., 94 mén.) au bourg. D est 
tout entier bâti sur un terrain d'anciennes caves 
à tuffeaux, pour la plupart encore habitées. Le 
centre en forme la cour, où descend d'ordinaire 
un sentier tournant praticable aux bestiaux. A 
hauteur du sol pointe et fume la cheminée, au 
milieu du jardin verdoyant. 

Gulture et grand commerce de céréales ; vastes 
pépinières; — fours à chaux hydraulique excel- 
lente; — profondes carrières à ciel ouvert da 
grès coquillier et de calcaire ; — en hiver, com- 
merce considérable d'alouettes, qu'on pèche, 
comme on dit, au collet, dans les immenses 
plaines de Brossay, jusqu'au Puy-Notre-Dame. 

Bureau de poste et perceptitm de Doué. 

Assemblées les dimanches qui suivent la 
Quasimodo, la St-Pierre et la St-Maurice. ^ Un 
marché qui s'y tenait jusqu'au xvi« s. fut trans- 
féré à Doué, moyennant une rente de 18 livres 
payée par le seigneur au chapitre St-Maurice. 

Mairie, sur la grande rue, acquise par acte 
autorisé le 4 juin 1845, avec EcoU de gar- 
çons agrandie en 1861. — EcoU laïque com- 
munale d€ filles, 

VEglise. dédiée à Sc Maurice (sueeut^e, 

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— 82 — 



DOU 



f6 décembre 1804)» est nn joli édifice en style 
XIII* s., construit en 1863-1864 (archit. Bibard), 
d'one nef unique, formée de six étroites travées, 
avec chapelles de la Vierge et de St- Joseph, 
chœur à fond plat, le portail malheureusement 
déparé par deux vilaines statues peintes. 

Le Cimetière^ autrefois autour de l'église, a 
été transféré à la Groix-Mordet, sur un terrain 
acquis le 7 septembre 1858. 

Le Presbytère aliéné a été racheté par la com- 
mune en vertu d'ordonnance du 20 novembre 1816. 

Le territoire primitif, qu'aucun nom spécial ne 
désigne jusqu'au xi* s., était traversé tout au moins 
par la grande voie de Doué à Montreuil-Bellay, et 
n'a pas conservé d'autres traces antiques. 11 dé- 
pendait non de Doué , mais d'un immense do- 
maine, possédé jusqu'au ix« s. par les rois de 
France et donné par Gharlemagne au Chapitre 
St-Maurice d'Angers. C'était la villa Spinacia, 
Epinats, aujourd'hui Montfort, subdivisée depuis 
en trois paroisses, Montfort, Brossay et Douces. 
Quand le partage se fit au ix* s. des biens possédés 
en commun par le Chapitre et par l'évoque, la terre 
échut au Chapitre et lui revint encore quand 
Ulger lui rendit en 1001 les biens usurpés, en se 
réservant diverses dtmes qu'Hubert, son succes- 
seur, abandonna en 1030. De môme le comte 
Geoffroy Martel fit don en 1049 de divers droits 
abusifs, notamment de *15 jours de corvée, que 
lui devaient les habitants. Ils étaient d'ailleurs, 
par un privilège du Chapitre que le comte Charles 
confirma en avril 1258, exempts du service mili- 
taire. La seigneurie relevait directement du roi. 
— Malgré les aliénations en fief ou en roture, 
le Chapitre St-Maurice possédait encore dans sa 
main directe au xiv* s. onze gagneries qu'il 
donna vers cette époque au tiers des revenus, ne 
se réservant en domaine que la maison seigneu- 
riale appelée la Cour de Douces , grand 
logis sb dans le bourg sur le chemin de Mon- 
treuil, avec prison, cour, puits, et derrière, une 
chapelle disparue dès le xvp s., un four à 
ban et quelques prés. — Tous les tenanciers de- 
vaient, outre le fermage, la dime des agneaux et 
desgorins et de 11 gerbes deux, de 11 sommes de 
vendange deux, le septième des fruits, des blés, 
pois et fèves, avec défense de rien recueillir, que 
le compte n'eût été vérifié. Le Chapitre possédait 
haute, moyenne et basse justice, criminelle et 
civile, droit de chasse exclusif, sauf le droit des 
tenanciers nobles, droit exclusif de vendre au 
détail son vin seigneurial, du 2 juillet au 15 août, 
en tout autre saison les détaillants lui payant 
d'ailleurs dix pintes de vin par pipe, droit de four 
banal, où les habitants fournissaient le bois et 
laissaient la dix-huitième partie du pain cuit. — 
Une sentence de la Sénéchaussée d'Angers du 
17 juin 1606 constate que la mesure locale comp- 
tait 9 boisseaux 1/2 pour 10 des Ponts-de-Cé. 

Il est curieux de remarquer qu'au xv« s. le 
Chapitre cultivait du safran dans les dépendances 
de sa miison seigneuriale et qu'on y trouve 
mentionné dès 1657, des prairies de sainfoin, 
culture dont on a prétendu attribuer l'importa- 
UoQ & Foollon. 



L'église de Douces, antérieure à celle de 
Brossay, était détenue au xi* s. par l'évoque qui 
en fit restitution en 1001 au Chapitre de Saint- 
Maurice. Elle resta jusqu'à la Révolution à la 
présentation de la prébende de Ste-Marthe. 

Curés : GeoCfroy de Poncin, 1276. — Guill. 
Laporte, 1371. — Macé Villain, 1389. — 
André Gâtehlé, 1416, 1436. — Jacq. Godeau, 
1447, 1456. — Charles Bouhalle, licencié en 
droit, 1541. — Nie. Huhault» 1582, qui permute 
en octobre contre la cure de Forges. — Jean 
Rou, 1608. — Franc. Menoust, 1645. — Franc. 
Savary, 1651, f le 6 octobre 1705, âgé de 77 ans. 
^Jouhert, décembre 1705, décembre 1726.— Ju- 
teau, décembre 1626.— Thomas Juteau, 1731, f le 
26 mars 1741, âgé de 48 ans. — R. Guillon, 
avril 1741, f le 3 mars 1746, âgé de 49 ans. — 
Jean-Baptiste Tacheront natif d'Angers, mai 
1746, t d'hydropisie le 6 février 1755. âgé de 
41 ans. — Franc. Bérault, d'Angers, mars 1755, 
t le 16 août 1766, âgé de 57 ans. — Mathurin- 
Guy-Jacques Bineau, anc. vicaire de Bourgueil, 
26 août 1766, qui signe à partir du 17 décembre 
1792, officier public. 

Une lettre du 24 novembre 1701 écrite à Gran- 
det par le curé de Doué, Chevalier, signale l'exis- 
tence sur la paroisse de Douces d'une église sou- 
terraine dans une belle cave en forme de croix 
de Lorraine, à 50 pieds de la principale rue, 
avec des voûtes bâties pour remplacer le roc 
écroulé (36 pieds de long sur 8 de large). Au fond 
s'élevait l'autel. On y voyait encore à son dire, des 
images peintes, à droite celles de la Vierge avec 
l'Enfant, haute de 5 pieds, et de St Jean-Baptiste ; 
à gauche celle de St Martin à cheval. Deux cha- 
pdles formaient la croisée, chacune large de 7 pas, 
longue de 10, et près la porte d'entrée vers N., 
deux autres chapelles, dont une longeant la nef, 
l'autre s'étendant sous terre de 16 pas. C'était la 
Cave de la Frairie, nom qui désigne ici, comme 
à Doué, un ensemble de caves, où se réunissait 
pour certains services une frairie ou association 
de piété et de plaisir. Il n'existe plus trace au- 
cune de ces peintures. 

Dans le territoire aussi du Chapitre, dans la 
paroisse et sur la commune de Douces, se trouve 
l'enceinte désignée —doublement à tort — du nom 
d* Amphithéâtre de Doué, C'est un polygone 
irréguiier creusé dans le banc de pierre coquil- 
lière (36 met de diamètre à la base, 45 met. 60 
au sommet). Sur les parois ont été pratiqués des 
gradins de 0™,30 de largeur sur 0™,30 de hau- 
teur, dont 16 dans la partie la plus complète 
existent encore. Au-dessous, d'immenses caves, 
percées grossièrement en contre-bas du sol sur 
une largeur de 4 met. 50 à 3 met. 50 et une 
hauteur de 7 à 8 met., suivent tous les contours 
du plan extérieur, éclairées d'espace en espace 
par des puits d'extraction creusés dans les gradins 
mêmes. C'est Juste Lipse le premier qui, sur la 
foi d'un dessin ridicule, signala à l'admiration 
cette ruine qu'il reconnaissait de loin comme ro- 
maine ; et la description qu'il en donne témoigne 
assez de ses illusions. Mais dès la première heure 
tous les Angevins, — TooraiUe, Bruneau, Roger, 



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DOU 



— 53 — 



DOU 



a. Mesnard sortont, — protestèrent directement et 
en affirmant avec détails la tradition locale et 
les souvenirs d'anciens témoins contre ce pa- 
radoxe en l'honneur d'un prétendu monument 
dont ils savaient de près l'histoire et que renient 
de même après eux Adrien Valois, Mabillon, 
Laborde, tous les savants sérieux. Aujourd'hui 
leur opinion est devenue le paradoxe et j'étais 
seul il a y quinze ans en Anjou à soutenir, 
comme aujourd'hui, qu'il ne faut voir là qu'une 
carrière qui n'a rien à faire avec l'art de Rome 
ni même des rois Francs. Au xv« s. tout au 
pins tôt, dans la première époque de la renais- 
sance théâtrale, jusqu'au milieu du xviP s., l'em- 
placement fut utilisé pour ces représentations et 
l'on transforma « ces caries et caves, » comme 
l'appelle le premier texte qui en parle (1575) 
« en parc des jeux, > qui devint « le théâtre et 
< parc de Doué, 1578, le parc et amphithéâtre 
c des jeux, » 1639. La scène se tenait au centre 

— non sur une construction factice, comme le 
décrit Juste Lipse, — mais sur le roc même, 
conservé en façon de hutte ronde, haute de 
7 pieds sur 30 de diamètre, aplanie au sommet 
et depuis complètement rasée. — En 1539, dit-on, 
la représentation dura 30 jours. C'est « la diable- 
rie » dont parle Rabelais, où l'on vint de Loudun, 
de Thouars, même de Poitiers. — L'établissement 
des Pères Récollets à Doué amortit ces fêtes, 
mais on voit encore en 1634 des bourgeois s'as- 
socier « pour la représentation d'histoires tra- 
ie gicques, » qui avaient remplacé les mystères. 
Dans un coin de l'arène les chanoines de St-Mau- 
rice avaient leur stalle réservée. Mais dès la fin 
du XVII* s ce n'est plus que le rendez-vous des 
assises seigneuriales et au xviii« s., comme au- 
jourd'hui, la dépendance d'une auberge. Au coin 
à YE, sur la me s'élevait une petite chapelle et 
la mette vers l'angle opposé délimitait les fiefs 
des cbâtellenies de Douces et de Milly-le-Meugon. 

— Les deux vues données par Juste Lipse sont 
signées Laevinua f. an. i5âi ; deux autres vues 
pins exactes figurent dans Méliand, Vues piU 
toresquespour VhUtoire de la Vendée (in-foL); 

— et Caylus, Rec. d*Aniiq., pi. 116 et 117; — 
uie autre dans les Monuments de Laborde. 

La paroisse dépendait du Diocèse d'Angers, de 
l'Election de Saumur, du District en 1788 de 
Doué, en 1790 de Saumur. 

Mairee : Gasté, 1«' messidor an VIII.— Franc 
Grignon père, 2 janvier 1808, f le 17 octobre 
1808.— Franc. Joullain, notaire, 21 octobre 1808. 

— René Parent dit Doyen, 15 mai 1815. — F. 
Joullain , 12 juillet 1815 , démissionnaire le 
17 août 1830. — Narcisse Grignon, 13 septembre 
1830, démissionnaire en septembre 1840.— Louis 
Rickardin, 30 septembre 1840, installé le 18 oc- 
tobre, f le 24 novembre 1854. —Alexandre Gri- 
gnon, 20 décembre 1854, installé le 31 — Parant, 
1865. — Rickardin, 1872, en fonctions, 1874. 

Anh. de M.-et-L. C 193, 198, 901, 204; 6 449-520. La 
chartrier de la châtellcoiie est complet et comprend de nom* 
Wettx titres antérieurs an xvi* s. — Arch. comm. Et -G. — 



Mém. de la Soe, d'Agr. d'Angert, f* série, VI' volume.— 
Areh, d'Anjou, t. II, p. l69.~ M. Roach 5mith, secrétaire 
de la Soc. Arôh. d*Angleterre, a publié un mémoire au soutien 
de Tantiquité de rampbitbéàtre, que Je n*ai pu me procurer. 

Bouées (les), h., c«»« de DurtaL — Douce 
1591, la Douce 1630, 1689, les Dousses 1687 
(Et.-C). — En est sieur n. h. François Jousson 
1591 ; - aes Petites-), f.. c»« de Huillé, — Le 
féage de la Doulce 1406 (G Cure Huillé). — 
Le fief et seigneurie de la Douce formait le 
temporel de la chapelle Ste-Gatherine, desservie 
en l'église paroissiale. 

Boneetlerie (la), f.. c»« de Trélazé (Cass.). 

Booelne (la), m<»" b. et f., c»« d* Angers. 

— La closerie de Doussines 1555 (St-Aubin, 
AfoKèrce, t. V). — X»c lieu de Dousine 1677 
(St- Aubin, DécL, t. XIX}, — relevait du prieuré 
de Ghampigné-sur-Sarthe et appart^ en 1596 à 
Jean Grimaudet. G'était alors le centre d'un im- 
portant vignoble. — En est sieur Pierre Boureau 
en 1655, dont l'héritier, Louis B., prêtre, le vendit 
à Séhastienne Guillot , veuve Hector Boguais, le 
13 avril 1673; — Françoise Houdemon, veuve 
Nie. Guillot. 1684 ; — Marguerite Boisard, veuve 
Franc. Guillot, 1699 ; — son gendre François 
Gouérauld, 1721 ; — Pierre GhevaUer, anc. curé 
de Soulaines, par acquêt le 29 mai 1750 d'Ahel- 
Elie Gouérauld ; — René Martineau, maître de 
grammaire, 1778. — La maison actuelle porta 
aux pignons des lucarnes la date 1777 et la 
plaque de la cheminée principale est armoriée 
d'un écu chargé de fleurs de lis. Y résidait de 
1864 à 1872 l'aumônier des Yisitandines dont le 
couvent y attient vers S. , — aujourd'hui la pro- 
priétaire, M"^ Ghovelon , femme d'un ancien re- 
présentant du peuple. — < J'ai commencé dans ce 
logis la rédaction de ce Dictionnaire. 

Boaeinlére (la), f., c»* de Chantoceaux. 

— Autrefois le Vieil-Bréhéry , appartenance 
du prieuré de Ghantoceaux ; — f., c^* de la Ro- 
magne — En est sieur Mathurin de la Mothe, 
écuyer, 1539; — f., c»« de la Renaudière. — 
En est sieur Jean de Piédouault, 1447. 

Boudard (le), f., c°« de Quincé. -^ Le De- 
hodart 1715, — le Dehoudart 1509, — le JDou- 
dard 1630 (Pr. de St-Blaise et Ghart. de Brissac). 

— Le Dodard (Gass.). 

Doué {canton de), borné par les cantons — 
au N., de Gennes, — à l'E., de Saumur Sud et 
de M ontreuil-Bellay, — au S., de Montreuil-B. et 
deVihiers,- àl'O. , de Vihiers et de Thouarcé, com- 
prend sur 22,558 hect. , 14communes, Doué, Brigué» 
Goncourson, Dénezé, Douces, Forges, Louresse, 
les Yerchers, les Ulmes, Martigné-Briant, Meigné, 
Montfort, St-Georges-Ghàtelaison, Soulanger,— et 
une population de i3,ii3 hab. en 1831 , de 
i3,380 hab. en 1841, de i3,40i hab. en 1851. de 
i3,397 hab. en 1861. de ii,68f hab. en 1872. 

Traversé à son extrémité S.-O., du S.-E au 
N.-O.. par la rivière du Layon, en plein cœur 
par la route nationale des Sables à Saumur et par 
la route départementale des Ponts-de-Gé à Lou- 
dun, qui s'y entrecroisent à Doué même, bientôt 
par un chemin de fer départemental, dans sa 
plus grande largeur, de Montreuil-B. àThouarcé, 
il présente une véritable importance agricole et 



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DOD 



— 54 — 



DOD 



industrielle p&r le commerce et par la produc- 
tion vers FE. des céréales, vers S. et vers VO. de 
vins blancs renommés, la culture des pépinières» 
l'exploitation de la houille, de la molasse co- 
quillière, de chaux ordinaire et hydraulique, et 
de terres à brique. 

— Doué» petite ville, chef-lieu de canton, arr. 
de Saumur (17 kil.); ^ à 40 kil. d'Angers. — 
Castrum Doe in confinio Pictavenai , in 
diocesi Andegavensi 631 ? (Dipl. chart., t. II, 
p. 9). — Doe 1060 (Liv. B, f. 3), 1150 circa, f. 49. 
1182 (G Ghap. de Doué, t. I. f. 8), 1S07 (G 452, 
f. 7). — Thedoadua 814 (h. Bouq.. t. VI, p. 174). 

— Thedwat 814 (Ib., p. 27). — Teutvadua 814 
(Ib., p. 99). — Theotwadum palatium 814 
(Ib., p. 81).). — Locus cujuB est vocahulum 
Theotvadua 814 et 835 (Ib.. p. 90 et 673). — 
Theotvadum palatium 835 (Tardif. DipL, 
n»128).--i>oadu8847 (G826).— /npogfoPictatJO 
villa Doadua 980 (Liv. N., ch. 15). — Caatrum 
Doadua 1035-1055 (Ib., p. 53). 1055-1070 (Ib., 
p. 49), 1090 (Gart St-Maur, ch. 31).— i>Gadenses 
eccUêiœ 1063 (G Chapitre, t. L, f. l).^Canonici 
de Doado 1082 (Dénezé, ch. or.). — Caatrum 
Doadi 1147 (Chron. d'A., t. II, p. 190). — 
Doedua 1055-1070 (Uv. N.. ch. 63). — Doetua 
1080-1090 (Gart. Sl-Aubin, f. 75). 1120 (Gartul. 
Chemillé, ch. 7), 1138 (Liv. d'A., f. 33). — Ter- 
ritorium Doeti 1160-1174 (Liv. BL, f. 47). — 
Vetua Doadum 1105 (Gart. St-Maur, ch. 25). 

— Doatum Caatrum 1109, 1123 (Ghron. d'A., 
t. n, p. 31, 32), 1125-1130 (Pr. des Lochereaux, 
1. 1. f. 3). — Doadium 1125-1129 (Gart. Saint- 
Maur, ch. 66), 1220 (Fontev.. ch. anc. 37), 1243 
(6 337, t. 279). — Duatum caatrum 1147 
(Ghron. d'A., t. II, p. 36). — Doeium 1160 
(Pr. des Locher.. t. I, f. 41), 1177 (G 452, f. 1). 

— Via Doenaia 1216 (6 St-Aubin, Oflf. cL. 
t. II, f. 4). — Via puhlica de Doadio apud 
SalmuHum 1270 (G 452, f. 16). — Douetum 
1392 (G Ghap. de Doué. t. I, f. 10). — Doué- 
la-Fontaine 1874 (Postes). — Sur un pla- 
teau élevé et tout entier en tuf de gravier et 
de débris de coquilles agglutinés, entre Douces 
au S. et à TE., qu'en sépare à peine la largeur 
de la route des Sables, les Yerchers (4 kil.) 
au S., Forges (4 kil.) an N.-E.. Dénezé (6 kil.) et 
Louresse (6 kil.) au N. et N.-O. , Soulanger 
(2 kil.) et Goncourson (6 kil.) à TO. 

Les routes nationale des Sables à Saumur et 
départementale des Ponts-de-Gé à Loudun s'en- 
trecroisent dans la ville et l'encadrent en y ral- 
liant les chemins de grande communication de 
Gennes. de Martigné-Briant et de Ghemillé. 

Nul autre ruisseau que celui du Douet ou de la 
Fontaine-de-Doué, qui y nait sous l'aneten châ- 
teau, à l'entrée de la ville, vers N.-O. 

En dépendent 7 fermes, quatre m*^* sur le miss. , 
dont trois à farine et un à tan, et un m^ à vent. 

Superficie : 1,387 hect., dont 146 hect. en 
vignes, 50 hect. en bois. Le territoire de la Gha- 
pelle-sons-Doué, Y. ce mot, y a été réuni par 
la loi du 13 juin 1841. 

Population : 364 feux en 1699, — 360 feux 
en 1720. — 4,000 hab. en 1734. — 403 feux en 



1790, dans la paroisse St-Pierre. — f ,^ hab. en 
1831.— 3,i93 hab. en 1841. — a,i94 hab. en 1851. 

— 3,336 hab. en 1861. — 346$ hab. en 1872. 
dont 34i6 hab. de population agglomérée en un 
seul groupe, comprenant la ville et la Ghapelle, 
sans compter Douces, qui s'y rattache. 

La ville est tout entière construite sur un 
sol sillonné de carrières profondes, autrefois 
uniques demeures des habitants. Encore aujour- 
d'hui, si peu qu'on s'écarte du centre le plus 
fréquenté, de longs murs bas bordent la voie ; 
par derrière, le sol manque et quelque étroit 
sentier tournant ou abrupte conduit à de vastes 
chambres découpées bizarrement dans le roc 
friable, refuge des colons, que recouvre le jardin 
fleuri ou une petite culture. Au cœur même de la 
ville, maison Lyonnet, sur la place des Halles, 
on visite une de ces caves enchevêtrée de cham- 
bres multiples, qui semblent rayonner d'une 
chambre principale dont le fond est découpé de 
six fausses baies en deux rangs superposés. Des 
tombeaux y ont été rencontrés, dont quelques- 
uns encore en place dans les replis emmurés. 
G'est l'ancienne appartenance, croyons-nous, nom. 
mée au xv« s. « Voatel de la frairie St-Pierre, » 
et plus tard jusqu'à la fin du xviu« s., les Cavea 
de la Frairie, auxquelles attenait la Cave de 
la CuiainCt noms absolument oubliés aujourd'hui, 
et qui indiquent, ici comme à Douces, qu*elles 
servirent durant le moyen âge aux réunions d'une 
confrérie de bourgeois associés dans des senti- 
ments de piété et de réjouissance. 

Foirea : Au xii* s. il s'en tenait cinq, les jours 
de la St-Jean, de la St-Pierre-ès-Liens, de la St-De- 
nis, de l'octave de Pâques et de la Purification de la 
Vierge; — en 1749, trois, à la St-Jean, St-Pierre 
et St-Denis ; — en 1775, quatre, les lundis de la 
Mi-Garôme, de la Semaine- Sainte, des Rogations, 
et le 9 novembre (Saint-Denis) ; — à la fin du 
xviii^ s., onze, et l'on en demandait une dou- 
zième pour le premier lundi de septembre en 
1804; — aujourd'hui six, les lundis après la 
Mi-Garôme, des Rameaux, de la Quasimodo, des 
Rogations, après la St-Denis, après la St-André. 

— Marchéa importants tous les lundis. 
L'ancienne meaure comptait 12 boisseaux 

pour 8 des Ponts-de-Gé. 

Le Champ de foire a été acquis par la ville 
autorisée d'une ordonnance du 5 avril 1832. — La 
ville a pris à rente de l'hospice la halle au blé 
par acte du 15 octobre 1835, et avait acquis dès 
le 23 mars 1808, autorisée par la loi du 10 sep- 
tembre 1807, la halle marchande, vendue en 
1804 par les héritiers de l'ancien seigneur à un 
particulier, qui y percevait jusqu'alors les droits. 

Culture de céréales, — de pépinières de 
peupliers et d'arbres fruitiers, surtout d'arbres 

à noyau; — vignes; — prairies artificielles; 

commerce considérable de grains et de bes- 
tiaux, de toiles, de fers; — deux fabriques 
d'étoffes de laine ; une corroierie, une tannerie. 

— La chaux, dite de Doué, se produit dans 
les communes voisines. 

Chef -lieu de perception comprenant Doué 
Douces, Soulanger, Montfort et les Yerchers. ' 



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Bureau de poste — et tilégraphe o«?6rt 
le 13 novembre 1866. 

La Mairie est un logis à tourelle, placé au 
centre de la ville, acquis par acte du 24 juillet 
1821. autorisé par ordonnance du 11 avril. 

La célèbre fontaine dont le nom s'ajoute sou- 
vent à celui de la ville, en forme l'entrée vers 
N.-O. et comprend, outre la source protégée de 
mors et couverte d'une voûte, deux vastes bassins 
creusés à grands frais, Tun dans le roc, l'autre 
dans la vase, et mesurant chacun. 44 met. de 
longueur sur une largeur de 26 met. L'un sert 
d*abreuvoir où Ton accède par deux rampes 
douces, larges de 14 mètres, l'antre, de lavoir 
public avec banquette et trottoir circulaire, les 
murs de soutènement, rampes, escaUers, ban- 
quettes, aqueducs pavés en pierre dure ; entre deux, 
passe la route de Saumur aux Sables d'Olonne, 
formant un alignement. Les travaux, entrepris en 
1767, furent terminés en 1768 sur les plans de 
Lecreulx, approuvés par arrêt du Conseil d'Etat 
du 21 novembre 1766, sous la direction de l'ingé- 
nieur de Voglie, et coûtèrent environ 60,000 livres. 
Foullon, à qui la routine en attribue tout l'hon- 
neur, n'intervint que pour presser l'allocation par 
l'Etat des fonds nécessaires à l'entreprise. Un 
arrêté de police en réglementa le service dès 1769. 
— Les déblais de l'œuvre ont servi à former une 
terrasse qui sert de promenade. 

Collège. — On trouve dès le début du xiv« s. 
1307, un maître des écoles, magi$ter scolarum, 
fondées sans doute par le Chapitre St-Denis, qui 
en conserva jusqu'au xvii* s. la présentation. 
Mathurin Ozillon en 1597 est dit « principal du 
collège, » mais ce n'est qu'au xviii« s. que l'abbé 
GhoUet, Y. ce nom, entreprit un établissement 
d'enseignement un peu élevé, comprenant « même 
« la langue latine et pour mettre en état de par- 
« venir à l'ordre de prêtrise ceux qui en avaient 
« la vocation. » — Le projet soumis à la ville 
date du 9 mars 1728 ; elle en acquiert la maison 
en 1723. Le principal, Moreau, curé de Forges, 
toujours absent, lamine. Elle se maintient pour- 
tant et comptait en 1775 cinq régents ; mais le prin- 
cipal Marquet l'abandonne endettée. L'établisse- 
ment fut repris en 1805 par une association de 
prêtres sous la direction de l'abbé Chalopin, d'An- 
gers, avec 110 élèves, dont 30 internes; et la ville 
en acquit en 1818 le matériel. L'œuvre s'accrut 
soudainement, confiée au zèle de l'abbé Bemier, 
V. ce nom, qui dès 1822 l'avait organisée jusqu'à 
la rhétorique, etcomptaiten 1830près de200élève8, 
120 à 150 internes.— Elle végète aujourd'hui dans 
les souvenirs d'une prospérité depuis longtemps 
passée et vient (août 1874) d'être remise aux 
mains de l'Evêque. — Une École primaire com- 
munale y est réunie avec Aeile. — Ecole libre 
de garçons (Frères de la Doctrine). — Ecole dt 
IWLes (Sœurs de l'Hôpital). — Peneionnat de 
demoiselles (Sœurs de Ste-Anne). — Dans l'an- 
cien et magnifique enclos des Récollets, des reli- 
gieuses d'un ordre fondé k Doué même par l'abbé 
Gnépin, Y. ce nom^ tiennent internat, école libre, 
asile, hospice pour des pensionnaires payants. 

Le Presbytèxe a été acquis de !!>»• Daligny 



par la ville, par actes du 19 novembre 1825 et 

27 novembre 1826. — Le Cimetiire fut trans- 
féré le 20 décembre 1768 sur un terrain donné 
par Foullon. 

La commune comprend deux paroisses, Saint' 
Pierre pour la ville, et Notre-Dame de la 
Chapelle-sous-Doué , Y. ce nom, rétablie par 
ordonnance du 29 juin 1843, deux ans après la 
suppression de cette commune. 

L'église de la ville, dédiée à St Pierre (cure, 
10 novembre 1802), est un édifico fxv« s.) d'ex- 
térieur déplaisant par son portail difforme et 
son clocher vulgaire, mais dont la triple nef 
sombre et basse est d'un bel effet religieux. Ses 
cinq travées, dont les arceaux formés de simples 
filets vont se perdre en biseau dans le flanc du 
pilier, s'accroissent aux abords du chœur d'une 
double travée latérale qui forme transept, l'aile vers 
l'E. de construction d'ailleurs toute récente. Une 
fenêtre à triple meneau éclaire le chœur. A l'en- 
trée, k droite, un assemblage de débris de vitraux 
du xvii« s. réunit les figures de St André, de 
St Jean-Baptiste et de St Jean l'Evangéliste et de 
la Yierge. — Le reste est moderne et de la façon 
de Lobin, de Tours, 1866. 

V Hôpital fut bâti en 1229 par Eustachie, 
dame de Doué, et son fils André, et la chapelle, 
consacrée cette année même en l'honneur de la 
Yierge et de St Nicolas. La fondatrice en remit 
l'administration entre les mains d'un procureur, 
élu par le seigneur avec l'assistance de 4 che- 
valiers et de six bourgeois. Quatre bourgeois élus 
formaient un conseil d'administration et ren- 
daient les comptes, avec le procureur, à quatre 
autres bourgeois élus. — La maison éuit desservie 
en 1673 sous la direction de M^ de TouUon, en 
1697 par les sœurs de la Trinité dites Filles de 
la Foi, en 1710 par des séculières de la ville, 
qui, placées un instant en 1713 sous la directioit 
des Angustines de Saumur, furent en 1714 éri- 
gées en communauté par l'évêque sous le nom 
de Sœurs hospitalières de Doué, Leurs statuts, 
encore en vigueur, ont été approuvés par décret 
du 8 novembre 1810. L'habillement est noir, 
coiffe plate, mouchoir blanc ; an côté gauche, un 
chapelet noir avec crucifix; au cou, un cœur 
d'argent avec croix ; en ville, un grand capot 
noir. — La maison comptait en 1735 20 lits, 

28 en 1790, dont 14 de femmes ; — aigourd'hui 
50 lits, dont 34 pour les malades valides, 2 pour 
les soldats, 2 pour les enfants et 12 pour les 
vieillards et infirmes. Les c^* d'Ambillou, de Dé« 
nezé, des Yerchers, de Meigné, y ont des fondations. 

Par une donation du 21 avril 1743, Françoise 
Rolland, veuve de Nicolas, Simon Jarry et Jeanne 
Hervé, fondèrent une rente de 1,000 livres pour 
la création d'une école gratuite de filles et d'un 
hôpital d'/ncurabZee. L'hôpital a été supprimé en 
1793, mais la maison de la Goberderie a été donnée 
à la viUe par l'Etat, à charge d'entretenir l'école. 

Le pays est des plus anciennement peuplés de 
l'Anjou, mais sans doute et pendant de longs 
siècles resta à peu près exclusivement habité en 
caves, et le sol recouvert d'immenses bois. On y 
a recueilli quelques haches de pierre, une pique 



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DOU 



en bronze gauloise, des monnaies; mais les ves- 
tiges romains même — il ne pent ôtre question 
da prétendu amphithéâtre qui d'ailleurs est sur 
Douces, V. cî-dcssus. p. 52-53, — y sont rares, 
quoique La Sauvagère et après lui de Gan- 
mont placent ici la station Segora. Dos les pre- 
miers temps historiques un centre important y 
existe, attesté par la direction des grandes voies 
d'Angers, de Gennes, de Saumur, de Hontreuil- 
Bellay, de Thonars, de Vihiers, de Chemillé, 
de Ghalonnes. Leur point de rencontre aboutit à 
la Cbapelle-sous-Doué, Y. ce nom. C'est là le 
vieux Doué, Vêtus Doadum, comme l'appelle 
dès le XI* s. une charte de Saint-Maur, et non 
pas la ville actuelle, où pourtant se sont trouvés 
des vases de terre rouge en 1784 dans un 
tombeau double creusé dans le roc du verger 
des Récollets et en 1832 sur la place de la mairie, 
des pendants d'oreille en or dans un cercueil. 
Partout d'ailleurs, où porte la pioche, elle ren- 
contre en nombre des tombeaux, sortes d'auges 
de pierre, découpées dans le sol même et dont 
jusqu'au xii* s. ces carrières approvisionnaient 
tout l'Anjou. 

L'absence de renseignements autorise mal 
des conjectures sur l'occupation Yisigothe ou 
Franque. Le premier texte écrit, qui men- 
tionne Doué, est le fameux diplôme de Dago- 
bert, invention intéressée de moines absolument 
convaincue de faux. Mais dès la fin du viii« s. 
les faits trahissent et constatent l'importance 
réelle conservée par ce centre antique. Dès le 
début de la campagne de 760 contre l'Aquitaine, 
Pépin y campe et il y reçoit l'ambassade de 
Waïfre et les otages. En 796 Louis- le-Pieux, 
alors roi de cette Aquitaine, désigne Doué comme 
une des quatre villas d'hiver, où il viendrait 
tous les quatre ans résider avec sa cour. Il s'y 
trouvait en janvier 814 et y avait convoqué pour 
le 2 février une assemblée générale de Francs, 
quand la nouvelle lui fut apportée de la mort de 
Gharlemagne son père. Il y reçut encore en 832 
la soumission de son fils Pépin. — Puis un si- 
lence absolu se fait de nouveau sur le pays et 
l'on en est à chercher vainement aujourd'hui 
quelque vestige apparent de la villa impériale. 
Elle était sans doute bordée,— vers S. et à 800 met. 
de la Chapelle, à 1,000 m. de Douces et du Doué ac- 
tuel, — par ces « foussez anciens appelez levées, » 
comme les désigne l'aveu de 1440, la levée des 
Seigneurs, d'après nombre de documents anté- 
rieurs, ancienne voie, jusqu'en ces derniers temps 
encore pavée, en partie envahie par les arbres et 
de chaque côté flanquée de très-larges fossés mais 
qu'on peut suivre encore depuis Montreuil-Bellay 
jusqu'à St-Georges-Cbàtelaison, d'où elle gagne 
Chalonnes le long du Layon. 

Les Normands dans leurs fréquentes courses 
sur Poitiers saccagèrent le pays, qui servait de 
refuge dans ses caves impénétrables aux popu- 
lations des alentours depuis la Loire. Mais c'est 
probablement à des guerres locales qu'est due la 
ruine de l'ancienne ville et du premier château 
dont la motte se dresse encore à la Chapelle. On 
le voit reconstruit dès le z« s. et transféré sur on 



emplacement nouveau, à l'entrée vers N.-O. de 
la ville actuelle. Pour si peu qu'il se soit déplacé, 
entre deux dès lors passe la frontière. Ce n'est 
plus comme auparavant, sous la main du vicomte 
de Thouars, une menace du Poitou; c'est aux 
ordres du comte un poste qui couvre l'extrême 
confin de l'Anjou. Une cité nouvelle dès lors s'y 
concentre sous sa protection et sans doute à l'abri 
d'une enceinte. Le pays faisait partie du Sau- 
murois qui appartenait jusqu'en 1025 au comte de 
Blois. La villa avait fait partie en 847 de la do- 
tation de Gunaud au profit de l'abbaye de Tour- 
dus qui la céda vers 988. à titre temporaire, 
devenu sans doute facilement définitif, au comte 
d'Anjou. Il est certain que dès avant la prise 
de Saumur, Foulques Nerra possédait le châ- 
teau de Doué et il y enferma après la no- 
toire une partie des prisonniers. Par deux fois, 
en 1109 et en 1123, Foulques Réchin fut ré- 
duit à le reconquérir sur le vassal rebelle et de 
nouveau en 1147 Geoffroy Plantagenet, qui après 
deux jours de siège, jeta bas la forteresse et incen- 
dia les alentours. Toutes ces ruines se réparaient 
vite et n'avaient pas interrompu le développe- 
ment de la ville. La preuve en est dans ces cinq 
foires qu'on y voit fréquentées au xii* s., sur- 
tout dans l'importance de la bourgeoisie qu'y a 
élevée de bonne heure le commerce et l'industrie. 
Les bourgeois de Doué, qu'on rencontre dans les 
chartes au xi* s. , figurent dès les premières 
années du xiii* s. dans l'acte de fondation de 
l'hôpital, en nombre égal aux chevaliers et sont 
seuls chargés de l'administration et des comptes. 
La halle occupait une partie du cimetière, dans 
lequel se tenait le marché. Sur le ruisseau 
et au-dessous de la fontaine, sa pressaient les 
moulins et les tanneries. Les corroyeurs, les dra- 
piers et tous les métiers qui vivent du commerce 
des bestiaux et des grains, les merciers, les 
marchands de laines et de toiles se trouvent 
mentionnés en nombre dans les titres jusqu'au 
xviP s., un coutelier en 1593, un verrier en 1596, 
un armurier en 1626, — grand nombre de pauvres 
aussi, accru encore par les guerres civiles de 
la fin du XVI* s. En 1567 tout le pays fut saccagé, 
la ville exceptée, où commandait le jeune comte 
de Cessé; mais le 4 avril 1568 malgré l'édit de 
paix, récemment conclu, les Huguenots la mirent 
au pillage. Défendue en septembre par les catho- 
liques, elle fut occupée de nouveau le 18 juillet 
1569 par l'ennemi. Des lettres patentes de février 
1570, confirmées seulement le 12 décembre 1621 , 
l'autorisèrent à rétablir ses murs et, pour y aider, 
à lever un droit d'octroi. Construite seulement 
vers 1640, l'enceinte avec revêtement en pierre 
de taille, s'étendait jusqu'à Ghapet où s'éle- 
vaient trois canonnières, et était défendue de 
distance en distance par des tours dont deux au 
carrefour de Taunay, une autre à la Porte-Neuve, 
de 50 pieds de circonférence, sur 25 de hauteur. 
Ce qui en restait fut abattu en 1752 et le tout alors 
reconstruit était debout encore en 1790 avec ses 
cinq portes dites du Château, de Saint-François, 
de Douces, Bonin et David, chacune défendue par 
deux employés d'octroi. Il n'en reste plus vestiges. 



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DOU 



Une double porte, séparée par on boulevard 
donnait accès an château, dont l'édifice s'était 
snecessivement transformé sur l'emplacement du 
plu antique. On voit encore à l'extrémité de l'en- 
clos seigneurial la puissante motte qui portait la 
première forteresse féodale laissée par le comte à la 
descendance de Gildouin de Saumur, sur qui il 
l'avait conquis. La famille se fond au xiii* s. par le 
mariage d'Eustacbie Gildouin dans celle de l'Ile- 
Bouchard sous qui le fief prend le titre de ba- 
ronnie. Catherine de l'Ile-Bonchard porte vers 1425 
à Louis-Georges de la Trémouille la terre qui a 
passé aux Gouffier dès la fin du xvi* s. et qui 
fut acquise en 1733 par FouUon. C'est lui qui fit 
rebâtir l'habitation telle qu'on la voit encore, au- 
dessus de la route nouvelle, vers la ville, simple 
logis rectangulaire avec tour pentagonale d'esca- 
lier ; à l'intérieur, dans un salon, deux dessus de 
porte représentent des dames en traîneau ; et les 
pUques de cheminées conservent les initiales du 
maître et la couronne de baron; tout autour se 
dressent de beaux ombrages, à peine entamés de 
nos jours par des constructions nouvelles, — et 
▼ers l'entrée, les anciennes prisons plongeant 
dans des caves sombres. 

La chapelle seigneuriale, encore desservie au 
xviii* s. en était dédiée primitivement à saint 
Eustache, où s'ajouta par une fondation nouvelle 
le vocable de Ste-Catherine. — Au pied du châ- 
teau s'élevait l'antique égliae de St-Léger dont 
le souvenir même est perdu et dont encore au 
XVI !• s. les textes décrivent les ruines entre le 
ruisseau, la muraille et le chemin menant du 
pontceau de la fontaine à la poite du château. 
Il y existait une source, qui s'épanche actuelle- 
ment dans l'enceinte du lavoir public, où l'on 
venait tremper des chemises pour guérir les fié- 
vreux et encore réputée pour les maux d'yeux. 
Cette église est mentionnée dans le prétendu 
diplôme de Dagobert (631) avec une église 
de Saint-Jean-Baptiate , qui est sans doute 
l'ancienne chapelle baptismale. — Cet acte, évi- 
demment faux mais de rédaction relativement 
antique, ne fait mention aucune de V église St- 
Pierre. — Véglise St-Denia, qu'il prétend de 
fondation royale, fut dédiée en 1040 seulement 
par l'évèque Hubert. Trois seigneurs du pays 
se partageaient les revenus des deux églises avec 
les prêtres et c'est en 1063 seulement que le 
principal d'entre eux, Gontier, du consentement 
des deux autres, établit un Chapitre de 4 cha- 
noines, — plus tard de 6 chanoines, — pour les 
desservir. En 1096, l'abbé de Tournus, sur la pro- 
duction du diplôme royal, s'en fit adjuger par le 
pape Urbain II la suzeraineté, et de nouveau par 
l'évèque Ulger en 1125. Les chanoines restèrent 
à la nomination du seigneur mais à la présen- 
tation du prieur de Cunaud où deux chanoines 
devaient assister aux fêtes de Notre-Dame. La 
fortune du Chapitre et l'église même furent en 
grande partie ruinées pendant les guerres du 
Ziv* s., son chartrier mis au pillage pendant 
celles du xvi« s. Un privilège du roi Henri IV 
(SO décembre 1605) lui accorda pendant 14 ans 
un droit sur la vente au détail du vin. Dès la fin 



du xTiii« s. la toiture qui avait remplacé la voûte 
écroulée ne tenait plus. Un décret du 12 juillet 
1791 y créa une cure en y réunissant les paroisses 
de la Chapelle et de Soulanger, mais le jour 
même de l'installation du curé Grignon (18 no- 
vembre\ Soulanger, Douces et même Doué pro- 
testèrent contre cette création inutile qui ne tint 
pas. Un décret du 30 mai 1806 attribua la 
propriété de l'église supprimée à la fabrique de 
St-Pierre qui fut autorisée le 18 août 1811 à 
l'aliéner. Elle a passé de mains en mains, pro- 
mise sans cesse à des destinées nouvelles. C'est 
aujourd'hui une ruine irréparable, le chœur à 
pans coupés (xiii* s.), autrefois historié du haut 
en bas de fresques à personnages, le transept 
surmonté d'un clocher carré, aujourd'hui éven- 
tré et découronné mais dominant encore au loin 
l'horizon, les ailes et la haute et vaste nef nues, 
vides, les colonnes éclatées, la voûte (xn« s.) 
pourrie par les pluies, menaçante, l'œuvre en- 
tière superbe encore mais qui n'attend plus que 
la mine et la pioche. Dans un coin gisent deux 
débris de statues dont un reste de tombe de cha- 
noine. Une vue en est donnée dans de Wismes. 

Il résulte d*une enquête de la fin du xvi* s. 
que de tout temps la cure principale était à St- 
Denis. Tout au moins les fiançailles et les ma- 
riages se célébraient à St-Denis. Le cimetière de 
St-Pierre attenait à l'église de St-Donis, dont les 
chanoines y prêchaient la Passion le Vendredi- 
Saint; aux Pâques le curé de St-Pierre y venait 
faire bénir le pain, dire sa première messe et 
communier ses paroissiens. — Les baptêmes se 
célébraient dans la chapelle St-Jean attenant 
à St-Denis et qui fut ruinée par les guerres civiles 
vers 1574. Tous les trois ans le Chapitre affer- 
mait les revenus paroissiaux & un de ses cha- 
noines à charge de desservir la cure de St-Pierre 
comme vicaire perpétuel. Une bulle du 15 oc- 
tobre 1500 en prononça même l'union au Chapitre 
mais elle fut cassée par arrêt du Parlement. C'est 
seulement par transaction du 5 janvier 1576 que 
les chanoines, en se réservant leurs droits suze- 
rains, autorisèrent à St-Pierre l'installation des 
fonts et la célébration des mariages, sous l'obli- 
gation défaire les Pâques à St-Denis. 

Curés : Yves Lemoine, 1456. — Ant. Gué^ 
rineau, 1500. — Pierre Lamoureux... — Jean 

Leclerc, 1530. — Jean Bodet, — Ant. 

Hervé... — Pierre Lesueur, licencié en droit, 
pourvu dès 1574, mais en concurrence avec Denis 
Degaigné, Jean Lancelot et Médard de Canaple, 
et, sur leur désistement , présenté de nouveau 
par le Chapitre le 12 décembre 1575 et nommé 
par l'évèque le 28 janvier 1576. ^ Mathurin 
Callouin, 1587, qui résigne en 1592. ^ Pierre 
Radel, du diocèse de Carcassonne, docteur ès- 
droits, aumônier du roi, chanoine de St-Denis, 
présenté le 30 avril 1592. ^ Christophe Michel, 
docteur ès-droits, conseiller et aumônier du roi, 
fils de René-Michel de la RochemaiUet, nommé le 
20 avril 1602. installé le 21 juillet. Il parait ré- 
sider, et le l«r avril 1625 est inhumé au bas des 
degrés de l'autel de N.-D.-de-Pitié, auprès de son 
père. — Bladot, insullé le 12 avril 1625. — 



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Marin Pichon, avril 1696. f le 99 juin 1639. 

— Jean Souriceau, qui résigne en septembre 
1639. — Jean LeceBvre, septembre 1639, installé 
en avril 1640. — Lonis Dufreane, 1642. — 
Boufin, 1647. — René Pineau, 1664. — Aucnn 
de ces prêtres ne réside. -^ Jean Savary, 1669, 
inhumé le 20 septembre 1696 dans le chœnr. * 
Guihert, novembre 1696. octobre 1699. — Des- 
triché, octobre 1699, janvier 1701. — D. Che- 
valier, janvier 1701, juin 1703. — Michel Tko- 
rode, juin 1703, f le 21 juillet 1720, &gé de 48 ans. 

— Lettrie^ 23 juillet 1720. septembre 1722. — 
Pierre-René Guibert, 16 septembre 1722, f l® 
25 août 1743, Agé de M ans. — Michel Lemarié, 
docteur en théologie, septembre 1743. f le 28 oc- 
tobre 1782, Agé de 71 ans. — René-Florent 
Bellamy, janvier, mars 1783. Il desservit plus 
tard jusqu'en 1820 St-Paul-du-Bois. — Peltier, 
le jeune, avril 1783, devient chanoine. — Denis- 
Foy Peltier, licencié en droit, avocat au Parle- 
ment, août 1783, avril 1791. Il avait demandé 
8 jours de réflexion avant de prêter serment, 
prit jour pour le prêter, puis présenta une for- 
mule de sa façon qui ne fut pas acceptée. — 
Franc. -Alexis Moreau, vicaire de St-Pierre de 
Saumur, élu le 10 avril 1791. 

Le premier établissement des Récollets date 
de 1582. Les habitants, qui les avaient appelés, 
firent à leurs frais, avec autorisation royale du 
6 septembre 1602, bAtir un couvent et approprier 
une chapelle spéciale à la gauche de l'église pa- 
roissiale en 1606. La maison fut incendiée, avec 
ses archives, en 1713. Elle n'en comptait pas 
moins 18 religieux en 1744 mais 8 seulement en 
1790 dont 6 réclamèrent leur liberté. La Biblio- 
thèque possédait à cette date 1510 volumes de 
théologie et un seul manuscrit de Matthiolus ; la 
chapelle, 4 tableaux,une Ste Catherine, une Vierge, 
une Nativité, deux reliquaires, un Christ, le tout 
donné le 5 février 1792 A l'église de St-Denis. 

La ville ne fut pourtant constituée en munici- 
palité que par lettres patentes de novembre 1694. 
D'autres lettres du 22 août 1698 lui concèdent 
des armoiries : de gueules au D d'argent à 
la fleur de lys de même en abîme. La 
création d'un bureau de poste communiquant 
deux fois par semaine avec Saumur date du 
3t mars 1730. ^ Nul revenu patrimonial ; pour 
toute ressource la moitié des octrois sur le vin, 
affermés bon an mal an 800 1. au commencement 
du zviii* s. ; puis une taxe sur les diverses en- 
trées qui d'abord affermée plus de 13.000 1. ne 
trouvait plus preneur A bail en 1782. An moment 
de la Révolution la misère du pays entier était 
extrême. Au lieu des douze tanneries autrefois 
A l'aise, une seule y vivait de gêne. — La milice 
bourgeoise se réorganisa d'elle-même dès 1789 
ainsi qu'une cohorte de volontaires, dont le dra- 
peau, porté par Cousineau, fut béni le 30 août. 
Il fut déposé le 18 juillet 1791 dans l'église St- 
Pierre par le lieutenant-colonel Louvel et le 
corps des officiers. — Le 20 mai 1792 eut Ueu la 
plantation par le maire Guibert de l'arbre de la 
liberté autour duquel dansèrent « les dames pa- 
triotes ». — Placée dès le début au centre de la 



— 58 — DOU 

guerre de Vendée, la ville fut occupée d'abord par 
l'état-major du général Leygonier (avril-mai 1793). 
puis envahie le 7 juin par les Vendéens qui 
y séjournèrent un jour, de nouveau le 3 août* 
reprise le 5 par les Républicains, fortifiée par 
l'adjudant Berthelot depuis les Quatre -Vents 
jusqu'AlaCroix-St-Mars eténergiquement défendue 
le 14 septembre contre une furieuse attaque, 
qu'appuyaient 6 pièces de canon. Les assaillants 
sont forcés A la retraite après deux heures de 
combat et dès lors la guerre s'éloigne. 

L'antique Doué. c'est-A-dire la Chapelle, s'éle- 
vait et resta jusqu'A la Révolution dans le dio- 
cèse de Poitiers ; le Doué neuf ou Doué actuel, en 
se transférant A quelques centaines de mètres, 
entra dans le diocèse d'Angers. — La ville relevait 
de l'Election, de la Subdélégation et du District en 
1790 de Saumur. Elle fut quelque temps en 1788 
le chef-lieu d'un district, comprenant vers N jus- 
qu'A la Loire, Trêves, Gennes et même les Rosiers. 

Maires : Noble h. Barthélémy Chrétien, 
maire perpétuel, par brevet royal du 4 novembre 
1694, se retire dès les premiers jours de 1718 A 
Brossay et y meurt syndic de la paroisse le 

13 août 1737, âgé de 88 ans passés. — Pierre 
Bineau, A titre alternatif, 15 décembre 1720 
jusqu'en 1732, f le 28 mars 1754, Agé de 77 ans. 

— Athanase Bineau, l'aîné, 16 janvier 1723. — 
Un édit supprime la charge en novembre 1733. 

— Un autre la rétablit le 26 septembre 1736, 
A titre alternatif mi-triennal, au profit du même 
titulaire qui n'en jouit que deux ans, étant mort 
le 10 octobre 1738. '- Il fut remplacé par Michel- 
François Martin Du Chesnay^ iO janvier 1740- 
1745, en partage avec Denis-Martin-Elie Jamet, 
nommé avec Bineau le 26 septembre 1736, et 
qui fut continué le f' janvier 1746 avec Jean- 
Baptiste Jolivet de la Véronnière. — Ce der- 
nier est institué maire unique par brevet du 
l»r janvier 1753. — François Frémy , 12 sep- 
tembre 1765, décembre 1782. — Guy Delà- 
vau, 6 janvier 1783, 20 juin 1790. — Jacques 
Bineau-des-TerreS'Noires , élu le 22 juin 
1790, 3 novembre 1791. — Alexandre Guibert, 

14 novembre 1791, 18 messidor an VIIL — Nie- 
Julien Fillon, 30 messidor an VIII, 20 juin 1804. 
^ Alexandre Caffln, V. ce nom, par arrêté du 
23 juin 1804, 7 août 1815. — Juan-Louis Bailler- 
geau, V. ce nom, 15 août 1815, 15 juin 1821. — 
Athanase-Pierre-Désiré Bineau , 16 septembre 
1821, 9 septembre 1830. — Pierre-Denis-Guy 
Vaslin, V. ce nom, 14 septembre 1830, 25 fé- 
vrier 1848. — Camille Guionis, élu le 10 sep- 
tembre 1848, en fonctions encore en 1874. 

Arch. de M.-et-L. G 27, 93. 95, 99. 188, 193. 105, 198; 
D 36 ; B 520 ; G 449419 et Ghap. de Doué. — Li^. Bl., f. 7. 

— Arch. coaun. — Pardessus, ÎHplom, chari., t. II, p. 9. 



tplc 



II, p. ».— 
1854. t. I, 



Roger, p. 135. — Louvet. dans la Rev. d'An]., 1854. t. I, 
p. 290 et 298.— Besnard. Mémoires, Mss. — Chron. d'An- 

-" -,82,36,490,191.— C 

JRev. <PAnj., 1860. 



jou, 1. 1. p. 283; t. II, p. 31, 82, 36. 190, 191.— Gl. Ménard, 
Mss. 875, t. II, p. 1*1. — Bev. «TAiy., 1860. p. 429. — 
Hiret, p. 5hi.—Répert arch,. 1863, p. 410; 1865, p. 937; 



iou8, p. 292 ; 1869, p. 272.— De Wismes. l'A n/ou. — Trin- 
cant, Mss. 989, f. 41 et 133. — Sa^ary, Guerres de l'Ouest, 
1. 1. — Brun, de Tart., Mss. 870, f. 468. — MabUlon, De Re 
Diplomat, p. 330 ; Arm.Bened., t. II, p. 410.— Afi^. des 
Antiq. de VOuest, 1838, p. 300. — Adr. Valois, NoHL 
Gall, p. 554. — GboppiD, Dt Sacra Polit,, l U| tit. 6, 



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DOU 



— 59 — 



DOU 



n. 924. — La Swvaffère, Bte. de Diaert,^ p. 118. — De 
CaumoDt, Cours d^Aniiq,, t. U. ^ Ghifilet, Hist, de Vabh, 
de 7bttmi»,p. CXLIX et p. 28.— Couf.<rAnJ.,t.n,p. 1079. 

Doué {Jean), né le 10 septembre 1747, entré 
à rOratoire d'Angers le 16 mai 1766, professait 
la rhétorique an Collège d'Anjou. Le Mss. 1115 
comprend le cours de Tannée 1783 et a pour 
titre : La Rhétorique ou VArt de bien parler, 
contenant, outre les règles communes, plu- 
sieurs observations nouvelles et une infinité 
de citations propres à former un bon ora- 
teur. — Il n'est pas autographe, mais il porte la 
signature de l'auteur. 

Doué {Nomnand de), chanoine de St-Mau- 
rice d'Angers dès 1116, plus tard archidiacre 
d'Outre-Loire et doyen , devait être fort âgé 
qaand il succéda à Tévôque Ulger et fut consacré 
le 6 mars 1150, n. s. Il avait déjà doté d'orne- 
ments précieux, d'une piscine entre autres, d'un 
travail admirable, l'église cathédrale. H en fit 
alors remplacer la couverture en bois, ruineuse 
et pourrie, par une voûte de pierre. Au Chapitre 
il donna l'église de Vilaines, acquise de ses de- 
niers, du temps de son archidiaconé, — à l'abbaye 
de Toussaint, l'église St-Pierre-du-Lac, 1152, — la 
môme année encore, à Marmoutiers, l'église de 
Vem. L'acte original de cette dernière donation 
est conservé aux archives de Maine-et-Loire et 
porte la croix autographe du prélat, qui y figure 
assisté de l'archidiacre et du maltre-école, ses 
neveux. — Il mourut en 1153, le 27 avril, 
d'après la chronique de St-Aubin, le 6 mai, sui- 
vant les nécrologes de Sl-Serge et du Ronceray, 
le 4, au dire du calendrier de St-Maurice. — 
On lui donne pour armes de gueules à deux 
léopards d'argent. — Après lui l'épiscopat 
resta deux ans vacant. 

Arch. de ll.-et-L. G 788, f. 66; — Mss. 624-629.— 
Chroniq. «TAm., t. II. — Lehoreau, Mss., t. I, p. 570. 
-^BérUrt. archéol., 1863, p. 269. - D. Hooae., XVI, 
p. 160/ 

Donère (la), ruiss, né sur la c"» de Ver- 
nantes, s'y jette dans le Lathan ; — 5,040 mot. 
de cours; « d., c»« de Cuon; « la (Basse, la 
Haute ), ff., c»« à*Aviré, — relevaient de la 
Clergerie et pour partie, des Jonchères (E 513). 
— En est sieur Phil. Cibel, 1642. 

Douet» Ductus aque, Ductus, Duiptus, 
nom commun à nombre de ruisselets innommés. 
Douet (le), ruiss. né sur la c»« de Forges, 
traverse celles de Meigné, les Ulmes, Rou, Distré 
et se jette dans le Thouet ; — a pour affluents 
les ruiss. de Folette, des Marais-de-Rou , de 
Verne et de la Fontaine-des-Uhnes ; — 11,000 m. 
de cours; »» f., c»« de Champigné. — Duetum 
1082-1094 (2« Cartul. St-Serge , p. 141) ; — 
ruiss., né sur la c" de Martigné-B., s'y jette 
dans le Layon; — 1,800 met. de cours « f., 
c«« deNoellet. — La Douète (Cass.); « f., 
c»« de St-Aubin-de-L; « (le Grand-), f.. c" de 
TilUers. — Ane. bois taillis comprenant encore 
22 arpents à la fin du xviii« s., il appartenait au 
Chapitre de Clisson, sur qui il fut vendu nat^ le 
quatrième jour complémentaire de l'an IV; — 
(le Petit-), f., cn« de Tilliers; — h., c»« de 
Vcmoil'le'Fouricr. 



Donet-Aiibert (le), miss, né «nt U c"« de 
Torfou, entre sur celle de Ronssay, près les 
Houlières, et s'y jette dans le miss, de PErgu- 
lière, en face le moulin à vent de Ciopin; — 
2,500 m. de cours. 

Douet-GalUeau (\é), f., «»• do Vemantes. 

Douet-de^'Aune (le), f., c»« de St-Ger- 
main-lès-M. — Le Doit de L. (Cass.). — Le 
Droit de L. (Et. -M. et Vent. nat.. an VI). — 
Ancienne dépendance de la Perrinière. 

Doiiet-de-Loup (le), f., c»« de Drain. — 
AfedictanadeDuctoXwpî 1180 circa (Chantoc.. 
ch. or. 18). — Medietaria de Lupo 1186 (Ib.). 

— Le Doigt de L. (Rect ) ; « donne son nom 
parfois au ruiss. des Robinets. 

Doiiet-GileC (le), ruiss. né sur la c"« de 
St-Macaire-en-M., s'y jette dans la Vrenne; — 
1,550 m. de cours. 

Douet-I^ardé (\s), t., c«« d'AWonncs. — 
Le Doilardé (Cad.). 

Douet-Neuf (le),cl., c»« de la Pommeraie. 

Douets (les), f., c"« de Brion. — La met. 
des Douets 1632. — La maison et héberge- 
ment des DoiU 1679. — Les Doyes (Cass.). 

— Domaine dont la maison et le principal enclos 
étaient entourés de douves. — Appartenait au 
commencement du xvii« s. à Olivier, puis à Jacq. 
Bouguier, en 1632-1679 à René de Monceaux. Sa 
veuve Elisabeth Vaslin d'Esliant vendit en 1679 
la terre k d"« d'Andigné. veuve de n. h. Michel 
Bertrand de la Saulaie. Elle appartient en 1701. 
par acquêt de d»« Judith Leroyer, à Pierre 
Daudin, chapelier à Baugé. 

Arcb. du ehâteaa de Ghetigné. 

Dotf«<*(les). — V. la Fontaine-de-Linitre. 

Doufpeau, f., c"« de Daumeray. 

Do«sellerie (la), c»« de Chaudefonds. ^ 
Laireau, maisons, carrois de la fontaine 
delaD. 1456 (E 658). 

DouiUetterie G*), cl-. c«« de Somloire, 
dépendance de la chapelle des Douillets en l'église 
de Soulaine, vendue nat' le 10 février 1791. 

Doninlére (la), f., c»» de la Henaudière; 
— donne son nom à un ruiss. né sur la com- 
mune, qui s'y jette dans le Garrot ; — 1,600 met. 
de cours; — f., c»« de St-George^sur-Loire. 

Doninlére-IVeiive (la), f., c»« de la Re- 
naudière. 

Doolirlibre G*)» '•. c»« de Geste. — La 
Douevière (Cass.). 

Doulalserié (la), f.. c»« de Pouancé. 

DouU {Guillaume), professeur d'éloquence en 
T'Académie protestante, à Saumur, 1670. — Son 
fils Guillaume y était docteur en médecine, 1673. 

Doussale (la)t f., c»«de Feneu% - f.. c»« 
de Thorigné. 

Doussé» vill., c»« de Chazé-sur-Argos. — 
La Bellangeraie autrement le Haut-D. 
(E 1401, 1396). — Donçay (Cass.). 

Doussé 9 vill., c»« de Daumeray, dans la 
paroisse de St-Germain. — Doxiacus 1082- 
1094 (2« Cartul. St-Serge, p. 302). — Doxeiacus 
1104 (Daumeray, ch. or. 33). — Doxeium 1114- 
1150 {V^ Cartul. St-Serge, p. 110, 160 ; 2« Cartul. 
p. 195, 290, 292). — Dosse 1208 (St-Serge, Pr. 



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DOU 



— 60 — 



DOU 



de Sceaux). — L'ahhaye de JDou8$é 1705» 1709 
(Et. -G.). — Avec antiqne chapelle dédiée à saint 
Etienne. Sa statue en bois (xvi« s.) gtt délais- 
sée par terre au coin de Tautel qne parent les sta- 
tues neuves en plâtre de la Vierge et de St Joseph ; 
dans la fenêtre du fond, une vieille et curieuse 
statue de Vierge noire. — L'édifice placé au milieu 
du village, forme un rectangle, construit en petit 
appareil irrégulier, à pignon tronqué avec cam- 
panile à deux baies dont une bouchée. Le mur 
latéral sud est percé d'une haute et étroite fenêtre 
romane évasée. Une porte plein cintre à claveaux 
réguliers, semblable à celle de la façade, s'y 
ouvrait, couverte en partie par un des contreforts 
qui flanquent le centre et les angles. — On y voit 
dès la fin du xi« s. un prieur établi» Hugo, sans 
qu'aucun document renseigne sur la fondation 
du prieuré , qui fut presque aussitôt sans doute 
uni à la mense abbatiale, domua ahhatialis de 
DoBBey^ dit une charte de 1513. Frère Olivier 
Boucher est dit en 1460 gouverneur et adminis- 
trateur pour les moines de Marmoutiers de la 
chapelle de Doussé. Elle resta desservie jus- 
qu'à la fin du xviii* s. par un chapelain et 
s'ouvre aujourd'hui encore aux Rogations, et 
en temps de Pâques, pour le service des in- 
firmes et des vieillards. 

La terre donnait son nom au xii-xiv* s. à une 
famille riche et puissante, qui possédait jus- 
qu'aux moulins de Dangé. Huet de la Ghesnaie, 
V. ce nom, mari d'Anne d'Aussigné, en était 
seigneur en 1486. — Le château seigneurial, 
« maison assez forte », dit Louvet, était occupé 
par un parti de ligueurs en octobre 1589. Le 
21 mars, M. de la Rochepot y amena d'Angers 
du canon. La place se défendit mais le lende- 
main dut se rendre à composition, la garnison 
sortant avec l'arquebuse, l'épée et tout ce qu'elle 
put emporter. Un capitaine y resta avec quelques 
soldats pour empocher tout retour. — Le château 
appartenait sans doute dès lors à François de 
Sousson, qui y demeurait en 1595 et y épousa cette 
année Anne de Domaigné. Leur fils y natt le 
30 juin 1597. —En est sieur Hector de Ghivré, 1618, 
1635; — Simon Pilloys, prieur du Saullay, curé de 
Notre-Dame-du-Pé, qui y réside, 1651. — Jacq. 
de Vacher, écuyer, fils de Gh. de V. et de Fran- 
çoise de la Roussière, qui épouse le 29 mai 1675 
Radégonde de la Ghapelle dans la chapelle d'Aï- 
lencé; — Louis-Gharles Le Vacher, 1683, leur 
fils ; — Jacques iLe Vacher, écuyer, 1707, qui 
épouse le 27 octobre d^^» Marie-Louise d'Andigné 
de la Ragoti^; — Gh.-Louis-Joseph-Alexandre 
de Ganonville de Raffetot, 1754. 

Arch. de M.-et>L. E 3979 et Arch. munie, de Danmeray. 

Doussé (le), ham. , c"« de SouXaire-eUB, 
— Iter per quod itur de DaouBsay ad ripa- 
riam de Sarta 1438 (Ghap. St-Martin). — 
Douce (Gass.). 

Dontre (la), quartier à* Angers, comprenant 
toute la partie située, par rapport à la Gité, outre 
Maine, de ultra Meduanam, 

Doutre (la), f.. c»» de St-Michel-et-Ch, 

Douire (la), miss, né sur la c"« A'Allençon, 
s'y jette dans le Montayer; — 500 m. de cours ; » 



chat., c»« du Bourg-d^Iré. — Ane. fief relevant 
de la Roche-d'Iré. — En est sieur n. h. Glande 
Gormier, 1637, 1670, de qui hérite Françoise 
Cormier, veuve de Jacques Grandet, lieutenant 
de la Maréchaussée d'Anjou dès 1672; — en 1784 
à Etiennette-Gatherine-Françoise Gourreau, veuve 
de Marin-Louis-Gourreau de la Blanchard ière, 
qui y meurt le 5 janvier ; — aujourd'hui au 
comte Henri d'Armaillé, par sa grand'mère née 
Gourreau de la Bl. 11 vient d'y faire reconstruire, 
auprès de l'ancienne gentilhommière qui porte 
encore les armoiries des Gourreau et la date 1694, 
un élégant château (arch. Bibard), mi-partie 
brique, le corps principal à large toit rectangu- 
laire, d'où émerge le toit en cône tronqué d'un 
pavillon central en saillie, précédé d'un escalier 
à l'Italienne, entre deux pavillons à toits pointus. 
On y conserve le premier drapeau pris par les 
Français en Algérie, offert par le 14^ de ligne à 
son colonel, plus tard général René d'Armaillé, et 
un sabre, portant les prénoms Charles^Ferdi- 
nand, du duc de Berry, que le prince avait 
échangé par affection avec son compagnon d'armes ; 

— donne son nom à un miss, né sur la com- 
mune et qui s'y jette dans la Verzée ; — 800 m. 
de cours; — f., c"« de Faveraie. — La Doue 
1682. 1737, 1700. — La Douve 1705. 1777 
(Et. -G.). — La Doue (Raimb.). — En est dame 
en 1540 Renée Lebreton. veuve Gadu, qui relève 
de Tigné (G 105, f. 314) ; - f., c»« de Faye ; - 
f., c"« de la Poitevinière ; ^ m»», c°« de Ra- 
blay ; « f., c"« de St-Sauveur-de-Flée. 

Douves, ham., c^^ de St-Hilaire-du-Boia. 

— Ane. fief relevant de Vihiers avec logis noble, 
garennes et jardins, dont est sieur en 1434 Jean 
Fouquet, mari de Jeanne de Saint-Macaire, en 
1530 René Groussin, sieur de Bouillé-Saint-Paul, 
Joachim Barlot 1564, Gharles du Laurent 1633, 
Guy Poulain 1740. 

Douves (les), f.. c"« des Verchera. — Les 
fiefs, terre et seigneurie des Douves 1579 
(E 1187), relevaient de Vihiers, Passavant et la 
Roche-Bousseau et furent vendus le 28 novembre 
1579 par Joachim Barlot, écuyer, sieur des Noues, 
mari de d"« Gillon Fouquet, à Girard Sorin, 
marchand du Puy-Notre-Dame, sous faculté de 
rachat. — La terre appartenait en 1604 à dame 
Olympe Martin, veuve de n. h. Séb. Réorteau, 
en 1666 à JuUen Doyneau, chevalier, mari 
d'Anne Lucas, ^ en 1699 à h. h. m* Pierre 
Gourion, bourgeois, qui y résidait avec sa femme 
Valentine Ghauvel,— en 1780 à Denis Guéniveau, 
qui i cette époque relevait de Bucy-Fontaines. — 
Une partie seulement fut vendue nat^ sur Denis 
Dnsoul, avec la met. de Marsoles, qui en dépen- 
dait, le 19 messidor an IV. 

Arch. de M.-et-L. E 581 et 1187. ^ Arch. comm. Et-G. 

Douves (les), f., c»« de Villebemier. 

Douves-des-Haies (les), miss., naît en lac"« 
de Brion, dans les aunais de la Pichonnière, passe 
au Gué Punay sous la route départementale de 
Baugé, coule du N. au S., passe au village des 
Baudrairies, au Grand-Perray, dans les douves 
du château des Haies, reçoit le ruiss. de la Fon- 
taine près le Passoir et se perd dans le ruisseau 



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DOU 



- 61 — 



DOV 



des Haies prés les Autais; — 4 kil. de cours. 

Bouvet, cordelier/ peintre. J'ai va de loi une 
tète de St Pierre, signée et datée 1735, d'ailleurs 
sans aucun mérite. 

Douvres (Henri-François de) , docteur en 
médecine de la Faculté d'Angers, né à Riaillé, 
diocèse de Nantes, en 1761, épouse à Angers le 
19 juillet 1776 Ambroise Proust, veuve Gordier, 
qui meurt le 25 septembre. 

Douvy, viU., c<*« d*Epied8, sauf le moulin à 
eau qui est de la c^^ de Méron. — Ane. fief 
appartenant aux xvii«-xviii« s. à la famille de 
Bussy, seigneur d'Epieds. Il y existait à 700 m. 
vers N. une chapelle de St-André, où Ton ma- 
riait encore au xvii* s. — En janvier et février 
1632 plusieurs inhumations ont lieu « près la 
croix de Douvy » à cause de la contagion. 

Doux, ham., c°' de Baracé. 

DonsLsunl (Jean), maître maçon, Angers, 
figure fréquemment, mais sans détails importants, 
dans les Comptes de l'HOtel-Dieu de 1400-1420. 

Douze-Sons (les), f., c<^* de St-Quentin' 
lèS'B. 

Donzillë, f., c^^ à* Angers. ^ Doziliacua 
1171 (St-Aubin, Luigné, t. I, f. 2). — Dozille, 
domua et herhergamentum et vinee apud 
Dozilleum 1234 (Ibid., Sacristie, t. I, f. 1). 
— Douzillé-enSaint-Laud 1590 (Et.-C.). — 
Le Grand' Douaillet (Gass.). — Ancien logis 
situé sur le chemin de Ste-Gemmes-sur-Loire, au 
carrefour des paroisses de St-Aubin des Ponts- 
de-Gé, Ste-Gemmes et St-Augustin ; — appar- 
tenait en 1698 à René Avril, prêtre, en 1720 à 
Thomas Gautier, en 1742 à Thomas Gouabet, en 
1778 à Math, et Arnaud Gautreau, chanoines 
de St-Martin et de St-Laud. — 11 parait avoir 
eu antérieurement des maîtres de haut parage, 
qu'aucun document ne me révèle. Sur le portail à 
balustrade est inscrite au tuffean central la date 
1680 ; sur la façade N. une des deux grandes 
tucames à fronton armorié porte la date 1429, 
qu'il faut lire 1629; au rez-de-chaussée, une che- 
minée avec plaque aux armoiries de la Trémouille ; 
une Vierge en marbre blanc, provenant de l'é- 
glise St-Laud, glt par terre en deux morceaux; 
dans une salle, une cheminée du xvi« s. avec 
plaque au lion rampant, qui porte en chef un 
lambel à trois pendants et une couronne de mar- 
quis; au premier, une cheminée à manteau 
droit avec fresques du xvi« s., représentant des 
amours, un paysage et sur le tuffeau central une 
femme armée ; un écu mutilé, portant un semis 
de fleurs de lys, au chef d* or, au lion passant 
de sable, timbré d'un heaume de fasce; pour 
support, deux amours ; sur les murs s'étalent de 
belles tapisseries du xvi* s.; sur la cheminée de 
la chambre voisine, une Adoration des Mages 
(xviii* s.). 

DonzUlé (le Petit-), cl., c»« de Ste-Gemmes- 
sur 'Loire. — Le Petit-Dousillet (Gass.). — 
Appartenait du xvi* au*xviii« s. à l'abbaye de 
Toussaint qui la relevait du fief de Fontaine- 
Milon; — dans les dernières années du xviii« s. à 
la confrérie des bourgeois d'Angers sur qui elle 
lot vendue nat^ le 19 février 1793. 



DouxUlean, f., c"« de St-Hilaire-du-Bois. 
— Appartenait en 1772 à M"* de Grignon, et 
relevait du Goudray^Moutbault. 

Dovalle (Charles), est né à Montreuil-Bellay 
le 23 juin 1807, dans une vieille maison à tourelles 
de la rue des Bancs. Son grand père était sénéchal 
de la baronnie. Son père, procureur du roi dans 
la ville et soldat de la République , revenait de 
l'expédition d'Egypte. L'enfant fut élevé au Col- 
lège de Saumur où son jeune talent se révéla si 
bien, qu'il fallut fonder pour lui un prix de 
poésie française. Reçu bachelier en droit à Poi* 
tiers en 1824, licencié en 1827, il adressait cette 
année même au Mercure de France sous la 
signature de Pauline A., plusieurs pièces de 
vers qui eurent un réel succès. En janvier 1828 
il vint à Paris et entra dans une étude d'avoué» 
où la muse le suivit, lui dictant entre deux dos- 
siers des poésies qu'il glissait au Figaro, ^ 
Son Curé de Meudon courut la ville; et ce 
succès le loucha moins peut-être qu'une jolie 
lettre de Béranger, reçue en réponse à quelques 
jolis vers. Bientôt il s'attacha au Journal des 
Salons qu'il fut forcé, pour frauder la loi, de 
publier souà trois noms : Le Sylphe, Le Lutin, 
Trilby. Mais un article : Spectacle, écrit d'irri- 
tation dans Le Lutin, à propos d'un coupon de 
loge non disponible, ayant offensé par un calemr 
bourg la vanité d^un directeur de théâtre, Mira- 
Brimet, « qui ne serait jamais Mira-beau, > le 
jeune poète, qui n'avait jamais touché un pistolet, 
refusa toute excuse, accepta le duel et tomba 
au second coup de feu (30 novembre 1829). Re- 
cueilli chez un bûcheron, il survécut à peine deux 
ou trois heures; mais l'émotion de cette mort tra- 
gique fut saisissante et mit sa réputation en plein 
éclat. Une souscription fournit le monument de la 
tombe surmontée d'une colonne de marbre blanc, 
qui lui fut élevée au cimetière Montmartre, et 
Gartiller, Vaillant, Desnoyers s'empressèrent de 
publier le recueil de poésies que tenait déjà tout 
prêt leur ami. Ce volume, intitulé Le Sylphe, 
parut, Tavant-veille de la représentation d'JËTer- 
nani, précédé d'une lettre de Victor Hugo et 
d'une notice émue de M. Lonvet, l'ami de jeu- 
nesse et de travail de Dovalle (Paris, in-8<», 1830). 
Il était devenu, avec sa couverture noire imprimée 
en argent, une des raretés romantiques et se ven- 
dait en ces derniers temps jusqu'à 70 fr. — Une 
seconde édition, augmentée de quelques morceaux 
inédits (Pans, 1868, Charpentier, in-32), a récem- 
ment renouvelé le souvenir, si cher à ses contem* 
porains, de ce doux et gracieux poète « mort, 
« comme l'écrit Janin, sous le coup d'un imbécile 
« qui depuis ce jour funeste est tombé dans tous 
« les abîmes. » ~ Le portrait de Dovalle, dessiné 
par lui'méme, appartient à son ami M. Louvet, 
qui en a demandé dans le temps une reproduction 
à un maître renommé. Deux dessins en ont été 
pris pour ses deux sœurs, un troisième pour 
M. Emile Grimaud, de Nantes. Le portefeuille, que 
portait le poète et qu'a traversé la balle fatale, 
est conservé à la Bibliothèque de Saumur, avec 
plusieurs dessins charmants. M. Louvet possède de 
plus, outra des chansons politiques, nombre de Mss. 

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inachevéft, notamment nn scénario de taudetille ' 
intitulé jLes Mémoires de la comtesse de ***. 
Emile Grimand, Ptotiee, dans la Beo. de Bret. et Vendée, 
tirée à part (in-8*, Nantes, 1857, de 21 n.).— Bodln, Biogr. 
Saumvr. — Maxne-et-L, du 2 mars l830, arUcle signé Gt 
— J. (Uaretie, Eliaa Mercœur^ G. Farcy, Ch. Dovalle, 
JLlp, Rabbe (Paris, in-lS de 117 p., 1864). — Gouloc, 
Epoq, Saumur. — Afém. de la Soe. d'kgr. , Se. et 
Arts d'Angers, 1869, p. 193, art. de Vict. Parie. — Revue 
d^AnJou, 1868, p. 187.— Ach. Rousseau, France nouvelle. 
— Gn. Asselineau, Biblioqr, Momant. -^ V. Hugo, Littér. 
et Philosophie. — J. Janm, Bisi. de la littér.^ t. T, p. 74 
et lettre Mss. — Notes particulières. 

Doyau, f , c"« du Lion-^* Angers. 

Doyenné (le), f., c''' à'Ecuilîé (Gass.); -• 
f., c»« de St'Macaire-dU'Bois. 

Drain» c«" de Ghantoceanx (6 kil.), arr. de 
Cholet (47 kU.); — à 60 kil. d'Angers. — Dru- 
nium 1060-1063 (Oiantoc., ch. or. 6). — Dran- 
num 1100-1104 rib., n<» 1). — Droinum 1123 
(Lobinean, Pr., p. 279). — Druginum 1151 
{Arch. d*Anj., l. II, p. 86). — Ecclesia de 
Drano 1556 (Et. -G.). — Dans la vallée et snr le 
plateau gui borde la rive gaache de la Loire, 
entre Ghantoceanx à TO , St-Sauvear-de-Lande- 
mont (8 kil. 700 met.) et St-Lanrent-des-Autels 
(7 kil. 200 mot.) an S., Lire (3 kU. 1/2) à l'Ë. 

La route départementale n^ 1<4 de Montsoreau 
à la Varenne borde an N. le coteau sur une lon- 
gueur de 4 kil. Le bourg s'y relie à quelques 
mètres par le chemin d'intérêt commun de Saint- 
Laurent-des-Autels, qui le traverse de part en 
part ainsi que le centre du territoire^ pour re- 
joindre à l'extrémité vers S. la route départe- 
mentale de Ghantoceaux à St-Lambert-du-Latay 
par St-Laurent, qui passe du N.-O. au S.-E. sur 
une longueur de 3 kil. 1/2. 

La Loire limite le territoire tout du long 
(4 kil.) vers Nord, en y formant les boires des 
Grelliers, de la Rompure et de la Basse-Pierre ; 
— y passe le ruiss. de Pont-Renault ; — y naissent 
le ruiss. de la Ghampenière et ses affluents de la 
Bossardière, du Grand-Pàtis, des Grétinières. 

En dépendent les vill. ou ham. des Brevets 
(13 mais., 53 hab.), de la Pierre dans une lie de 
Loire (13 mais., 51 hab.), des Grelliers (12 mais , 
40 hab.), de Bréhéry (11 mais , 42 h.), du Bourg. 
Gautron (10 mais., 26 hab.), des Grandes-Rai- 
iiôres (9 mais, 28 hab.), de la Maison-Neuve 
(8 mais., 23 hab.), de la Basse-Poiriôre (7 mais , 
37 hab.), de laForôt a mais., 42 hab.), du Bas- 
Pé (6 mais., 25 hab.), des Haut et Bas-Frênes 
(6 mais., 30 hab.), de la Rue (6 mais., 26 hab.), 
deBégrolles (5 mais., 16 h.), du Moulin-Moreau 
(5 mais., 17 hab.), de la Bouinière (5 mais,, 
17 h.), de la Haute-Poirière (5 mais., 13 hab.), 
des Petites-Mares (5 mais, 15 hab.), de l'Orion- 
nière (5 mais., 31 hab.), des Grétinières (4 mais., 
21 hab.), des Gollineaux (4 mais., 23 hab.), des 
Petites-RalUères (4 mais., 16 hab.), d'Aigrefeuille 
(4 mais., 18 hab.), du Garroueil (4 mais., 12 h.), 
8 petites agglomérations de 3 maisons et 45 fermes 
ou écarts. 

Superficie .«1,905 hect. 33 ares, dont 260 hect. 
en vignes, 316 en prés, 1,130 en labours. Il sub- 
siste à peine des 300 hect. de bois d'il y a 40 ans, 
80 bect., dont to principal massif entoure le 



chat, de Mésangean^ la forêt du Parc étant 
presque entièrement défrichée, quoiqu'en mar- 
quent encore les Gartes cantonales. — L'Ile de la 
Pierre en Loire et partie de l'Ile-Goton (7 hect. 
14 arcs), dépendent du territoire. 

Population : 400 communiants en 1683. — 
îli feux, 949 hab. en 1720-1726. — Î37 feux 
en 1790. — i,3S7 hab. en 1821. — i,SOi hab- 
en 1831. — 1,371 hab. en 1841. — 1,39È hab. 
en 1851. — l,40i hab. en 1861. — 1,4^1 hab. 
en 1872, dont 236 hab. (80 mais., 81 mén.) au 
bourg, d'aspect assez triste, sur le flanc méri- 
dional du coteau, mais en vue d'un riche hori- 
zon, tout le long de la Loire, à travers les peu- . 
pliers, les trembles et les saules de la vallée. 

Bureau de poste d'Ancenis (Loire-Inf.) — 
Perception de Lire. 

Ni foire ni marché. — Gommerce des vins et 
des foins; — pêche et marine; — 10 tonneliers. 

Mairie avec Ecole communale de garçons 
à l'extrémité S.-O. du bourg. — Ecole commu- 
nale de filles (sœurs St-Gharles) dans le local 
emprunté de la Rivellerie, à 1 kil. vers S.-O. 

VEglise, dédiée à Notre-Dame (cure, 19 bru- 
maire an XI) , n'a d'ancien que le chœur , 
avec voûte à huit nervures prismatiques dont la 
clé porte un écusson paiti, caché sous le badi- 
geon ; au fond, à l'extérieur, un autre apparaît 
au lion léopardé en chef. Nulle œuvre à remar- 
quer qu'une grande statue de Sto Apolline, en 
terre cuite, réputée pour le mal de dents, et 
une vaste toile moderne réprésentant l'épisode 
de la Véronique. 

Une église neuve en style du xiv* s. (archlt. 
Tessier, de Beaupréau), s'achève à 100 met. de 
l'ancienne, sur la gauche du chemin de St-Lau- 
rent, à l'ombre d'un beau massif de marronniers. 

Le Presbytère est un bâtiment moderne. — 
Le Cimetière^ au N. de l'église actuelle, renferme 
la tombe avec bas-relief du secrétaire de l'Aca- 
démie de Nantes, Biton, qui s'y noya vers 1853. 

Le nom seul de Drain indique une localité 
antique ; mais aucune trace même n'est signalée 
de la voie qui remontait de Ghantoceaux le long 
de la rive gauche, franchissant le ruiss. sur un 
pont de pierre, mentionné encore au xi« s., et 
qui a laissé son nom à la ferme de l'Arche. 

L'origine de l'église est restée aussi inconnue. 
Tout le pays dépendait jusqu'au xi« s. et plus 
tard encore de la Bretagne et l'église appartenait 
à la cathédrale de Nantes, à qui le roi Louis YI 
en confirma la possession (1123). Le seigneur de 
rOrionnière présentait la cure et jouissait jus- 
qu'à la Révolution des droits et privilèges de 
fondateur. — Curés : Jean Guilloteau, anc. 
vicaire de Ghantoceaux, installé le 7 juillet 1560, 
t le 11 décembre 1583, dans l'hétellerie des 
Trois -Trompettes, à Nantes, où il était réfugié 
pendant les troubles, inhumé à Drain le 13. ^ 
Jacq. Bille, 1594, 1604. — Guill. Coicauld, 
2 février 1604, f le 4 février 1625. — Louis de 
Savennières, licencié ès-droits , sieur d'Auverse 
et de la Boulinière, novembre 1625, f le 15 oc- 
tobre 1652. — Maurice Vincent, août 1653, f le 
31 décembre 1684. — Basile Belat, février 1^85, 

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DRE 



f le 21 octobre 1708, âgé de 48 ans. » Louis 
Toullelan, 11 novembre 1708, f le 2 avril 1727. 
— Oaude Tranchant du Tret, septembre 
1727, 1757. — Les registres manquent jasqn'en 
1764- — Dugruy Poullain des Landeîlea, 
1764, mars 1782. La tradition lui attribue des 
peintures qui se voient encore dans Tancienne 
cure, aujourd'hui convertie en auberge. Une 
cheminée du premier étage y conserve un tru- 
meau en pierre sur lequel est représentée la 
Chute d'Adam et d^Ève, avec guirlandes de 
fleurs et décoration de motifs divers non sans 
élégance. ^ P. René de la Brosse, avril 1782, 
juillet 1789. — Guéhéry des Landelles, ancien 
vicaire, novembre 17&à, jusqu'au 17 octobre 
1792. Il prêta serment, quoique la paroisse fût 
supprimée. 

Le pays faisait partie de la baronnie de Ghan- 
toceaux. Longtemps couvert de landes immenses 
et de bois peuplés de loups, il devient comme 
un repaire de haines et de crimes pendant les 
guerres religieuses de la fin du xvi« s. Ses re- 
gistres paroissiaux offrent pour cette époque un 
intérêt rare par les mentions réitérées de morts 
violentes et de faits de guerre. De 1575 à 1588 les 
Huguenots à maintes reprises occupent le village et 
la dernière fois en septembre 1588 saccagent Té- 
glise. Le passage fréquent des troupes royales au 
xvii« s. y amène d'autres misères. Les épidémies 
aussi y apparaissent nombreuses, celle de 1563 
terrible entre toutes, qui emporta dans les six der- 
niers mois seulement 133 habitants, sans compter 
comme le mentionne le 3uré, « grand nombre de 
« pauvres inhumez sans m'en avoir parlé ni à 
< mes prestres » dans un cimetière improvisé en 
dehors du bourg sur le faite des coteaux, vis-à- 
vis le moulin Moreau ; — en octobre et novembre 
1639, 105 décès, — 120 en 1781. — La misère 
d'ailleurs avant la Révolution était complète. On 
y comptait cent familles de pauvres. 

La paroisse avait pour annexe jusqu'en 1770 
la fillette de Saint-Laurent-des-Autels. Elle dé- 
pendait de l'Evêché de Nantes et du Doyenné de 
Glisson, mais de l'Election et de la Sénéchaussée 
d'Angers, du Grenier à sel et du District en 1790 
de St-Florent, Elle fut supprimée en 1791 et 
réunie à celle de Lire, en conservant seulement 
un oratoire, tandis que sous l'action d'une in- 
fluence puissante et au détriment de Ghanto- 
ceaux, elle était de nouveau érigée en cure le 
19 brumaire an XI, avec La Bourdonnaie, ancien 
vicaire général de Nantes, pour titulaire. Elle a 
conservé ce titre même après la réparation ré* 
cemment accordée à Ghantoceaux. 

Maires : Mathurin Cosnuel, vendémiaire 
an IX. — Jacques-Marie Michelin, installé le 
15 germinal an X, démissionnaire en 1810. — 
René Landrin, notaire, 30 juillet 1810, démis- 
sionnaire en 1824. — Auguste-Marie-Fidèle-Félix- 
Achille Lemarié, chirurgien, 11 septembre 1824, 
installé le* 26, suspendu par arrêté du 24 août 
1830, rétabli le 25 septembre.— Pierre Coudrais, 
28 août 1833. — Julien Sécher, 1835. — René- 
Esprit Richard^Duvemaii, 1840. ^ A. Lema- 
rié, 5 octobre 1846, installé le 11, nommé per- 



cepteur. — Pierre Cartier, 13 janvier 1848, ins* 
tallé le 6 avril. ^ Vicomte de la Bourdonnaie, 
1868, en fonctions. 1874. 

Ardu de M.-et-L. G 191, 200; E 236: H Pr. de Ghtoto- 
eeanx. — Arch. comm. Et.-G.— Notice Un. de M. Spal.^ 
Pour les localités, voir à leur article, la GaUoire, VOrton» 
niire, Mésangeau, la Champeniète, la Vieille-Oour, etc. 
Drapeau (François-Michel), fils de Jean 
D., maître entrepreneur, et de Perrine Pâté, 
architecte, demeurait k Saumur, au faubourg de 
Fenet et possédait une campagne à Yarrains. Il 
prenait le titre en 1734 « d'entrepreneur des 
« ouvrages du Roi et du pont de la Dagnenière 
« près Serges. » G*est lui qui fut Tarchitecte de 
la Maison Blancler, sur la place de la Bilange 
à Sapmur, citée longtemps pour la plus jolie 
construction de la ville. Il était associé an Bu- 
reau d'Agriculture d'Angers et lui adressa en 
1765 des Observations pratiques sur la cul- 
ture de la vigne et la fabrication du vin 
dans le coteau de Saumur (Mss. de 32 p. 
in-fol.) que possédait Grille et qu'analyse M. Gnil- 
lory dans son Calendrier du Vigneron, p. 77 
et 86. Les archives de Maine et-Loire ont acquis 
récenmient un dessin, à l'encre, de sa main, à la 
date de 1782, représentant une Vue du château 
et bourg de Montsoreau jusqu'à Véglise de 
Retz (0™,26 sur 0™,75). — Il avait épousé 
Marie- Geneviève Bineau, de qui il eut deux en- 
fants, et mourut, le 4 décembre 1786, à Yar- 
rains. Ses biens, ses meubles, sa bibliothèque 
contenant de précieux ouvrages, furent vendus, 
le 21 mai 1787, aux enchères publiques. 
Draperie (la), ham., c»* de Lire, 
Drapra,min, c'^^ de Chemillé, sur THyrôme. 

— Le moulin Drapras (Gass.). 
Dréi^eonnerie (la), ham., c^ de Mélay. 
Dressiére (la), c<>* de Chalonnt^-siur'L,, 

près Ardenay. ^ Aguttus qui est super fos- 
sam Darseriam xi^ s. (1*' Gartul. St-Serge, 
p. 180). — La Pierre de la Darcière en la 
vallée de Rochefort 1480 (E 624). ^ La 
Pierre de la Darsière en la vallée de Cha- 
lone 1628 (E 625). — Garrière de pierre dure 
où se rencontrent de nombreuses empreintes et 
des troncs entiers de palmiers, placés oblique- 
ment aux couches de la pierre. M. Rolland en 
donne plusieurs dessins dans son Mém, sur le 
terrain anthraxifh-e des bords de la Loire. 
Dreolllét f., c°< du Bourg-d*Iré; — ham., 
c»« du Champ. — Un petit fief au lieu de 
DrulU 1540 (G 105, f. 354). — DruilU (Gass.). 

— En est sieur Et. Dumesnil du Pineau, 1779, 
qui relevait de la Trotière ; — donne son nom à 
un ruiss., né sur la c»« de Joué, qui traverse celle 
du Ghamp et s'y jette dans le ruiss. de la Per- 
rière; — 7,400 m. de cours. 

Dreulllé, ham., c»« de Loire. ^ Le 
Drueillay,Druillé 1663 (El.-G.). — « Le mardi 
« 3 septembre 1641 dans la lande de Druglay 
c tout proche le moulin, sur les trois heures 
« après midi, — (finit à soleil couché), — il fut 
« veu une bataillée de gens de cheval et de pied, 
c et n'y avoit que ceulx de pied à se battre et à 
c s'entretuer, le tout en forme de bouée. Gela 
• dora bien une heure. Geux qui virent cela 



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DRO 



-6i- 



DftO 



« croyoient troQrer bien des soldats mortz et Une 
« s'y trouva rien » (Mss. Valnche, f. 43). 

Dreux» en latin Drogo, troisième fils de 
FonIques-le-Bon. Les Geata des comtes d'Anjou 
le font évoque du Puy, par une erreur qu'a dé- 
montrée M. Mabille, Introd. aux Chron., p. 66. 

Dreux {Jean)^ maître vitrier, Angers, 1655, 
mari de Jeanne Lemesle, meurt âgé de 72 ans, 
le 12 février 1692. ^ (Joseph), son fils, maître 
vitrier, 1692. meurt, &gé de 50 ans, le 2 juin 1717. 

Dreux (Jean-Baptiste), né à Beauconvilliers 
(Oise) le 18 septembre 1771 , vint en Vendée à la 
suite des troupes républicaines et, peu porté à la 
guerre, s'établit dans le pays à la première occa- 
sion sous le nom de maître Johannes, qui est 
resté populaire à Villedieu. Aussitôt que les temps 
le permirent, il y ouvrit une école, sans aide aucune, 
sans local, et dès 1817 son œuvre aurait pu être 
enviée des grandes villes. Elle réunit plus tard au- 
tour de lui jusqu'à 140 élèves de 6 à 8 lieues d'a- 
lentour et reçut de l'Université la plus haute de 
ses récompenses, une médaille d'argent. D'ailleurs 
son influence croissait avec les ressources de son 
xèle. Il s'employait à tout, aidant à la reconstitu- 
tion de la commune , de l'industrie locale, de 
l'église, des écoles nouvelles. Il mourut le 11 no- 
vembre 1845, et c'est à peine si un petit tertre 
indique dans le cimetière la tombe de ce mo- 
deste bienfaiteur. 

Dromiére (la), f., c»« du Longeron. — Ho- 
tnier (Cass.). 

Dronnlére (la), f., c"« de la Chapelte-sur' 
Oudon; « vill., c"« de Louerre. 

Dronard (Jean-Baptiste-François) , né à 
Craon, cordelier et docteur de Sorbonne, ancien 
custode de province, ancien commissaire de la 
province Pictavienne, gardien de la maison d'An- 
gers, y meurt le 11 novembre 1760, âgé de 54 ans 
(6G 34), en grande réputation d'éloquence. 

Dronard (Pierre Henri), fils de Nie. D., 
né à Paris le 23 janvier 1742, était établi peintre 
et professeur de dessin, à Angers, et s'y maria 
le 20 mail777 avec Sainte-Olympe Despujols, fille 
d'un perruquier, sœur d'un maître d'armes. Ses 
témoins sont l'architecte Bordillon et l'ingénieur 
F.-L.-E. Delamotto. Dans un acte de 1780, il est 
dit lui-même « ingénieur-architecte. » On l'en- 
terre le 29 janvier 1781, dans l'église St-Maurille. 

Droaard (Pierre-François), fils du précé- 
dent, né à Angers en septembre 1778, engagé volon- 
taire en 1798 soub le colonel Beaumanoir, puis capi- 
taine dans les colonnes mobiles en course dans la 
Vendée, puis successivement employé dans les bu- 
reaux de l'ingénieur, percepteur en 1802 de Parce, 
désigné en l'an XIII comme membre de la députa- 
tion qui assista au couronnement de l'empereur, 
de nouveau et jusqu'en 1836 attaché comme 
conducteur principal à l'administration des Ponts 
et Chaussées, prit sa retraite après 34 ans de 
service. Appelé la même année au Conseil mu- 
nicipal où six élections le continuèrent pendant 
près de 25 ans, adjoint au maire depuis 1848, 
un des fondateurs des écoles d'enseignement mu- 
tuel et de la Caisse d'Epargne, membre du bureau 
lUe bienfaisance , il est mort le 12 mars 1861 , léguant 



aux Hospices d'Angers toute sa modeste fortune 
que son désintéressement en deux circonstances 
publiques lui avait interdit d'agrandir. V. Maine- 
et-Loire du 15 mars 1861. — On a de lui un 
Rapport et compte-rendu à la Société Ma- 
ternelle d'Angers (Angers, Pavie, 1840, in-4» 
de 19 p.). 

Droiiarderle (la), f., c"« de Durtal; « f., 
c»« de St-Laurent-de-la-Pl. 

Droiiards (les), f . , c»* de St-Lamhert-des-L. 

Drouauderie (la), f., c<*« de J\([orannes. — 
La Dérouauderie (Cass.); — appartenait à 
l'abbé René Brouard 1735. 

Dronaadlére (la), cl., C^'du Vieil-Baugé. 

Droaellale (la), f., c"« de Freigné, 

Drouére (la), ham. et m*" à vent, c^^ de 
Vem, avec four À chaux et briquetterie en 1676 
et encore en 1803. 

Droaet, m« arohitecte-expert, Angers, en 1629. 

Droaet (Charles- Marie), négociant à An- 
gers, avant la Révolution, y fut en 1791 l'orga- 
nisateur et le directeur de l'arsenal, où il resta 
presque seul, lors de l'approche des Vendéens, 
pour en faire évacuer les munitions. Après le 
siège il établit dans les bâtiments incendiés de 
Sainte- Catherine, près les Lices, une fabrique 
d'acier (frimaire an II) et projetait en l'an III 
une fabrique de limes pour employer les en- 
fants, une autre de tôle et fer-blanc dont l'en- 
treprise n'eut pas de suite. Il vivait retiré dès 
Fan VIII sur ses propriétés à Notre-Dame-d'Al- 
lençon dont il était maire. 

DroaeC (François), né le 6 janvier 1775 au 
moulin du Pont, commune de la Chapelle-du- 
Geoèt, fut à l'âge de 10 ans tonsuré et après avoir 
signé le formulaire qui reniait les cinq fameuses 
propositions de Jansénius, mis en possession 
d'une chapellenie de la paroisse, qu'avait fondée 
sa famille. La Révolution interrompit ses éludes 
au Collège de Beaupréau, et la guerre de Vendée 
ruina et saccagea le moulin et la maison paternelle, 
qu'il rétablit bientôt de ses propres mains, trans- 
formé en maçon et en charpentier, à la tête d'un 
atelier. En 1795 il prit part à la levée d'armes, et en 
1802 revint enfin aux études théologiques. U reçut 
la prêtrise en 1805 à Angers, sous la condition 
de consacrer sa vie à l'enseignement. Professeur 
et économe à Beaupréau de 1805 à 1811, il fut 
appelé en 1811 à desservir Combrée, pays alors 
perdu et plus que sauvage. Il y eut bientôt créé 
un petit pensionnat avec un noyau de quatre 
élèves amenés par lui et installés à la cure qu'il 
lui fallut transformer. — 150 y logeaient en 1817, 
lorsque i'évèque lui rendit visite et se prit dès 
lors à l'encourager. C'est à la fin de 1819 que com- 
mença la construction d'un véritable collège, l'abbé 
Drouet seul architecte et dirigeant l'œuvre. ^ 
300 pensionnaires y furent installés. — Il y voulut 
ajouter une église en 1829 mais ne put la voir ache- 
vée. — Frappé en 1835 d'une attaque d'apoplexie, 
il remit dès lors l'administration de l'œuvre, tout 
en conservant du directeur le titre et l'autorité, et 
mourut le 8 mars 1837. Il fut inhumé dans le 
cimetière; mais son corps a été exhumé en 1848 
et reporté dans la chapelle nouvelle, où on voit 



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le fondateur représenté dans nne verrière, offirant 
sa maison à la Vierge. Son buste aussi par Suc, 
de Nantes, a été transféré de Tancienne cour dans 
le vestibule du nouveau Collège. 

Maupoint, Vie de Févéque Montault^ p. 408.^ Dnmont, 
Vie de tétéeue Montault, p. 497.— Gastonnei, Notice bio- 
graphique (1837, PaTie, in-12 de 24 £.)•— Hortault, Blogê 
funèbre de M, Drouet (Angers, 1^, Laonay-G., in-^ 
de 84 p.). — Bernier. Hist du coll, de Beaupréau, dans la 
Ret. de VAnj., 1853. t II, p. 388.->Levoyer, Parole» pro' 
noneéea le 14 avril 1858 à la translatton des restée de 
M, rabbé Drouet (Angers, Laine, in-S* de 15 p.). 

Dronet (Jean-Baptiste), né à la Chapelle- 
dn-Genôt le 25 mars 1809, suivit à Gombrée 
son oncle qui venait d'y fonder le Collège, et 
y resta, ses études terminées, à enseigner pen- 
dant 15 ans les mathématiques et les sciences 
naturelles. Plus tard précepteur, puis pharma- 
cien, il se retira à Morannes où il s'était marié 
en 1843 et dont il devint maire. U y est mort le 
5 mai 1864, laissant inachevé un grand travail 
entomologique. La Flore de Maine-et-Loire lui est 
redevable de plusieurs découvertes et Schultz 
lui a dédié une renoncule. 

Drouet (Jules) , élève du collège Mongazon, 
puis de TEcole secondaire de médecine d'Angers, 
où il remporta divers prix, reçu docteur-méde- 
cin à Paris, fut attaché à titre d'abord de médecin 
adjoint, puis de médecin principal à l'important 
asile de la Ville-Evrard, près Paris. Il avait réuni 
les matériaux d'un ouvrage spécial sur les ma- 
ladies mentales, déjà presque achevé quand il y 
est mort en mai 1874, Agé de 30 ans. Son corps 
a été rapporté le 27 mai au cimetière de Saint- 
Georges-sur-Loire. 

Drouet (Noet), natif d'Angers, prêtre, doc- 
t«u en théologie, élevé au Séminaire Saint- 
Sulpice de Paris, y fut distingué par Louis 
Lascaris d'Urfè, évèque de Limoges , qui se 
l'attacha comme secrétaire et le nomma succes- 
sivement son promoteur, son officiai et son grand 
vicaire, puis chanoine théologal et enfin grand 
archidiacre. Etant venu voir ses parents à Angers 
en 1703, il y mourut d'hydropisie le 10 août, Agé 
de 54 ans (GG 208). 

Drouettale (la), chat et f., c»« de VHôteU 
lerU-de-F*. — La Drouelais (Cass). — La 
Deronetaie (Postes). — En est sieur Franc. Treuil* 
lault, 1626, GniU. Hullin, 1684; - h., c»« de la 
Pouèze.^Anc. maison noble, composée de quatre 
grands corps de logis , partie en ruine dès le 
XVI u* s., appart' au xvii« s. à Denis Nivard, de qui 
l'acquit M. de la Porte, élu à Angers. Elle passa 
successivement par alliance à M. de la Gravelle, 
président de Ghàteaugontier, son gendre, à Gho- 
tarâ, conseiller au Présidial d'Angers, et aux 
Pissonnet de Bellefonds de Lancrau. 

Droaetterie (la), t., c^* de Bécon. — En 
est sieur h. h. Pierre Gamier 1655; « f., c*^ de 
St-Germain-des-Préa. 

Droaetttère (la), f., c°« de Chazé-^ur-A.; 
-» f., c»« de St'George8'dU'Puy*de'la'G. — 
jLa Déroutière (Et. -M.). 

DronlUé (le), cl., c"* de Chaudron, — Le 
Drolier (Et.-M.). 

DroslB iRené)t siaitre maçon, demeurant à 
la Besoardièrei paroisse de St-Georges-sur^Loire, 
U 



associé avec Pierre Leroy, demeurant à Tilliers, 
traita le 2 septembre 1624 avec le sieur el la 
dame des Aubiers pour la reconstruction du 
chœur de l'église de Tilliers. 

Arch. départ. B Insinuât, du Présidial <{n 8 fétrier 1615. 

Droninean (Pierre-Fortuni), administra- 
teur du District, puis accusateur public & Sau- 
mur, arrêté pour avoir reçu des brigands à leur 
passage, est exécuté à Angers le 16 floréal an U. 

Droninlére (la), f., c»* de Loire; «- f., 
c"« de Meigné-80uS'D. ; anc. logis avec cour 
close, vendue nat^ sur Perrauld de la Bertau- 
dière le 25 prairial an lY; « h., c"« du Puiset- 
Doré. — La Derroninnière (Postes) ; — h., c"« 
de Ste-GemmeS'd^A.; «» f., c»« du Tremblay. 

Dronlnléres (les), h., c'« de Mouliheme. 

DronlUn {Gilbert) , docteur régent en la 
Faculté de médecine d'Angers et curé de Ghan- 
tocè en 1499. 

Drovolale (la), f., c"« de Freigné. 

Dm (le), f., c^ de Pouancé. — Le Drul 
1647, U Druil 1731, 1764, le Dreuil 1791 
(Et. -G.). — Le Bru (Gass.). — En est sieur 
Jacques Hiret 1647, qui y meurt en 1658 et est 
transportéjinhumer à Senonnes, —Etienne Bernard 
en 1731, mari de Perrine Lemonnier, — Joseph 
Be8nardl764. 

Dmées (les), ham.,c"« de la Pommeraie.'^ 
La terre des Dreux 1436 (Tit. de la Bizolière). 
— Xes Drue$ (Gass.). — Xee Druires (Et.-M.). 

Droère (U), f., c^ de Cholet, dont le tenan- 
cier avait droit de chasse dans les forêts de la 
seigneurie de Gholet. — En est sieur en 1480 
Thibauld deTorchard. 

Dmet (Jean Baptiste), professeur de théo- 
logie 1634, puis de philosophie, 1639, 1650 , dans 
l'Académie protestante de Saumur. Son corps fut 
exhumé le 29 août 1686 du cimetière St-Pierre et 
transféré dans celui de Saint-Nicolas, « comme 
ayant abjuré l'hérésie. > » Sa femme avait nom 
Ifaurie Genest. 

Drai^eardlère (la), f., c"« de Xiinièrea-B. 

Drageon» f., c"< de Morannes. 

Mk9miité, — V. Dreuillé, 

Dnilllet (le), f., c"« de la ComuailUt anc. 
logis avec pavillon, vendu nat^ sur l'émigré 
Gantineau le 7 thermidor an lY. 

DrnlBale (le), f., c°« de Carbay. — En est 
sieur Jean Dncloux 1600. 

Drntléres (les), f., c»« de Baraeé. 

DabmU (Jean), né à Doué, partit en 1625, 
après d'excellentes et prolondes études littéraires, 
pour l'Italie et s'arrêta à Ghambéry où il se 
maria. Il avait alors 26 ans. Il devint régent au 
collège de Moutiers, y acquit de la réputation, et 
lors de l'entrée du roi Louis XllI en 1630 fut 
chargé de le haranguer. Il y mourait la même 
année, de la peste, au retour d'un voyage en 
Anjou. Sa succession donna lieu à un procès re- 
cueilli parmi les Arrêts célèbres de Pocquet de L., 
Coutumes, t. Il, col. 1292. 

DnlMiat (Guillaume-GabrieUMarie) , né 
à Tours le 10 avril 1758, receveur particulier à 
Tours en 1789, maire de Serrain (Indre-et-Loire), 
en septembre 1792, était adjoint en l'an IV, 



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et maire en thermidor an VIII da Gondray- 
Macouard. Il a fait imprimer on Rapport, pré- 
senté par lai le 30 pluviése an IX au Conseil 
municipal du Goudray-M., au nom dPune com- 
mission chargée de proposer les moyens 
pour Vexécution du Cadastre dans la com- 
mune (Saumur, Degouy, in-4o de 10 p.)* C'est 
la première idée produite et le premier exemple 
donné en Maine-et-Loire pour Texécption de 
cette grande mesure nationale. — Il mourut le 
4 décembre 1819. 

Dnbay (Urbain), né à Angers, le 22 no- 
vembre 1693, prêtre en 1717, curé de Lesvière 
en 1722, se démit, après soixante ans de cure, en 
mai 1782, et mourut le 13 août 1784, doyen de 
la Faculté des Arts d'Angers, doyen des curés de 
l'Anjou (GG 11). 

Dnbe (la), cl., c»« de Beaupréau; ■= f., c»* 
^e Châteauneuf; « cl., c»« de Cholet; « f., 
c"* de Drain ; « Cf., c"* de Juvardeil, dont 
une dans l'ancienne paroisse de Cellières, appar- 
tenait à Duverdier de Grenouillac, et fut vendue 
nat» le 17 messidor- an IV; — (la Grande-), f., 
c»« de Ste-Christine. — En rend aveu en 1435 
à la Jumellière Jean Turpin, chevalier. «- Macé 
Vaugiraud de Ghizé la vend le 14 mai 1489 à 
Jean du Plantis. — Elle appartenait en 1678 à 
Louis du Boberil de MoUand, de qui l'acquit 
Math. Gautreau, avocat à Angers (E 1047-1048); 
— Ga Petite-), ham., c»* de Ste-Christine. 

Dnbé (Pierre-Louis), imprimeur-libraire de 
l'Université, de l'évèque et du clergé d'Angers, 
habitait rue Chaussée- St-Pierre dans la maison 
de la Bibliothèque, 1736,1765. Il était fils d'un 
maître enjoliveur et avait épousé le 2 mai 1735, 
âgé de 23 ans, Marie-Claude Avril, V. ce nom, 
qui lui survécut. Elle fut inhumée le 8 oc- 
tobre 1777, quelque temps après avoir cédé son 
brevet à Mame. 

Dnbellay, famille angevine, que des histo- 
riographes de métier et d'autres ont inutilement 
rattachée aux Bellay de Montreuil, même à la 
maison do France. V. Trincant, Mss. 989 et 
Revue d^ Anjou, 1856, t. ït, p. 73. Son origine, 
comme son nom, vient du petit fief du Bellay 
dans la c^« d'Allonnes et sa notoriété ne date 
que du xii* s. Elle se signale au xv« s. au milieu 
des guerres anglaises et s'illustre au xvt« s. dans 
la politique, les lettres et l'église, mais en rési- 
dant dès lors moins en Anjou que dans la Tou- 
raine, à Giseux, où était l'enfeu domestique, ou 
dans le Maine, à Glatigny, où reste le principal ber- 
ceau des atnés. Il nous faut choisir, même en ne 
retenant que les noms mêlés à l'histoire ange- 
vine. Son écu portait d^argent à la bande fu- 
selée de gueules, accompagné de six fleurs 
de lys dateur rangées en orU, trois en chef 
et trois en pointe, 

DnbeUay (Hugues), compagnon fidèle de 
toutes les expéditions de Louis !•' d'Anjou, est 
tué avec son fils Bertrand à Azinconrt (1415). 
Il avait épousé en 1400 Isabeau de Montigny, 
dame de Langey. — De ses quatre fils, Jean, 
chambellan de Charles VII , périt k la bataille 
de Crevant, Pierre à celle de Vemeuil; un autre 



Jean, pris aux côtés de son père, à Aânconrt, et 
retenu deux ans en Angleterre , revint continuer 
dans le Maine et l'Anjou ses prouesses contre 
les Anglais. — (Jean IV), familier et conseiller 
du roi René, nommé par lui chevalier du Crois- 
sant, et par Louis XI le 25 octobre 1561, son con- 
seiller et chambellan, meurt en 1481. — Sa tombe 
et celle de Jeanne de Logé, sa femme, s'élevait 
dans l'église abbatiale du Louroux. Un dessin en 
existe dans les cartons de l'ordre du St-Esprit à 
la Bibliothèque Nationale. — (Jacques), fils de 
René D. et de Marguerite de Laval, seigneur de 
Chanzé, Sauge, la Palue, le Plessis-Macé, et par 
cession de l'archevêque de Paris, EustacheD., 
son atné, du Bellay et du comté de Tonnerre, 
panetier des rois François I«r et Henri II, fut 
envoyé à Angers vers l'autonme de 1573 pour 
recueillir les plaintes et les doléances des habi- 
tants. Il rendit compte dans une lettre aux échevins 
le 16 janvier 1574 du rapport qu'il en avait fait 
au roi et à la reine. Nommé le 14 mars 1575 
gouverneur d'Anjou, il fit son entrée solennelle 
à Angers le 10 avril. — On le voit en mai 1576 
protester contre l'envoi en Anjou de garnisons 
inutiles. Il se démit cette année même le 18 mai 
et fut « grandement regretté, dit Louvet, pour 
« s'estre bien porté en sa charge et pour n*avoir 
« levé, exigé ni prins aulcun argent sur les dictz 
« habitants ny aultres; et avoit esté en la ville, 
« durant son dict gouvernement, à ses propres 
<c coustz et despens, mesme pour le louaige de 
« sa maison ». 

Dnbellay (Claude), 4« fils de René D. 
prince d'Yvetot, et de Marie Dubellay, né au 
Plessis-Macé le 9 mai 1573, était prieur de Cu- 
naud dès 1581. — à l'âge de 8 ans, — et abbé de 
Savigny en 1588, plus tard prieur d'Allonnes et 
conseiller du roi en ses Conseils d'État et privé, ~ 
t le 20 décembre 1609. ~ Il se proposait de tra- 
duire toutes les œuvres de St Bernard qu'il affec- 
tionnait particulièrement; mais il n'en a donné 
qu'un opuscule ou Livre de la manière de 
bien vivre, contenant le sommaire de toutes 
vertus nécessaires à la religion chrétienne, 
écrit par St Bernard, abbé de Clervaux, à 

sa sœur avec le Formulaire de la vie 

honeste et le mirouer des religieux de saint 
Bernard (Paris, M. Mauperiier, 1621, inf8«»). et 
publi4, je crois, par Louis Texier, au profit de 
qui il s'était démis de son prieuré d*Allonnes. — 
En tête se trouve un curieux portrait du traduc- 
teur, et à la fin, p. 667 et suiv., un Discours 
sommaire de la vie et trespaa de messire 
Cl. Dubellay , par l'éditeur Texier. Son ôpi- 
laphe est dans le Gallia Christ., t. IV. p. 817. 

Dubellay (Jean), dit le Vieux, élevé tout 
enfant à St-Florent de Saumur, y prit l'habit et 
exerçait les fonctions de cellérier, quand il fut 
nommé abbé par bulle du 24 novembre 1404 et 
insUllé le 16 février suivant. Il fit reconstruire 
l'abbatiale et les églises du monastère et de St- 
Barthélemy et entourer la maison de fossés. Les 
moines lui durent aussi plusieurs règlements pour 
la vie intérieure. Il résigna en 1431 et mourut 
en 1434. — (Jean), neveu du précédent, fils 



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aîné de Hagnes D. et d'Isabean de Montigny, 
religieux prof es de S(-Florent en 1417, d'abord 
cellérier de Tabbaye^ pnis prieur de Distré et en 
1425 prévôt de St Lanrent-du-Motay, remplaça 
son oncle par balles du 90 avril 1431 et prit 
possession le 10 juillet. Nommé le âO avril 1455 
évoque de Fréjus, puis le 5 avril 1462, de Poi- 
tiers, il conserva néanmoins jusqu'en 1474 son 
abbaye dont il continua les travaux de son oncle 
en agrandissant et décorant Téglise. Il y mourut 
le 3 septembre 1479 et y fut inhumé suivant son 
désir, dans le chœur. Son tombeau, dont un 
dessin est conservé dans les Mss. de la Biblioth. 
Nationale, carton de Tordre du St-£sprit, était 
an véritaj)le monument où se voyaient figurés 
l'ËDfer et le Paradis et de nombreuses scènes en 
relief. Il n'a été détruit qu'en 1806, avec l'abbaye. 
L'épitaphe que donne Texier, V. ce nom, est 
de pore invention. — {Louis), neveu du précé- 
dent, nommé abbé de St-Florent en novembre 
1474, prit possession le 24 mars 1475. Il avait 
obtenu du souverain Pontife la réunion à la 
mense abbatiale de plusieurs des prieurés, afin 
de suffire à payer la pension que s'était réservée 
son oncle. Après la prise de St-Georges-de-Roye 
en Vermandois, le roi Louii XI fit restituer à 
notre abbé les reliques de St-Florent qui s'y 
troavaient déposées par fait de guerre depuis 
Crois siècles. Elles furent reçues avec solen- 
nité le 25 juin 1480 et déposées dans une châsse 
splendide, que décrit longuement Dom Hnynes. — 
Mais en 1495 il fallut rendre le corps du Saint 
aux chanoines de Roye et le chef seul resta aux 
moines. — Louis mourut le 7 septembre 1504. 

Arch. de M.-et-L. D. Huyiies, Mss., HUL de St-FliH 
rent. — Hauréau, GaUia C/trist, — Ret>w d'Anjou, 1856, 
L I, p. 201-309. 

l>«lK»llay (Joachim), 2« fils légitime de 
lean D., sieur de Gonnord, et de Renée Chabot, 
?3t né à Lire vers 1523. Resté orphelin dès son 
eune âge, il eut pour tuteur trop indifférent 
M>n frère afné René, qui bientôt mourut à son 
oar; e< l'enfant ne sortit de sa tutelle que pour 
e chmrger de celle de son neveu Claude, baron de 
ronnord, et de la direction d'une maison, embar- 
assée de procès. Sa fortune et sa santé s'y rui- 
ér en t. Alité pendant deux ans, il trouva son remède 

l'étade et se prit à lire les poètes latins et grecs 
i à rimer. Lui-même a raconté tous ses soucis 
e jeunesse dans son Epltre dédiée à Jean Morel. 

peine debout, il alla « sur les conseils de ses 
mis 9, die son oncle surtout sans doute, se pré- 
arer à Poitiers par l'étude du droit au manie- 
\0Dt des affaires publiques et privées (vers 1547) 
'ost là qn'il fit connaissance de Ronsard, et par lui 
9 Baîf . de Belleau, de la pléiade ; mais Ronsard 
irfoaC rinspira — et de trop près même, dit-on. 
es octobre 1549 Dubellay publiait son premier 
{ec%Aeil <^ Poésie, présenté à très-illustre 
rincess^ Marguerite, sœur unique du roy, 

mis er% lumière par le commandement de 
idite dLctme. Ronsard se prétendit pillé et 
tenta, «'** f**** ^^ croire les historiettes, une 
tion en justice, sans qu'on voie pourtant qu'il en 
it resté f Achô. L'œuvre en somme est médiocre et 



sent l'huile. Elle fut suivie presque immédiatement 
(février 1550 b. h») de son chef-d'œuvre, qui est 
en prose, dédié à son oncle le cardinal. La Dé^ 
fense et illustration de la langue françoise, 
quoique souvent te rre-à- terre et préoccupée 
d'hundiles conseils de rhétorique vulgaire, a de 
l'essor aussi et s'échauffe à défendre contre les in- 
justes défiances des latinistes cette langue que l'au- 
teur sent déjà en saison de fleurir.—- Quelques mois 
après il donnait son Olive, recueil de 50, puis de 
115 sonnets à la gloire d'une maîtresse poétique, 
Viole, une Parisienne, qu'il chante d'une assez 
froide muse. Mais la Préface, en est surtout 
curieuse. Il y cause à cœur ouvert. N'ayant d'autre 
pass^-temps, ni de plus grand plaisir, que la poésie, 
il avoue qu'il s'y adonne volontiers, en voyage ou 
à défaut d'autre occupation plus joyeuse ; mais 
a elle est serve tant seulement de son plaisir » et 
pour le reste « il ne se travaille » que « de ne res- 
« sembler autre que soi môme ». — Sur ces entre- 
faites, un de ses oncles, celui à qui il avait dédié 
son Illustration, le cardinal Jean, qui vivait à 
Rome, l'emmena avec lui au retour d'un voyage 
en France, pour tenir sa maison (vers 1552). 
Voici notre poète, « né pour la muse », devenu 
c mesnager », affairé do courses, de visites, de 
conférences avec d'âpres créanciers. 

Malheureux Tan, le mois, le jour, l'heure et le point 
Quand pour venir icy j'abandonnai la Franee I 
La France et mon Anjou I 

Il a jeté et recueilli lui-môme tous les cris de 
sa détresse dans ses Regrets, oA les plus purs, — 
deux ou trois sonnets impérissables, — lui sont ins- 
pirés par cet amour de son village, de sa pauvre 
maison, « qui m'est une province, dit-il, et bean- 
« coup davantage » et par le souvenir de son petit 
Lire et des horizons de la patrie angevine. Les gran- 
deurs de la Ville Etemelle, ses ruines, ses tristesses 
l'en peuvent distraire à peine mais non pas le con- 
soler. Sur la fin pourtant une véritable passion 
le mordit au cœur et la Fausdno, qu'il se prend 
cette fois à chanter dans ses poésies latines, ne 
parait plus une maîtresse de vaine fadaise. An 
bout de quatre ans Dubellay était rendu non 
à sa liberté mais à la France où son retour fut 
fêté par toute la pléiade poétique. U avait bien 
d'autres pensées en tète et il parait aussi par ses 
lettres retrouvées récemment, qu'il ne répugnait 
pas aux affaires autant qu'il le laisse à dire, et qu'il 
les acceptait môme volontiers sérieuses et embrouil- 
lées, pour se pousser plus avant dans le monde et 
dans l'église. Car si peu que ce fût, et quoiqu'il 
eût porté l'épée, il était clerc et aurait fait de ce 
cèté son chemin, s'il ne l'avait trouvé embarrassé 
par les membres de sa famille. Pourtant en 1555 son 
cousin, l'évoque de Paris le gratifia enfin d'un cano- 
nicat dans son église. Notre poète prit possession le 
19 juin, mais pour s'en démettre l'année suivante 
le 12 juin, et ce semble, revenir alors librement à 
la Muse. Il se met en effet vers ce temps à pu- 
blier coup sur coup ses principales œuvres de 
poésie. Mais c'est pur rôve que de lui prêter, 
comme on le fait, la succession anticipée du car- 
dinal Jean, son oncle, à l'archevêché de Bor- 
deaux. Il vivait accablé d'ennuis, la plupart de 



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famille, quand le l«r janvier 1560 n* u., il tomba 
frappé d'apoplexie. U était âgé de 35 ans, suivant 
Sainte-Marthe, ou pins probablement de 37 ans, 
comme le dit de Tbon. Il fat inhumé, croit-on, à 
Notre-Dame de Paris, aux côtés de Tarchidiacre 
Louis Dubellay, et son Tombeau, dont lui-même 
avait fait Tépitaphe, fut célébré par Ronsard, par 
Rémi Belleau , par tous ceux qui l'avaient ap- 
plaudi triomphant, — « prompt et aigu en inven- 
« tiens, discret et modeste en paroles, subtil en ses 
c discours, prévoyant en choses soubçonneuses », 
dit son ami et son éditeur Aubert, — pour nous, 
l'homme heureux en'somme entre tant d'oubliés, 
qui pour quelques rares œuvres d'un souffle 
vainqueur a mérité de se survivre. Quand il s'é- 
crie, certes il a la verve et l'abondance, le mouve- 
ment entraînant et l'accent véritable d'une inspi- 
ration souveraine; mais la voix le trahit trop 
souvent et trop vite et sa pensée haute et claire 
va se traînant dans des verbiages de mode et les 
fadeurs italiennes — Voici les titres de ses 
œuvres, dont le choix môme ne se lit plus guères 
et dont la plus belle collection connue appartient 
4 un Angevin, de godt et de délicate science, 
M. Ernest de Yilioutreys : Recueil de poésies, 
préaentéà Madame Marguerite, sœur unique 
du Roy (Paris, Cavelat, 1549 et 1553, in-8»; F. 
Morel, 1558 et 1568, in-8o, et 1561, in-4o). — La 
Deffencé et Illustration de la Langue Fran- 
çoise (Paris, pour Am. l'Angelier, 1549, petit in-8® 
de 48 ff, non chiff. , le dernier blanc) et avec VOlive 
et autres opuscules (Paris, chez Arn. l'Angelier, 
1557, petit in-8o; Fed. Morel. 1561 et 1578, in-4o; 
Crozet, 1839, in-8o) ou sous le titre Apologue 
pour la Langue Françoise, etc. (Paris, Luc 
Breyer, 1580, in-8«). — Ch. Fontaine en a publié 
une vive critique : Le Quintil Horatian.,., etc. 
(Lyon, 1551 , m-%^),^L*Oli%>e et quelques autres 
œuiares poétiques. Le Contenu de ce livre. 
Cinquante sonnetz à la louange de VOlive. 
L'Antérotique de la vieille et de la jeune 
amye. Vers lyriqiies (Paris, pour Arn. l'An- 
gelier, 1549, petit in-8o de 40 ff. non chiff.; pour 
G. Gorrozet. 1550, petit in-8o, avec la Musa- 
gnœomachie; —pour G. Gorrozet et A. l'Angelier, 
par Marin MasseUn, 1554, petit in ë»; Gh. l'An- 
gelier, 1561, in-4« de 57 fol., plus 1 non chiff.; Fed. 
Morel, 1568, petit in-8o). — Le nombre des son- 
nets est porté dans ces éditions de 50 à 115. Un ju- 
risconsulte Lyonnais, André de Rossant, en avait 
fait un commentaire qui est perdu. — Xi€ / V* Livre 
de l'Enéide de Virgile traduict en vers Fran- 
çois; la Complaincte de Didon à Enée, prinse 
d*Ovide, et autres œuvres de Vinvention du 
Translateur (Paris, pour V. Gertenas, 1552, in-8o 
de 199 p. et 1561, in-4<», avec le VI^ Livre de 
V Enéide -y Federic Morel, 1568, in-8« les deux 
livres). — Poem^atum, librilV, quihusconti- 
nentur Elegiœ. Amores Variaepigr. Amores, 
Tumuli (Paris, F. Morel, 1558. petit in-4o), re- 
cueil nulle part réimprimé. — La Courtisanne 
romaine, par J.D.B.A., et la Pornégraphie 
Térentiane et la complaincte de la belle 
Heaunière, en élégantes entremises déjeune 
beauté et en vieille laideur, jadis composée 



par Fr, Villon et de nouvel revue et inter- 
prétée (Lyon, Edoard, 1558, in-B**, réimprimé 
dans les Jeux rustiques et dans les Œuvres — 
et aussi à la suite de la Célestine de N. Bonfons, 
1578, in-16, volume vendu 56 fr. Yéméniz). — Le 
/•r Livre des Antiquités de Rome, contenant 
une générale description de sa grandeur et 
comme une déploration de sa ruine,,., etc. 
(Paris, F. Morel, 1558, in-4o de 13 ff. ch., plus 1 f . 
non chiff., et 1562, in-4o ; — - a été traduit en vers 
anglais par R. Spencer, 1611, in-4o). — Les Re- 
grets et autres œuvres poétiques (Paris, F. 
Morel, 1558, 1559, 1561 et 1565. in-4û; 1568. in-S» 
de 64 ff. chiff., italiques). — JïpitAaZame sur le 
mariage de très-illustre prince Philibert- 
Emanuel .... et très-illustre princesse Mar- 
guerite de France .... (Paris, F. Morel, 1559 
et 1561, in-4*», 1568, in-8o). — Hymne au Roy 
sur la prinse de Calais (Lyon, 1558, J. Byoart, 
in-8o de 8 ff.; Paris, F. Morel, in 4°, 1559, de 6 fit. 
non chiff.). — Divers jciwc rustiques et autres 
œuvres poétiques (Paris, F. Morel, 1558, 1560 
et 1561. in-4o; 1568. inS'»). ^ La Nouvelle ma- 
nière de faire son profit des lettres, traduitte 
en françois par Quintil de Tronssay ; en- 
semble le poète courtisan (Poitiers, 1559, in-8*>), 
traduction d'une épttre de Tumèbe, par un in- 
connu, dont M. Ed. Foumier, dans ses Var. hist. 
et litt, t. X, p. 131, a révélé le pseudonyme. 
V. Quérard, Superch,, t. III, p. 283. — Entre- 
prinse du roi Dauphin pour le Tournoi (Paris. 
Fed. Morel, 1558 et 1559, in-4o). — Discours 
au Roy sur la trefve de Van MDLV (Paris, 
F. Morel, 1559, in-4o de 6 ff. non chiff. et 1561 , 
in- 40 de 16 ff. non chiff.). — La Monomachic 
de David et Goliath, ensemble plusieurs 
autres ceuvres poétiques (Paris, F. Morel, 1560, 
in-40 de 50 ff . chiff. . plus 2 fol. non chiff.; et 1561 , — 
Louange de la France et du Roy.., ensemble 
un Discours sur la Poésie. Au Roy (Paris, 
Fed. Morel. 1560. in- 4» de 8 ff. non chiff: ;, — 
Ode sur la naissance du petit duc de Bea-u,- 
mont, fils de Monseigneur de Vendôme . . . , 
ensemble certains sonnets à la Royne c24 
Navarre, ausquels ladite dame fait elle- 
mesme respOTiae (Paris, F. Morel. 1561 et 1563, 
in-40. vendu 400 fr., E. Gauthier, 1872, avec re- 
liure de Gapé). — Discours au roy François XI 
contenant une brefve instruction pour bi^r 
régner, traduit des vers latins de Mie. d* 
Lhospital (Paris, F. Morel. 1566, in-4«, ©l Lyon 
Benoist Rigaud, 1568, petit in-S» de 11 fol. soxt 
le titre de Salutaire Instruction » . .)*—Dive-n 
Poèmes, partie Inventions, partie Tradi^c 
tions et la plus part non encore impritr^c, 
(Paris, Fed. Morel. 1568, in-80 de 60 ff. chiflTo 
— Docte et singulier discours sur les quat:'r^ 
estats du Royaume de France, déplorati:^> 
et calamité du temps présent (Lyon, Benoi 
Rlgault, 1567 et 1568, petit in-80 de 29 p.), Ték 
primé sous le titre d'Ample discours au I^ 
sur le faict des quatre estats du Roy au 

de France à l'imitation des vers lat^^, 

deMich. de Lhospital (Paris, Fed. Morel, 1^^ 
et 1572, petit in-8«). — Tumulus Henrici II ^ 



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Idem gaîUce totidem versihuè . • . • accessit et 
elegia ad ..,• Carolum card. Lotharingum 
(Paris, F. Morel. 1559, in-i» de 14 ff. et 1561, 
iQ-4«). — (Euvres de Joachim Du Bellay, 
Angevin, fidelemeni reveues et corrigées, 
oultre les précédentes impressions, c'est à 
sçavoir la Deffense, etc.. . (Paris, Ch. TAnge- 
lier, 1561, in-i»), i^ édition sous le titre collectif 
d'Œuvres et d'one extrême rareté. Elle n'est 
mentionnée par aucon bibliographe ni par ancun 
Catalogne; mais M. de Villoutreys en possède un 
exemplaire. Elle comprend IV parties distinctes» 
avec titres spéciaux, sauf la III* partie, et folio- 
tage particulier. — Autre édition, avec môme 
litre. Tannée suivante, 1562, cotée lîO fr. Tross 
(1867) et nombre d'autres ensuite sous le titre 
à' Œuvres françoises , notamment Paris, Fed. 
Morel, 1569, en italiques, in-8<». L'épître dé- 
dicatoire au Boi est de Guill. Aubert, 20 no- 
vembre 1568. — Chaque œuvre a sa pagination 
spéciale et son titre sous la date 1568. Les poésies 
sur la mort de l'auteur terminent le volume. Un 
exemplaire, relié par Cape, a été vendu 380 fr., 
Crapelet; — Paris, Morel, 1573 et 1574, in-8o; — 
Lyon, 1575, Ant. de Harsy, in-S», vendu 285 fr. 
Yéméniz, exemplaire de Nodier; — Paris, Mo- 
rel et Langelier, 1584, in-12', Rouen, G. Loyselet, 
1592, in-12, et 1597 Raph. de Petival, in 12, 
italique. — Xenia seu illustrium quorum- 
dam nominum allusiones (Paris, F. Morel» 
1569, in 4» de 22 ff. chiff.), recueil de distiques, 
rédigés en manière d'étrennes pour chacun de 
ses amis dont le nom lui fournit le motif d'un 
petit poème. Il a été reproduit dans le Deliciœ 
de Gruter, à l'exception, sans raison connue, d'une 
Elégie adressée à Jean de Morel, où le poète 
raconte sa jeunesse. —A la suite du Sympose de 
Platon, traduit par L. Leroy, se trouvent des 
traductions de poètes latins et grecs par J. Du- 
bellay (Paris, 1559, V. Sertenas, in-4«, et 1581, 
Langelier) et dans le, Tombeau de Marguerite 
de Valois, . . (Paris, Mich. Fezandat et R. Gran- 
jon, 1551, petit in-8*' de 104 ff.), recueil très-rare, 
104 quatrains traduits par lui de 104 distiques 
composés par les trois sœurs Seymour. — Œuvres 
choisies, précédées d'une notice par Sainte-Beuve 
(Angers, Pavle, 1841, gr. in-8» de xlviii et 256 p. 
avec portrait). Le prospectus in-8<» de 7 pages 
est signé Victor Pavie. Cette publication tout an- 
gevine fut honorée de trente souscripteurs an- 
gevins 1 -^ Huit sonnets de Joach, Duhellay, 
publiés pour la première fois [dans le journal 
V Amateur de Livres"] d'après un Mss. de la 
Bibliothèque Nationale, par An. de Montaiglon 
(Paris, Guiraudet et Jouault, 1849, in-B», tiré à 
50 exemplaires). Leur énergie satyrique contre la 
cour romaine le^ a fait supprimer des éditions 
antérieures. — (Euvres françaises, avec une 
Notice biographique et des Notes par Gh. Marty- 
Laveaux (Paris, Lemierre, 1866, in-12, 3 vol. 
sur papier vergé, fort, 30 fr.). 

In Joaehimum, Bellaium doetorum viritrum (xmnina et 
tumuU (Pari», F. Morel. 1560, in-4*, 6 n.y—Elégie sur le 
TVenai de feu J, Du Bellay, Ang., par G. Aubert (Paris, 
P. Morel, 1560, in-4«, 5 tC^.^Chant pastoral sur la mort 
deJ, Dh Bellay, par Rémy Belletu (Paris, Rob. Estienne, 



1560, ta-**, 8 m). ~ Nioeron. — Âfénagiana, t. lU, p. 8S. 
— Moréri. - Goi^et, 1. 1, p. 38; t. m, p. 96; t. V, p. 73, 
498 et 292; t. VII, p. i41; t. XI, p. 490 et 456; t. XII, p. 184 
et 432.— Pasquier, Becherches. 1. VII, ch. vi.— Q. Menard, 
Mss. 875.— Sainte-Marthe, Blog,, 1. Il, p. 87.— De Thon, 
1. VI et XXVI, aono 4560. — Beeueil, Mss. 976. — Notices 
de Sainte- BeuTe et de MarW-Layeaux. — Journal des Sa- 
vants, aTril, Jnin, août 4867. art. de Sainte-Beuve. — Bévue 
des Deux-Mondes, juin 4835, art. d'Ampère, et 45 octobre 
1840, art. de Sainte-Beuve — Bullet, du Bibliqph., 4864, 
p. 4425-4459. — Bev. des Soc. sav., 4867, p. 75. — Dreux 
Du Radier, 1. 1, p. 25. — Mélanges d'une grande Biblioth,, 
t. VII, p. 463. — Laiargue, Joach. Duhellay, discours des 
prix du Lycée d'Angers, 4864 (in-8* de 45 p., Angers, 
Cosnîer et Lachèse). — P. Paris, Cotai, des mss. franc., 
t. VIII. — Bev. de VAnj., 4856, 1. 1, p. 73 et 88.— Roger, 
p. 460. — Magasin Encyclop., 2* année, t. V, p. 446. — 
yaUsiana,^. 27. — Seaïigerana, p. 429. — BaiUet, Juge- 
ments, t. Iv, p. 83.-Dayid Clément, Bibl, curieuse, t. III« 
Î). 63. — Lenieot, Hist. de la Satire. — Bibliogr. des 
ivres dTamour, t. V, p.342.— VioUet-Lednc, Catal.,ip. 228. 

Dabellay (Madeleine), fille de René D., 
sœur de Tévêque de Paris, Eustache D., fut 
élevée au Perray-aux-Nonains près Angers, y fit 
profession, puis en sortit en 1534, et quittant 
rhabit de Cistercienne, prit celui de Bénédictine 
en Tabbaye d'Estival où sa sœur était abbesse. 
Elle-même fut gratifiée de Pabbaye de Nyoiseau 
par bre\et du 23 juillet 1546, mais elle y résida 
rarement, à cause de ses maladies et quoique son 
frère s'y fut fait bâtir un logis pour habiter près 
d'elle. Elle mourut d'un cancer le 28 décembre 1586 
et fut inhumée dans l'église abbatiale ayant 
résigné dès novembre 1580 son titre en faveur 
de sa nièce — {Anne), fille de René D., sieur 
de la Lande et de Gizeux, professe à Nyoiseau 
le 20 mars 1580, y succède la môme année, par 
la démission de sa tante, au titre d'abbesse et 
prend possession le 24 août 1581. Elle avait 
alors seize ans. — Envoyée en 1607 aux eaux de 
Bourbon, elle mourut au retour le 17 septembre 
au château du Bellay et fut inhumée le 20 dans 
son église abbatiale sous une tombe de marbre 
érigée par son frère Claude. Un dessin en existe 
aux Mss. de la Bibliothèque Nationale, bottes 
de Tordre du St-Esprit. L'abbaye conservait 
aussi son portrait. — (Guyonne), fille de Guy 
Duhellay de la Courbe et de Barbe d'Aunières^ 
professe du Ronceray, fut nommée abbesse de 
Nyoiseau par bulles du 29 décembre 1607, 
ayant alors 20 ans. Elle s'en démit bientôt sous 
la réserve d'une pension de 8,000 livres et mou- 
rut à Nogent, près Chartres, en 1643. ~ (Louise), 
fille de Jacques D., sieur de la Pallu, et de Rade- 
gonde de Marvilleau, dame des Bnars, née le 
80 septembre 1602, élevée à Nyoiseau sous 
Tabbesse Guyenne, sa cousine!, fit profession à 
l'âge de 13 ans, fut nommée coadjutrice de 
Tabbesse Fr. Roy à moins de 16 ans (6 avril 
1618), et abbesse en 1543, — fleli août 1644, 
et non le 22, comme le dit Hauréau, ni le 
22 avril comme l'imprime la Revue d'Anjou, 
1853, t. II, p. 88. — Son Oraison funèbre par 
le P. Irénée de Sainte-Catherine, carme réformé 
(Angers, P. Avril, 1645, in-4o), est dédiée à Char- 
lotte Duhellay, prieure claustrale de Tabbaye. 

Dabellay f Martin) , fils de René du B. de 
la Lande et de Marie D., d'abord page d'Henri III, 
puis maréchal des camps et armées du roi en 
1614, fut nommé lieutenant général au gouver- 



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nement d'ÀDjoa en 1621 et exerçait enoore ces 
foDCtions qnaod il décéda dans les premiers 
mois de 1637 à Gizeax. C'est en sa fkveur qae 
la baronnie de Thonarcé fat érigée en marquisat. 

Dubellay {Philippe), fille d'Hngnes D. et 
d'Isabelle de Montigny» religieuse de Tabbaye 
N.-D.-d'Anges et prieare de St-Ghristopbe-de- 
Mareil en 1441, se retrouve religieuse au Ronce- 
ray d* Angers, dont elle est élue abbesse en 1450, 
pour y mourir en 1455, probablement le l«r juillet. 

Dnberie (la), bam., c°« de St-Sigiamond, 

Dubignon. — V. Collet et Guillotin, 

DnblUant {Pierre\ maître brodeur de Jeanne 
de Laval, 1456 (Mss. 913, f. 19-20). 

Dnbioaie (la), f., c»* de VHôtellerie-de-F. 

Dnblléres (les), vill , c»» de Sarrigné et de 
Corné. — Le vill. de la Duhelière 1635(Et.-C.). 

MHthoim. ^ V. Duhoys. 

Dubois (Antoine), maître fondeur, Angers, 
1684, 1694. — (Jean), est dit en 1689 « jardi- 
nier », et en 1697 a dessignateur de M°^ de 
Montespan » à Fontevraud. — Nous dirions au- 
jourd'hui dessinateur-paysagiste. — (Claude), 
fils sans doute du précédent, « maître fleuriste 
« des jardins de M™« Tabbesse, » 1708. — (Jacq.- 
Françoiê), maître sculpteur à Angers , 1706, 
mari de Marie Bâtard. Pierre Baraudrie, Y. ce 
nom, est parrain de deux de leurs enfants. — 
II travaillait en 1717 aux deux petits autels du 
transept de Saint-Lambert-la-Potherie, en 1722, 
au chœur de Saint Laud d'Angers, en 1724 à la 
chapelle des Agonisants de Paye. Il est dit mort 
ainsi que sa femme en. 1742, lors du mariage de 
leur fille Anne avec le fils de l'architecte J. Le- 
comte. •— (Jacques), « maître forgeur de gardes 
d'épée », Angers, 1601. — (Pierre), s'intitule 
« médecin d'eaux douces », medicus aquarum 
dulcium, dans un acte du Lion- d'Angers, le 
17 février 1553, et dans un autre (3 juin 1555) 
tout simplement a médecin ». 

Dubois (Jean), originaire du Maine, comme 
l'indique son épitaphe, et non d'Anjou, comme 
le dit Cl. Ménard et autres plus modernes, était 
docteur in utroque et professeur en l'Université 
d'Angers, quand il fut pourvu en 1291 de la 
dignité de maître- école. — U fut élu en 1311 
évèque de Dol ; mais il était déjà épuisé de 
maux, aveugle et retenu par ses infirmités à 
Angers où il fonda en 1312 l'Auménerie de St- 
Michel-du-Tertre pour 13 pauvres dont 3 aveugles, 
comme lui. Il prit possession pourtant et s'en alla 
mourir à Dol le 25 janvier 1323. 

Rangeard, Mu. 1022, t. Il, f. 274. 

Dubois (Jean- Baptiste) , géomètre -arpen- 
teur, « sorti de parents qui tous ont travaillé 
« dans l'Anjou depuis plusieurs siècles», écrivait- 
il en 1790, était établi alors depuis au moins 15 
ou 20 ans à Angers, où il s'était marié à Louise 
Bodin. Il s'est fait connaître par un petit plan 
d'Angers dressé par lui en 1775, sans doute pour 
accompagner l'insignifiante Notice de Moithey, 
et qu'il présenta le 23 mai au Conseil de ville. 
Mais la Mairie, quoiqu'il prétendit avoir tra- 
vaillé par ordre du maire Allard, lui refusa 
toute indemnité qu'aucune délibération n'auto- 



risait. L'artiste, après noufelle réclamation en 
1779, dut en 1784 envoyer une assignation et 
obtint enfin en 1785 une sentence du Présidial 
qui lui octroyait 500 1. U avait alors l'office 
d'expert et arpenteur juré à la Sénéchaussée et au 
siège des Eaux et Forêts et se prétendait maître 
d'une « méthode nouvelle pour lever toutes sortes 
« de plans par le plus petit détail possible » — 
Il reproduisit celui d'Angers, légèrement réduit, en 
1790 pour accompagner VAlmanach de 1793, où 
se trouve les chiffres de référence et le nom des rues. 
J'ignorais, comme tout le monde, ce détail, quand 
je l'ai reproduit en tète de mon édition de Péan 
de la Tuilerie avec un répertoire nouveau. 

Arch. munie. BB 127, f. 29 et 56; 129, f. 4; 131, f. Il et 
20: 133, f. 8; FF 2. — Almanachs de 1784, p. 173 et do 
1793, p. 117. 

Dubois (Napoléon- Alhéric), né à Angers le 
16 août 1840 d'une humble famille, fut désigné 
par ses succès de l'Ecole mutuelle à l'éducation du 
Lycée, puis à l'Ecole polytechnique et il y ter- 
minait à peine sa première année, lorsque sur 
l'appel pressant du ministre de la guerre, il 
accepta du service dans l'artillerie de marine et 
partit pour la Gochinchine avec le grade de lieu- 
tenant. De retour en France, il quitta le service 
et entra dans l'industrie. Il dirigea notamment 
une des principales ardoisières d'Angers, puis 
obtint le titre d'ingénieur dans une Compagnie 
de chemin de fer. La guerre de 1870 lui fit re- 
prendre son épée à la tète de ses marins qu'il 
retrouvait chargés de la défense des forts de Paris. 
Nommé bientôt lieutenant dans l'artillerie de 
marche, il assista aux affaires de Villiers, du 
Bourget, de Montretout, et avait le grade de capi- 
taine à l'heure de la capitulation. Le 9 février 
1871, sur l'ordre de conduire aux Prussiens les 
fusils de l'infanterie désarmée, il refusa net, 
rentra dans sa casemate et se fit sauter la cer- 
velle. Une rue d'Angers a pris le nom et conserve 
le souvenir de ce brave jeune homme. 

DnlMkis (Renée), reUgieuse du Tiers-Ordre 
« et la plus ancienne professe d'iceluy », a pu- 
blié un Petit Recueil de Vancienne maison 
de St- Julien des Religieuses du Tiers- 
Ordre de St-François de Châteaugonthier 
et de sa fondation faite par M°»« Margue- 
rite, duchesse d*Alençon, sa ruine par les 
guerres et son restahlissement dans le mo- 
nastère du Buron. Extrait des archives de 
cette maison, (Angers, P. Avril, 1653, in-12). 
Jacquine Ayrault, religieuse du même ordre» 
a eu part aussi à cet ouvrage. 

Dubois de la Ferté (Gabriel), fils d'An- 
toine D., sieur des Forges et de la Bizoliôre, et 
de Marie Guaisdon, né à Angers le 10 août 1644, 
fut par suite d'une difficulté de parole, qui 
l'éloignait du monde, destiné à l'ordre de Malte. 
Il y fut reçu le 26 octobre 1660, n'ayant pas 
môme les 16 ans exigés pour l'inscription, revint 
le mois suivant en France et y fil trois cam- 
pagnes à titre de gendarme de la maison da roi 
retourna à Malte seulement en 1669 d'où le grand 
maître l'envoya an siège de Candie, revint on 
France en 1674 où U assiste à la bataille de 



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Sénef, retourna; faire ses vœni en 1678 et suivit 
dès lors la yie régolière de Tordre, tenant la mer 
le plus souvent contre les infidèles. En 1685 il fat 
nommé provéditenr, puis capitaine de vaisseau jas- 
qu'en 1696 qu'il vint prendre du repos en la com- 
manderie de Théval, près Laval. U mourut le 28 déc. 
1703 dans un séjour de passage au Breil-au-Franc, 
annexe de sa commanderie, où Ton a retrouvé 
sa tombe. — Sa VU (Paris, 1712, petit in-S^ de 
177 p.), a été écrite par Grandet, avec son por- 
trait en tète par Ghéreau. — Sa sœur atnée, 
Claude, née à Angers en 1634, y était morte le 
25 mars 1695 après une vie de charité et de dé- 
vouement aux pauvres. 

D. Chamard, Yie des Saints d'Ani., U III, p. 360. — 
Let&et BtUJUmtes, 1819, 1. 1. — U Ëaolaère, NoL sur la 
commtme d^Entrammes, p. 27-29. 

Dnbolserie (la), f., c"« à*Allonnes\ « cl, 
c"« de Jarzé. — La Desboiserie 1704. — En 
est sieur honorable et noble homme Pierre Fleu- 
riot. bourgeois d'Angers 1694, 1704; « f., c"« de 
Marcé. — Y demeurait en 1697 Pierre Cons- 
table, « marchand tourneur de bois » ; « ff., c°« 
de Vemantes (2 du nom). 

Dnboveiz (Guy -Joseph- Michel) , né le 
12 juin 1749 à Glisson, fils d'un notaire du lieu 

— et frère d'un médecin dont M. Dugast-Malifeux 
a raconté l'histoire,— entra dans les ordres, des- 
servit d*abord comme vicaire une des paroisses 
de Thouars, puis fut nommé, à titre de chanoine 
régulier de St-Augustin, prieur-curé de Roussay, 
alors du diocèse de la Rochelle, bénéfice présenté 
par l'abbé de St-Laon de Thouars. L'indépendance 
de ses idées éclate dans l'opuscule qu'il publia dès 
les premiers jours de la Révolution, sous ce titre : 
Demandes, plaintes et doléances de M. D. H., 
chanoine régulier de Tordre de Si- Augustin, 
prieur-curé de JR..., présentées à V assem- 
blée du Clergé de la Sénéchaussée d'Anjou 
(1789, in-Bf» de 20 p., s. 1.). Il y réclame la réparti- 
tion égale des impôts entre le clergé du premier 
ordre et les curés, l'attribution exclusive des 
dîmes aux curés, le refus de tout impOt à la cour 
de Rome, la réforme du clergé régulier et sécu- 
lier, la suppression absolue des vœux perpétuels 
et jusqu'au nom de moines : < A force de vouloir 
« être sages et saints, nous sommes devenus 
c fous >, dit-il. Dès le mois d'avril 1791 les fonc- 
tions de vicaire auprès je l'évèque lui furent 
proposées par llelaunay. Il excusa son refus sur 
sa santé. Hais, dans sa paroisse, dénoncé à la 
haine publique comme jureur et intrus par son 
vicaire Gautret, il ne trouvait à son service ni 
chantres, ni sacristains, ni clercs, et « pour tout 
« dire en un mot, écrit-il lui-même (10 juin 1791), 
« ni paroissiens ». — Il ajoute : « ni journaliers, 
K ni domestiques ». — On le poursuit à coups de 
pierre: on le baloue à l'autel (lettre du 29 juin). 

— Par surcroît, dans une séance du Directoire 
du District de Gholet, à qui il avait dénoncé ces 
misères, s'emportant,il était allé jusqu'à l'injure 
publique, et se voyait poursuivi par l'Admims- 
tration d'un cèté, excommunié de l'autre. U s'en 
tira, paratt-il, en acceptant le poste qu'il avait 
d'abord récusé. U était premier vicaire général 



du Département dès la fin de l'année « et connu 
« par différents ouvrages peu volumineux mais 
« très-intéressants », dit l'annonce de son nou- 
veau livre, en 1791 , quand il publia son Essai sur 
les Vœux, ouvrage dans lequel on fait par 
occasion quelques réflexions sur la constitu- 
tion civile du Clergé de France (Angers, 
1791, in-8o, de 156 p.) , composé depuis plus 
d'un an et dédié au député Goustard. -- Le 
30 brumaire an II, il renonça par une déclara- 
tion publique à l'état de prêtrise. A défaut de sa 
pension, que la Nation cessa bientôt de lui payer, 
il dut monter durant quelque temps un petit 
commerce, obligé en l'an IV de vendre jusqu'à 
ses meubles pour vivre et dénoncé à la po- 
lice « comme patriote exalté, en correspondance 
« avec les anarchistes , membre de la Société 
<K Gillot proscrite ». Il présida quelque temps en 
l'an y un club anti-thermidorien qui se réunissait 
dans l'église St-Michel-la-Palud, mais qui ne dura 
pas. Dès l'an III il avait fondé et rédigeait seul 
VAmi des Principes ou l'Impartial, ce dernier 
titre plus tard supprimé, journal politique, de con- 
victions ardentes mais d'une valeur réelle accrue 
encore par son extrême rareté. Un arrêté du 
Directoire, en date du 3 germinal, — et non, 
comme le dit Blordier, du 4 thermidor an VI, le 
supprima, et nous n'en connaissons aucune col- 
lection, mais seulement quelques numéros sans 
suite, chacun de 8 p. in-8» (Angers, Jahier, rue 
Mil ton). Un arrêté du 4 frimaire an VII, attendu 
« que le citoyen D. a toujours été et est encore 
« plus que jamais un des plus ardents fauteurs 
« de l'anarchie, qu'il en provoque publiquement 
« les fureurs, etc. » le condamna à la déporta- 
tion ; mais la liberté provisoire lui fut rendue 
dès le 26 de ce mois. «Patriotisme, lumières, 
« désintéressement, probité, infortune, misère, rien 
<K ne peut trouver grâce pour lui », écrivait J.-B. 
Piquelin, son ami comme Savary, Talot, Duboys. 
— - En l'an VIII il était pour se marier, mais 
on prétendit qu'il avait perdu sa quaUté de 
citoyen. U sollicitait la place en l'an VIII de 
commissaire de Trélazé. G'est vers ce temps 
qu'il publia une pièce de vers : Aux malveil- 
lants qui disent qtte Bonaparte est trop 
grand pour une république (in-8», 4 p.). — 
Fait bizarre et qui montre bien le désarroi de 
cette curieuse époque. Duboueix, après tant d'é- 
preuves, c en l'an IX, le 13 fructidor, 1801 
« de l'Ere chrétienne », reprend son titre de 
oc vicaire-général, le siège vacant », et adresse, 
avec sa bénédiction, une Lettre pastorale au 
Clergé et aux Fidèles (in-8o de 16 p.). G'est 
une réponse en somme à la Lettre pastorale 
de l'Evique et autres publications contre les 
assermentés. U y recommande la tolérance et dé- 
clare que c'est le dernier acte de ses fonctions sa- 
cerdotales, dont il se démet aux mains de son 
métropolitain Lecoz. — U obtint enfin l'emploi de 
conservateur des hypothèques, puis le 28 floréal 
an XI celle de percepteur à Lire, dont il donna sa 
démission la même année en fructidor. — Il 
mourait à un an d<) là, le 24 fructidor an XII 
(11 septembre 1804) à Vieille- Vigne (Loire-Infér.), 



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et sa bibliothèqae se dispersait quelques joars 
après aux enchères publiques. 

Arch. da M.-ei-L.— Note Mm. de M. Dngast-Matifeaz.^ 
61ordier-L., t. II, p. 58, lOS, 390. — CÊhînéi Mordret, Mss. 
Ttlot. - Soc. Acad, de Nantes, 1868, p. 95. 

Dnboiirir^t (Charles), seigneur de Tilly» 
nommé par le roi lieutenant du gouverneur d'An- 
jou en avril 1576, meurt au château le 4 décembre 
1581 et est inhumé le même jour dans la chapelle 
des Chevaliers en Téglise cathédrale. — V. sa si- 
gnature autogr. au Reg. GG 108 (l«r octobre 1576). 

Dnboys (Jacques), avocat au Parlement de 
Bretagne, où son père était procureur, conquit en 
1741, après 11 mois d'épreuves (7 mars 1740- 
février 1741), contre 6 concurrents, la chaire de 
droit, vacante en TUniversité d'Angers par le dé- 
cès de Janneaux, et était recteur en 1745, quoique 
âgé seulement de 28 ans. Veuf en 1747 de Fran- 
çoise Alleaume, il épousa le 13 février 1748, à 
Erigné, Geneviève Gandin Du Plessis. — C'est à 
lui qu'on doit la fondation de la Société d'agri- 
culture et de commerce, dont il fut nommé secré- 
taire perpétuel dès la première élection le 25 mai 
1760. Il y avait accepté pour sa part de tra- 
vail la rédaction de l'histoire naturelle de 
l'Alton pour la région comprise entre la Mayenne 
et rOudon jusqu'au Maine. — Il mourut en sa mai- 
son du Plessis de Juigné près Saint-Melaine, le 

13 novembre 1764, âgé de 47 ans et doyen de la 
Faculté des droits. — On a de lui une compila- 
lation intitulée : Code noir ou Recueil d'édits, 
déclarations et arrêts, concernant les es- 
claves nègres de V Amérique (Paris, in-16, 
1743, chez les libraires associés). — Recueil 
des Règlements concernant le commerce des 
îles et colonies françaises de V Amérique 
(in-16, Paris, 1744), et encore Examen novum 
super institutionihus Jvstiniani (Aureliaa, 
Fr. Rouzeau, 1751, in-12). 

Daboys (Jean- Jacques), né le 17 octobre 
1768 à Richelieu, où son père était notaire, fut 
élevé au collège de Poitiers, sous l'œil de son oncle 
qui y professait la rhétorique. Sa licence en droit 
passée à Poitiers (24 novembre 1788), il vint, 
après quelques mois d'hésitation, se faire inscrire 
avocat au Présidial d'Angers (16 mars 1790).— Son 
esprit, acquis tout entier à la Révolution, n'était 
pas de ceux que les événements imprévus troublent 
ou effraient. Nommé officier dès les premiers 
jours dans la garde nationale d'Angers, le jeune 
avocat donne sa démission pour s'enrôler simple 
soldat dans le 3« bataillon des Volontaires (9 sep- 
tembre 1792). Dix jours après il en est élu capi- 
taine et le lendemain lieutenant-colonel en second, 
à la veille même de la proclamation de la Répu- 
blique. Dirigé avec son bataillon sur Brest, il 
couvre Vannes contre les paysans insurgés (13- 

14 mars 1793), reprend Rochefort et était à Nantes 
pendant l'assaut des Vendéens, où périt Gatheli- 
neau, puis aux camps de Mauve et de Thouaré 
et chaque jour en combats. Rappelé à Vannes, il 
en est nommé commandant de place, puis, à la 
demande des autorités civiles (19 décembre 1793), 
commandant du Département, alors centre indiqué 
des opérations vendéennes. L'ordre rétabli dans 



le pays, il fut envoyé tenir garnison à Belle-Ile. 
Suspect déjà et dénoncé par deux officiers de son 
bataillon, il se défendit lui-même au club popu- 
laire et fut acclamé mais néanmoins arrêté, tra- 
duit devant le tribunal révolutionnaire de l'Ile, où 
même triomphe le délivra. Il assistait aux dé* 
gastres de Dol et d'Antrain et y fut atteint de 
deux blessures à la figure et à la jambe. Quelque 
temps après, il reçut des représentants le titre de 
chef de brigade (30 mars 1795), pour diriger 
dans l'armée de Beaupny une colonne contre 
Stofflet, puis envoyé à la poursuite de Charette, 
sous les ordres de Grouchy jusqu'au 29 septembre 
1795, puis remplaça le général Mermet au com- 
mandement du camp de Soulans, avec charge de 
repousser le débarquement des émigrés de l'Ile- 
Dieu. A cette heure même, où il était en vue et 
signalé à l'estime de chefs militaires tels que 
Hoche, il reçut d'Angers, au nom du jury d'ins- 
truction de la commune, sa nomination à la 
chaire de législation de l'Ecole centrale qui allait 
s'ouvrir le 21 mars 1796. Il ne put alors ac- 
cepter; mais la transformation de l'armée et la 
non-organisation de la 19* brigade, qu'il devait 
commander à l'armée du Rhin, le laissant à la 
suite et surnuméraire, Duboys réclama sa chaire 
(25 novembre 1796) et se trouva prêt à recom> 
mencer une carrière nouvelle. — Après avoir 
suivi quelques mois à Paris le cours de Lenoir- 
Laroche, il inaugura le sien à Angers le 20 avril 
1797 et le professa jusqu'à la suppression de 
l'Ecole en 1804, que son discours de la rentrée 
de Tan XII hâta peut-être par une vive attaque 
contre la création des Lycées II continua du 
reste son enseignement dans des leçons pri- 
vées qui réunissaient plus de 50 élèves. En 
même temps il avait repris sa place au bar- 
reau et ouvert un cabinet d'avoué, ainsi que 
l'y autorisaient la loi et l'usage. Sa défense 
des époux Lacroix est restée célèbre dans 
l'affaire Clément-de-Ris. — L'organisation des 
tribunaux d'appel en 1810 le comprit comme 
substitut du procureur général près la Cour 
d'Angers. Il débuta à ce titre le 20 avril 1811. 
— Le 26 mai 1815 , élu député par l'arron- 
dissement de Segré, il fut arrêté en route par 
les Chouans. Il parvint à Paris pourtant et ce 
fut lui qui lut de sa « voix forte et animée », 
comme dit le Moniteur, le discours solennel 
à la cérémonie du Champ-de-Mai (l<r juin). Au 
retour, il fut de nouveau emprisonné au Mans 
par le général d'Ambrugeac et délivré seulement 
sur un ordre de Fouché. Une révocation brutale 
le frappa en pleine audience, dans les premiers 
éclats de la réaction royaliste (1816). Duboys 
revint alors au barreau, où sa raison lucide, 
la décision de son caractère, l'entrain de sa 
parole, servie par un organe puissant et une 
attitude imposante, le mirent tout d'abord hors 
de pair. Il devint bientôt l'âme active de l'oppo- 
sition libérale, président de toutes les manifes- 
tations et de tous les banquets, et l'un des orga- 
nisateurs de cette réception des 221 dont s'émut 
toute la France. Pourtant il échoua aux élec- 
tions de juillet 1830 dans l'arrondissement de 



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Beaapréan. Mais dès le 10 aoAt, une ordonnance 
le nommait procorenr général de la Cour royale, 
oA toat d'abord il eut à s'éprouver contre la ter- 
rible affaire des incendiaires. Bientôt les élec- 
teurs de Beaapréan ayant réparé leur tort en le 
nommant député (31 octobre 1830), il opta pour 
ces fonctions nouyelles, se démit le 6 mai 1831 
de sa charge de magistrature militante et en 
1831 accepta un siège de conseiller à la Cour 
royale de Paris. Ses concitoyens ne lui conti- 
nuèrent pas moins son mandat aux élections du 
8 juillet 1834, et encore le 24 juillet 1834 et le 
5 novembre 1837,— mais en 1838 Duboys échoua 
de trois voix, et Tannée suivante (décembre 1839) 
il fut laissé en dehors môme du Conseil général par 
le canton de Montrevauit qui Ty avait fait entrer 
depuis 1830. La vie politique se retirait de lui. 
L'âge et les fatigues robligèrent à se démettre 
même de sa charge active de conseiller (29 dé- 
cembre 1844). Il vint s'établir à sa terre de 
la Bizolière en Savennières, et y mourut le 
18 juillet 1845. 

Arch. de M.-et-L. Série L. - Am. de Gésent, Notice 
biogr. de J.~J. Duboyt (Ancera, Gosnier et L., 1846, in-8* 
de 76 p.) - Bibl. d'Angers, Collection d'autogr., Mss. 573. 
— Correspond, de Napoléon J", t. DC, in-a", p. 139. 

Dab«78 {L ), a* publié une Grammaire 

portugaise ou méthode abrégée pour faci- 
liter l'étude de cette langue (Angers, Mame, 
1806, in-12). 

Duboys (Sébastien-Geneviève) t né à An- 
gers, le l*»" août 1750, était curé de la Pomme- 
raie en 1789 et se déclara sans hésitation le 
partisan des idées nouvelles dont il fut en Anjou 
un des représentants les plus sincères et les 
plus éclairés. Il avait rédigé et publié une 
Adresse des fiabitants de la Pommeraie sur 
V impôt de la gabelle et les moyens de la 
remplacer (13 septembre 1789, Angers. Pavie, 
in-8<» de 21 p.), qui lui valut d'être député le mois 
suivant à l'Assemblée générale d'Angers pour avi- 
ser à la suppression de cet impèt. Il en signe le 
procès-verbal de son double titre de « citoyen et 
curé 9 (6 octobre). Vers le même temps, à la 
suite des élections du clergé d'Angers, paraissait 
une Apologie de MM. les Curés, ou Réponse 
à la Lettre écrite par D. Oursel, prieur 
feuillant de Bellefontaine, à M. de Boume. 
(in-8<» de 11 p , s. 1. n. d. [Angers, 1789]), vive 
et spirituelle réplique que le prieur Oursel, dans 
une lettre nouvelle attribuait au curé Davy, de 
St-Philbert. Elu procureur syndic de St-Florent, 
Duboys dut se démettre presque aussitôt d'une 
charge incompatible avec les obligations de sa 
paroisse et < pour être plus libre d'enseigner le 
< respect de la loi à ses paroissiens >. C'est ainsi 
du moins qu'il s'en explique dans sa Lettre à 
MM. les Electeurs du District de Saint- 
Florent assemblés pour Vélection des juges 
(Angers, Mame, 1790). Une publication plus im- 
portante est son Code françois ou Collection 
complette des Loix ou Décrets de l'Assem- 
blée nationale sanctionnés par le roi 
(Angers, Mame, 1790. in-8«>), dont le 1«' volume 
fut présenté en août à l'Assemblée nationale. Le 
second, paru en novembre, contenait une nou- 



velle géographie de la France avec le commen- 
taire des décrets d'organisation; le troisième 
enfin les décrets relatifs à l'ordre judiciaire. 

— Tous ces écrits, d'un style net et ferme, sont 
inspirés de sentiments vivement libéraux mais 
sans exaltation. L'auteur recula même devant le 
serment constitutionnel et dut céder la place au 
curé Lebreton, son ami, à qui dans une Lettre 
rendue publique (Graport, 1792, in-S» de 24 p.), 
il rappelait en vain plus tard ses sentiments des 
premiers jours. — Il se réfugia durant la Terreur 
en Portugal, fut gratifié dès son retour à Angers 
du titre de chanoine honoraire de la cathédrale 
et y est mort le 3 septembre 1821. —Aucun livre 
n'a encore mentionné son nom. 

Dnbrell (André), docteur régent en la Fa- 
culté de médecine de Paris en 1580, a publié 
La Police de Vart et science de Médecine, 
contenant la réfutation des erreurs et in- 
signes abus, qui s*y commettent pour le 
jourd'hui, où sont vivement confutés tous 
sectaires, sorciers, enchanteurs, magiciens, 
devins, etc., etc. (Paris, L. Gavellat, petit in-8«» 

— et non in-4o comme l'indique Duverdier •— de 
148 p., sans la table et les deux Epttres limi- 
naires). — L'auteur ajoute à son nom son titre 
d'angevin que confirme le témoignage de Bruneau 
de Tartifume (Mss. 870, f. 1143). — On trouve vers 
le même temps à Angers Gervais D., reçu doc- 
teur-médecin, le 5 mai 1565, mari de Claude Jolet, 
qui avait succédé à Nie. Morand dans le service 
de l'Hôtel-Dieu de 1568 à 1572 — et Vincent D.. 
docteur-médecin, en 1569. 

Dnbreiill da Bost de €iar|^esse (Fré* 
derique- Olympe- Charlotte) , fille de Louis- 
Charles Du B, capitaine de cavalerie, née à Beau- 
fort en 1741, entra dans la communauté des re- 
ligieuses hospitalières de St-Joseph de Beaufort à 
13 ans, y prit l'habit à 15, y prononça ses vœux 
à 17, et par la suite en fut nommée assistante et 
deux fois supérieure. — Arrêtée le 13 avril 1794 
et transférée d'Angers à Lorient, elle a laissé un 
récit de ce voyage qu'a publié D. Piolin. La 
communauté garde aussi d'elle en Mss. les 
Eloges des mères Lecomu et Gilbert (1787) 
et un Livre des faits particuliers concer- 
nant l'Hôtel-Dieu de Beaufort (1788), ou- 
vrage en 2 vol. in-8o, rédigé sur les archives. 
La copie conservée est de la main de J.-B Bé- 
raud, prieur de Jumelles.— Elle est morte en son 
Hôtel-Dieu, le 30 janvier 1832, âgée de 91 ans. 

D. Piolin, Souv. de la RévoL dan» VOueat, p. SS.^De- 
nais, Bist. de l'Bâtel^Dteu de Beaufort et note Mss. 

Dnbrie (la), c»« de la Poitevinière. — Le 
lieu non hébergé, boys, garennes, fief et sei- 
gneurie nommé la Dubrie 1540 (C 10 5,f. 148). 
relevait de Gholet et formait une exploitation 
affermée aux métayers de la Bouère en Jallais. 

DabalssoB ( ). a laissé divers Mss. sur 

l'Anjou, dont Grille possédait un fragment de 
20 p. dans sa Topographie. — Un catalogue d'une 
librairie parisienne offrait aussi en 1870, pour 
50 fr. un Mémoire sur le pals d^ Anjou et 
duché de Beaufort, par DuLuisson-Aubenay, 
qui doit être le même inconnu. 



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Dnlbut (Guillaume), maître vitrier-peintre, 
Saamur, 1428. 

Dn^amboiit de Coislln (Anne-Louxit- 
Gilherte), recaeillie toat enfant dans Tabbaye de 
Si-Georges de Rennes, y prit Thabit, et fut appe- 
lée à diriger celle de Nyoisean après la mort de 
M™* de Rasilly. Nommée le l*r noyembre 1719, 
elle prit possession le 8 février 1720 et gouverna 
la maison durant 40 ans. Elle en fit remanier l'é- 
glise et tous les bâtiments, rehausser les cloîtres, 
construire des canaux, approprier les cellules, 
rebâtir les infirmeries, décorer les jardins avec 
une promenade le long de la Verzée. Elle moumt 
le S8 août 1760 âgée de plus de 70 ans. -- Le 
docteur Laurent prononça son Oraison funèbre^ 
imprimée à Angers, Dubé, 1760^ in-12 de 37 p. 

Dnelialoiiice {Nicolas), sculptenr, Angers, 
mari de Marie Cardinal, 1714 (GG 179). 

Dnehastoaa (Guillaume) ^ « pbisicien de 
« Vabbaesse de Fontevraut, » 1301. 

Dneliafttel (Louis-Claude), né le 12 mars 
1772 à Saumur, grenadier au 1"' bataillon des 
Volontaires le 15 septembre 1790, sergent le 
10 janvier 1793, entre le !•' avril à la com- 
pagnie des hussards de Saumur avec le grade de 
maréchal des logis, capitaine le 5 mai, est blessé 
le 15 à Tattaqne de Fontenay et de nouveau le 
8 messidor an IV, chef d'escadron le 20 messidor 
dans les chasseurs de la Vendée, puis capitaine à 
la suite du 12" chasseurs (12 germinal an V). — 
Blessé au front le 2 prairial à Hontebello, de nou- 
veau à la tète à Marengo.il est nommé chef d'esca- 
dron à l'armée d'observation du Midi (6 vendé- 
miaire an X), et en l'an X envoyé à Naples avec 
le 12" dragons ; — chevalier de la Légion d'hon- 
neur le 25 prairial an XII. Après les campagnes 
d'Autriche, de Prusse, de Pologne, d'Ulm, d'Aus- 
terlitz, d'Iéna, il est nommé le 20 octobre 1806 
major au 19" dragons, passe en 1809 à l'armée 
du Nord, en Espagne en 1810, en Allemagne 
en 1811, colonel en second le 14 octobre 1811 
et titulaire le 30 janvier 1812, retourne en 
Espagne avec le 21« chasseurs et y est grave- 
ment blessé. Le 22 juin 1812 il prend le com 
mandement des chasseurs à cheval d'Angoulôme, 
jusqu'au 23 septembre 1814. — Chevalier de 
St-Louis le 11 octobre, officier de la Légion 
d'honneur le 9 mars 1815, quoique oublié pendant 
les Gent-Jours dans le Midi, il est mis en non 
activité le 1«»" janvier 1816 et envoyé en surveil- 
lance à Saumur, où il prend sa retraite le 15 sep- 
tembre 1821 Dès le 12 août 1830 il est rappelé 
au commandement du 11" chasseurs, maréchal 
de camp le 2 avril 1831 , grand officier de la 
Légion d'honneur le 14 septembre suivant, et com- 
mande successivement les départements de la 
Somme (17 aodt 1831), de la Haute-Saône (24 dé- 
cembre), de l'Oise (29 octobre 1832) et une divi- 
sion de cavalerie de réserve à l'armée du Nord 
(3 juillet 1833). ^ Il prit sa retraite définitive le 
l«r avril 1834 et résidait à Paris en 1844. 

Dnehènerie (la), f., c»* de Corzé. — Le 
lieu, dom£Line, etc. de la D. (G Cure), est 
vendu par le prieur i. Avril à P. AUard, clerc du 
greffe d'Angers, le 11 juin 1594. 



IHi^er (Jean), en latin Duéherus, docteur 
en théologie de l'église protestante de France, 
pasteur à Amsterdam, y meurt le 10 aodt 1629, 
âgé de 56 ans. Il était angevin, comme l'indique son 
portrait in-4«, gravé par W. Delff, en costume de 
docteur, robe fourrée, calotte et longue barbe; 
au bas, se lisent des vers latins d'André Rivet. 

IHieherle (la), f., c«" de la Chapelle-sur- 
Oudon ; « f , c»« de St- André-de-la- Marche» 
bâtie depuis 1834; « ham., c"« de Sœurdrés; 
-• (la Basse, la Haute-), ff.. c"" du Tremblay, 
à la famille Goiscault au xvii* s. 

DneliesBe (....)• docteur médecin, à Doué, 
gendre du docteur Biarrot, 1665. 

Daehesoe de DenanC (Jacques- Joseph- 
Florent), né le 10 septembre 1777, fit à 16 ans la 
guerre de la Vendée, comme premier aide de camp 
de Talmont. A la bataille de Dol, avec d'Autichamp 
et Pérault. il rallie les fuyards ; à la déroute du 
Mans, avec Dupérat et Forestier, il protège la re- 
traite ; après Saveoay, réfugié dans une ferme, 
il prend la feuille de route d'un conscrit breton et 
sous ce nom nouveau, fait la campagne du Rhin 
à l'armée de Sambre-et-Meuse. — Il se rendit au 
rendez-vous de la Vendée en 1815 à Cessé avec 
d'Andigné, à Thouars avec La Rochejacquelein, et 
fut chargé avec Dupérat de traiter la suspension 
des hostilités après le combat de Thouars. — Il 
est mort, avec le grade de lieutenant-colonel, à la 
Pichonnière en Charcé, près Brissac en janvier 
1868, âgé de plus de 90 ans. 

Union de F Ouest du 28 jtnTier 4868. — Ganuel, p. 280. 

Duchesse (la), f., c»« de Durtal. 

Dnforest ( ), habile maître menuisier 

d'Angers, concourait vers la fin du dernier siècle 
avec Louis David à tous les travaux d'art qui 
s'exécutaient en ville. Le chœur, encore en place* 
de St-Maurice (1785), celui, aujourd'hui détruit, 
de Saint-Laud, les portes et les boiseries de la 
ffrande salle de la mairie (1786-1790), celles de 
la chambre du Conseil en 1804, étaient de la 
façon de ce mattre-ouvrier, à vrai dire artiste. 

Arch. munie. BB 135, f. 122: GG 43; et à la suite de 
V Inventaire, Documents, p. 500-501 — Arch. départ. G 
St^Laud. — Affiches, 10 prairial an XIII. 

Dnfort {François), rngevin, avocat au Par- 
lement de Provence, a traduit, du latin de Fran- 
çois Clapier, La Généalogie des comtes de 
Provence (Aix, Pillehotte, 1598, in-8»), impri- 
mée aussi avec les Statuts de la Provence 
(Aix, 1598, in-4o). — L'ouvrage original a pour 
titre : ProoinctCB Phocensis brevis historia 
(Aix, 1584, in-8o). — On a encore de lui un 
Plaidoyer fait pour Robert de Quiqueran, 
sieur de Beaujeu et autres gentilshommes 
d* Arles contre P. Biord, lieutenant géné- 
ral, du 5 décembre 1591, avec V arrêt du 
14 décembre suivant ; — et Jephté, tragédie, 
imitée du latin de Buchanan, avec une 
Epitre dédicatoire, « adressée au meilleur de 
« ses amis. » Aix, le 1*^ aodt 1585 (Mss. in-fol. 
de 36 fol.). — C'est une traduction libre en vers 
français restée inédite. 

Dafonr {Claude-Louis), curé constitutionnel 
de BeauUeu, forcé de quitter sa cure, vivait rô- 



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— 75 — 



DUL 



fogié à Ahi^ers, où if avait repris dès le Concor- 
dat, l'exerciee du coite, comme vicaire de S(-Sam- 
son, sons le curé Ferré, Y. ce nom Convoqué par 
l'évoque avec tous les prêtres assermentés, il signa 
avec eux une formule de soumission au Concordat, 
d'obéissance et de respect à l'évoque et au pape, 
mais il refusa énergiquement, en leur nom comme 
au sien, de rétracter son serment et en référa au 
ministre des cultes qui confirma le droit des curés. 
L'évèque dut convertir ses exigences en une récon- 
ciliation ecclésiastique, contre laquelle môme Du- 
four protesta, en racontant ces faits, dans un 
Précis servant de défense pour le clergé 
assermenté d'Angers dit constitutionnel (Au- 
gers, Jahyer, in-S» de 24 p.)« 

Dafresne (Claude-Jean), sculpteur, Angers, 
1785, mari de Céline Flotier (G6 150). 

Dafresne (Elie\ sieur de Mince, natif du 
diocèse d'Angers, docteur de Sorbonne en 1617, 
curé de St -Pierre de Gonesse le 31 janvier 1631, 
meurt doyen de la Faculté et sénieur de Sor- 
bonne en 1654, l'année même où il venait d'ac- 
quérir un hôtel en la rue de l'Hôpital, à Angers. 

Dafresne (François), avocat, 1510, Angers, 
mari de Jacquette Lecamns, et en secondes noces 
d'Olive de Fleurville, a publié : Forme et style 
de praticque usitée au pays d'Anjou. 

Dafhresne (Olivier), en religion frère A lexis, 
né à Angers le 19 avril 1685. fils d'Olivier D. et 
de Perrine Héard de Boissimon, après une jeu- 
nesse orageuse, touché de la gr&ce dans une 
mission à Brissac, puis relaps, se bat en duel 
contre un officier qu'il tue. puis au sortir d'une 
nuit de jeu, ruiné, se réfugie à la Trappe et se 
fait admettre parmi les frères du chœur le 12 avril 
1712. Il y prononce ses vœux le 3 mai 1713 et y 
meurt le 8 décembre suivant, épuisé d'austérités. 
— Sonfrère, qui voulut l'y aller remplacer fui refusé 
par Tabbéi sur l'avis de ses opinions jansénistes. 

Pocq. de Ut., Mss. 4067, p. 119. 

Dafresne de la Cliaavinière (I.....)* 
né à Saumur, membre de la Société industrielle 
d'Angers depuis 1839, résidait à Paris, où il 
meurt en 1861. U dirigeait depuis 1829 la pu- 
blication du Cultivateur, journal du progrès 
agricole et a publié une Notice historique sur 
l'Agriculture de la France (Paris, 1841) ; — 
Compte-rendu du Congrès scientifique de 
France, — hommage à Math, de Dom- 
baÀle (Paris, 1850) ; — Quelques mots sur la 
nécessité d^une organisation pour l'Agricul- 
ture (Paris, 1842, in-8'> de 64 p.). — Note sur 
les auxiliaires de Varmée, — Sur la popu- 
lation parisienne. — Projet d* ordonnance 
sur la réorganisation de la garde nationale 
de Paris (Paris, Lefèvre, 1820, in-8«»); — 
Courte notice sur Mathieu de Dombasle 
dans le journal la Patrie du 8 septembre 1851. 
Cet article et le mémoire qui précède, sont dits 
rédigés, pour toute désignation d'auteur « par un 
officier supérieur ». 

Dafroa (Mathurin), natif de Nantes, novice 
à l'Oratoire de Paris, fat envoyé en 1733 occuper 
la chaire de rhétorique au Collège d'Anjou où il 
professa dorant trente ans. Lui-même a^ expliqué 



dans un discours public, reproduit dans le 
Recueil de littérature de Lecorvaisier, l'attrait 
qu'il éprouvait à vieillir dans cet enseignement : 
Quibus de causis in docenda rhetoriea An-- 
degavi insenescat; et d'autres témoignages 
attestent la reconnaissance et l'admiration de ses 
nombreux disciples. L'abbé Guillot se souvient 
de lui dans son Eloge de Berthelot-Dupasty 
Mss., et aussi dans une allégorie assez plate. 
Métamorphose de Polymnie en Oratorien, 
Mss. où il décrit 

Cet œil spiritod, ce ton ftit pour instraire, 
Cet air dbcret et ce grave maiatiea 
d'un maître qui savait surtout l'art d'intéresser. 
La Bibliothèque d'Angers conserve des dictées de 
son cours, recueillies par René-Ludovic Dago- 
neau en 1744 : Institutiones oratoriœ (Mss. 
485. in-4o pap.). — Il mourut le 30 octobre 1764 
et fut inhumé dans l'église de l'Oratoire. 

Da^aé (Jacques), reçu le 8 juillet 1561, 
docteur médecin, Angers, mari de Renée Bouju, 
1568, est dit défunt en 1595. 

Dagnel (Nicolas), peintre à Angers, figure 
parmi les artistes employés en 1565 aux prépa- 
ratifs de l'entrée du roi Charles IX, « lui et ses 
« deux garsona à 56 s. par jour. » 

Dohallot (Jean) , écuyer ordinaire de la 
grande écurie du roi, avait repris à Angers l'aca- 
démie de noblesse fondée sur les fossés de la 
ville par Morin des Loges. La ville lai accorda 
en 1648 une subvention de 300 1. pour la cons- 
truction d'un manège, avec des privilèges accrus 
et confirmés de nouveau en 1657. Il fit présent 
au comte d'Çarcourt, lors de son entrée à Angers 
comme gouverneur (28 novembre 1655), d'an 
cheval que deux Maures nus menaient par .la 
bride, et lui-même suivait immédiatement la 
compagnie des gardes « avec ses écoliers acadé- 
<K mistes au plus joli équipage du monde. » — 
n avait acquis en 1652 la seigneurie de Sorges. 

Arch. mun. BB 81, f. 350; 85, f. 818. — Roger, p. 523. 

Dutkmiiot (Michel). -~ Y. Ballot (de). 

Dahaut, cl., c«« de Tilliers. 

Daii^né, h., c°« de Mazé. — Ane. fief avec 
maison noble relevant du Plessis-au-Jau, à qui 
rend aveu Jean Minot, écuyer, en 1474 (E 553). 

Dalae (Joseph), né à Nantes le 27 avril 1795. 
fut élevé auprès de son oncle, Deurbrouck, au 
château de Jarzé. Il entra en avril 1813 au ser- 
vice dans le corps des gardes d'honneur, fit 
comme sous-lieutenant d'infanterie les campagnes 
de 1814 et 1815, puis comme lieutenant celle de 
1823. Nommé capitaine le 28 janvier 1827, 
licencié en 1830, il rentra le 16 décembre de la 
même année au 55* de ligne comme adjudant 
major, passa on Afrique où il fut décoré le 
9 août 1832. et de retour après quelques années 
en France, parvenait le 26 octobre 1845 au grade 
de colonel, puis à la suite des journées de juin 
1848 où il fut blessé, à celai de général de bri- 
gade, avec le commandement de la place de Paris. 
Nommé général de division le 28 décembre 1851, 
inspecteur général le 28 mai 1852, il com- 
manda en 1854 et 1855 une division de l'armée 
d'Orient d'où il revint grand officier de la Légion 



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— 76 



DDM 



d'honneur (22 septembre 18S5) et commandenr 
de rOrdre da Bain (26 avril 1856). — Membre 
da comité d'infanterie (23 juin 1856), il occupa 
ces dernières fonctions jusqu'au 27 avril 1860, 
qu'il passa dans le cadre de réserve et vint se 
fixer à la Roche-Piau en Jarzé où il s'était marié 
et où il est mort le 7 juillet 1870. 

Maine-et'L, du k décembre i855. — Notes perticoUdres. 

Dulne {Guillaume), limousin, nommé abbé 
de St-Florent de Saumur en juin 1368, fit re- 
construire les cloîtres détruits par les guerres et 
diverses dépendances. — Le 27 mai 1390 il fut 
appelé à l'abbaye de Grasse, où il mourut. 

D. Hoyiies, Mss., f. 263-964. 

DMllaeettH* ^lUu domaine royal dans le 
diocèse d'Angers, cité dans la vie de St Aubin 
par Fortunat, vi« s., — peut être Dreuillé, c»« du 
Champ, domaine voisin de la terre de Joué, que 
le Chapitre de St-Manrice tint plus tard du roi. 

Dumas, peintre et sculpteur, fut chargé^ en 
1673 et 1674, de la restauration du grand autel 
de l'église St-Maimbœuf d'Angers, dont il fournit 
la statue. Quelques années plus tard (1681), on 
le retrouve occupé par la fabrique de St -Pierre 
de Saumur, à restaurer le grand saint Chris- 
tophe et partie des figures de la chapelle de la 
Résurrection. 

Damas (Jean), fils de Jean D., sieur de 
Mathefolon et de Durtal, et de Marguerite de la 
Jaille, aumônier ordinaire du roi , doyen de 
St-Naurice d*Angers le 17 mars 1536, prévôt de 
l'église de Nantes 1541, 1543, abbé de Saint- 
Thierry-lès-Reims, nommé évoque de Dol, prend 
possession le 25 septembre 1557 et meurt le 
12 octobre suivant avant d'ôtre consacré.— Il avait 
fait élever son tombeau dans la chapelle des Che- 
valiers, à St-Maurice, près de l'autel qui joint la 
sacristie, avec de pompeuses inscriptions qui 
n'indiquaient pas même son nom; mais au- 
dessus figuraient ses armoiries : d'argent frété 
de gueulles au chef échiqueté d^or et de 
gueulles, et son buste, en marbre blanc, tète 
nue, la mitre à côté, pour indiquer qu'il n'était 
pas consacré. — Un dessin s'en trouve dans 
Brun, de Tartif., Mss. 871, p. 64 et Gaignières 
ilcc. d'Oxford, t. VII, f. 201. 

Arch. de M.-et-L. B 2345; G 978.— Lehorean, Mss., t. Il, 
p. 160; t. m, p. 1. — Dumesnfl, Mss. 658, p. 156. — 
Godard, Nouoelles archéol, vT 40 bis. 

Dumesie (Jean), prieur de Lasse, « avait 
fait les orgues de céans, » dit le compte de 
l'Hôtel-Dieu d'Angers, en 1545. 

DnmesBil (Etienne), sieur de la Rinière, doc- 
teur ès-droits et avocat au Présidial d'Angers en 
1570, fut élu échevin le l»"" mai 1607, maire le 
l**' mai 1609 et 1610 et dès les premiers jours 
de la seconde élection député en cour « pour 
« porter certains indices et conjectures » sur 
l'assassinat d'Henri IV, et réclamer la décharge 
des subsides. Nommé conseiller échevin perpé- 
tuel le 15 novembre 1616, il mourut le 6 août 
1627 — et sa veuve, Marie Trugueneau le 7 dé- 
cembre suivant. — Il portait d*azur à trois 
coquilles d'or. 

Arch. mun. BB 57-58; 66 138. — Mss. 919, f. 950. 
•Louret, dans la Hev, d'Anj,, 1856, 1. 1, p. 315, 320, 327. 



(Martin), sieur de Parigné, cha- 
noine de Saint-Maurice d'Angers, reçu en la pré- 
bende de St-Louis le 4 avril 1663, s'en démit en 
faveur de son neveu Etienne D. le 28 décembre 
1695, en gardant le titre d'honoraire et mourut le 
22 février 1696. Il avait débuté au barreau, et 
pris d'envie de s'instruire et de voir du pays, 
s'était imaginé de faire la campagne de Cata- 
logne sous le titre de volontaire, à la suite du 
régiment de marine commandé par deux ange ■ 
vins, de là en Italie, observant les mœurs et 
recueillant les souvenirs. Il s'est plu, pour l'ins- 
truction de son neveu en train, comme lui, de 
courir le monde , à raconter ses Voyages en 
Catalogne, en Italie, en Languedoc et en 
Provence pendant Vannée 1647. On y trouve- 
rait à glaner de nombreux détails intéressants. 
Le Mss. autographe in-fol. pap., précédé d'une 
table des matières, est accompagné d'eaux fortes 
de François Perrier, représentant des antiques. 
— Mais notre chanoine est surtout connu par 
un curieux recueil des Statuts et conclusions 
tirées des registres du Chapitre de V Eglise 
d'Angers, qui contient les plus précieux détails 
sur les cérémonies, les reliques, les ornements, 
les autels, les orgues de son église ; — travail 
d'ailleurs fait en commun par le Chapitre et que 
Dumesnil seulement coordonna. V. Lehoreau, 
Mss. t. I, p. 8. La copie en est transcrite par 
le petit bedeau Davyau. — L'un et l'autre ou- 
vrage sont conservés à la Bibliothèque d'Angers, 
Mss. 590 et 658. 
Dametterie (la), ham., c"« de la Potherie, 
Danuia«as» chef des Andes ou Angevins, 
n'est absolument connu que par quelques mots 
de l'historien de la guerre des Gaules. Sans 
perdre espoir ni courage, même après le désastre 
d'Alésia, il assiégeait le traître Duracius dans la 
ville de Poitiers. A cette nouvelle, Caninius 
d'une part, Fabius de l'autre se dirigèrent pour 
l'envelopper. Dumnacus leva le siège et s'efforça 
avec ses Angevins de repasser la Loire ; mais 
Fabius, le gagnant de vitesse, atteignit son armée 
en marche. Après deux jours de combat, elle fut 
réduite à se disperser, laissant, au dire du vain- 
queur, 12,000 morts sur place. — Le lieu même 
de cette héroïque lutte, où périt la nationalité 
angevine, est inconnu. Il est assurément partout 
ailleurs, quoi qu'on en dise, qu'aux Ponts-de- 
Cé ou même à Saumur. Dunmacus, partant de 
Poitiers, dut remonter vers Angers la route de 
Doué dont les vastes plaines ou peut-être les 
environs de Montreuil-Bellay ont pu se prêter 
à ce carnage. — 11 trouva refuge d'abord chez 
les Carnutes, qui bientôt après se soumirent, 
puis poursuivi de retraite en retraite, parait 
avoir cherché un asile pour mourir chez les 
peuplades inviolables de l'extrême Gaule. Sa 
statue est une des douze qui décorent le socle 
du roi René (1846) et le rêve suprême de David 
était d'en pouvoir élever un modèle colossal» 
digne du premier héros de la patrie angevine. 

César. Guerres des Gaules, 1. VIII, 3 — Mém. de la 
Soc. d'Agric., Se. et Arts d'Angers, 1863, p. 230, tri. de 
M. P. Uchèse, tiré à ptrt, in-8- de S7 p., im*.-- Mosaîmte 
de VOuesi, 1. 1, p. 27Ô. — Godard-F., l'Anjou, U I, p. 38. 



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DUM 



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DUN 



(Joseph), né à Angers le 9 août 
1797, après de brillantes études an Lycée et 
quelques années passées dans renseignement» 
prit ses inscriptions de médecine à l'Ecole d'An- 
gers et fat reçu docteur à Paris le 4 août 1838. 
U revint aussitdt dans la ville où il était né et où 
l'attendait une clientèle affectueuse et empressée* 
Attaché à l'Ecole des Arts (1839) et aux prisons, 
professeur de médecine à l'Ecole secondaire 
depuis 1856 et dans les dernières années admi- 
nistrateur du Bureau de bienfaisance, il s'était 
peu à P0U dégagé de tout service étranger à ses 
goûts et en se réservant seulement les fonctions 
qui le gardaient en relations constantes avec la 
jeunesse intelligente et avec les pauvres, il s'en- 
tourait de loisirs studieux, où maître de lui-même, 
il revenait en liberté aux jouissances philoso- 
phiques, aux révélations de l'histoire, surtout au 
charme des lettres antiques. U avait de très-près 
abordé l'élude de l'hébreu et excellait véritable • 
ment dans la connaissance de la langue et de la 
poésie grecques. Il se plut môme un jour à intri- 
guer dans une correspondance en style antique 
ViUemain, qui se piquait d'y être passé mattre. 
Les divers travaux qu'il a laissés ne laissent 
qu'entrevoir par échappées la variété rare de sa 
science sérieuse. — Ils ont pour titres : Vie de 
Ms«" Montault'Dessilles , évêque d* Angers 
(in-8o. 1842) ; — Somnambulisme spontané et 
diurne dans le Bull, de la Soc de méd. 
d'Angers, 1841; — Considérations physio- 
logiques et morales sur la peine de mort 
(1856, in-8«> de 2 f.) ; — Discours prononcés à 
la rentrée de VEcole de médecine (1857 et 
1861, in-8®); — Réflexions physiologiques 
sur les attentats au^ mœurs portés devant 
les tribunaux (1858, in-8<>) — et dans les 
Mémoires de la Soc. Académ, qui par deux 
fois l'avait élevé à la présidence et où il trouvait 
mieux qu'ailleurs la liberté pour l'expression 
de ses opinions indépendantes : Gilles Ménage, 
considéré comme poète (1857, t. I) ; — Des 
bizarreries, singularités et manières de 
V esprit humain au point de vue de la mé- 
decine légale (1858, t. III); — Analyse aun 
ouvrage de Th. Brovme : Religio medici 
1859, t. V); — Aperçu sommaire de la Phy- 
siologie médicO'Ugale (1860, t. VU); — De 
Vinfluence de Vhérédité sur les affections 
mentales (1861. t. IX); — Histoire de V Aca- 
démie protestante de Saumur (1862, t. XI, 
112 p.); — Jean Olivier, évéque d'Angers 
(1863. t. XUl); — VOratoire et le CarUsia- 
nisme en Anjou (1864, t. XV, 206 p.); — 
Etude du grec en France pendant les 
XVI-XYIII* s. (1869, t. XXIII). Tous ces 
mémoires forment des tirages à part. ^ Le doc- 
teur Dumont mourut à Angers le 28 décembre 
1867. Deux discours furent prononcés sur sa 
tombe par M. Daviers, directeur de l'Ecole de mé- 
decine et par M. de Lens, inspecteur d'Académie. 

Journal de Maine-et^L., 1* janvier 1858. — Dnion de 
l'Ouest, 1 jantier 1858. — Mém. de la Soc. Aead,, 1868, 
t. XXII, p. 274. — Bev. de l'Atyou, 1868. p. 160. 

DiuiiOBt(J.«.), est l'auteur d'un tableau de | 



la Crucifixion, actuellement dans l'église de 
Brissac et signé : J. Du Mont Le Rom., i738. 
V. Musy. 

Dnmont (Nicolas), « de Saumur, correcteur 
« de livres en l'Université de Paris, a fait plu- 
« sieurs traités rapportés par le sieur Lacroix du 
« Maine, > dit Brunean de T. U était surtout 
employé par l'imprimerie de Denis Dupré, où 
parurent la plupart de ses opuscules comme 
Advertissement du sacre, couronnement et 
mariage de Henri (Paris, 1575); — Les hon- 
neurs et triomphes faits au roi de Pologne. ... 
à sa réception (Paris, 1574, in-8o de 62 p.) et 
une dizaine d'autres plaquettes sans importance 
sur les événements des années 1573-1575. Peut- 
être même n'en est-il que l'éditeur, comme il 
parait démontré pour plusieurs de ceux que 
lui attribue Lacroix du Maine, quoique Dumont 
ait lui-môme corrigé les épreuves de la première 
édition de sa Bibliothèque. On lui attribue avec 
plus de certitude un Abrégé des vies et moeurs 
des empereurs romains recueillies des livre» 
tant de Sextus Aurelius Victor que de plu- 
sieurs autres (Paris, Cl. Micard, 1577), réim- 
primé en 1578 à la suite d'une traduction de 
Justin, sans compter des épttres, préfaces, indices 
et tables d'éditions de Cicéron, Virgile et Salluste. 

Lacaille, Bist, de l'impr., p. 156. — Lacroix du Maine, 
art. Nie. Dumont et Jacq. Brocbier. — Mss. 870, f. 1152.^ 
Barbier, Dict. des Anon., 1. 1, col. 1031. 

Damoallii (...«), l'atoé, ministre du Saint- 
Evangile en l'église d'Orléans, est inhumé le 
17 août 1618 à Saumur, âgé de plus de 80 ans. 

Dmnoiiliii (. . • •), docteur médecin en répu- 
tation, à Montreuil-liellay, 1584. 

DaneaB (Marc), gentilhomme écossais pro- 
testant et docteur en médecine, vint s'établir en 
France en 1606, appelé par l'Académie de Sau- 
mur, où on le voit employé à enseigner la 
langue grecque, la métaphysique et le cours or- 
dinaire de philosophie. 11 y publie en 1610 son 
premier livre qui a pour titre Thèses ex logicia 
et ethicis selectœ (Salm. . 1610, in-4«) et s'y marie 
en janvier 1611 avec Suzanne Gonin.— Le 10 mai 
1616 il accepta du Conseil extraordinaire de 
l'Académie, mais en posant des conditions qui 
furent admises, la charge de principal du Collège, 
avec l'obligation de professer quatre cours par se- 
maine, dont deux de philosophie et deux d'his- 
toire et d'éloquence, plus aux heures libres 
l'arithmétique et les éléments d'Euclide. Il fut 
installé le 22 octobre et bientôt eut contre lui les 
régents qui se plaignaient de sa sévérité. Le 
5 mai 1618 il fut député au grand synode pro- 
vincial du Mans, se démit en 1619 de son ensei- 
gnement d'éloquence et accepta en 1619 la sup- 
pléance de la philosophie, sans abandonner 
jamais néanmoins la pratique ordinaire de la 
médecine ni sa clientèle. La charge de principal 
ayant été supprimée par le synode de Charenton 
(septembre 1623), il se démit de ces fonctions le 
22 mai 1624, au grand regret de l'Académie qui 
le lui témoigna; et de fait le titre fut pour lui 
maintenu jusqu'à sa mort. Il fut autorisé môme 
le 7 janvier 1626 à se décharger de la philosophie 



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DUN 



— 78 — 



DUN 



« qm lui demandait plas de loisir qu'il ne saurait 
« et ne désire y employer , » sinon au détriment 
de sa santé et de l'exercice de la médecine. — Le 
18 juillet 1629 il perdit sa femme ; il se remaria 
dès le 15 décembre 1630. Quelque scandale s'en 
suivit et des « insolences » d'écoliers, qui 
furent rudement châtiées. Une autre misère pa- 
rait avoir malheureusement rempli sa vie, une 
rivalité haineuse — et ce semble, de clientèle, 
avec le docteur Benoist, Y. ce nom, médecin 
comme lui et, comme lui^ chargé de divers en- 
seignements qu'ils se contestaient. Le synode de 
Gbarenton de septembre 1631 les fit se réconcilier 
publiquement, ce que n'avait pu obtenir l'Acadé- 
mie. Il n'est plus question de Duncan jusqu'à sa 
mort survenue le 22 mars 1640. On dit que le 
roi Jacques l'i* l'avait sollicité de quitter la 
France et qu'il refusa sur les répugnances de sa 
femme. — Le livre qui a conservé surtout à son 
nom une notoriété est son Discours sur la pos- 
session des religieuses Ursulines de Loudun 
(Paris, 1634, in-S»), où avec autant de bon sens 
que de courage et une science alors peu com- 
mune, il attribue « à la mélancolie, » on dirait 
aujourd'hui à l'hystérie, les extravagances de ces 
possédées. On prétend qu'il ne dut qu'à la pro- 
tection de M™« de Brézé de n'être pas mis à mal 
par Laubardemont, qui tou( au moins trouva sous 
la main le docteur de la Mesnardière pour réfuter 
le livre. — L'Académie avait décidé de publier 
son compendium de Physique pour servir aux 
leçons des professeurs. Ce projet fut abandonné 
par décision du 16 septembre 1644. Sa Logique 
avait paru dès 1643 (Saumur, in-S»), et peut être 
déjà dans une édition antérieure. 

Duncan laissait trois fils, Marc dont l'article 
suit, •— François, sieur de Sainte-Hélène, qui 
épousa à Saumur le 27 juin 1641 d*^« Claude Gi- 
rault, en l'église St-Pierre. Il venait, comme l'at- 
teste l'acte, d'abjurer l'hérésie, pendant la mission 
du capucin Paul de Montaigu , mais sans grande 
conviction ; car dès le 22 mars 1643 on le voit 
présenter sa fille Claude au Temple et après elle 
tous ses enfants. — Il est dit en 1653 écuyer et 
capitaine des gardes de H. de Comminges. Sa 
femme, qui était catholique, mourut à Epieds le 
4 novembre 1686. Il se réfugia à Londres, lors de 
la persécution et y mourut le 20 janvier 1697. — 
Jean, sieur de Montfort, né le 18 février 1624 à 
Saumur, mort à Stockolm le 19 janvier 1646 et 
inhumé solennellement avec l'assistance de toute 
la cour. 

Arch. de THAtel-Dieu de Saumur ; Beg. M»», de VAead, 
protestante, — Moréri. — Bodin, Saumur, p. 388. — Haag, 
France protestante, — Burigny, Vie de Grotius, t. lï, 
p. 85.— Haller, Bibl. méd. prat., t. Il, p. 614 ; l. III, p. 431. 

— Guy Patin, Lettre à Spon, 16 novembre 1643. — Eloy, 
Diet, de la Méd„ t. IL— Uwnont, Acad.de Saumur, p.H, 

— Le véritable père Josef, p. 397. — Arch. de Saumur 
GG 14, f. 140. — Greflè de Saumur Et.-C. — Coulon, 
Epoques Saumuroises. 

Duoean (Marc //), sieur de Cérisantes, fils 
atné du précédent, naquil à Saumur vers 1612. 
« Bien fait de sa personne, savant dans les 
« belles-lettres, extrêmement brave, de grande 
« capacité pour la guerre, » inais « grand fou, dit 
« un autre, avec un esprit de roman, » il se sen- 



tait piqué d'une ambition qu'il eut peine à réa- 
liser. Choisi par le marquis du Yigeau pour pré- 
cepteur de son fib, il fut fait par son élève 
lieutenant d'une compagnie du régiment de Na- 
varre qu'il commandait, assista à la bataille de 
Thionville en 1639, et après la mort de son pro- 
tecteur au siège d'Arras, vendit en 1640 sa Ûeu- 
tenance et fut envoyé en 1641 par Richelieu à 
Constantinople, puis au retour, recommandé par 
Hugo Grotius à la cour de Suède. Il en revint 
en juin 1644 avec le titre de conseiller d'Etat et 
accrédité en France comme résident de Suède. 
Le monde des ruelles admira le luxe a de son 
« carosse doré et escussonné, de son pomt de 
<K Gennes, de ses livrées chamarrées », tandis que 
les beaux esprits s'extasiaient à ses vers de cava- 
lier amoureux. Son crédit même tint tète et porta 
ombrage à celui de son ambassadeur, qui se fit 
rappeler par sa cour ; mais un défi porté par Duncan 
au duc de Caudale pour la défense d'une dame l'ex- 
posa à force ennuis. Bientôt criblé de dettes, averti 
que sa position était de loin menacée, il partit sans 
ordre en 1647, tut accueilli avec bienveillance 
par la reine de Suède, mais demanda son congé, 
refusant même l'offre d'un régiment ou d'une 
forte pension. Il méditait, sans doute pour tenter 
une autre destinée, de quitter, comme il fit bien- 
tôt, la religion protestante et ainsi, muni d'une 
recommandation nouvelle, alla tenter fortune 
en Pologne, à Moscou même, à Vienne, puis enfin 
à Rome où il abjura. La révolte de Naples venait 
d'éclater l'année même et le duc de Guise, qui 
en avait tiré parti, n'était rien moins que dévoué 
à la cour de France. Cérisantes lui fut adressé par 
l'ambassadeur de Louis XIV, comme agent par- 
ticulier du roi, avec des pouvoirs considérables 
et la charge spéciale de tenir l'ambassade au 
courant de l'aventure et des projets. Cette mission, 
en partie seulement secrète, n'était pas pour le 
recommander de très-près au duc de Guise. Plu- 
sieurs fois menacé, arrêté même, sa bonne grâce, 
son entrain, son ardent courage surtout s'étaient 
imposés contre toute brigue. Il se préparait pour- 
tant à repartir pour Rome où le pape Innocent X 
le réclamait pour camérier; mais cédant aux 
instances dernières, il resta pour prendre part, 
avec un corps de 4,000 Calabrais dont il avait 
pris le commandement, à la grande attaque des 
Espagnols. Il y fut blessé au talon d'un coup de 
mousquet le 12 février 1648 et mourut le 28 ou 
le 29. Son testament est du 27 et ne contenait 
aucune des sottises, que lui prête dans ses Mé- 
moires le duc de Guise. C'est en parrie à ce 
livre dont la vogue fut grande, qu'est due la ré- 
putation extravagante de Cérisantes consacrée 
par les recueils d'Ana. — Il avait acquis un autre 
renom meilleur et presque sans égal par quelques 
poésies latines. A peine pourtant a-t-il été 
conservé de lui deux odes, reproduites dans le 
Ménagiana de 1715, dont une à Voiture, l'autre 
à Balzac. Sa Relation du com,hat de Thion- 
ville et du siège d'Arras parait perdue et l'on 
ne trouve cicé nulle part son poème de UEspée, 
imprimé à Stockolm en 1644 , au témoignage 
certain de Balzac. — Son frère, Sainte-Hélène, a 



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défenda à propos sa mémoire dans xme Apologie 
restée manascrite mais commaniqnée à Bayle qai 
en a publié d'importants extraits. 

Bayle, édit. de 1708. t* Céritmntes. - Moréri, édit. de 
175f. — Ménagiana, 1715, p. 401-401. — Mém. du duc 
de Guise contenant xon entreprise^ etc. (Paris, 1668, in-4» 
et Collect. Petitol, t. LV). — Comte de Modène, Hist. des 
révolutions duroyaume de TVapf^x (Paris, 166M667, in-lS). 
— Bailleul^ Jugements des Savants, t. VIll, p. 228.— Au- 
béi^ Dumanrier, Mém. pour servir à Vhist, de Hollande, 
p. 425.— Rapin, Réflex, sur la politique, part. II, p. 30.— 
Tallemant des Réaox, t. V, p. 434-445. — Mém, <i« l'abbé 
Arnaud, collect. Petitot, t. XXXIV, p. 258. — Balzac, 
Œuvres complètes^ t. Il, part. II, p. 99, et sortoot Lettres 
inédites publiées par Tamiser de la Rooue (1873 , in-4*, 
p. 41, 149. 160, m, 207, 2i2, 425). — L'Intermédiaire, 
n« 123, p. 199. - Titon do TUlet. Parnasse, édH. 1732, 
p. 230. — Haag, France protestante, 

Bupart (Antoine). « angevin, a écrit plu- 
sieurs poèmes en latin en 1577, » dit Branean 
de Tartif. Mss. 870, f. 1139. — Dnverdier lui 
attribue a quelques poésies, » et notamment une 
Déploration de la France sur le treapaa de 
très-chreatien roy Charlea IX (Lyon, Michel 
Jove, 1574). Une note de Tabbé Mercier indique 
une édition de Paris de la môme année. in-4° 
chez Mich. Buffet, d'après l'exemplaire de la 
Biblioth. du roi. 

Baperray {Françoia- Victor), né à Mouli- 
beme. a gravé et publié au Mans une Carte 
routière de la commune du Mana d'aprèa le 
cadaatre (1822, in-4o) et une Carte dea troia 
cantona du Mana (1837, in-fol.). 

Du Petit- Thonars ÇLouia-Henri-Georgea 
AuBERT), né en 1724, était fils et petit-fils de lieute- 
nants du roi au château de Saumur. La famille pos- 
sédait par acquêt depuis 1636 la petite seigneu- 
rie, dont leur descendance devait illustrer le nom. 
en la paroisse de Saint-Germain près Fontevraud. 
En 1754 son père se démit à son profit de sa 
Uentenance, mais en s'en réservant les revenus. 
La charge, à vrai dire, était moins importante 
par ses gages que comme poste de confiance 
« pour les vues des familles les plus distinguées 
« du royaume dont les enfants sont détenus dans 
« le château. > C'est le titre qu'il fait valoir lui- 
même pour obtenir l'admission de sa fille atnée, 
Marie-Glaudine-Henriette, à l'Eeole de St-Gyr. Il 
avait épousé en 1753 Marie-Anne-Jeanne Desmé 
du Buisson, morte âgée de 29 ans le 3 août 1768, 
dont toute la fortune résidait à St-Domingue. ~ 
et avait eu d'elle au moins quatre fils et une fille, 
cette dernière. Louise-Sophie, tenue sur les fonts 
le 23 avril 1765, par le dauphin et par la prin- 
cesse Sophie-Justine de France. — Arrêté révolu • 
tionnai rement, il mourut à Tours dans la prison, 
la veille du jour où il devait passer en jugement. 

Arcb. de M.-et^L. G 98. — Arch. comm. de Varrains 
EU-C. — Notices biographiques sur plusieurs membres de 
la famille Aubertdu P.- 7., destinées à leurs parents et 
à letwe amis (Paris, Fournier, in-8* de 3 f. 3/4). — Gaulay, 
Souvenirs sur baumur, p. 267. 

Dv PetH-Thoaars ( Yvea-Suzanne-Georgea 
AoBBRT), né au château de Saumur le 24 février 
1757, nommé sous-lieutenant au régiment du roi- 
infanterie le 14 novembre 1771, capitaine en 
second en 1785, lieutenant des maréchaux de 
France en 1786, suppléé par son père, quand son 
service le retenait an régiment, capitaine com- 



mandant en 1789, chevalier de St-Louis en 1191, 
membre du conseil de l'arrondissement de Ghinon 
en 1807, du Gonseil général d'Indre-et-Loire le 
20 septembre 1812 jusqu'en 1830. U résidait au 
Petit-Thouars en St-Germain-sur-Vienne et avait 
épousé à Paris le 2 juillet 1783 Anne-Barthélemy 
de Lange et mourut à Paris en mai 1835. — On 
a de lui Plan d*une égale répartition de 
l'impôt foncier entre lea départementa, lea 
arrondisaementa, lea communea et lea contri- 
buablea, et moyen de reconnaître le retenu 
territorial de la France et la quotité de 
Vimpôt relativement à ce revenu (1802, in-8o). 
— La Vérité aur le Cadaatre françaia etpro- 
poaition d'un moyen de le remplacer (Paris, 
1817, in-8o). Cette brochure souleva une polé- 
mique qui motiva plusieurs répliques de l'auteur : 
Réponae aux obaervationa de M. le cheva- 
lier Hennet, commiaaaire royal du Cadaatre 
(Tours, 1818, in-8«>). — Encore quelquea ré- 
flexiona aur le Cadaatre français (Paris, 1821, 
in-8o). — Toujoura la guerre au Cadaatre 
françaia (Paris, in-8«, 1822, avec tableaux et 
plan). — Mémoire aur la route de Chinon à 
Saumur, ou atatiatique de cette contrée de 
la France, aituée entre Saumur, Montaor eau, 
Candea, Chinon, V Ile-Bouchard, St-Maur, 
la Haye, Châtellerault, Richelieu, Loudun 
et Fontevrault, avec une «carte lithographiée 
réduite d'après celle de Gassini (Saumur, 1820, 
in-4û. de 36 p.). — L' Homme-Machine, ou 
l'Enseignement mutuel (Paris, 1821, in-8o de 
32 p.). — Noticea aur lea vignoblea de la 
Touraine et de l'Anjou, ou hiatoire d'une 
barrique de vin depuia le moment où la vé- 
gétation ae met en mouvement pour la pro- 
duire, juaqu'à celui oit elle va être débitée 
dana un cabaret de Paria (Paris, 1829, in-8o 
de 2 feuilles, 2» édition). 

Arch. d'Indro-et-L. Série M. — D'Horier, Armor, Gén., 
«868. t. VII, p. 42 —Th. Amie, Hist, de tordre de Saint- 
Louis, t. II. p. 474. — Loudon, Hist. de rAgricuU,, 1848, 
p. 291. — Quérard. — Bourquelot, Litt. Franc, 

Du Petlt-Tlioaars ^Aubert-Louia-Marie 
Adbert), cousin du précédent et Z^ fils de Gilles- 
Louis Antoine Aubertdu P. -T., sieur du Boumoist 
capitaine au régiment de Rouergue, et de Marie Go- 
hin, naquit au Boumois, en St-Martin-de- la- Place, 
le 5 novembre 1758. Il fit ses études tant bien que 
mal au collège de la Flèche avec son frère Aris- 
tide, tous deux assez revèches non à la science 
mais à la discipline et contenus à peine par les 
conseils affectueux du célèbre naturaliste Dolo- 
mieu, alors officier au corps des carabiniers et 
ami particulier de la famille. A 16 ans Aubert 
entra comme sous- lieutenant dans le régiment de 
la Couronne, et libre alors d'étudier, se reprit aux 
mathématiques et surtout à la botanique, dont 
l'étude remplit les loisirs de ses garnisons et de 
ses congés. Dans ses nombreux séjours au Petit- 
Thouars, gtte aimé de la famille, il eut bientôt 
exploré tous les alentours, Gandes, Ghinon, Sau- 
mur, Thouars, préparant ainsi un herbier ange- 
vin et des notes dont hérita Merlet-Laboulaye. 
V. ce nom, son correspondant régulier. G'est â 
Lille , en garnison , que s'étant fait recevoir 



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de la Société d'Histoire oatarelie , il publia 
sa première brochure : Sur Venchaînement 
des êtres, discours de réception improvisé au 
corps-de-garde. Le 5 mars 1789, il fat admis 
dans la Société des Botanophiies d'Angers. Il était 
alors capitaine et déjà en relations suivies avec 
de Jossien et Lamarck. — Sur ces entrefaites, il 
apprend qu'Aristide, son frère, prépare une expé- 
dition de découvertes. Il donne sa démission, 
engage son patrimoine et gagne Paris. Il a raconté 
lui-môme en tète d'un de ses plus beaux ouvrages 
{Plantes de l'Afrique australe, 1804) les désap- 
pointements qui l'attendaient. Parti en poste avec 
son frère, il le quitte à Nantes pour herboriser; 
il ne le devait plus revoir. Arrivé à pied à Quim- 
perlé, au lieu de prendre au plus court par les 
terres, il passe par Goncameau pour explorer les 
bords de la mer. Son bagage singulier, ses courses 
inexplicables, à travers rocs et champs, sont 
remarqués; le soir, à l'auberge, on lui réclame 
son passeport, qui est trouvé insuffisant; on l'ar- 
rête, pour le relâcher pourtant le surlendemain. 
< Comme c'était, écrit-il à Merlet-Labonlaye dans 
« une lettre inédite du 12 août 1792, à la Société 
« des Amis de la Constitution que je devais ma 
« détention, je m'avisai de leur faire une lettre de 
« remerciements que je mis à la poste à Quimper; 
« je ne pensais plus à cette maudite lettre ; cepen- 
« dant elle attirait fur ma tète un violent orage». 
A son arrivée à Brest, il est arrêté, et, après six 
semaines de détention « avec des soldats et des 
« matelots pour son crime delèze-club », renvoyé 
devant le jury de Quimper qui, en dépit de cause, 
le déclare absous. Un trait de ce caractère ori- 
ginal, c'est que la prison même n'avait pas été 
perdue pour la botanique, et que transféré par le 
jugement de Brest à Quimper, il avait fait sur sa 
route herboriser « l'huissier » qui le conduisait 
et « rempli une botte de choses communes ; mais 
« c'est égal; c'était toujours de quoi ruminer 
« quelques jours ». — Aristide, menacé de son c6té, 
avait dû partir, prenant cette fois rendez-vous à 
rUe-de-France. Aubert s'embarqua, lui dixième, 
le 28 octobre 1792, pour le rejoindre ; mais son 
frêle bâtiment, forcé do relâcher pendant cinq 
jours à rile déserte de Tristan-d'Acngna, qu'il explo- 
ra, dut séjourner deux semaines au cap de Bonne- 
Espérance, et quand notre angevin après six mois 
de traversée arriva à l'Ile-de-France , il apprit 
par les papiers publics la détention de son frère 
au Brésil et se vit réduit à attendre quelque oc- 
casion — avec une seule piastre pour toute for- 
tune. La passion de la botanique le mit heureuse- 
ment tout d'abord en relations intimes et fami- 
lières avec plusieurs riches plantears, notamment 
avec un médecin français nommé Barraud, qui 
s'était teii le compagnon des ambassadeurs de 
Tippo Saïb et après une suite de misères était venu 
s'établir dans l'île. Aubert trouva chez lui non- 
seulement un gtte mais tous les secours de l'ami- 
tié et des trésors de livres mis à sa disposition 
avec l'abandon le plus généreux, et il put ainsi 
pendant deux ans parcourir en tous sens cette co- 
lonie inexplorée, errant souvent au jour le jour, 
tout à la science aimée qui le faisait bien venir par- 



tout. L'eiitremise de l'intendant Itd obtient enfin 
on emploi aux traites à Madagascar ; il y passe 
six mois d'étude libre et fructueuse, au milieu 
« de la plus riche moisson qui ait jamais toipbé 
« entre les mains d'aucun botaniste », soucieux de 
ne laisser nulle part, comme il disait « un seul 
« brin d'herbe à qui il n'eut donné un nom »• 
Mais il en rapporta à l'Ile-de-France une fièvre 
quarte dont il souffrit pendant neuf mois. — Déjà 
son passage était retenu pour rentrer en EuropOt 
quand une occasion l'appelle à Bourbon et il y 
reste trois ans et demi à parcourir les montagnes. 
Enfin, de retour dans llle-de- France pour réunir 
et mettre en ordre ses collections, il essaie vaine- 
ment « de secouer sa misère en fondant un jour- 
« nal sur un plan neuf, capable de faire naître 

< le goût des connaissances utiles », et reste « avec 

< son plan dans sa poche et son habit percé au 
« coude ». (lettre du 22 avril 1802), gai toujours 
et sans autre souci que ses fleurs. Le capitaine 
Baudin, qui [lui apportait une lettre de Jussieu, 
faillit l'emmener avec lui dans son expédition. Au. 
bert refuse pourtant se croyant plus utile en France 
et se décide enfin à profiter du passage obtenu 
malgré lui aux sollicitations de sa famille. « Gueux 
« je suis parti, gueux je suis resté à l'Ile-de- 
« France, archiguenx j'arrive », écrivait-il à ses 
frères. < Le bonhomme », comme ils l'appolaient, 
prit passage sur la Thémis et débarqua à Roche- 
fort le 2 septembre 1802. Il rapportait un herbier de 
2,000 plantes et 600 dessins. Mais son patrimoine 
avait péri dans la ruine de l'expédition frater- 
nelle, et il lui fallait trouver à vivre autrement 
à Paris qu'à Madagascar. Au premier bruit de 
son retour, l'assemblée des professeurs du Mu- 
séum écrivit pour le recommander au Ministre 
de l'Instruction publique. Aubert n'entendait 
accepter de place qu'après avoir obtenu du Por- 
tugal un règlement définitif qui intéressait tous 
les siens. Il espérait trouver des libraires pour 
imprimer ses manuscrits. Mais l'insouciance et 
la froideur remplaçaient peu à peu l'accueil em- 
pressé des premiers jours. Jussieu encore et Des- 
fontaines mettaient à son service leurs livres et 
leurs conseils, sans plus de zèle. La maladie vint 
s'ajouter aux déceptions. Seul entre tous un étran- 
ger, un savant portugais, Corréa, dévoué tout 
entier de cceur et de main à notre botaniste, ne 
cessa de plaider, tant dans sa patrie qu'en France, 
la cause d' Aubert auprès de puissants amis. Un 
premier secours de Ghaptal lui aida à publier les 
Végétaux de Madagascar. Mais ce ne fut 
qu'en 1807 qu'il obtint de la bienveillante amitié 
de M. de Champagny, son ancien camarade de 
collège, la direction de la pépinière impériale du 
Roule. Elle lui donnait enfin, comme il le dit, le 
vivre et le couvert et à ses collections un abri. 
Dès lors en état d'expérimenter avec suite et Liberté 
ses théories et ses systèmes, il y ouvrit en 1809 
un cours public, comme aussi à l'Athénée, mais 
ce dernier sans succès. Admis successivement 
dans les Sociétés ^Histoire naturelle de Paris 
-Philomatique,^^ Horticulture, —Centrale 
d* Agriculture, puis nommé de l'Académie des 
Sciences en remplacement de Palissot de Beau- 



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vois le 10 ayril IdSO, il y exposa saccessivement le 
résultat de ses obserTations, insérant dans les Hé« 
moires de ces différentes Sociétés nombre de ses 
travaux tov^ours ingénieux mais la plupart malheu- 
reusement inachevés, par une inconstance de génie 
qui fait leur faiblesse, mais aussi, il faut le dire, 
par suite de l'indifférence systématique des corps 
constitués et des savants en possession des charges 
publiques, de qui Aubert ne cesse de se plaindre 
dans tous ses écrits. Aujourd'hui l'esprit nouveau, 
la vraie méthode , les vues justes, les éclaircies 
subites et lointaines et de brillantes conceptions, 
que d'autres ont pu reprendre et démontrer mieux, 
assurent à leur auteur un rang éminent parmi les 
créateurs de la science botanique. — Quand les 
pépinières royales furent supprimées en 1827, 
Aubert protesta, réclama en vain auprès du roi, 
auprès des Chambres. On dit qu'il mourut de 
chagrin le 12 mai 1831. Le baron Sylvestre pro- 
nonça sur sa tombe un discours inséré dans les 
Annales de la Société Centrale d* Agriculture 
(1832). M. Flourens lut son Eloge à l'Académie 
des Sciences. Enfin un genre de graminées de 
Madagascar, déterminé par Pierson, porte le nom 
de Thouarea; un arbre de Bourbon, de la fa- 
mille des xanthoxylées, celui Û!Auhertiay donné 
par Bory-Saint-Yincent. — On a gardé souvenir 
des distractions incroyables et aussi de la bonhomie 
et de la candeur du savant qui s'en allait souvent par 
la ville les poches pleines de petits morceaux de 
bois pour démontrer à tout assaillant ses théories. 
Voici la liste à peu près complète de ses 
ouvrages : Dissertation sur V enchaînement 
des êtres (Lille, 1788, in-8o), tirée à petit nombre 
mais reproduite dans ses Mélanges; — Histoire 
des végétaux recueillis dans les îles de France, 
de Bourbon et de Madagascar (Paris, 1804 , 
4 cah. in-4® avec 30 pi.); — Recherches sur le 
Cachou et comparaison spécifique du Passi' 
flora Mauritiana avec le Passiflora alata 
et quadrangularis (dans les Annales du 
Mus., 1805);— Essai sur l'organisation des 
plantes considérée comme résultat du cours 
annuel de la végétation (Paris, 1806, in-8«) ; 
— Essai sur la végétation, considérée dans 
le développement des bourgeons (Paris, 1809, 
in-S», avec 2 fig.). Il contient 12 Mémoires lus à 
l'Institut, dont les deux premiers déjà imprimés 
sont la reproduction de l'ouvrage précédent. L'au- 
teur expose une seconde fois plus à l'aise ses vues 
nouvelles et alors vivement contestées, qui consi- 
dèrent les fibres ligneuses de chaque couche 
annuelle de l'arbre non comme la transformation 
en bois des couches intérieures de l'écorce, mais 
comme le développement do la plante par les 
générations successives et renouvelées des bour- 
geons. C'est dans ce livre qu'il a rassemblé les 
principales idées de toutes ses brochures et de 
tous ses Hémoires. « Il y en a certainement assez, 
« dit M. Flourens, pour défrayer 20 ouvrages 
« ordinaires de botanique » ; — Mélanges de 
Botanique et de Voyages ^1809, in-8« avec 
une carte et 18 pi.). Ils contiennent, outre plu- 
sieurs ouvrages déjà imprimés, les Gênera nova 
Afodagoecartca , adressés à de Jussieu en 
U 



1795, les Observations sur Us îles australes 
de l'Afrique, adressées à Lamarck en 1801, un 
Cours de Botanique appliqué aux produc- 
tions végétales de V Ile-de-France et VEs- 
quisse de la Flore de Tristan d^Acugna ; — 
Rapport fait à la Société d^agriculture de 
Paris le i«' mai iSli^ sur la manière de di- 
riger les arbres en espalier, imaginée et 
pratiquée par Sieule, jardinier à Vaux- 
Praslin (1813, in-8«>) ; — Prémices de l'horti- 
culture française ou Recueil chronologique 
des écrits français d^horticulture qui sont 
vraiment originaux, dest-à-dire dont les 
auteurs ont tiré le fond de leur propre expé- 
rience, reproduits textuellement et enrichis 
de notes explicatives (Paris, in-8o de 30 p ). 
C'est le Catalogue de la bibliothèque qu'il avait 
fondée à la pépinière. Il est réimprimé à la suite 
du Recueil des Rapports (1815) ; — Biographie 
horticulturale (Paris, in-S» de 8 p.) ; — Histoire 
d'un morceau de bois, précédée d*un Essai 
sur la sève considérée comme le résultat 
de la végétation.... (Paris, 1815, in-8«); — 
Recueil de Rapports et de Mémoires sur la 
culture des arbres fruitiers (Paris, 1815, 
grand in-8o avec 7 pi.), reçus si froidement par 
la Société d'agriculture à laquelle il les adressait 
qu'aucun n'avait été admis dans ses Mémoires. 

— Le Verger français, ou Traité général 
de la culture des arbres fruitiers qui 
croissent en pleine terre dans les environs 
de Paris (1817, in-8*»), simple prospectus d'un 
ouvrage dans lequel il comptait réunir tout ce qui 
concernait la théorie, la pratique et l'histoire de 
la culture des arbres fruitiers. U est précédé d'une 
très-vive critique, sous le titre d'Observations 
préliminaires, de la Pomone française du 
comte Lelieur. « U est certain, dit ailleurs l'au teuri 
« que je n'ai eu ni approbateur ni critique; tout le 
« monde s'est tu ». — CoursdePhythologieou 
de Botanique générale , I'« partie : Aito- 
logie (Paris , 1819 , in-S») ; !!• partie : Phy- 
togfnomic (Paris, 1820, in-8o). résumé des leçons 
professées à la Pépinière. La 3^ livraison devait 
comprendre, sous le nom de Phytauxie, la contre- 
partie de la seconde, c'est-à-dire l'étude de l'in 
teneur de la plante et amener de conséquence en 
conséquence à l'établissement du système qu'il 
proclamait depuis 20 ans. Les autres livraisons n'en 
auraient formé que le corollaire c et rien n'en 
retarderait la publication pour peu qu'elle fût 
demandée », écrivait-il (p. 29 de sa iVote sur la 
Pépinière). Elles n'ont pas paru. — Revue 
générale des matériaux de Botanique et 
autres (Paris, 1819, in-8«» de 12 p.), liste des ou- 
vrages parus ou alors encore inédits de l'auteur ; 

— La I^hysiologie végétale devrait-elle être 
exclue du concours pour le prix fondé par 
M. Monthyon ? question proposée par 
Aubert Du Petit-Thouars à ses collègues 
de V Académie royale des Sciences, pour ser- 
vir de préambide au Mémoire qu'il a lu 
dans la séance du 3 juin dernier (Paris, 1822, 
in-8») ; - - Flore des îles qustrcàes de VA- 
frique; histoire particulière des plantes 



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orchidées, recueillUB sur les trois terres 
australes d Afrique, de France, de Bourbon 
et de Madagascar (Paris, 18â2, in-S» avec 
110 planches), « ouvrage inachevé, dit M. Flon- 
oc rens, mais la mémoire de Tantenr y perdra pen, 
« car cet ouvrage est resté modèle » ; — Sur la 
formation des arbres, naturelle ou artifi- 
cielle, lecture faite à la Société d'agriculture 
(Paris, 1823, in-8® de 16 pages) ; — Notice his- 
torique sur la pépinière du roi au Roule, 
faisant suite à un discours sur renseigne- 
ment de la Botanique, prononcé dans cet 
établissement le U mai 18Î4 (Paris, 1825, 
in-8o) , véritable cri de douleur poussé par le sa- 
vant contre ^indifférence plibUque qui délaisse 
ses travaux et le chasse de son asile; ~ Conclu- 
sions de deu^ discours qui ont servi d^ou- 
verture au cours de phytologie, professé à 
la pépinière du Roi (Paris, 1826, in-8o), faisant 
suite à la précédente brochure ; — Eclaircisse- 
ments sur un Rapport fait à V Académie des 
Sciences (Paris, 1826, in-80) ; — Complément 
de la Notice sur la Pépinière (Paris, 1827, 
in-8» de 40 p.); — enfin de nombreux Mémoires 
qu'analysent les Comptes^endus des Travaux 
de V Académie des Sciences à partir de 1814. 
Du Petit-Thouais a de plus fourni des travaux 
au Bulletin de la Société Philomathique, — 
au Dictionnaire des Sciences naturelles , 
l'article Botanique « où il avait concentré non- 
« seulement ce qu'il avait acquis depuis 20 ans 
a sur cette science, mais de plus ce qu'il entre- 
« voyait, dit-il, pour sa perfection », — à la 
Biographie Universelle, entre autres articles 
ceux de Dodonée, Reneaulme, la Quintinie, 
qui devaient faire partie de sa Biographie cul- 
turale, et la notice restée célèbre sur Clotilde 
de Surville, 

Eloges, par Floureos et SUrestre. -^ Société industrielle 
d'Angers, i, XVI, p. 55, Notice par M. Boreau, directeur 
du Jairdin botanique d* Angers, reproduite dans la Mosaïque 
de P Ouest. — Quérard, La France littéraire, — Moniteur, 
17 brumaire an XII et 6 septembre 1808. — Affiches d*Ang, 
du 2 fructidor an X. — Mas. Grille, où se trouve une liasse 
de lettres autographes. 

Da Petit-ThoiiArs (Aristide Aubert), frère 
du précédent, et quatrième fils de Gilles-Louis- 
Antoine Aubert Du Petit-T., né au Boumois, le 
31 août 1760, faisait ses études à la Flèche, quand 
une lecture de Robinson l'exalte. Il s'évade pour 
gagner la mer, mais bientôt repris, il est ramené 
à la prison et ne doit qu'à la protection de Dolo- 
mieu, alors en garnison à la Flèche, de n'avoir 
pas autrement à se repentir de cette équipée. 
Admis en 1775 à l'Ecole militaire de Paris, il en 
sort dans le régiment de Poitou, s'offre pour ac- 
comparer dans son troisième voyage le capitaine 
Gook, dont il ne prononçait le nom, dû-il lui- 
même, qu'avec vénération, demandant la dernière 
place de ses mousses, et enfin obtient par une 
requête adressée directement au ministre de 
Sartine, de passer à Rochefort des examens où il 
est reçu avec éclat garde-marine. « Je me crus 
« alors maréchal de France. La double perspective 
« de la guerre et de la navigation s'ouvrait à mes re* 
« gards ambitieux Je me plaignais seulement de ce 



— DUP 

« que dans mes vieux jours on ne me laisserait rien 
<r à fai^e ». — Il s'embarqua enfin à Brest en mars 
1778, assista sur le Fendant, commandé par 
M. de Yaudreuil, au combat d'Ouessant, puis à 
l'occupation du Sénégal, passa sur la Couronne 
et obtint à la paix le commandement du Tarie- 
ton, sur lequel il visita les côtes d'Angleterre, 
Ghypre, Alexandrie, la Grèce, l'Archipel. La nou- 
velle de la perte de Lapeyrouse, abandonné peut- 
être sur quelque lie inconnue, réveilla tous ses 
instincts de découvertes et d'aventures. Aussitôt 
que les apparences de guerre eurent disparu, il 
s'offrit au ministère pour l'organisation d'une 
expédition en quête de la Boussole et de VAs^ 
trolabe. Après le désarmement de l'escadre, il 
vint recueillir en Angleterre les éléments de son 
projet, puis impatient de tout retard, prit à sa 
charge l'entreprise, obtint un congé spécial, et 
lança le prospectus (in-8» de 15 p. avec supplé- 
ment de 8 pages) d'une souscription pour Tarme* 
ment d'un ou de deux bâtiments, qui devaient 
au retour payer les matelots etindenmiser les ac- 
tionnaires par la traite des pelleteries sur la côte 
nord-ouest de l'Amérique septentrionale. C'est un 
charme de voir avec quelle candeur et quel feu 
de jeunesse il avoue au public, pour le tenter et 
gagner sa confiance, sa passion pour la naviga- 
tion et pour la gloire, et les émotions entraînantes 
de ses premières courses à la mer. Delaborde, 
fermier général, qui préparait une Histoire de 
la mer du Sud, aidait le jeune officier de toute 
son influence, en échange d'une collaboration pro- 
mise à son ouvrage ; Puységur prêtait sa montre- 
marine et son cercle ; d'Ëntrecasteaux, de Yau- 
dreuil, de Locmaria mettaient à son service et 
leurs conseils et leurs recommandations. — Son 
frère Louis avait quitté tout pour le suivre ; mais 
leur fortune commune suffit à peine à combler le 
vide des souscriptions insuffisantes. Aristide 
pourtant a acheté deux bâtiments, et sur le Di- 
ligent, le seul qui fût disponible, va attendre à 
Brest, son frère, qu'une imprudence fait empri- 
sonner au moment du départ. Lui-même, suspect 
et menacé, est forcé sans autre retard de mettre 
à la voile le 2 septembre 1792, prenant . rendez- 
vous à l'Ile-de-France. Son bâtiment de cent ton- 
neaux, d'abord armé en chasse-marée, puis maté 
en brick, relâche à Madère, puis à l'Ile de Sel, 
une des lies du cap Vert. Il y prend à son bord 
40 Portugais abandonnés et mourants de faim 
qu'il transporte à l'île St-Nicolas. Là encore 
Aristide trouve une affreuse disette et abandonne 
tout ce qu'il peut céder de vivres aux habitants, 
qui le reconduisent, l'évêque en tête, jusqu'à son 
vaisseau. Forcé de relâcher à San-Yago, pour 
renouveler ses provisions, l'épidémie se met dans 
l'équipage. Il se rembarque en toute hâte, perd 
en mer le tiers de ses hommes et se réfugie à 
l'île la plus voisine. Fernando de Noron^a, où, 
contre les traités, le droit des gens, la parole 
donnée, il est saisi, dépouillé, envoyé à Femam- 
bouc et quelque temps après à Lisbonne. Ce n'est 
qu'en août 1793 qu'il obtient sa libeité, les dé- 
bris de son équipement et une indemnité déri- 
soire de 3,000 francs, qu'il abandonne à ses 



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DUP 



compagnons dans la misère depuis hait mois. Un 
instant il a le projet de se fixer en Amérique. Il y 
passe trois années, sans fortone et sans aacnn 
besoin, défrichant 2 à 300 acres de terre qui lui 
avaient été donnés, gai, heureux de ses courses, 
de ses études , de ses projets , puis revient 
dans sa famille pour y rétablir sa santé, et 
bientôt à Paris, sollicitant une réparation des vio- 
lences de la cour de Lisbonne, et tout à Tattente 
de la paix qui lui permettrait de reprendre son 
tatpédition et l'emploi de son ardeur maritime. 
En dApit de cause il allait essayer du métier de 
corsaire et avait accepté le commandement d'une 
division de Arégates armées en course sous la 
direction du génénd Latouche et deTex-dipbmate 
Tilly. Arrivé à Toulon* il y trouve la première 
expédition d'Egypte prête à prendre la mer et y 
échange son nouveau titre contre le commande- 
ment du Tonnant t vieux vaisseau de 80 canons, 
sur lequel il reoon natt Dolomieu, le protecteor de son 
enfance. Quelques semaines après, il combattait 
à Aboukir, On connaît assez les détails de ce grand 
désastre qu'Aristide, pour sa part, prévit et con- 
jura de son mieux! Après s'être emparé du 
BelUrophon et avoir fait lâcher prise an 
Majeatic, assailli à la fois par quatre vaisseaux, 
affreusement mutilé par un boulet et se sentant 
mourir, il se fait mettre, pour étancher son sang, 
dans un tonneau de son, et d'une voix défaillante 
crie encore à l'équipage : « N'amène pas ton 
« pavillon I > (3 août 1798). — Cette scène a été 
représentée maintes fois et en dernier lieu par 
Biard, dont le tableau figurait au salon de 1869. 

Aristide Anbert Du Petit-Thouars a laissé des 
manuscrits dont sa soeur Félicité avait annoncé 
en 1821 la publication en trois volumes. Le pre- 
mier seul a paru sous le titre de : Mémoires et 
voyages du chevalier Aristide Aubert Du 
Petit'Thouars, ou Recueil des écrits qu*il 
a laissés, composant l'histoire de sa vie, 
jusqu'au moment où il s'est enseveli sous Us 
débris du vaisseau le Tonnant, qu'il corn-' 
mandait au combat df Aboukir; précédés 
d'un précis de la guerre que la France a 
soutenue contre V Angleterre de 1778 à 1783 \ 
appuyés de notes biographiques sur les prin- 
cipales personnages cités et géographiques 
sur les lieux les plus remarquables, atuc- 
quels sont joints des fac-similé, des plans et 
des gravures (Paris, 1822, in-8«). 

Bodin, Recherches sur le Baut-Anjùu, — Hist. de la 
Marine. — Julien de la Gravière, Guerres maritimes de la 
Hépidtliquê et de V Empire, — Biogt. des Contempor, — 
Précurseur de VOuest du 9 mars 18U. — Théod. Anne, 
Bist, de r ordre de St^Louis^ t. Il, p. 5oO. — Mss. Grille. 

B« PetH-Tkoiuuns {Abel-Ferdinand Au- 
bert), fils d'Antoine- Augustin-Marie Aub. Du P. 
et de Marie-Louise de St-Martio, naquit le 9 no- 
vembre 1769, au chAteau de Saumur et entra dans 
le régiment de la Couronne en 1784, à l'exemple 
de ses huit cousins germains alors au service du 
roi tant sur mer que sur terre II était officier 
au 45* régiment d'infanterie au début de la Révo- 
lution. Appelé à St-Domingue pour faire tète à ses 
nègres révoltés, il vit massacrer son père et revint 
miné. U venait de se marier presque à son retour 



à Saumur avec demoiselle Marie Besnard, quand, 
emprisonné comme suspect, il fut transféré de 
Saumur (2 frimaire an II) à Amboise, àpied, avec 
un convoi de 600 prisonniers, dont une partie 
périt en route. Délivré par le 9 thermidor et suc- 
cessivement employé dans les fonctions civiles 
ou militaires, membre du Conseil général de 
Maine-et-Loire du 16 frimaire an XI au 2 floréal 
an XIII, nommé enfin par le premier consul à la 
sous-préfecture de Ghinon, les électeurs le dési- 
gnèrent au choix du sénat, qui l'appela à la dé- 
putation d'Indre-et-Loire (18 février 1807). Pendant 
la campagne de Russie, il fut attaché comme aide 
de camp au général Valence, mais pour y perdre 
à peu près la vue. — Il remplit pourtant encore 
les fonctions de sons-préfet de St-Malo, puis de 
secrétaire général du département de l'Hérault et 
mourut à Montpellier le 28 novembre 1829. 

Aich. de M.-et-L. Série M. — iTottifeto* de l'an Xn et do 
91 décembre 1829. 

Du Petit-Tlioa«rs {Abel Aubsrt), fils atné 
du précédent, naquit à la Fessardière, c"« de 
Turquant, le S août 1793. U obtint de monter 
comme mousse le 21 mai 1804 sur le paquebot la 
Flèche qui faisait partie de la flottille réunie à 
Boulogne, et rentra, l'expédition ajournée, au lycée 
d'Orléans, pour reprendre définitivement la mer, 
conmie aspirant, en 1808. U y devait sans in- 
terruption passer plus de 40 ans sous voiles ou 
embarqué. Promu aspirant de première classe 
le 19 décembre 1811, enseigne le 8 juillet 1814, 
lieutenant de vaisseau le l«r septembre 1819, 
envoyé en 1821 en mission à Haïti, il comman- 
dait en 1822 la station qui protégeait à Bone la 
pèche du corail. Capitaine de frégate le 4 août 
1824, il fit partie en 1830 de l'expédition d'Alger 
dont il avait tracé et fait adopter les plans de 
débarquement et d'attaque, et fut élevé au grade 
de capitaine de vaisseau le 6 janvier 1834. Le 
13 avril la Chambre de commerce de Bordeaux 
lui offrait une épée d'honneur au retour d'une 
longue station sur les cotes du Pérou et du Chili 
où, en présence de forces supérieures, il s'était 
fait restituer le brick de commerce la Petite- 
Louise, indûment saisi par le gouvernement 
Péruvien. — Il est appelé la même année (25 sep- 
tembre) au commandement de la Créole et 
accrédité pour la seconde fois comme commis- 
saire du gouvernement à Saint-Domingue, pour 
réclamer l'avance de cinq millions faite par la 
France à la République. —De 1836 à 1839 il fait 
le tour du monde sur la Vénus, mission de 
politique ut de commerce, qu'il utilise pour la 
science, et est presque au retour élevé au grade 
de contre-amiral (12 juillet 1841). Envoyé l'année 
suivante aux lies Marquises pour y rétablir l'in- 
fluence compromise de la France, il tente un 
coup d'audace en face des Intrigues anglaises, 
expulse le missionnaire Pritchard et prend pos- 
session de Taïd. On se souvient de l'émotion 
produite en France par le désaveu que lui infligea 
le ministère Guizot. Une souscription ouverte 
par l'opposition dans les bureaux du National 
réunit près de 30,000 francs, pour offrir une 
épée d'honneur à Du Petit-Thouars, qui refusa 



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DUP 



do l'accepter, « pour ne pas manquer à la dis- 
« cipline militaire, c'est-à-dire, à Thonneur. » — 
Il fat nommé préfet du troisième arrondissement 
maritime le 20 septembre 1845, et vice-amiral 
le 6 septembre 1846. Après la révolution de 
février, on le retrouve roèlé aux^rangs de la garde 
nationale pendant l'insurrection de juin et élu 
le 9 juillet 4 l'Assemblée législative par 51,646 
électeurs du département de Maine-et-Loire. Il y 
siège an milieu de la majorité et y prend no- 
tamment une part active au vote de la déporta- 
tion à Non-lLabiva. — Vice-président du conseil 
d'amirauté en ld53, membre libre de l'Acadé- 
mie des sciences en septembre 1855 et grand- 
croix de la Légion d'bonneur le 12 août 1857, il 
mourut à Paris le 18. mars 1864, où M. Louvet, 
député de Saumur, prononça un discours sur sa 
tombe. — On a d'Abel Aubert Du Petit-Thouars : 
1» Voyage autour du monde sur la frégate la 
Vénu8, exécuté 'pendant les années 1837, 
1838, 1839, 10 vol. in-8o, avec atlas de 180 pi. 
in-folio et 20 cartes ; — Stf* Note adressée à 
MM. les Pairs et MM. les Députés, rela- 
tivement à Voccupation de l'île d*Hotakiti 
(Paris, 1843, in-8<»); — 3«> Rapport sur Taîti 
(Paris, 1844, in-4o). — Son frère, Armand- 
Georges, lieutenant de vaisseau sur le brick le 
Liamore, s'était noyé le 15 novembre 1828 dans 
la rade de Cadix. — A défaut d'héritiers, le 
nom a été repris par le fils du beau- frère de 
l'amiral, Abel-Nicolas-Georges-Henri Ber- 
gasse Du Petit-Thouars. 

Moniteur. — Afaine-et-L. du 43 avril 1849 et 39 mars 
1864. — Dict, des Contemp, — Dict. de la ConvenaL — 
Tbéod. Anne, Bist. de Fordre de St-Louis, t. III, p. 244. 

Dapineaa (Claude), dit La Musse, cha- 
noine de St-Maurice d'Angers, fut privé le 10 fé- 
vrier 1560 par le Chapitre de tous les gaignages 
et distributions, à raison de ses mauvaises 
mœurs. Emprisonné le 17 pour ses insolences, 
puis relâché , il cacha la nuit une bande de 
huguenots dans sa maison de la Cité et par 
suite leur fournit l'entrée facile dans l'église 
St-Maurice qu'ils saccagèrent (4 avril 1562). — 
L'ordre rétabli, il fut pendu en effigie, au carroi 
de la porte angevine, le 24 juillet suivant, s'enfuit 
et se maria en 1566 qu Poitou avec Guillemine 
Barbot de qui il eut deux enfants. Il vivait 
d'ailleurs en laïc et portait l'épée. Sa famille en 
1578 réclama vainement son interdiction et Hiret 
dit qu'il vécut jusqu'au temps de Henri lY, 
pauvre et fou, ^ Louvet ajoute « mendiant sa 
« vie et d'esprit insensé et, comme tel, portait 
« par les rues ung baston et une bouteille. » 

Hiret, p. 281. — Louvet, Bev. d^Anj., 1854, 1. 1, p. 259 
et 278.— Monrin, Ligue, p. 83.— Arch. de M.-et-L. E. 2359. 

Dapineaa {Gabriel), né à Angers en X^IZ 
de Claude Dupineau, avocat fameux, origi- 
naire, dit-on, de Saint-Florent -le- Vieil, et de 
Renée Nivard, proche parente des Bautru, suivit 
pendant quatre ans le barreau à Angers, puis 
partit pour Paris, et déjà précédé d'une véritable 
réputation, y plaida au grand Conseil et au 
Parlement. Le 24 février 1600 des lettres royaux 
le nommèrent en la charge de conseiller au Pré- 
sidial d'Angers, vacante par la résignation à son 



profit d'Amanry Lavocat, dont il venait d'épouser 
la fille. Il pr&ta serment à Paris au Parlement 
le 29 mai et l'cktrait des registres, qui l'atteste, 
le déclare « suffisant et capable dudit office, 
c voire même d'un aultre plus grand, s'il en estoit 
<r pourveu. » Son logis de larueBasse-du-Figuier, 
à Angers, devint en effet bientôt le foyer de la 
jurisprudence angevine, et le rendez- vous des 
grands personnages en quête d'avis souverains et 
de consultations décisives. Il y tenait du reste 
comme une sorte d'académie dans sa riche 
bibliothèque et réunissait dans des conférences 
régulières les avocats et les lettrés qui y venaient 
discuter en liberté et recueillir des enseigne- 
ments. Marie de Médicis, durant son refuge à 
Angers (octobre 1619-aoùt 1620), le créa maître 
des requêtes de son hôtel et l'on attribue aux 
sages conseils et à l'intervention directe du ma- 
gistrat le traité d'accord signé à Brissac entre la 
reine mère et le roi de France. Nommé échevin 
le l«r mai 1622, il se démit de son office de 
conseiller en 1623 et fut gratifié du titre de 
conseiller honoraire par lettres du 31 juin sui- 
vant, « pour lui laisser, dit le roi, le reste de 
« ses jours les marques d'honneur que la fidé- 
a lité de ses services et bonnes qualités et parties 
a qui sont en sa personne lui ont acquis. » Par 
surcroît le roi le choisit le 2 juin 1632 sur la 
liste des trois candidats présentés pour la charge 
de maire d'Angers, mais Dupineau obtint des 
lettres de petit cachet qui le déchargèrent de la 
seconde année de son mairat. — Il mourut le 
5 octobre 1644 — au Pin en St-Laud, dit-on, — - 
et fut inhumé en l'église St-Maurille, — comme 
plus tard sa veuve, le 23 avril 1649. — Il portait 
d*azur au chevron d'argent, hccompagné de 
trois pommes de pin pendantes d'or, 2 en 
chef, 1 en pointe. 

On a de lui Observations, "gestions et ré- 
ponses sur quelques articles de la Cous- 
tume d'Anjou (Angers, P. Avril, 1646, in-fol.). 
— Commentaire sur la Coustum^e d'Anjou 
(Angers, 1698, in-fol.), écrit en latin par Dupi - 
neau et dont il n'a été imprimé que cette tra- 
duction française qui est de Gourreau, Delaunay 
et Nivard. — « L'auteur, dit un bon juge, égale- 
« ment habile dans le droit romain , le droit 
c canonique et les matières féodales, a usé timi- 
« dément de toutes les ressources et a prétendu 
« surtout vulgariser la science. Il se montre plus 
« original dans les Consultations qui suivent 
oc le commentaire et c'est là qu'apparaissent les 
a qualités qui justifient sa réputation, s — Il a 
de plus accompagné de Notes critiques le com- 
mentaire de Dumoulin sur le Corpus juris ca- 
nonici (édit. de 1681). — Ses Œuvres com- 
plètes ont été réunies et publiées par Pocquet de 
Livonnière, Paris, 1725, 2 vol. in-fol., moins pour- 
tant un ouvrage inédit dont la Biblioth. d'Angers 
(n« 335) possède le Mss. original (in-fol. de 264 f.}, 
tout entier de la main de l'auteur, ayant pour 
titre : Consuetudines Andegavenses ex ort- 
ginali manuscripto restitutœ, notis viri cla- 
rissimi Caroli Molinœi et aliorum Galliœ 
jurisconsultorum , prcecipuc Andinorum , 



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DUP 

êententiis illustratœ, cura et studio nohilis 
viri magistri Gabr, Dupineau,.. ejusque 
annotationihus explicatœ. — Son portrait qui 
figore en tète de sa Biographie par Niceron et 
tiré à part (Paris 1731), porte quatre vers fran- 
çais avec cette inscription : J, G. Du Pineau, 
benedictinus, pronepos. Il n'avait laissé qu'un 
fils , écnyer , sieur de Montergon , dont des 
stances en français et une épigramme latine 
figurent en tôte de la Coutume de Pocquet de 
Livonnière. 

Arch. de M.-et-L. B Insliraat. do Préddial. >- Arch. mun. 
66 418. — Niceron, t. XIV, p. 35-81. — MéUvier. Discours 
de rentrée, novembre 1847.— Biblioth. d'Angers, Mss. 919, 
f. S52 et 875. fol. 191.— Taisand, VîedesJuriscons,,^, 717. 

— Journal des Savants, août 1725. — Pocq. de L., Cou- 
tume, préfaces de 1696 et 1725. — Ménage, VU, JErod,, 
p. 65. — Eloges de Dupineau par Poisson, Rogeron, Audio, 
Bricel, etc. — Bévue d* Anjou, 1874, t. ÏI, p. 88. 

Daplessis {Pierre- Philippe), docteur mé- 
decin de la faculté de Montpellier, mari de 
Marthe Rooilly, était en 1693, 1733 « médecin 
« du roy et ordinaire de M™* Tabhesse de Fon- 
« tevraud et de son abbaye. » 

Dopoix (Barthélémy), « gascon auxitain, » 
a donné à Angers chez René Piquenot, 1569, 
les Sentences de Ben Syra nepveu de Jéré- 
mie le prophète, nouvellement traduictes de 
Caldée en françois et commentées (petit in-8«> 
de 129 fol. , non compris l'indice de 9 fol. non 
chiffrés). — En tôle est une dédicace à Antoinette 
de la Tour, dame de Noirmoustier, dont il avait 
charge d'élever le fils unique, François de laTré- 
mouille, ce qui explique son séjour en Anjou ; 

— 2° Apodixie pour la messe (Ibid., 1569, 
in-8o). — On le fait mourir vers 1570. 

Golondèe, Gall. orient. — Lacroix du M., Bibl. franc. 

DopoBt • d'Aobevoie {Louis - François - 
Bertrand), comte de TAuberdière, baron de Tem- 
pire, né à TAuberdière enBocé le 27 octobre 1759, 
entra en 1773 à TEcole militaire, obtint à 17 ans 
en 1T76 un brevet d'officier et fut nommé en 
1780 aide-de-camp du général Rochambeau, qu'il 
suivit en Amérique. Au retour en 1786 il reçut 
le titre d'aide major général des logis des armées, 
puis fut attaché avec celui d'adjudant général à 
Tannée du Nord. Envoyé en Irlande, il y fut 
détenu prisonnier de 1793 à 1800, revint en 
l'an X à l'état-major de l'armée d'Italie, en 
l'an XI à celui de l'armée d'Allemagne, assista 
aux combats d'Elchingen , d'Ulm, d'Iéna, fit la 
campagne de Pologne et, blessé à Deppen à la 
tète de la cavalerie légère d'avant garde, fut 
nommé sur le champ de bataille général de bri- 
gade par l'empereur. Il fut dirigé en 1808 sur 
l'Espagne et y avait le commandement de Madrid 
lors de l'installation du roi Joseph et de la sup- 
pression de l'Inquisition. •— Il passa en 1810 au 
gouvernement de Léon où le 20 juin il battit sous 
les murs d'Astorga le général Menescès et le 
l*r juillet 1811 obtint le commandement de 
la province de Zamora et de Toro sur les fron- 
tières du Portugal. En 1812 il fut employé en 
Westphalie, puis au commandement de Ham- 
bourg en 1813 et en août à la défense de la ligne 
du Weser. Le 21 octobre il enlevait Brème aux 
Russes et après s'y être maintenu six jours, eut 



85 — DUP 



& opérer sa retraite avec le reste de l'arma, sous 
la poursuite de l'ennemi, qu'il contint par de 
vigoureux retours. Il s'enferma dans Wesel 
et, malgré la réduction de tout le pays d'a- 
lentour, ne livra la place qu'après le traité 
de Paris, en ramenant sa division à LiUe. Il fut 
nommé commandeur de la Légion d'honneur le 
8 juillet. Laissé sans emploi pendant la pre- 
mière Restauration, il reprit le 17 avril 1815 le 
commandement de la 14* division militaire et fut 
élu par le Maine-et-Loire député au Corps légis- 
latif. La seconde Restauration le mit à la retraite 
(l*' janvier 1816). — Il mourut le 8 février 1837 
en son château de l'Auberdière dont la chapelle 
renferme sa tombe et celle de son épouse, Caro- 
line Macmara-Roche-Hussez. 

Afaine-et'L. du 14 février 18^7. — J. Cidre, Sist. du 
collège de la Flèche, p. 208. — Biogr. des Contemp, 

Dapoaet {Simon-Ren^), sieur des Rabot- 
tières, docteur médecin, né le 27 octobre 1725 à 
Ronssay, f le 8 mai 1783 à Montfaucon. — 
{Charles-François), sieur de l'Ergulière, reçu 
docteur médecin à Angers le 18 août 1785, rési- 
dait à Montfaucon en 1790, à Beaupréau en 1819. 

Dnpré {François), mattre chirurgien, An- 
gers, fut pendant la peste de 1626 attaché au 
Sanitatet y servit les pauvres contagiés du 24 avril 
au 6 novembre, jusqu'à ce qu'il y tomba malade 
à son tour. La ville, en l'autorisant à se retirer, 
l'indemnisa en attestant « la fidélité et la soi- 
gneuse assistance » qu'il y avait rendue. Il 
mourut âgé seulement de 50 ans le 20 juin 1649. 
— Un acte de 1637 (GG 87) l'appeUe noble 
homme. — Sa femme a nom Anne Giraudière. 

Dupais {Charles-Daniel), né le 21 janvier 
1777, négociant à Saumur, dont il commanda 
pendant plusieurs années la garde nationale, est 
nommé conseiller général en 1830-1833, réélu 
le l«r décembre 1839, et donna sa démission en 
1843. 

Dopny {Antoinette), d'une hante famille du 
Loudunois, d'abord coadjutrice d'Yvonne de 
Maillé (14 juillet 1649) , lui succède comme 
abbesse du Ronceray en 1651 et meurt le 
24 juillet 1682. Elle avait, pendant son gouverne- 
ment de 32 ans, fait reconstruire la plupart des 
bâtiments de raJ)baye ruinée et décoré son église 
avec grand zèle. On trouve dans Dom Rousseau 
des vers acrostiches, à elle adressés, avec un dessin 
du Ronceray et son écusson armorié. 

Nécrologe, Ms8. 709, p. lll.-D.Hoossean,t.XVI, f. 506. 

Dapoy {Pierre), limousin, abbé de Meymac, 
est nommé abbé de St-Florent de Saumur le 
13 septembre 1344. U y fit élever dans la nef de 
l'église deux autels nouveaux, en l'honneur l'un 
de St Léger, l'autre de St Martial, avec son por- 
trait peint sur ce dernier, la mitre en tète et 
accosté de ses armes. Par bulle du 23 avril 1351 
il avait obtenu pour lui et ses successeurs le 
privilège d'user de la mitre, de l'anneau, des 
sandales et autres ornements pontificaux. U passa 
en 1353 à Marmoutier où il mourut en 1363. 

D. Hoynes, Mat., fol. 253-955. 

Dapny de BrUieé {César-Concorde), né à 
Saumur en 1762, officier d'infanterie avant 1789, 



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DUR 



— 86 — 



DUR 



commissaire plus tard à Tarmée des cdtes de 
Cherbourg, conseiller monicipal de Saumar le 
22 ventre an Xlil, conseiller général de Tan JX 
à 1806. 

Doraneerle (la), t, c»« de St-Clément' de- 
là PI. — En est sieur n. h. Melchior de Hellanlt 
1597, Pierre Blancvillain, notaire de la Régale 
d'Anjou, 1712. 

Doraneiére (la), f., c»* de Juigné-Béné, — 
En est sieur en 1530 Hardouin de Lussigny, qui 
relevait du Plessis-Macé, — en 1603 Franc, de la 
Tour Landry qui la vendit à Anne de Guillon, 
femme de n. h. Franc, de la Forge, le 22 avril. 

Durand (François), architecte, Angers, in- 
humé le 3 janvier 1746, &gé de 72 ans. 

Durand (Françoise), fille d'un notaire 
royal, née à Doué le 16 mai 1649, y ouvrit par 
dévouement vers 1680 la première école de filles 
qu'elle continua jusqu'aux approches de sa mort, 
survenue le 21 janvier 1696. Sa dévotion était 
extrême, comme sa charité envers les pauvres et 
les malades, sans autre récompense que d'être 
taxée « par presque tout le monde » d'orgueil, 
d'hypocrisie, de singularité et d'affectation, môme 
d'hérésie, car elle passait pour janséniste. Sa 
Vie par Gousiniers, — nom qui m'est inconnu,— 
et un recueil de ses Ouvrages, pièces ou règle- 
ments de piété, avaient été léunis en 2 vol. ui-4fi 
Mss. dont il a été extrait un Abrégé de la vie 
de Fr, Durand, maîtresse d^école à Doué en 
Anjou, morte en odeur de sainteté (in-8<» de 
166 ff. avec un avant-propos de vu ff., sans lieu 
ni date d Impression). Le seul exemplaire connu, 
je crois, de ce livre absolument ignoré, m'est si- 
gnalé par M. Denaiset existe à la Bibliothèque du 
Puy-en-Velay. Il est en épreuves, censurées sur les 
marges par un théologien rigide qui relève maints 
déUts de jansénisme. Cet accueil explique peut- 
ôtre la suppression anticipée de l'ouvrage. 

Durand (Gilbert), peintre, fils de Julien D. 
et de Perrine Riday, exerçait son art à Angers 
dès au moins 1677, rue des Péronnelles. Il signe, 
aux Ponts-de-Gé, en 1686, comme parrain, l'acte 
de baptême de la fille du chirurgien Gérard 
Meyrac. Il avait épousé, le 7 juin 1676, Jeanne 
Vauvert, de qui il eut plusieurs filles et deux 
fils, Louis et Gilbert, morts tout enfants. L'alné 
de ses enfants, Perrine, eut pour parrain le 
sculpteur Jean-Baptiste Plouvier (8 juin 1678). Le 
père signe l'acte et un autre encore le 3 juin 1684— 
et aussi le 15 janvier 1686 aux Ponts-de-Gé. Il 
n'est taxé qu'à une livre sur le rôle de l'usten- 
cille de 1695. On connaît de lui une copie de la 
Peste de Milan^ d'après Mignard, dans l'église 
Notre-Dame d'Angers, signée G, Durand, 
p, 1698, et une Assomption sur bois, dans la 
chapelle du prieuré de Yillemoisant : G. Durand, 
P. Angers, 1699. 

Durand (Jean-Baptiste), prêtre, chanoine 
de St-Mariin d'Angers, licencié ès-droits, recteur 
de l'Université d'Angers et principal du Gollége 
de Bueil, a publié une Nouvelle méthode 
d'apprendre la langue latine, la rhétorique 
et la poésie (Angers, 1705, J. Hubaull, in-8«). 
Il existe peut-être une édition antérieure de ce 



livre qui fut encore réimprimé en 1710. L'au- 
teur, suivant D. Liron, son contemporain, était 
originaire du Maine. Il fut inhumé le 20 juin 
1746 dans l'église de THôpital Général d'Angers, 
âgé de 75 ans. 

Arch. mun. GG if7. — Domortes, BibUogr, du Maine, 
p. 892. — Hauréau, Hist, litt&,, U II, p. 240. 

Durand (Nicolas) , peintre , demeurant à 
Doué, se chargea en 1655 des travaux de restau- 
ration de l'église St-Pierre de celte ville en 
société avec le sculpteur Gallais et le vitrier 
Gourtillault. Il dut pour sa part dorer les deux 
autels, « faire en chascun un tableau conve- 
(t nable » et sans doute aussi fournir les dessins 
des vitraux qui représentaient la Création du 
monde et les Articles de la foi. Les travaux 
étaient terminés et re^s le 6 février 1656. 

Duranderie (la), cl., c"« de Bocé; => f., 
c^* de Brion, dépendance de la terre de Ghavi- 
gné, qui la relevait en partie de Brion et de 
Grézigné 1789; = f., c"« de la Chaussaire; 
= cl., c°«de Huillé. 

Duranderles (les), vill., c"« de Tigné. 

Durandiére (la), f., c^^ de Brissarthe; » 
f., c"« du X^ongfcron; « f., c"« de MontreuiU 
Bellay; — anc. fief et seigneurie appartenant en 
1680 à Gath. de Rision, veuve de Gh. -Honoré Mer- 
min, en 1686 à Françoise Bineau, veuve de Jacq.- 
Pierre Sestier deGhamprobert; «= h.,c»« de St- 
Laurent'des-Autels ; -■ f.,cn« de St-Pierre- 
Maulimart\ « f., c°« de Vaulandry, 

Durbellerle (la), m*»", c»« de VilUbemier, 
du nom d'une famille Dorbeau ou Dolbeau qui 
la possédait au xvi« s. En 1790 deux marins, 
conduits par des gendarmes, se jetèrent dans la 
Loire pour s'échapper et s'y noyèrent. On re- 
cueillit leurs corps dans cette maison qu'on ap- 
pelle encore le plus fréquemment dans le pays 
la Maison des Marins. 

DurbelUére (la), f.,c"« de Tout-le- Monde. 
— En est sieur Nie-Avril, vice-maire d'Angers. 

Durdandére (la), f., c»*» de VHôtellerie-de- 
Flée. 

Dureau* f., c»* de Chavagnes-s.-le-Lude- 

Dureaudiére (la), f., c«« de Doué. — La 
Dinaudière (Gass.). — Anc. logis appartenant 
à la famille de Garbonnier xvii-xviii* s. 

Durelleries (les), h., c**« de Bouchemaine» 

Duret (Pierre), né à Montreuil-Bellay, le 
15 novembre 1745, est mort chirurgien en chef 
de la marine à Brest le 27 juillet 1825. On ne 
connaît de lui qu'un petit nombre d'observations, 
entre autres le fait singulier et alors unique (1793) 
d'un individu affecté d'une occlusion congénitale 
du rectum et qui vivait encore en 1826. Le doc- 
teur Miriel a publié une Notice nécrologique 
sur Duret (Brest, Lefoumier, 1826, in-4o, 24 p.). 

DureUerle (la), ham., c°« de Vézins. 

Durf^ale (la), f., c"« de Durtal\ « f., c»« 
à^Echemiré. 

Dur^onnerle (la), f., c"« de Mélay , an- 
cienne maison noble (Gass.). 

Duiilère (la), f., c»« de Daumeray, 

Duroeher (Augustin) , graveur , Angers 
1746 (GG 180). 



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DUR 



— 87 — 



DUR 



Dnreelier {Pierre), peintre, et ailleurs 
« maistre de peinotare », Angers, 1642, mari de 
Loaise Harel, restaura en 16^ le cmciflx et le 
reliquaire de St-Laud d'Angers et fournit en 
1653 à la mairie les armoiries du roi, de la ville, 
du maire, pour placer sur la maison du maire. 
Louis Boylesve, lieutenant-général, est parrain 
d'un de ses enfants le 2 juin 1645. — Il mourut 
le 6 avril 1658. Son acte de décès l'appelle 
« sculpteur et peintre ». — Par une singularité, 
l'acte de baptême de son fils Pierre (20 juin 1656) 
et un autre du 5 juin 1655 déclaient qu'il ne sait 
pas signer. 

Aroh. départ. Rég. cap. de St-Laud, f.il45.— Arch. mon* 
BB 85, f. 20 ; GG 170, 173, 174. 

Daroeker de Fongerals {Ren^, angevio, 
maître chirurgien de robe longue de la Faculté 
de Paris, f le 20 octobre 1729, âgé de 57 ans. 

Durson {Balthazar), sieur d'Aubigné, con- 
seiller et avocat du roi en l'Election de Sanmnr, 
1671, a laissé un travail intitulé : Les Cous- 
tûmes du pays et duché d'Anjou conférées 
avec les Coustumes voisines, œuvre obscure et 
confuse, publiée par le président Chevraye de 
Marthebize (Ghâteaugontier, 1733, in-12). Une édi- 
tion nouvelle en a été donnée à Angers (L.-Gh. 
Barrière, 1751, in-12), augmentée notamment de 
la Coutume locale du Mirehalais. 

Bvuiml {Canton de), borné par les dépar|^- 
ments de la Mayenne et de la Sarthe au N. et à 
l'Ë., et par les cantons, au S.-E. de Baugé, — 
au S., de Seiches et de Briolay, — à l'O., par 
l'arr. de Segré dont la Sarthe le sépare, dans 
toute sa longueur, du N. au S., sauf un point 
vers N., — comprend sur 20.484 hect., huit com- 
munes, Durtal, Baracé, Daumeray, Etriché, 
Hnillé, Montigné, Morannes et les Rairies, et une 
population de 10,905 hab. en 1831, de iiM6 h. 
en 1841, de i2J65 hab. en 1851, de ii,3U hab. 
en i§ùi, de ii,6i9 hab. en 1872. en décroissance 
lente mais constante depuis 20 ans. 

La partie orientale est surtout industrielle et 
comprend des fours à chaux, des carrières con- 
sidérables, des briqueteries et une papeterie. 

Le Loir en dessert la région inférieure vers S. 
et S.-E. et la Sarthe le borde vers l'O. longée 
intérieurement par la voie ferrée du Mans à 
Angers qui y fait double station à Morannes et à 
Etriché. — Les routes nationales de Paris à 
Nantes, de la Flèche à Rennes, se rencontrent au 
principal centre avec la route départementale de 
Baugé à Niort, reliant plusieurs chemins de 
grande communication. 

Attaché par erreur dans l'organisation pre- 
mière à l'arrondissement de Segré, il fut rendu 
à celui de Baugé par la loi du 3 frimaire an YI. 

DoFtal* petite ville, chef-lieu de canton, arr. de 
Baugé (18 Idl.) ; — à 34 kil. d'Angers. — Castel- 
lum Duristalli 1055-1060 (Cartul. St-Aubin, 
fol. 92 V»). — Castellum quod vocatur Duris- 
tallus 1070-1080 (Ib., foL 96 v»). — CasteU 
lum quod vulgariter Durum Stallum dicitur 
1096-1098 (l«"f Cartul. St-Serge, p. 210). — 
Duristalli pagus 1147 (St-Aubin, Gouis, t. I, 
f. 15). — DurestaUus 1214 ab., f. 24). — 



Dure&tau 1326 (B Insin. du Pr.), 1358 (Ghalo- 
ché, t. II, p. 135). — Durestal 1439 (Aveu). — 
Duretail 1579 (Carte). — Sur les deux rives 
du Loir, entre le département de la Sarthe au N., 
Daumeray (10 kil.) et Baracé (9 Idl.) à l'O., 
Huillé (5 kil.) et Lézigné (5 kU.) an S., les 
Rairies (3 kil.) à l'E. 

Le Loir, descendant du département de la 
Sarthe, traverse la ville et en sort sous un pont, 
dont la construction primitive date au moins du 
Xi« s. En bois jusque vers 1550, il fut alors 
reconstruit en pierre, détruit en 1748 et rétabli 
en 1750, comme on le voit encore, de cinq arches 
de pierre, à 70 ou 80 met. en aval de sa position 
première. — Se jettent dans le Loir, sur la 
dr., vers N., à l'entrée du territoire, le ruiss. du 
Boulay, et tout à l'entrée de la ville, le fort 
ruisseau d'Argance, qu'y traverse la route de Par 
ris sur plusieurs petits ponts de pierre, dont un 
de deux hautes arches gothiques (xiv« s.), les 
piles et les voûtes couvertes de lierre ; — vers S.» 
sur la gauche, à la sortie du territoire, le ruiss. 
de Pouillé. — Des sources ferrugineuses sont 
signalées à Bouillant et à Boisgour ; — à Gouis, 
un puits aux eaux chargées d'acide carbonique. 

Les routes départementale de Baugé à Segré, 
nationale de Paris à Nantes, se croisent dans la> 
ville et s'y confondent à la sortie vers S. peu* 
dant un kil. 

En dépendent, outre le bourg de Gouis, les 
vill. et ham. du Grip (14 mais., 52 hab.), des 
Tuileries (19 mais., 46 hab.), de l'Aubrière 
(6 mais., 26 hab.), des Guinaudières (8 mais., 
20 hab.), de Chalou (4 mais., 25 hab.), de l'Oli- 
verie (5 mais., 19 hab), des Enauderies (6 mais., 
23 hab.), du Ronceray (5 mais., 15 hab.), des 
Eveillardières (6 mais., 10 hab.), de St-Gilles 
(4 mais., 13 hab.), des Hêtres (6 mais., 15 hab.), 
des Douces (8 mais., 23 hab.), de l'Ecusseau 
(4 mais., 13 hab.), de la Bellonnière (4 mais., 
17 hab.), les chat, du Grip, de la Grande-Motte, 
de la Touchardière, de Ghambiers et 230 grosses 
fermes ou écarts. 

Superficie: 6,058 hect. dont 244 hect. en 
vignes, 434 hect. en prés et 1,248 hect. en bois, 
partie dépendant de la forêt de Chambiers qui 
couvre le S.-E. de la commune. 

Population : i9i feux sur Notre Dame et sur 
St-Pierre en 1699. — i,i^ hab. en 1726. — 
674 feux, 3,Î70 hab. en 1790. — 3,830 hab. en 
1826. — 3,467 hab. en 1831. — 3,45S hab. en 
1841. — 3,553 h. en 1851. — 3,5Î8 h. en 1861. 
— 3,51S hab. en 1866. — 3,284 hab. en 1872, 
dont i,440 de population agglomérée dans la 
ville et ses faubourgs (441 mais., 470 mén.) qui 
serpentent en deux ou trois longues rues peuplées 
encore de logis des xvi« et xvii* s , sur la pente 
du coteau ou le long des rives du Loir. 

Foires : au xvi« s., le 22 janvier, le 1«' mai, 
qui se tenait à la chapelle de Chalou , le 
22 juillet et le 25 novembre, mais ruinées par la 
concurrence des marchés francs établis à l'en- 
tour. Des lettres royaux de juillet 1622 les 
confirmèrent en en créant une nouvelle le 29 sep- 
tembre et des marchés francs tous les mardis ; 



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DUR 



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DUR 



— anjoard'hni, les U^ mardi après PAqnes, 
3« mardi de juillet, 4« mardi de mai et de no- 
vembre; ^ marchés tons les mardis. 

La mesure ancienne comptait 12 boisseaux 
pour 18 des Ponts- de-Gô. 
Commerce de toiles, de bestiaax, de grains; 

— vins blancs snr les coteaux du Ralet, vins 
rouges à Ghamblancé, Montaigu, etc ; — carrières 
de pierre calcaire, riches en fossiles ; à Durlal 
môme, plusieurs anciennes coutelleries ; deux mi- 
noteries, un moulin à tan, un & trèfle; trois mou- 
lins à farine à Ghalou; trois grands établissements 
de fours à chaux, comptant six fours en activité, 
vers TE. sur le chemin de Gouis et en St-Léonard, 
vers VO. à l'entrée de la ville et sur la terre du 
Grip ; importante exploitation de terre à briques 
créée en 1867 ; deux fabriques de carreaux et de 
poterie ; belles papeteries à Gouis. 

Chef-lieu de perception comprenant les 
communes de Durtal, Baracé, Huillé, Lézigné, 
Jfonligné et les Rairies. — Recette de poste et 
Bureau télégraphique ouvert le 20 juillet 1867. 

La Mairie, avec jitsticc de paix et halles, 
s'élève sur la grande me, au bas du château, 
construite en vertu d'ordonnance du 2 juillet 1851 
(arch. Dain ville). Les travaux adjugés le 30 no- 
vembre 1851, ont été reçus le 21 novembre 1853 
et définitivement le 30 septembre 1855. 

École communale laïque créée en concur- 
rence des Frères en 1836. Elle ouvrit avec trois 
élèves dans l'ancien presbytère de St-Léonard et 
dès 1837 il fallut agrandir le local devenu insuf- 
fisant. — Ecole de filles (Sœurs de l'Hôpital), 
avec Salle d'asile construite en 1868. ^ Ecole 
libre laïque de filles. — Ecole mixte à Gouis. 

Dominant la mairie, le pont, la rivière, la 
ville, se dresse sur de hauts soubassements le 
puissant château des Yieilleville et des Schom- 
berg. De ses trois faces, celle vers N.-E., la plus 
antique (xvi* s.) est flanquée aux angles de deux 
grosses tours rondes à créneaux et mâchicoulis, 
la tour vers N. énorme et couronnée d'un joli 
toit pointu avec lucarne ornementée ; entre deux la 
courtine a été éventrée par un commencement de 
destruction dont se dégoûta bientôt un des der- 
niers propriétaires. Les faces vers S. et vers 
N.-E., qui datent de 1618, reposent sur de pro- 
fondes caves voûtées , avec cachot souterrain 
vers Tangle près la tour. Un double rang de six 
fenêtres ouvrait dans la profondeur des murs au 
rez-de-chaussée sur une vaste salle et quatre 
chambres, au premier étage sur une vaste galerie, 
qui dans le corps N.-E. est divisée en quatre 
salles, la principale immense et communiquant 
à la chap^e, superposée à la prison, dans un 
corps en avancement sur la façade intérieure, 
V. des dessins dans V Anjou de .H. de Wismes 
et Les Châteaux de France de Blancheton, 
t. II, p. 56. — En décembre 1868, l'hospice 
desservi par les sœurs de Sainte-Marie, a acquis, 
pour s'y installer, la partie ancienne du châ- 
teau, en échange du domaine de la Touchar- 
dière, — et la ville une partie du reste par 
contrat du 21 février 1856, sur les héritiers de 
l'abbé Thonin, pour 8,000 francs , ato d'y éta- 



blir le presbytère, l'ancienne cure ayant été 
vendue nat^ le 19 prairial an lY. Dans la res- 
tauration qu'ont subie les bâtiments, on a mis à 
découvert en juillet 1867 des fresques, d'ailleurs 
bien médiocres, représentant un combat naval 
(XVII* s.), sur tous les murs du premier étage. — 
Une partie de l'ancienne enceinte de la ville ap- 
paraît encore sur le Marché-aux-Ghevaux et dans 
les Bas-Ghemins, comme aussi plusieurs portes 
dont la Porte Véron, flanquée de deux tourelles 
et armoriée de l'écusson des Du Mas : d^argent 
fretté de 6 pièces de gueules au chef échi- 
quêté d*or et de gueules, de 3 traits. 

La commune comprend deux paroisses, Notre- 
Dame pour la ville, et la succursale de Gouis 
pour la campagne dont le territoire s'allonge en- 
clavé en partie dans le département de la Sarthe. 

Le Cimetière , commun aux deux paroisses, 
est placé entre deux à mi-chemin. 

L'église Notre-Dame (cure, avec deux vi- 
caires, 19 brumaire an XI). où l'on monte de la 
ville par une vieille échelle de 70 marches de pierre, 
est un édifice moderne, commencé par l'architecte 
Heulin d'Angers, terminé sous la direction de l'ar- 
chitecte Geslin. Les travaux, reçus provisoirement 
par procès- verbal du 4 mai 1865, le furent de fa- 
çon définitive le 11 mai 1866 et montèrent à la 
somme de 55,111 fr. Le chœur n'a pas encore été 
reconstruit. Le clocher seul et la travée qui le 
porte, dont la voûte accuse le style roman se- 
condaire (XII* s), sont conservés de l'église pré- 
cédente, qui passait pour présenter un caractère 
particulier d'étrangeté. La voûte en bois de la 
nef était de chaque côté divisée en huit pan- 
neaux où se voyaient peints des anges ailés 
tenant les divers instruments de la Passion. Un 
tableau du xviii* s. représente le don du Rosaire 
par la Vierge. — On a déposé dans les combles 
ou enfoui dans le jardin du curé, quantité do 
vieilles statues provenant des diverses églises, 
sauf une médiocre Vierge en bois du xv^ s. 

Jusqu'en ces derniers temps, aujourd'hui môme 
encore peut-être s'est conservée en ville, dans le 
quartier surtout de la Baronnerie, la secte des 
Groyants fidèles dits de la Petite Eglise, qui 
répudient le concordat de 1802 et n'acceptent 
que les règles de la discipline antérieure. 

G'est à Durtal même que paraissent aboutir 
les nombreuses voies antiques qui se dirigent de 
Baugé, de Jarzé, de Morannes et le long des 
deux rives du Loir. A plusieurs reprises il y a 
été rencontré des débris d'armes gauloises et 
particulièrement en 1866, dans les fondations 
mêmes du château actuel, un entassement (près 
d'un mètre cube) de haches entières ou brisées, 
de fragments d'épées, des couteaux, des mar- 
teaux, le tout en bronze et vendu au poids à 
Angers où quelques débris seulement ont été re- 
cueillis.— G'est seulement vers 1050 que sur cette 
c<^te escarpée, durum stallum, au confluent de 
l'Argance et du Loir fut établi le premier donjon 
féodal. La fondation en est due non à Foulques- 
Nerra, comme le prétend le fragment de chro- 
nique attribué à Foulques-Réchin, mais à Geoffroy 
Martel, comme l'affirme expressément ime charte 



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DUR — 89 

contemporaine (Cartul. St- Aubin, t. 96 v»). I 
Geoffroy donna le fief, alors dans la mouvance 1 
de Graon, à Hubert de Champagne dit Rasoir, 
qni possédait déjà la terre de Goois. Sa veave 
Agnès, dame de Glairvaux et en partie de Hatbe- 
félon, avait épousé dès avant 1060 Renaud de 
Haolévrier, à qui Foulques-Réchin enleva la 
terre pour la rendre à Robert Bourguignon bt à 
Macouard de Daumeray, tuteurs sans doute du 
fils d'Hubert de Champagne. Sa descendance, 
relevant le nom de Mathefelon, se maintient jus- 
qu'an XIV* s. et va s'éteindre en 1393 en Hongrie. 
Jeanne de Mathefelon, en épousant en 1349 
Guill. Larchevêque, de la grande famille des 
Parthenay, lui apporta avec Mathefelon la terre 
de Durial. L'alliance de Marie de Parthenay 
la fit passer vers 1420 à Louis de Chalons, 
comte d'Auxerre, et celle de Marguerite de 
Chalons à Olivier de Husson, chambellan de 
Charles VU, dont la fille épousa en 1435 Hector 
de la Jaille. En est seigneur en 1480 René Du Mas, 
chevalier du Croissant, mari de Marguerite de la 
Jaille, dont le fils aîné René mourut sans enfants, 
laissant l'héritage à son frère Jean Du Mas, grand 
doyen d'Angers, élu en 1557, l'année môme de sa 
mort, évèque de Dol. Ce fut lui qui fit reconstruire en 
pierre le pont jusqu'alors en bois et trop souvent 
détruit. Après lui la terre revint à son frère utôrii^ 
François de Scépeaux, Y. ce nom, fils de Guy de 
Scépeaux, second mari de Marguerite de la Jaille, 
qui déjà résidait au château. C'est le fameux 
maréchal de Vieilleville, pour qui la châtellenie 
fut érigée en comté (octobre 1564). Les officiers 
royaux de Baugé, pour ne pas perdre leur juridic- 
tion sur la terre, s'opposèrent à la vérification 
des lettres d'érection, qu'un arrêt du Parlement du 
S6 novembre 1566 fit enregistrer, mais en mainte- 
nant la mouvance antique. Du comté dépendaient 
outre les quatre paroisses de la ville, Seiches, Ma- 
thefeloDi Marcé, la Chapelle-d'Aligné, Lézigné, par 
tie de Huillé, de Baracé, de Daumeray, du Pé, 
de Bailieul et de Bazouges et la juridiction sur 
18 paroisses, dont le Lude, jusqu'au xvii* s. — 
C'est sous Vieilleville aussi que le donjon du xv«s. 
« avecques la grant mote, entourée de douves et 
« redouves », que précédait un étang, fit place à 
l'édifice « autant seigneurial que tout autre en 
< France pour n'estre point de partaige de 
c prince, » qui subsiste encore, en partie seule- 
ment transformé. î\ devint avec un tel maître 
le rendez-vous de toutes les magnificences. Hen- 
ri II s'y arrêta quatre jours en juin 1550 et Carloix, 
V. ce nom, raconte la chère qui y fut faite. On 
y employa, comme il dit, « le vert et le sec > et 
toutes les caves y fournirent. A leur tour 
Charles IX et Catherine de Médicis, les ducs 
d'Anjou, presque tous les princes à la fois et la 
cour à leur suite y séjournèrent plus d'un mois 
(novembre 1571), retenus surtout pour la chasse 
dans la forêt, « une des plus vives pour le fauve ; » 
mais avant leur départ, le maréchal y mourait, 
empoisonné, dit- on, par quelque puissant ennemi. 
Sa flUe aînée, Marguerite de Scépeaux. qui mou- 
rut le 18 mars 1603 à Rennes, avait épousé vers 
1569, Jean, marquis d'Espinay, dont devint gendre 



— DUR 

en 1598 le maréchal Henri de Schomberg. Quoique 
d'ordinaire à la guerre ou à la cour, il reprit les 
constructions et fit terminer l'œuvre dans un style 
nouveau, avec les jardins et des terrasses célèbres, 
peuplées « des raretés d'Italie et de forêts 
« d'orangers et de citronniers incessamment en 
c coupe » , d'où le roi approvisionnait « en 
« triomphe ses jardins propres ». — Louis XIII s'y 
arrêta le 6 août 1620. Il y fut reçu par Jeanne 
de Schomberg, femme de Roger Du Plessis de la 
Rocheguyon, héritière de son frère atné Charles. 
Jeanne - Charlotte du Plessis - Liancourt , fille 
d'Henri du Plessis-L., apporta la terre à Fran- 
çois de la Rochefoucauld , grand veneur de 
France, fils du célèbre auteur des Maximes 
dont la famille posséda la terre jusqu'en 1808. Des 
lettres royaux de février 1740 l'avaient rattachée, 
par distraction de Baugé, au ressort immédiat du 
roi et du Parlement de Paris, en incorporant les 
fiefs et seigneuries du Grez, du Plessis-Rougebeci 
d'Auvers, de Vieilleville et de Chemans, au do* 
maine qui comprenait depuis longtemps Cham- 
biers. Prince, la Motte-Crouillon et la Lizardière. 

L'emplacement, où s'était édifié au xi« s. le 
donjon seigneurial, dépendait de la paroisse de 
Gouis, dont l'égUse-mère vit bientôt son patri- 
moine démembré. 

Tout d'abord, et dans l'enceinte même du châ- 
teau, s'éleva l'église JYotre-Dame, constituée pour 
le service du seigneur seulement et de ses gens 
d'armes, et dont le ressort ne s'étendit jamais 
guère. Simple chapelle desservie primitivement 
par des chanoines, elle en fut délivrée, comme 
disent les chartes, par Agnès de Mathefelon et 
donnée à l'abbaye de St-Aubin d'Angers, qui 
même après son érection en titre paroissial, en 
conserva jusqu'au xviii« s. la présentation. 

Curés : Jean Darien, 1517. — Louis de 
Hâtes, 1523, qui permute avec le curé de 
Foudon en 1524. — Etienne Bonvaîoy, 1589, 
1598. — René Bordeau, 1618. — Louis Gaudin, 
1622. — Thomas Papillon, 1625, mort de peste 
le 6 septembre 1637. — Michel Belot, aumônier 
de Tévêque d'Angers, 1640, 1685. — Jean Belot, 
1688 jusqu'en mai 1707, f le 14 avril 1713. — 
Joseph Raveneau, installé le 13 décembre 1707, 
t le 25 novembre 1735, âgé de 69 ans, — Le- 
monnier, mai 1736, décembre 1740. — Louis 
Gahillard, janvier 1741, f le 25 février 1744, 
âgé de 56 ans. ^ N. Gaultier, mars 1764, 
inhumé le 28 avril suivant, âgé de 56 ans. — 
Constantin-Alexis-Françols Leleu, ^ du lieute. 
nant des chasses du comté, octobre 1764, f le 
28 octobre 1787, âgé de 55 ans. — Guillaume- 
Augustin Chesneau, août 1788. Il prêta serment, 
et « après les secousses révolutionnaires et la 
« restauration du culte, termina sa carrière en 
a qualité de desservant dans l'Ue de Béhuard ». 
Il y fut inhumé, âgé de 76 ans, le 20 mars 1825, 
dans le cimetière, où sa tombe se voit encore avec 
une épitaphe assez inexacte. 

J'ai constaté l'existence d'une Ecole laïque de 
garçons sur la paroisse en 1629 et en 1646. 
A cette date le maître, qualifié honorable homme, 
a nom Martin Gargonnet. 



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DUR 



On nd voit pas dans les titres Toiigine de l'église 
de St'Pierret ffû pourrait bien avoir été la 
paroisse primitire da pays circonvoisin. La core 
s'en maintint à la présentation dn grand archi- 
diacre de St-Manrice, à la collation de révêqne. 
Son ressort, qni commençait devant ChAtean- 
Bosset, se terminait au pnits des halles, embras- 
sant le bas da châtean seigneurial et même les 
écuries. L'église, récemment détruite, sans bas- 
cérés, ni transept ni chapelle, remontait par sa 
nef an xi« s. ; le portail avait été éclairé au xiv« s. 
d'une belle fenêtre flamboyante; le chœur trans- 
formé au XVIII* s. La voûte en bois, de forme 
ogivale, se subdivisait en douze caissons où étaient 
représentés, comme à Notre-Dame, mais d'un autre 
style, des anges ailés portant les instruments de 
la Passion, entre deux panneaux aux armes de 
France. Délaissé par suite de la suppression de 
la paroisse en 1791 et transformé en temple de la 
Raison, l'édifice s'écroula en partie le 14 décembre 
1856 et dut être abattu. L'emplacement en a été 
aliéné le 8 novembre 1857. On en a recueilli 
dans l'ancienne cure, occupée par l'Ecole de 
garçons, deux statues en terre cuite (xvii* s.)t 
St Pierre et St René, et une petite cloche datée 
de 1547 avec des armoiries écartelées qui pa- 
raissent être d'un Maynard. •— Curés : Guill. 
Poisson, 1437, 1441. — Barth. Chahrignac, 
1528. — Yves Arrondeau, précédemment curé 
de Cornillé. 1598, f le 14 août 1616. — Franc. 
Dubreil, 1618. 1619. — Franc. Boutelou, 
1620, avril 1622. — Pierre Guillot, juin 1622. 
11 meurt le 13 septembre 1626, victime d'une peste 
terrible, gui avait décimé et fait déserter le pays. 
96 décès dans la paroisse sont inscrits pour 
les quatre derniers mois, dont 34 en septembre et 
l'enregistrement en reste interrompu jusqu'en 1630. 
— Creorges Coiscault, docteur en droit canon de 
l'Université de Paris, 1634, mars 1643. — René 
Taudon, mars 1643, juin 1664, nommé curé à 
Huillé. — Et. Janvier, juin 1664, f le 19 sep- 
tembre 1699, âgé de 83 ans. » Toussaint Gui- 
teau, novembre 1699, f ^^ 3 septembre 1702, 
âgé de 37 ans. — Ch.-Nic. Olivier, octobre 1702, 
t le 14 avril 1724, âgé de 55 ans. —Pierre Che- 
vallier, avril 1724, f le 19 juillet 1736, âgé de 
39 ans. — Jean-Baptiste Viel, qui prend pos- 
session le 26 octobre 1736, mais envoyé par l'é- 
véque desservir St-Rémy de Ghâteaugontier, il ne 
revient résider que le 2 octobre 1739 et est nommé 
le 17 novembre 1742 à la cure de Morannes. -* 
René Goyet, septembre 1743, f le 22 mai 1747, 
âgé de 45 ans. — Jérôme Pasqueraie, maître 
ès-arts d'Angers, août 1747, f le 27 février 1765, 
âgé de 59 ans. — Raymond-Denis Leheurier, 
avril 1765, avril 1791. Il refusa le serment, fut 
enfermé comme sexagénaire , puis envoyé à 
Nantes où il périt dans la noyade dn 9 dé- 
cembre 1793. 

Une Ecole y existait au moins dès les pre- 
mières années du xviu* s., tenue par le vicaire en 
1725 dans sa maison paternelle, puis dans la 
Cure et où étaient réunis les enfants de N.-D. et 
de St-Léonard. Outre un revenu fondé de 54 1. 
de rente, le maître percevait des enfants 5 sols 



par mois pour la lecture et 10 sols pour Téeii- 
ture et le latin. — Le vicaire Ghaudet (1739- 
1764), passant de StPierre à N.-D., la transféra 
sur la nouvelle paroisse. 

Le prieuré-cure de St-Léonard constituai ^ 
une troisième paroisse d'où ressortissait tout le 
faubourg oriental à l'opposé de St-Pierre. Elle fut 
constituée sur les instances du seigneur, Hubert 
de Champagne (1096-1098), par l'abbé de St-Serge 
d'Angers devant le pont du château, sur la rive 
gauche du Loir. Pour attirer à l'entour les habi- 
tants, Hubert, outre de nombreux privilèges, con- 
céda à tous les colons le droit de chasser et de 
détruire les lièvres, qui dévastaient le pays. 
L'église, supprimée dès 1790, fut aliénée nat^ 
le 12 messidor an lY avec le cimetière, et n'a pas 
laissé trace non plus qu'une vieille c?iapeUe de 
Ste-Marie-Madeleine (31 pieds de longueur 
sur 24), qui l'avoisinait, construite sur pierre 
brute, avec deux pignons. — Prieurs-Curés : 
Math. Badier, 1467, qui permute cette année 
pour le prieuré de Sainte-Colombe. — Et. de la 
Croix, 1467. qui résigne. — Robert Escor- 
chart, 27 août 1469. — Ludovic Léblay, 1510, 
qui l'échange contre l'office de la Sacristie de 
St-Serge. — Ant. Errault, 1538. — Ant. Bazot, 
1617. — Isaac d^Hostel, 1636. — Jean Lé- 
^vesque, f le 5 janvier à Paris, inhumé le 18 août 
1697, en son église, âgé de 85 ans. — François 
Chaudet, 1698, f le 10 mars 1735, âgé de 82 ans. 
— G. Androuin, novembre 1730. — Jean-Franç. 
Camot, ancien prieur de Ghaloché, 1770. 

Une partie du cimetière s'appelait le Cimetière 
des Normands, et l'on y avait mis à jour vers 
1740 de nombreux tombeaux de pierre, contenant 
des vases, des charbons et diverses moimaies. 

Le prieuré de Saint-Biaise comprenait une 
grande chapelle, actuellement convertie en cellier, 
et dont le style fait remonter la fondation au 
XI* s. Il dépendait de Mélinais et possédait pour 
temporel les closeries de St-Blaise en St-Pierre de 
Durtal et du Petit-Bossé en la Chapelle-d' Aligné, 
rapportant, toutes charges payées, 116 1. Les seuls 
noms de prieurs que j'ai rencontrés sont ceux de 
Thib. Bernard, 1496. Guill. Lelièvre, 1611, 
t de contagion le 3 septembre 1626, Clair Fon- 
taine, 1642. 

V Hôpital fut fondé par testament de René 
Hus, lieutenant civil et assesseur criuiinel du 
comté, en date du l«r mai 1672, approuvé par 
l'évèque le 29 avril 1677, et de nouveau après 
une opposition momentanée le 17 mars 1678< 
Catherine de FeuqueroUe, V. ce nom, en fonda 
le 18 décembre 1698, la chapelle où furent trans- 
férés en 1752 les ornements et le service de celle 
de Mathefelon. L'établissement, actuellement dans 
le château, était placé sur la paroisse de Gouis 
et confié par contrat du 19 août 1690 aux Filles 
de la Croix, d'Angers. Il comptait, en 1790, 9 lits 
dont 4 de femmes. L'aumônier Lebeurier fut dé- 
porté en Espagne en septembre 1792. 

La ville dépendait de l'Election de la Flèche t 
du District de Baugé en 1788, de Châteanneuf en 
1790, y compris St-Léonard, qui, antérieurement à 
la Révolution, relevait des divers ressorts de Baugé. 



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DUT 



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DDV 



Maires : Kidiel Brouard, 1791. — Lebrecq^ 
an YIII. — Urbain Briand, 11 brnmaire an XII, 
démissionnaire en 1813. — - Henri Pion, 8 juin 
1813, démissionnaire le 28 septembre 1815. — 
René-Jacg.-Marie Hardiau de la Patribre, 
17 noTembre 1815. — Jnles Ckarlery, 26 no- 
vembre 1816, démissionnaire le 5 août 1830. — 
H. Pion, 18 août 1830, nommé juge de paix le 
2 novembre —Jean Pion, 1831, démissionnaire en 
novembre 1854. — Alexandre CAoîsnet, 20 jan- 
vier 1855, installé le 4 février, en fonctions, 1874. 

Arch. de M.-oi.L. G 19, 35, 179, 188, 196; E 515^84, 
2345, 2413-2415, 3939^943; G 195 et Gures; H Pr. de 
Gouis. — Arch. commun. Et.-G. — Arch. de THÔpltal. — 
TilresGrille. — /ÎAwfr/. arcA.,1868,p.495; 1869, p. 43, 
74-75.-^. Mémird, Mss. 875, t. H, p. 158.— D. Ghamtrd, 
t. UI, D. 301.— Du Chaalclet, V Odyssée, 1665. in-4-, p.99.- 



M88. 956.— il /mon. d'An/., 1775, p. 99.— De Wismes, VAn- 

i'ou,^ Btbl. de VEc, des Chartes, A* série, t. IV, p. 83. — 
larchegay. Mélanges, 1. 1 ; Arch. d'Anjou, 1. 1, p. 56. — 
Soc. d'Âgr., Se. et Arts d'Angers, t série, t. Vil.— Pour 



kl 



archegay. Mélanges, 1. 1 ; Arch, d'Anjou, 1. 1, p. 56. — 
oc. d'Agr., Se. et Arts d'Angers, t série, t. VIL— Pow 
les localités, voir, à leur article, Govxs, la Galaisière, Even- 
tard, Chalou, la Frémondière. Anvers, Boismoreau, Châ- 
teau'Bosset, le Grip, la Motte, Bouillant, Boisgour, Po^ 
rame, l'At^ardière, la Touchardière, le Serrin,'jBic, etc. 

DurralléFe (la), ham., c"« de la Varenne, 
avec anc. maison seigneuriale, dont les restes, 
à ro. dans le bourg, près l'Ecole des filles, datent 
du xvu« 8. — En est sieur en 1618 Glande d'An- 
bigné, mari de Jeanne Tiraqueau. 

Dostrie (la), cl., c°« de la Breille (Gass.). 

Mhitw^mnhimg. •— V. Frain du T. 

Da Tronehay (JLouts-Josep^-Dents), sé- 
néchal et lieutenant général de la Sénéchaussée de 
Saumur , avait écrit un travail historique sur le 
roi René, Marguerite d'Anjou et leur château de 
Reculée, dont eut communication Tabbé Prévost 
pour son Histoire de Marguerite d'Anjou^ 
comme il l'indique (t. II, p. 196-197). 

Dn Troneluiy {Georges), sieur de Ballade, 
fils de H« Baptiste Tronchay ou Du Tronchay, 
conseiller du Présidial du Mans , et de Jeanne Lance* 
lot, est né le 20 avril 1540 à Morannes. « Grand poète 
« et orateur », dit Bruneau de Tartifume, « il a es- 
« crit, au témoignage de La Groix du Maine, son 
a plus intime ami, plusieurs poèmes françois et 
« plusieurs livres en prose, desquels c'est grand 
« dommage qu'il ne les a fait imprimer; car 
c c'estoit l'homme des mieux couchant par escrit, 
c qui f ust en France » . Il cite pour exemple La 
Remontrance des plainctes du Tiers-Eatat 
du pays et comté du Maine pour les Estats 
de Blois, sa Grammaire françoise, ses Ety- 
mologies et Proverbes. L'auteur de son côté 
nous fait part de ses nombreux projets de poète, 
dans son Elégie, adressée à Pascal Robin dn 
Faux (1578) : 

Tantôt je veux ourdir on Qotaire françois. 
Tantôt je veux chanter les beautés de Glymèoe, 
Tantôt de yert plaintifs ftdre gémir la scène.... 
Et tantôt les portraits des médailles antiques. 

Ge dernier vers rappelle qu'il possédait un 
cabinet d'une richesse c presque incroyable » de 
médailles et pierres gravées et qu'il passait pour 
« le plus entendu et le mieux versé en cette 
c cognoissance que pas un de son siècle ». Il 
Ues avait dessinées de sa main et en préparait 
'explication. Aucun de ses travaux n'a été re- 



cueilli. — II mourat AU Mai» le 20 août 158t. 
Lacroix dit Maine — Ménage, SaMé, II* jMrtie, p. 77. — 
Menagiana, t. H, p. 303.— Mes. 870,f.tia».— /l^J». oreh,, 
1861, p. 133. — Lepaige, Dkt. du Maine, t. II, p. 847. 

Duiral ( ), a publié les Conseils du cuL 

tivateur Thomas, habitant de la Vendée, à 
son toisin Julien, sur les affaires du gou • 
vemement (Angers, Lesourd,in-8o d'une feuille, 
décembrel830).— C'est sansdoute un pseudonyme- 

Duval {Nicolas), né à Angers le 11 juin 
1739, prêtre, ancien professeur au (iollége de 
Beaupréau, puis chanoine de la Trinité d'Angers, 
émigra avec la famille de Gibot et rentra avec 
elle en France. Il est mort au château de la Mau- 
voisinière en Bouzillé le 28 mai 1815. — On a 
de lui Les hymnes de VOffice de l'Eglise de 
France, traduites en vers français (Angers, 
Pavie, 1806, in-12 de 503 pages) et dès 1782, 
avec l'abbé Leroy, plusieurs mémoires judiciaires 
pour l'abbesse du Ronceray. 

Dnvallerie (la), cl., c°« de St-Léger-des- 
Bois, dans le village des Essars. 

Dairan {Bertrand), sieur des Loges, élu en 
l'Election d'Angers, fut nommé maire pour un an 
le l«r mai 1489, à l'unanimité moins trois voix et 
pendant qu'il était à Ghemillé. G'était au plein 
feu de la guerre de Bretagne et d'Angleterre. 
Tonte l'année se passe en veilles, en gardes, en 
travaux de fortifications et le mairat débute par 
l'expulsion de teus les Bretons domiciliés en ville 
^ septembre). On refuse rentrée même aux 
gens du roi (5 octobre) et une garde est donnée 
au maire pour sa sûreté (6 novembre). — • Il avait 
pour femme Renée Bernard et portait pour armes 
d'azur à deux aigles éployées d'or posées 
en chef et une harpie de même en pointe, 

Arch. mun. BB 7. — Mss. 919. 

Duvaa {Gabriel-Joseph), de Grérillé, était 
un des membres fondateurs et des plus actifs des 
Thesmophories de Blaison, Y. 1. 1, p. 258. Les 
Archives possèdent de lui deux Mémoires Mss. , dont 
un sur cette question : Les propriétaires ont-ils 
plus de profit à affermer qu'à cultiver, 1776- 
Plus tard il avait établi et dirigeait à Grézillé une 
Société de huit à dix membres. MM. Priou, ses 
neveux, en conservent le règlement Mss. — Il était 
officier public de la commune en 1792 et y est 
mort vers 1808, âgé de près de 80 ans. 

Doxrerdler {Claude-François), sieur de la 
Sorinière et des Petites-Tailles , né à la Sori- 
nière en Ghemillé vers 1701, mourut à Angers 
le 28 janvier 1784 et fut inhumé \^ 30 dans le 
cimetière de la Trinité, âgé de 84 ans, veuf 
d'Aimée de Terves. Ancien officier d'infanterie, 
on raconte que dans un accès de colère il démit un 
jour le bras à sa jeune femme, et que pour domp- 
ter son caractère, il se livra à l'étude des lettres, 
qui en effet paraît l'avoir apaisé, — à en juger par 
ses productions sans éclats ni emportements. Ge 
sont de petits vers, épttres, énigmes, logogriphes, 
dont chaque mois « il tapissait », comme l'écrit 
Dupont du Tertre àRangeard, «l'incomparable 
« Mercure de France », les Affiches d* An- 
gers, le Journal de Verdun, les Almanachs, 
les Accueils de poésie. Citons seulement dans le 



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Mercure, en janvier 1744, p. 64-67, nne Lettre 
sur la ville d^ Angers , en juin 1746 un Com- 
pliment à Desforges Maillard, qui loi répondit 
dans ses Poésies diverses, p. 127 (Paris, 1750, 
in-12), par nne épttre : 

Oni, le talent des vers est betn, cher Sorinlère; 
dans le Journal de Verdun en 1763 la Des- 
cription de sa campagne , en 1765 nne Epi- 
graphe pour le nouveau Doyenné de St-Laud; 

— à part, an Essai sur le progrès des Sciences 
et des Beaux-Arts sous le règne de Louis le 
Bien-Aimé, dédié à MM. de rAcadémie de Mon- 
tanban (Angers, Barrière, in -4» de 9 pages). Il 
avait paru d'abord dans le Merctcre de septembre 
1749 et en était à sa 4* édition. L'autenr y chante 
« les beaux-arts, la gloire et les progrès » et après 
rinvocation au roi, célèbre les merveilles du 
siècle, le pastel fixé sur le papier, les estampes 
en couleur, les décorations, la musique, les ma- 
chines de Topera, la poésie qui a sa Henriade, le 
microscope de Réaumur, les progrès de Tanato- 
mie, etc., en style boursouflé d'une chaleur fac- 
tice; la 3«!édition (1750) est précédée d'une 
Préface de deux pages où il se plaint vivement 
du « Peuple-Auteur , vermine du Parnasse » ; 
pour lui, il ne recherche les suffrages « que de 
a ceux qui ont fait quelque étude des sçavantes 
« réflexions de M. l'abbé Dubos ». — Discours 
sur le Roit prononcé dans une Société de 
gens de Lettres (La Haye, Ganeau, 1752, in-4o 
de 23 p.), en prose. U proteste en tète contre ces 
génies méthodiques qui crient sans cesse à 
l'ordre. U ne connaît de guides que la nature et 
la vérité, — Lettre apologétique à M. Vahhé 
SArtigny sur ce qu'il venait de publier des 
prétendus amours de Bayle et de M"»« Jtt- 
rieu, etc. (La Sorinlère, 1750, in-8<> de 10 p.). 

— Ces futilités l'avaient suffisamment désigné au 
choix, alors recherché, des Académies d'Angers, 
de la Rochelle et de Montauban et non moins 
justement au souvenir de Voltaire qui dans son 
Epître à Boileau accole d'une même flétrissure 

GuyoD, Fréron, Nonotte et Sorinidre. 

Il prit part à la fondation en avril 1760 du 
Bureau d'agriculture d'Angers, dont il fut élu 

{)résident le 25 mars, comme il l'était déjà de 
'Académie, et y lut le 7 juin 1761 un Mémoire 
sur la conservation des fossés. Il s'était chargé 
de l'histoire naturelle de la province pour la 
partie comprise entre Ghalonnes, Thouarcé, St- 
Grépin et St-Laurent-du-Motay, — sans d'ailleurs 
délaisser la Muse ; car, « le jeune poète de 81 ans », 
comme il s'intitule, présentait encore le 20 no- 
vembre 1781 un conte anacréontique à son Aca- 
démie. On lui attribue aussi un Traité du Ta- 
bac, in-12, suivi d'un Poème, que je n'ai pas vu. 
Biblioth. d'Angers, Mss. 1039 et 1034. — Arch. mon. 
GG 303. — Affiches, 30 joillet 1784. 

Dairerdler de Genoalllae (J eanrMarie), 
né à Angers vers 1718, capitaine d'infanterie en 
1747 au régiment d'Aquitaine et désigné pour 
monter le premier à l'assaut de Berg-op-Zoom 
avec sa compagnie, fit vœu, s'il en revenait, de 
se faire chartreux, et, la paix conclue en 1749, 
acquitta sa dette en prenant l'habit. Il se retira 



en 1790 À Angers auprès de son frère, refusa de 
l'accompagner dans l'émigration et se réfugia 
dans une ferme de Vendée, d'où il suivit l'armée 
vendéenne outre Loire et jusqu'à Granville. Pris 
près d'Antrain et conduit à St-Malo, il fut con- 
damné le 10 janvier 1794 par la Gommission 
militaire et fusillé le lendemain sur la grève. 

Tresyauz. Bist. du dioc, d'Angers, t. n, p. 466. 

Dnirei^er, — ou Guillon-D. , — maître 
chirurgien, à Saumnr, obtint en 1740 un arrêt du 
Gonseil (8 avril) qui l'autorisait à fonder un ser- 
vice de lithotomie en rH<)tel-Dieu d'Angers, mal- 
gré l'opposition de la ville, contrainte pourtant à 
y contribuer pour une somme de 1,200 1. — Un 
arrêt nouveau du 19 août 1741 supprima le pré- 
cédent en accordant une indemnité de 1,500 1. au 
chirurgien, qui revint à Saumur (BB 112). 

DBTerger (Jacques), s'appelait de son vrai 
nom Leroy, qu'il quitta dans la ferveur de ses 
convictions républicaines pour prendre celui du 
domaine acquis par lui le 22 décembre 1791 
dans la commune de Seiches. Ancien officier, il 
avait été élu en 1790 procureur de cette commune 
et fut nommé membre du Directoire du Dépar- 
tement par arrêté des représentants du 6 oc- 
tobre 1793. Peu après il reçut mission avec Béna- 
ben de suivre les opérations contre les brigands 
et d'en rendre compte à ses collègues. Parti dès 
le 19 octobre d'Angers, il fut surpris le lendemain 
dans une reconnaissance à Ingrandes, et massa- 
cré, V. Bénaben, Rapport, p. 11. — Sa veuve 
Louise-Françoise Farcy restait chargée de cinq 
enfants, dont les deux aînés. Francisque et 
Jean- Baptiste, furent blessés dans la cam- 
pagne de Russie, un autre, Jacques, meurt 
vers 1825 à Naples, un quatrième, Auguste vers 
1837 à la cour de Louis-Philippe, — enfin le 
général dont l'article suit. 

Dnverger ( Philippe-Alexandre-Marie- 
Antoine Lerot, baron), troisième fils du précé- 
dent, né à la Flèche (Sarthe), le 26 septembre 
1784, s'engagea comme ses deux frères atnés, fut 
blessé comme eux au passage de la Bérésina, et 
à peine rétabli fit la campagne de France, dans 
laquelle un de ses frères, déjà adjudant-général, 
tomba blessé à mort sur le champ de bataille de 
Brienne. Il était capitaine en 1815 et entra, après 
concours, en 1818, dans l'état-major. Golonel peu 
de mois après 1830, il fut désigné pour remplir 
à l'armée d'Afrique les fonctions de sous-chef 
d'état-major général, prit part à nombre d'expé- 
ditions et passa enfin au grade de général le 
24 août 1838. Rentré en France, il reçut le com- 
mandement du département du Var, puis en 
1845 celui de la Sarthe, pour passer en 1846 à la 
réserve et se retirer dans son château du Verger, 
à Seiches, où il est mort le 11 janvier 1874, en- 
touré d'affection et de respect. — U avait épousé 
en 1828 M"« Virginie Morel, dont l'union devait 
remplir d'un charme souverain sa vie active et sa 
retraite. Née en 1799 à Metz, et tout enfant 
amenée à Paris aux cours du Gonservatoire, elle 
donnait des leçons de piano à 12 ans, et à 13 ans 
et demi remportait un des prix. Glémenti, Hum- 
mel, Noukomm, Hérold, furent ses maîtres, et elle 



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comptait parmi ses élôves la dachesse de Berry. 
C'est dans ce salon royal, où elle tenait le piano, 
que le général la connut et s'éprit d'elle, ralliant 
ainsi autour de lui un groupe d'élite, et, partout 
où son service l'appela, créant un centre ouvert 
aux inspirations des beaux-arts et aux requêtes de 
la charité. W^* Duverger est morte à Seiches, 
le 17 décembre 1869. Sans parler de nombreux 
morceaux inédits, elle a composé Huit Etudes 
mélodiques pour piano ^ dédiées à M»* Far- 
renc (Paris, 1857). — Le Musée d'Angers a hérité 
d'elle son portrait par Bodinier. 

Afaine-et-L.. 29 décembre 1857. — Mèm, de la Soc, 
dTAgr,, Se. et Arts éC Angers, 1870, p. 37. — Note Hss. du 
général de Margadel. 



Dnrivler (François), peintre, fournit en 
janvier 1Ç57 à l'église SaintrLaud d'Angers < un 
« tableau d'un Crucifiement de N.-S.... et deux 
« petits tableaux en feillage pour accompaigner 
« le crucifiement des deux costez, avec deux plan- 
« chettes aussy peintes pour mettre sur l'autel de 
« St-Nicolas de cette église, s ~ Sa fille Jeanne 
avait épousé le peintre angevin François de Brie, 
sa fille Marie, le chirurgien R. Marquet (9 juillet 
1671). — Sa femme avait nom Julienne Péan. 
DMviviet* • — V. Huvelin et Servant-D, 
Dnzan (Pierre), originaire des environs de 
Toulouse, maître brodeur, Angers, 1683, f l© 
18 janvier 1703, Âgé de 54 ans. 



Ebanpla (1'), f., c»< d'AHençon; «> c°« 
d'Angers. — Trois f. on cl. y portent ce nom, 
dont une près Pouillé, anc. paroisse St-Augustin, 
appartenait à l'abb. St-Aubin, acquise par le 
sacriste en 1258 de Marguerite, veuve de Mau- 
rice des Bordeaux, et vendue nat^ le 10 février 
1791, — une autre également dans l'ancienne pa- 
roisse de St-Augustin, à Jul. Richomme en 1682, 
avait été acquise en 1772 par le notaire Deville, 
des héritiers de Charles de Munein ; -a- d., c°e de 
Cantenay-Ep, ; — cl.. c»« de Lire ; =» f., c»« 
du Longeron. — L'Auhépin (Cass.) ; » ham., 
c»« des Pontsrde-Cé, — En est sieur h. h. Marc 
Saillant, 1594; - f.. c" de Vem. 

Ebanplnaie (l*). ^, c»» de la Potkerie. — 
En est sieur n. h. Isidore Brouillard, 1673; •» 
V. le Petit-Port. 

Ebaupliials (les Grands, les Petits-), ham., 
c»« de la Jumellière. — VEbaupinay (Cass.). 

— En est sieur François Bariller en 1521. 
EbaiipliiIéFe (1'), f., c»« de Bouillé-M., anc. 

domaine du prieuré de St-BIaise en Noyant* la- Gr.; 

— f., c°« de St'Gemmes-d^A. — L'Ebaupinaie 
1756. — En est sieur mattre Franc. Boury, 1641. 

— Elle dépendait de la Toucheburean et relevait 
de Bouillé-Ménard ; — donne son nom au ruiss. né 
sur la commune de Segré qui traverse la com- 
mune de Ste-Gemmes-d'A. et s'y jette dans la 
Verzée ; — 4,600 m. de cours. 

Ebéplne (1'), f., c»« de la Boissitre-St-Fl. 

JEhwHo fl^vwlMtf, nom donné au ruiss. de 
Brionneau, Y. ce mot, dans une charte du Ron- 
ceray, 1040-1050 (Cartol., Rot 3, ch. 32). 

Eeafard, h.^ c^de Bouc/iemaine 1629 (Et. - 
G.). — En est dame Virginie Du Tremblier 1767. 

jEMlIfère a*). - V. VEculière. 

Eearadnére (la Petite-), f., c»« àe Roche fort. 

Eearadaères (les), ff., c^e 4e Denée. — Le 
lieu des E,, paroisses de Denée et de Ro- 
chefort 1573. — Un lieu appelle Gaignerie 
aultrem^nt les Quaraduères 1636, les Esca- 
raduères 1669 (G cure Si-Foy). 

Ecart (1'), cl., c"« de Vivy, — Une petite 
maison etc. appellée VEscard, anciennement 
les Champs-Landais 1660 (G cure de St-Lam- 
beri-des^Levées). 



Eeee-Homo (1'), cl., c»« d'Angers. — Un 
hostel appelle le Minage 1600 (H.-D.). — 
L'Ecce homo alias le Minage 1630. — Le 
lieu et closerie de VEcce-Homo (an III). —-Dans 
le canton de St-Laud, joignant l'enclos des Belles - 
Poitrines et appartenant en 1421 à Philippe Cochon, 
qui relevait de Saint-Martin d'Angers, à Thomas 
Venelle en 1618, à l'Hôtel-Dieu d'Angers en 1736 
sur qui elle fut vendue nal^ le 27 pluviôse an III. 
C'est aujourd'hui en partie la manufacture Joubert. 

— On y a trouvé dans diverses fouilles une sta- 
tuette androgyne en pierre calcaire, un goulet 
d'argile, un fragment de tube en or percé de trous 
comme une flûte, deux petites monnaies ro- 
maines en argent, le tout recueilli au Musée. 

Eeee-0oitto« — V. Bourg -Joli. 

EehaleHe (l'), cl, c°<> de Chaumont; « 
m*», c"« de la Pèlerine^ sur le Lathan, un peu 
en amont du pont qui mène au bourg. — 
Challerie (Cass.); — f,, c»« du Vieil-Baugé. 

EchaUer (l'), f., c»« de Ckeffes ; — cl., c"« 
do Dénezé'SOus-le-L.^ construite en 1870; » 
f., c»»» de laMénitré. 

Eehaller- de -Pierre (1*), ham., c"* de 
Blaison. 

Eehallart (Olivier), docteur en théologie, 
prieur claustral de St-Martin de Vertou, mort prieur- 
curé de Beausse le 14 mai 1699, âgé de 77 ans, a 
publié à Angers Le saint Evangile expliqué 
ou Explication des difficultés qui se trouvent 
dans Us quatre Evangiles... avec le sens 
moral conforme au sacré texte .(Oliv. Avril, 
1693, in-8o de 560 p.), avec l'appiybation des 
docteurs de la Faculté d'Angers. 

Eeharboty chat , c^« de St-Silvin. — Iscar- 
bot 1095-1101 (Cart. Sl-Aubin, f. 66 vo). — 
Escarbot 1095 (1«' Cart. St^rge, p. 309). — 
Escarbotum 1118 (Fontev., ch.anc. 40]u 1185- 
1188 (H.-D. B 28). - Escharbot iù96 (Ib., p. 89 
et 229), 1102-1114(2» Cartul. St-Serge, p. 364), 
1227 (Sl-Aubin, Mense conv., t. I). — Eschar- 
botum 1104-1114 (2« Cart. S(-Serge, p. 274). — 
Escharbothum 1192 (Fontevr., ch. anc. 25). 

— Scarboium 1114-1130 (1«' Cart. St-Serge, 
p. 160). — AecAarbot 1115 (Cart. Font., f. 818). 

— Locua qui vtUgo Escharbot appellatur 



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1115 circa (Ib., f . 840).— PZe««€iacu« E9eharhot 
1362 (H.-D.,B35f. 29).— Locu8 qui dicitur Eb- 
charhot 1292 (St-Aubin, Hôtellerie, t. I). — 
Echerhot 1150 (!•' Carl. St-Serge, p. 156). — 
Manerium dCEscharhot 1280 circa (G Gares) . — 
Echarho Ninhart 1374 (Ghap. Sl-Pierre). — 
Echarhot Gatevin 1405 (0. Bét.). — Echar- 
bot NiardUil (D. Bel.), 1540 (G 105, f. 71). — 
EcharbotGaêtevin9\iBa la J aille 1605 (D Bel.). 
— Echarhot Gastevin alias Ste - Anne 1645 
(D. Bel.). — Ancien fief el seignearie relOTant da 
château d'Angers et qui devait « la bonche et les 
« mains pour toutes charges. » — V. Froide- 
fontaine, — Jusqu'au xiii« s., elle donnait son 
nom à une famille de chevalerie, et avait passé 
avant 1320 à la famille Gastevin, qui lui a laissé 
son surnom le plus populaire, quoiqu'elle l'ait 
possédée peu d'années. En est sieur n. h. Robert 
d'Anjou, chevalier, en 1390, 1405, Jean Levou- 
rier. 1411, Thibault d'Etriché, 1434, Jean d'E., 
1470, Thib. Lemaozon, procureur d'Anjou, 1528, 
le maire Pierre Poyet, par acquêt de 1541, Ro- 
bert Thévin, 1605, n. h. Nicolas Gomuau de la 
Grandière, 1624, Jacques Gomuau de la Gr., cha- 
noine de St-Maurice, 1668, 1671, Glaude Blanchard, 
receveur des tailles, 1717, son fils Jean-Gl.-Nic. Bl., 
écuyer, conseiller secrétaire du roi, 1771 , natif d'An- 
gers, marié le 29 avril 1737 à Henriette Payneau, 
mort le 25 mars 1777, âgé de 86 ans. — Sa fille 
essaya en 1780 d'y acclimater un troupeau de 
mérinos amené à grands frais mais qui périt en 
peu de temps de maladie. — Un fief dit d'Echar< 
bot-Gatevin ou de la Jaille ou de Ste-Anne, Y. ce 
motion avait été détaché et réuni à la Romanerie. 

La chapelle, dédiée à St Nicolas, Corme encore 
un joli édifice, avec promenoir couvert et toiture 
singulière en ardoise octogone. Elle s'élève à l'en- 
trée d'un parc charmant, semé de fabriques de la 
findnxviu* s., où se rencontrent des chalets ts4>is- 
sés de mousse ou de rocaille et un théâtre champêtre 
avec coulisses en charmilles et gtadins de verdure. 

Le château est aujourd'hui une belle habitation 
transformée par l'adjonction de pavillons à double 
étage, avec lucarnes, le toit en cône tronqué, le centre 
du principal corps surmonté d'un petit beffroi, le 
tout couronné de fonte ouvragée; au-devant une 
très-large et longue esplanade, bordée de hauts 
peupliers, aboutit vers N. à une magnifique 
avenue transversale de vieux chênes. — Sous le 
château plusieurs étangs et le miss, à qui il 
donne son nom, né aux Masures sur la c"*» du 
Piessis-Graymoire, quic^ule de l'E. à l'O., coupe 
l'angle extrême N.-E. de St-Barthélemy, pénètre 
en St-Silvin, traverse Echarhot, puis sons la route 
nationale de Paris, passe à la Planche, entre en 
Ecouflant qu'il limite un instant et se jette dans 
la Haine au Pont-aux-Filles, souvent à sec et 
quelquefois débordé; — on l'appelle aussi ruiss. 
de VEpervière; — 8 kil. de cours. 

mehaw-h.,. (l»), — Y. le.., les Charh,.. 

Eeiuirderie (!'), f., c«*« de Rochefort, près 
le village de Ghaume. Barrin de la Galissonniêre 
y avait un logis, qui fut à peu près détruit par 
le bataillon parisien lors du combat du pont 
Barré. Il fat vendu tel quel nat^ le 7 floréal an YL 



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(f), cbât, c»« à'AUençon; — 
anc. fief et seigneurie a^MC manoir, relevant de 
la Motte-Angibert. Il appartenak en 1505 à GuiU. 
Jarzé, en 1538 à François Damours, ao 1612 à 
Jeanne Damours, en 1662 à Judith de la Bœfae, 
veuve de Madelon de la Hune, sieur du Morîer* 
en 1637 à Anne de la Roche, femme de Jacques 
de Yaugirault, dont les héritiers le vendirent en 
1717 à Gharles Gradé, écuyer. Sa fille unique 
Gharl^te épousa Marc-Urbain -Gharles de Maillé, 
dont un des descendants a vendu la terre en 1843 
à M. Gonstant Dubois de Maquillé. Le château, 
incendié le 8 septembre 1793 par la garde natio- 
nale de Thouarcé et des Alleuds, a été recons- 
tmit en 1844-1845 dans le style modeme, en 
conservant le pavillon S.-O. , plus élevé e 
moins ancien que le logis primitif. 

Arch. de M.-^t-L. — Note de M. Rihnbanlt; 

Eeliasserle (1*), cl., c^^ d* Angers, dans le 
canton de St-Laud. — Elle appartenait en 1630 à 
n. h. Jacques de Pêne, qui le 21 mars la vendit 
à Jean Ghéreau, propriétaire d'Eplnchard; » f. 
c"« de Chaudron,— En est s'n. h. Franc. Trouillet, 
mort le 14 août 1680, n. h. J.-L.-A. Tr. , 1748, 1770. 

Eekasserie (1'), h., c*^ de Chemillé. — 
Terra que est Escatherie xi« s. (GhemiUé, 
ch. or. 52). — Eschacaria xii« s. (Ghemillé, 
ch. or. n» 42). — Vinee de Escacheria 1115- 
1120 (Ib., ch. 73). — Tenementum de l'Es- 
chacerie 1220 (Ibid., Gart. pap., ch. 30). — Le 
lieu, maison, fief et seigneurie de VEchas- 
série 1540 (G 105, f. 144). — Appartenait au 
xvi« s. à la famille Savary et relevait de Ghanzé. 

Eehiisserie (1'), f., c»« de Cholet, dépen- 
dance du Fief-Papin, annexe de Montbault, rele- 
vait de la seigneurie de Gholet, et appartenait 
en 1415 à Jean de Gierzay. En 1406 le seigneur 
de Montbault l'arrenta à Lucas Moreau. En est 
sieur René Dardel, apothicaire chirurgien à Tif- 
tauges 1742, Pierre-Louis Dardel 1767 ; » ham., 
c»« du Fief-Sauvin. M. Lebeuf prétend y avoir 
rencontré en 1870 des substractions gauloises et 
une pièce celtique en électmm au type du cheval 
perié ; — y naît un ruiss. qui en prend le nom, 
coule du S. au N. et se jette dans le ruiss. de la 
PaiUerie; — 750 m. de cours; — f., C»* de 
St-Léger-dU'May ; — h., c»« de Tilliers; — 
ham., cn« du Voide. 

Eehasseries (les), t., c°« de Segré. 

Eeluuasiére (1'), f., c»« de Pruillé, 

Echats (les), f.. c»« de St-Lambert-la-P , 

— Saltus Captiœ 1033 circa (Epit. St-Nic. 
p. 8). — ForestaCaptia 1050-1060 (Ib., p. 47). 

— Foresta Catia 1096 (Ib., p. 30). — Silva 
Catiœ 1098 (Ib., p. 91). — Forestœ CotÛB 1123 
(Ib., p. 53). — Nemus de Cathiis xii« s. 
(St-Aubin, ch. or.). — Silva que dicitur Catias 
1109-1120 (Ep. St-Nic, p. 68). — Foresta que 
Catia dicitur 1136 (Ib.. p. 34). — Le nom de 
cette ferme et quelques bois, épars sur trois on 
quatre communes, sont les seules traces qui restent 
d'une vaste et très-antique forêt, perantiqua, 
peuplée au xi« s. de hauts et vieux arbres et dans 
laquelle se sont établies successivement les pa- 
roisses de St-Jean-de-Linières» de St-Laffibert> 



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la-Potherie, de StrClément-de-la-Place, de Saint- 
Léger-<les-Bois et de Beaucouzé. L'abbaye Saint- 
Nicolas acquit à grand prix du seigneAr du 
Plessis-Macé la partie voisine de la terre de 
Vilnières et reçut des comteit d'Anjon par plu- 
sieurs donations tout ce qu'ils y possédaient, an 
delà de Brionneau. Les moines se mirent immé- 
diatement à défricher et à transformer en labours 
le terrain nu. Ainsi firent à leur exemple ceux 
de St-Aubin et les chanoines de St-Maurille, pro- 
priétaires, comme eux, dans le pays. Dès le 
XII' s. la plus grande partie en était défrichée. 
On y travaillait encore an xtiii* s. Le taillis 
conservé comprenait pourtant à la Révolution 
plus de 117 arpents, entre la lande de Saint- 
Léger, les bois du Saulou et de la Haie-Madame, 
et fut vendu nal' le 7 prairial an VL 

Eehaubrognes (les) , miss, né sur la c"* 
des Echaubrognes (Deux-Sèvres), pénètre sur la 
Tessoualle et s'y jette dans la Moine ; — 1,350 m. 

EehmudéOT). - V. la Jaille-Yvon. 

BeK^imwHim — Y. la Lande- Judaa. 

Eehélarderie (1'), ham., c"« de Cheffea. — 
Lichilarderie 1640 (Et.-C.) — VEchalar- 
derie (Cass.). — L'Echilarderie (Rect.). — 
Vieille agglomération traversée par l'ancien che- 
min de Gheffes à Juvardeil. Le principal logis, 
avec closerie. appartenait en 1607 à Guill. Ruel- 
lan, docteur médecin, qui le vendit le 22 jan- 
vier à n. h. Nie. Jouet. 

Echeit^ (1'). — V. PleasiS'Rainaud (le). 

Eehellerie (V), L. c°« de Marigné. 

Eehemiré, c»' et arr. de Baugé (5 kil.) ; -- à 
34 kil. d'Angers. — Scameratumff ix« s. (Mab., 
Acta SS., S IV, t. II, p. 180). — Curtis AackU 
miriaci 1060-1080 (Cart. St-Aubin, fol. 87). — 
Schimiriacus i095-110i (Ib., fol. 66 vo). — 
Eachimiriacua 1077 (Ib., f. 80 vo) et 1088 
(ch. or.). — Eschemiriacus 1088 et 1154 (ch. 
or.). — Chimiriacus 1154 (ch. or.). — Parochia 
deChemire 1225 (ch. or.). — Echemiré-Rigné 
(Rect. et Ann.). — En partie sur un haut plateau 
(89 met.), bordé vers l'O. par la vallée du ruiss. 
de Moulines et couvert à l'E. par les débris 
de la forôt de Baugé, — entre Baugé, Yieil-Baugé 
(5 kil.) et MontpoUin (6 kil.) à l'E., Cheviré-le-R. 
(5 kil) au N., Jarzé (4 kil. 1/4) à l'O., Sermaise 
(4 kil. 3/4) au S. 

La routa départementale d'Angers à Tours tra- 
verse, an centre, de TO. à l'E., évitant de quelques 
mètres l'ancien bourg, où aboutit sous l'église le 
chemin d'intérêt commun de Longue à Gheviré/ 

Y passent les ruiss. de Jarzé^ de Moulines et 
de Léchigné ; — y naissent les ruiss. de la Gou- 
pillère, de la Gorbinière, de la Gagnerie, de la 
Fontaine-d'Echemiré. 

En dépendent le village de Rigné (13 mais., 
61 hab.), et de nombreuses fermes formant les 
groupes ou quartiers de la Grifferaie et des 
Moinetteries (20 mais., 100 hab.), de la Lande- 
d'Evière (12 mais., 45 hab.), des Boivinières 
(20 mais., 72 hab.), des Hautes-Brosses (7 mais., 
43 hab.), de Mince (9 mais., 42 hab.), de la 
Bouquetière (20 mais., 78 hab.), de Sainte-Ga- 
therine (19 mais., 35 hab.) et de la Massonnière 



(10 mais., 44 hab.), les châteaux de la Grifferaie 
et de la Ronssière. 

Superficie : 1 ,698 hect. , dont 277 hect. en bois, 
150 hect. de vignes, — au lieu de 5 hect. en 
1830, — et l'on continue à en planter.— Le terri- 
toire de la c^* de Rigné, qui comprenait 180 h. 
y a été réuni par ordonnance du 14 mai 1837. 

Population : 400 communiants vers 1690. — 
i41 feux en 1720.— iSOfeux en 1788, plus 15à Rigné. 

— 740 hab. en 1830. — 854 hab. en 1841. — 
790 hab. en 1851. — 77i hab. en 1861. — 
827 hab. en 1866. — 80i hab. en 1872, dont 
23i hab. (74 mais., 100 mén.) an bourg, aligné 
sur la pente du coteau qui s'incline vers l'O. 

Culture du seigle ; peu de froment; vin rouge 
estimé qu'on y voit dès le xiu« s. fourni par du 
plant bordelais ; la principale richesse est dans 
l'élève des cochons; — commerce de pommes 
cuites pour poiré et boisson ; — trois fours à 
chaux avec fourneaux à brique ; — deux huile- 
ries ; — grande fabrique de sabots, livrés non 
dégrossis à l'industrie d'Angers. 

Assemblée le dimanche qui suit la St-Augus- 
tin (28 août). 

Perception et Bureau de poste de Baugé. 

La Mairie avec Ecole de garçons a été ins- 
tallée tant bien que mal en 1845 dans une anc. au- 
berge acquise en vertu d'un arrêté du 19 août 1844. 

UEglise, dédiée à St Martin, à qui l'on a 
associé St Bibien, patron ancien du prieuré (suc- 
cursale, 5 nivôse an XII), se présentait jusqu'à 
ces derniers temps, comme un des monuments 
les plus intéressants de l'Anjou. — L'édifice 
entièrement construit en petit appareil irrégulier 
de pierres cubiques à échantillon de 5 à 6 pouces, 
sans briques, avec base en grand appareil de 
tuffeau, formait une croix latine , le chœur 
voûté en cul de four, cantonné de trois absides 
disposées en trident, l'intertransept couvert 
d'une coupole hémisphérique reposant sur de 
larges et épais piliers, ouvrant vers la nef par une 
arcade qui se rétrécissait en montant, les fe- 
nêtres simples ou géminées, longues et étroites, 
nues ou ornementées de damiers et d'acanthes, 
celles du pignon de la façade avec joints déciment 
rouge, le tout comme il apparaît bien par ces 
caractères, non du iz* mais au moins du xi" s. 

— La nef portait une voûte en planches légère- 
ment ogivées, le sommet formé par une large 
bande plate de sept compartiments peints en bleu 
avec inscriptions dont une : F, P. René Lan- 
glois 1705; en dehors sur le pignon, le blason 
des de Broc et la date 1684; sur le mur méridional, 
la même date avec la mention M. /. B. C. 
[maître Jacques Bitaubé, curé] m'a posée , sou- 
venirs des travaux repris en 1727 dans le chœur ; 

— le tout disparu dans une restauration récente 
(1864, arch. Heulin) — La nef entière a été re- 
bâtie et allongée (33 met. 25 sur 7), les voûtes des 
absidioles remaniées, celles de l'intertransept dans 
le style Plantagenet, l'absidiole de gauche seule 
conservée avec son petit appareil et peut-être aussi 
quelques-uns des modillons variés qai forment 
le couronnement extérieur, avec la litre armoriée. 
^ Sur le iransept s'élève le clocher, carré, nu, 



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jusqu'à mi-hauteur, avec deux doubles fenêtres 
romaDes an second ordre, reliées par un pilier à 
chapiteau feuillage et chaque couple enveloppée 
dans un bel arceau roman. 

Le Presbytère aliéné nat* le 13 thermidor an IV 
a été racheté par la coumiune le 23 janvier 1821, 
en vertu d'une ordonnance du 16 décembre 1819. 

Tout au sortir du bourg par l'ancienne roule 
de Baugé, à l'angle du chemin de la Gagnerie, 
e rencontre une petite chapelle de Notre- 
Dame, à dos d'âne, récrépie en 1867, avec statue 
de Vierge du xvii* s. A droite de la porte, sur 
une pierre est gravé : J"acg. Gautier, nlotaire"] 
roi/aZ— lésus— m'a faîct bdtîr— Marie— en Van 
1685, Priez.., ; et dans le pignon, sur un autre 
tuffeau : Michel Millet m*a fait rebâtir Van 
1721. Priez Dieu pour lui. — A l'autre extré- 
mité du bourg, sur la route môme, la Maison 
Tranquille rappelle le surnom du chouan Ghâ- 
telin, y. ce nom, dont la tombe se rencontre 
dans le cimetière. 

Le plateau boisé, qui domine un pays jadis 
fréquemment inondé par de nombreux étangs et 
parles divers affluents du Gouesnon, fut habité dès 
les temps les plus antiques ; de nombreux témoins 
l'attestent, comme le peulvan de la Pierre-du- 
Coq près Bonnevau, V. ce mot, et la rencontre 
aux Rougeaux, à la Pancelière, à la Grifferaic, 
de haches de pierre polie, aux Savignés, de mon- 
naies gauloises. —La forêt était bordée par quatre 
voies et traversée au milieu par la voie dite 
encore au xii* s. la voie du Comte, que le sei- 
gneur vers ce temps-là fit intercepter. — Trois 
centres importants y apparaissent dès lors à 
Rigné, à Ste-Gatherine-de-Rogé et le plus ancien 
sans doute au bourg sur la grande route de 
Seiches à Baugé. Une église y aurait existé dès le 
IX* s.^ si, comme on le dit, c'est Echemiré, la villa 
Scameratum, où firent leur première étape les 
moines de St Haur en fuite avec le corps de leur 
saint patron (863). On peut affirmer du moins 
qu'avant le ii« s. il y existe une agglomération 
paroissiale, autour d'un château fortifié. L'église 
appartenait au seigneur qui la faisait desservir 
par deux chanoines. Rainaud de Vo, fils de Gédéon 
d'Ëchemiré, la donna à St-Julien de Tours, en 
y prenant l'habit religieux vers 1081-1090, dona- 
tion confirmée le 6 juillet 1115 par l'évèque. — 
Les moines y installèrent tout à côté un prieuré 
avec chapelle dédiée à St Bibien, dont rele- 
vaient Ste-Gatherine de Rogé et le prieuré de 
St-Quentin près la Flèche. St Augustin y était 
l'objet d'un culte spécial. — Prieuré et cha- 
pelle existent encore, séparées à peine de l'église 
par la route et une rue, le lout partagé entre 
cinq propriétaires, — le prieuré éclairé par des 
fenêtres à meneau du xvi« s., avec deux tuffeaux 
sculptés sur la face S. dont un d'un écu lozangé 
porté par deux ours ? assis ; — la chapelle, qui y 
attient, construite en assises de petit appareil 
irréguUer et couverte en dos d'âne, la nef com- 
muniquant avec un petit chœur, de voûte abaissée, 
par un arceau roman à claveaux réguliers, qu'au- 
jourd'hui remplit une cheminée, le tout éclairé par 
d'antiques petites fenêtres romanes à claveaux 



réguliers. — Dans le champ en dépendant on a 
rencomué nombre de grandes briques à rebords. 
Prieurs : Bertrand, 1153. — Geoffroy, 
1154. — Kich. Dubois, 1305. — Guill. Guyard, 
1446. — 01. Beausse, 1474. — Jean Beausse, 
1486. — Jean de Lépinay, 1525. — Gharles 
Biel, 1580. — Jacq. Brethe, 1586. — Math. 
Simon, 1590. — Gh. de Coumex, 1591. — 
Gh. Desormes, 1632. — Franc. Lebeau, 1633. 

— Guill. Dubois, 1635-1651. — Pierre Gêne- 
tay, 1651. — Ambr. Froger, 1678-1682. — 
Gab. Frouin, 1683. — J.-B. Hardouineau, 
1685-1699. — Léonard Geffrard, 1723, 1767. 

— Jean-Fr. de Simard, grand chantre de Saint- 
Emilion, 1790. 

Un prêtre séculier, au service du prieur et de 
ses religieux, desservait pour leur compte la pa- 
roisse. Quand la cure fut érigée à peu près indé- 
pendante, une transaction régla la portion con- 
grue du curé, à qui notamment le prieur devait 
un muids 1/2 de bon vin, pur Bordeaux. 

Les registres paroissiaux remontent à 1517. — 
Curés : Jean Dupré, 1459 — Jacques Jarous- 
say, 1525. — Pierre Crespin, 1582. — Thomas 
Chauvelier, 1589. — Daniel Genteau, 1602, 
1626, vit et signe encore en 1630. — Mich. Rou- 
veau, célèbre sa première messe, comme curé le 
19 avril 1626. f le 21 août 1646. — Jean Gail- 
lard, septembre 1646, juin 1652. — Jacq. Bou- 
chard, mai 1653. — Jacq. Gaillard, 1655, 
t le 7 octobre 1676. — Jacq. Biteau, novembre 
1676, t le 12 février 1690, âgé de 64 ans. — 
F. Pelletier, janvier 1691, juin 1718. — Hilaire 
Catherine, juin 1718, mars 1727, interdit par 
l'évèque à la suite de démêlés avec ses parois- 
siens. — Jean Bore, septembre 1728, f le 13 avril 
1746. âgé de 56 ans. — Gabriel-Louis de Gauf- 
frédeau, mai 1746, f le 6 février 1761, âgé de 
57 ans. — Maussion, anc. vicaire, avril 1761, 
février 1777. — Pierre Bessonneau, janvier 
1778, devient fou en 1780. — Brunsard, oc- 
tobre 1782, signe jusqu'en avril 1791. — Odillard 
de la Pommeraie, élu en juin 1791, n'exerce 
pas. — Chicoine, desservant, puis curé, 25 oc- 
tobre 1791. — Le curé Brunsard fut transporté 
en Espagne en septembre 1792. et son vicaire Pierre 
Gaudin à Sinnamari en 1797, où il mourut le 
1er février 1799. 

Le château féodal dominait primitivement 
et enveloppait en partie Téglise. Détruit de 
bonne heure, il ne fut remplacé que sur la fin 
du xvi* s. G'est le logis, qui s'élève tout à côté 
de l'église vers S, avec tour hexagonale conte- 
nant vers ro. un escalier tournant. Une porte, 
style Louis XIII. à pilastres ornementés, donne 
entrée vers l'E. dans un autre large escalier de 
pierre, à angles droits; à l'intérieur, quatre 
grandes chambres à cheminées avec piliers à cha- 
piteaux carrés, dont une à double manteau porté 
par des colonnes détachées, qui forment un vesti- 
bule couvert au-devant du foyer. La terre relevait 
à 40 jours de garde de Baugé et de Gourcelles et 
donnait son nom à une famille remplacée auxiv* s. 
par la famille Sarrasin, à laquelle succède vers 
la fin du zv« s. la famille Gléreau. En est siear 



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dès 1478 Jean Glérean, écnyer. Charles Glérean^ 
mort en 1556, avait épousé Renée de Broc, de 
qui il ent deux fils. René, Talné, hérita vers 
1575, après lui Olivier Cléreau, 1603, 1611, et 
de nouveau François de Broc, par succession 
sans doute de sa tante, mariée à Charles Cléreau. 
Il avait épousé Françoise de Montmorency et fut 
iahnmé avec elle dans TégUse de Broc, leur cœur 
restant à Echemiré. Leurs descendants à partir 
du xvin* s. résident d'ailleurs au château de 
Moulines. — La terre fut saisie nat^ sur le comte 
Alexandre-René-Henri Hardouin de la Girouar- 
dière et vendue le 9 thermidor an II. Elle compre- 
nait encore en 1811 onze fermes. 

La paroisse dépendait de TArchiprôtré du 
Lude, de l'Election et du District de Baugé. — 
n y existait en 1788 un four à chaux, un four à 
hriques. 

Maires : Trihondeau, 1790. — Jean BoU 
eard, 1«' messidor an VIII, démissionnaire en 
septembre 1816. — Trihondeau, 9 octobre 1815. 
— Louis Pillet, 15 juillet 1816. — Thuau- 
Fontaine, 15 novembre 1830. — El. Legris, 
1837, démissionnaire en 1855. — Ludovic ' 
Legris, 24 novembre 1855. — Jean Dubois, 
1861, en fonctions, 1874. 

Arch. deM.-et.L. G 105. f. 346 V; 190; E 535; H Abb. 
St-Julien de Tours. — Arch. conun. Et.-G. — Notice Mss. 
par M. l'abbé Gotterean. — MabUlon, Act. 55., sac. IV, 
t. II, p. 180.— Mabille dans iMiBiblioth. del'Ecoledet Ch, 
^5, p. 176. — RéperL arcA., 1860, p. 19; 1864, p. 31 ; 
"^ p. S18; 1869, p. «30. — Tresvaox, HisU du Vioc.\ 



la Rouuière, la Coir~du~Afoulin, Mineé, Montchauvon, 
la foêse, le» Saoignéa, Ste-Catherme, BocAettes, Glmé, 

Eehenemn (10. h., c»« de Blow^ «o boire de 
l'Authion, c»« de Brain-sur-All., qui prend le 
nom de boire des Roux, au-dessous du confluent 
du ruiss. de fionnevau ; ■• h., c»« de Varennes. 

Eelieiillly9chât.,cB« des Verchers, dans un 
tlot du Layon, lormé par les douves. ^Eschuillé 
1623, Eschuilly 1714 (Et.-C). — Ane. terre 
seigneuriale, dont dépendaient, outre deux mou- 
lins à vent, un moulin à eau, les fiefs et domaines 
de Lavau, de Ligné-Godard, de la Blotiére, 
de Clermont, de Berry , des Simonnières , des 
Touches, de Baugé-Menuau, de Vendôme et de la 
Felonnière. Par acquêt du 16 mai 1636 y fut 
réuni le fief de Vercher ou de la Varenne, auquel 
était attribuée la seigneurie de la paroisse de 
St-Just, avec haute justice. — En est sieur en 1477 
GuiU. Frétard, en 1536 n. h. François Frétard, en 
1623, 1638, Louis Du Pont, conseiller d'État 
et privé et avocat général en la Chambre des 
Comptas de Bretagne, au profit de qui la terre 
fut érigée en châtellenie par lettres royaux du 
20 août 1626 données à Nantes ; — son fils Guy Du 
Pont» conseiller au Parlement de Bretagne, mari 
de Françoise Becdehôvre, 1644; — Louis de 
Fay, écuyer, 1663. — J.-B. Becdelièvre et sa 
femme. Renée de Sesmaisons, vendirent en 1714 
le château, terre, fief et seigneurie à Pierre- 
François Gourreau de la Blanchardière. — Le 
tout avait passé dès 1725 à Jean Senant, mari 
de Françoise-Ursule de Morenne, et 20 ans plus 
n 



tard à la famille de la Selle qui le possède en- 
core. — On trouve en 1747 Joseph de la Selle^ 
« illustre seigneur d'Echeuilly, » âgé de six ans ; 

— Jean de la Selle, ancien trésorier de France à 
Tours, en 1770, dont la femme Marie-Anne Jacob 
meurt au château en septembre 1772 ; — messire 
Jean-Joseph de la Selle, chevalier, conseiller du 
roi en ses conseils, président de la Cour des 
aides à Paris, mari d'Angélique-Bonne Choart, 
fille du receveur général des finances de la Géné- 
ralité de Bordeaux, 1774, 1790. — La chapelle 
seigneuriale avait été consacrée le 15 décembre 
1758 par le curé des Verchers. 

Arch. de M.Hst-L. B 3957. — Arch. comm. des Verchers 
et de Doué Et.^. 

EeUelaetlére a*)', f • . c»« de Grez-N. 
-- VEschiquetikre 1630. — L'Eschistière 
(Et.-C.). 1631. — UEfihicheHhre 1639 (Et.-C.). 

Eehiipiié (1'), chat., c"«- de Linières-B., 
avec moulin sur le Lathan. Cassini indique à côté 
une ferme du Léchigné. Il fut vendu nat^ sur 
Héard de Boissimon le 12 thermidor an IV ; -» 
(le Petit-), cl., c»« d' Echemiré; — cL, c»« du 
VieiUBaugé. — Une maison, jardin, etc., 
appelle le Petit E. 1646 (E 536). 

Eehlcné (10, f. et m*», c»« du Vieil-Baugé, 

— Lischiniacus 1080 circa (Cart. St-Aubin 
f. 85). — Eschine 1142-1145 (Cart. du Ronc. 
Rot. 2, ch. 6). — Leschinei 1150 circa (Hau 
réau, Pr., p. 157). — Ane. château, qui préten 
dait aux honneurs de la seigneurie de la paroisse. 
Une transaction passée avec Honorât de Bueil, 
seigneur du Vieil-Baugé, reconnut au seigneur de 
TEchigné, comme fondateur d'une chapelle de la 
Madeleine en TégUse paroissiale, un droit de 
second patronage et d'enfeu avec banc à la 
gauche dans le chœur (1639). — La chapelle 
du château était dédiée à Notre-Dame et avait été 
fondée le 13 juillet 1497 par Catherine Tillon. 

La terre depuis au moins le zv« s. appartenait 
à la famille de la Chapelle et s'y maintint par 
les femmes jusqu'au milieu du xvii« s. — En est 
sieur en 1545 Julien de la Chapelle, sur qui 
n. h. Christophe de Launay, fit saisir le domaine 
en 1559 ; — Renée de Launay, veuve de Fran- 
çois de la Chapelle, 1610, 1616; — Claude 
Briant, sieur de Brez, 1624 ; — René de Brez- 
Briant, 1631 ; ^ Christophlette de la Chapelle, 
veuve messire Claude de Brez-Briant, 1639 ; — 
Françoise Espron, veuve Charles de Brez-Briant, 
1672 ; — Louis de Masseille , 1722. — Armand- 
René de Crochard, mari de Marie-Anne de Mas- 
seiUe. 1756 (E 533-537). 

Elle donne son nom à un ruiss. né sur la com- 
mune , qui traverse Echemiré et s'y jette dans le 
ruiss. de la Rochette. U a pour affluents ceux 
de la Grande-Fontaine, de TAuberdière, de la 
Gagnerie et de la Grange ; ^ 7,250 m. de cours. 

Eelftlnard (Guillaume), abbé de Toussaint 
d'Angers, reçu en sa prébende de St-Maurice le 
l«r décembre 1415, mort en 1436. — Il avait 
obtenu par bulle du 28 août 1420 le privilège de 
porter la mitre et Tanneau. — {Jean), élu le 
l*r février 1437, admis à St-Maurice le 27 mars, 
mort le 5 septembre 1457. U succédait à Pierre 



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ECO — 

Marteau, éln en décendbre 1436 et mort presque 
immédiatement. — {Simon), éla le 18 septembre 
1463 pour succéder à Jean Louet, admis le 
30 septembre à St-Manrice, pois dépouillé de 
son abbaye par le pape ao profit de G. Brient, 
succéda de nonveaa à Racinean en avril 1468. — 
Mort en octobre 1473. — Le nom de ces trois 
abbés est dit souvent Essirart ou Easirat. — 
V. aussi Eaquenard. 

Eeho (1), c»« de Chemîîlé, joli petit logis en 
briques, construit en 1867-1868 , à gauche et 
presque sur la voie de fer, en approchant de 
Chemillé, vers N. Il porte son nom inscrit sur la 
façade vers 0., et sur l'autre, au levant : Ore- 
mus; — sur les portes : Alléluia; — appar» 
tient à la famille Gourdon. 

Eehupdmie (1'), cl., c»« de la Prévihre. — 
VEècallardayt 1686 (E 1133), dont est dame 
Jeanne de ta Faucille. 

Eelaré (F), f., c»« de Corzé. 

Eelariére GO. U c"» de Bouillé-M, — 
Eclardière (L'), 1657 (Et.-C.), dont est sienr 
Pierre Papin. — Non loin une croix désigne 
remplacement où fut assassinée en 1851 une 
jeune fille nommée Touvain par Valataire, exé- 
cuté depuis à Laval. 

EeUteries Oes), cl., c" à* Angers, — Des 
ouvriers y avaient entrepris en 1740 une carrière 
d'ardoise qui n'eut pas de durée. 

Eelèehe (l*), f., c»« de Daumeray, — Lé- 
clesche, Léclèche xvii« s.-^La terre de L. 17Î7 
(Et.-G.). — Ane. dépendance du château de la 
Rochejacquelein, avec logis habité notamment par 
François Lemaire, écuyer, en 1618. — par René 
de Meaulne , écuyer , sieur de Pontvalain, et sa 
femme Marie Lemaire, en 1684, qui y accoucha de 
son fils René le 25 avril, — par maître Gaspard 
Bommier. sieur de la Gonillère, en 1727,— en 1760 
par le garde chasse. 

EeloM (les), cl., c»« de SULéger-des-B. — 
Le lieu des EscUms 1540 (C 106, f. 242). — 
Les Elons (Cass.). — Appartenait au xvi« s. à 
Péan de Brie et relevait de Linières. 
. Eelnse (10. cl., c»« de Châteauneuf; — 
cl., c" de Za Chapelle- sur-Oudon ; — f., c»« 
de la Jaille-Yvont auprès d'une écluse sur la 
Mayenne; - cl., c»« de Juigné-Béné; - cL, 
cn« de MontreuiUBelfroy. 

Eelusean (V), t, c^ de la Renaudière. 

Eeobns (1'), f., c- de Trélazé. 

Eeooluurdiére (1*), viU., c»« de Noellet; — 
donne son nom à un ruiss. né sur la commune 
et qui s'y jette dans la Yerzée ; 800 m. de cours. 

EeogBée (!'), cl., c«« de Breil. — U y exis- 
tait en 1781 un moulin à tan vendu par le 
vicomte de Foucault an sieur de Lathan. 

Eeole G*), cl.. c»« de Jarzé, anc. dépendance 
du temporel de l'Ecole de la paroisse, vendue 
nal* le l»' thermidor an IV ; » h., c»« de Saint- 
Georges-du-Puy-de-la-G. L'école des filles y 
était établie jusqu'en 1860, et aujourd'hui encore 
celle des garçons. 
Eeoleries Ges), f., c«« de Geste. 
Eeoree GO. h., c»« de Morannes. — Terra 
que dicitur Cortices 1102-1114 (2* Gart. Saint- 



\— EGO 

Senge, p. 184, 187 et 803). — Seorticœ 1102 
1114 (Ib., p. 186). — Escorciœ 1154-1184 (Ib., 
p. 195). — Scorcœ 1155-1162 (fh., p. »7). — 
J?8Corces 1276 (Pr. de Gouis, t. I). — Anc. fief 
avec logis noble, dont est sieur en 1613 Péan 
Turpin ; — Louis Lemesle, écuyer, 1618, dont la 
veuve Elisabeth de Sorhoette s'y remarie dans la 
chapelle seigneuriale le 28 mai 1639 à Arnault 
de Saint-Badel, capitaine appointé dans la cita* 
délie du Havre ; — Jean Lemesle, qui épouse à 
Durtal le 23 janvier 1642 Catherine Froger ; — 
Claude d*EcuiUé 1643, Pierre d'Ecuilié, un des 
cent chevau-légers de la garde, 1652, mort le 
16 décembre 1669 à Brissac ; — René d'Ecuillô, 
qui épouse à Linières-B. Marie de Gennes le 
31 mai 1676. — Il donne son nom à un miss, qui 
natt dans le département de la Sarthe, traverse 
les c'«' de Daumeray et de Morannes et s'y jette 
dans la Sarthe n a pour affluents les ruiss. de 
Lantivelle et de Leigné ; ~ 7.850 m. de cours. 
Eeorehe-âJiesae» cl., c*^* de Savennières, 

— La met. du Pin autrement de la Haute- 
Ecùrchanesse 1629 — La closerie d'Escar- 
chasnais 1692 (E 1301). — Le village d^Ecor- 
chanesse 1605 (Saint- Aubin, les Grifferais). » 
Le fief censif et la seigneurie appartenaient en 
1606 à Jean Eslys, avocat, en 1695 à la com- 
tesse de Blansac, qui les vendit le 10 février 1699 
à Franc. Rousselet, sieur de la Gravelle, et 
celui-ci à n. h. Daniel Picbot de Monthrun. 

Eeorekebeeaf . h., c>*« de la Jumellih'e ; =» 
h., c»« de St-Laurent-de-la-Plaine. — La 
gaingnerie de Esc. 1525 (G 55). — Les hoi9 
d'E. 1530 (E 667). — Sirocneheuf (C 105. 
f. 133), et moulin (Cass.) sur le Jeu. 

Eeoreheloire» h., c»« de Geste. 

Eeoreherie GO, cl., c»« de Beaucouxé. — 
Appartenait en 1612 à François Tripier, — eo 
1700 à Viot, maître écrivain; — en 1729 à h. h. 
René d'Aigremont, de Vriz, son gendre. 

Eeorelére Ga Basse-), f., c»« de Botz, — 
Scorceria 1088 G^iv. Bl., fol. 32); « G«^ Grande-), 
h., c»« de Botz, — En est sieur René Bault de 
Vilnières 1716. J. Guérin de la Piverdière 1760. 

— V. to Nouvelle Ecorcière. 

Eootale (la Basse, la Haute-), cl., c»* do 
Châteauneuf. 

Eeotals GO. f.. c»« de Brain-sur-Long. ; — 
f., c"« de Cherré; — cl, c»« de Contigné; — 
f., c»« de Durtal ; — f., c»« de Feneu ; — 
bois, c»« de Jarzé. — Terre et nemora gue 
vocanturd^EscoUiz 1291 (Chaloché, 1. 1), autre- 
fois dépendant du fief de la Fenoilière; « vill., 
c»« de la Potherie ; - f., c»« de St-Clément- 
deAa-P. — Le Cottay (Cass. et Et.-M.). 

BeotaUÇies). —V. la Gac^ietière. 

Eeoteries Gos), f., c»« d* Angers, S.-O; «« 
ham., c^* de Fontevraud. 

Eeotlére GO, cl., c»« de Cheffes. — En est 
sieur h. h. André Davy 1583; — vllL, c" de 
Soulaines. — En est sieur Julien Vallée, f le 
1»' janvier 1708. 

Eeotléres Ges), f., c»« de Boc^. 

Eeotlera, c«« de Louresse. — Riperia 
d*Es€Otier 1313 (Chap. St-Maimbeuf). — Ado. 



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— 99 — 



ECO 



fief et Mîgnearie relevant à denx fois et hom- 
magM de la baronnie de Doué, où le tenancier 
avait pour le service de ses devoirs féodaux deux 
hôtels, Tim dit de la Donve, près le chAteaa de 
Doué, l'autre, Bourdigale, dans son fief. — En 
est sieur Guillaume de Philippes, mari d'Am- 
broise de Commences 1443, Gilles Turpin 1530, 
dont la veuve Louise Aménard restait douairière 
et usufruitière en 1540, la nue-propriété du fief 
appartenant à Pierre Desnoues, — Jacques de CSour- 
talvert, chevalier, gentilhomme ordinaire de la 
Chambre, 1572, René de Gourtalvert 1618, Marie- 
Charlotte de Gourtalvert de Pezé, veuve de Pierre 
de Faudoas, 1705. — Le seigneur présentait à 
une chapelle du nom de la terre, desservie en 
l'église de Rochemenier. Il avait droit de faire 
arrêter tous délinquants en dehors des murs de 
Doué, de les faire juger par ses officiers et de les 
attacher à son poteau, planté au-dessous du mou. 
|in de Gbapet, où les officiers de la baronnie 
avertis devaient les venir prendre. « J'ai aussi 
« droit de toute ancienneté, — dit le seigneur dans 
« son aveu de 1705, — que tous les nouveaux ma- 
« fiés en la paroisse de Varenne, autrement de 
« Rochemenier, sont tenus, le jour de la Trinité 
« ou autre que je leur ferai assigner, à se trouver 
« sur le ruisseau du pont appelle le Saut-aux- 
« Maris, et là doivent sauter ledit ruisseau en 
• travers ; et où ils défaudront à iceluy sauter et 
« qu'ils tombassent dans l'eau ou qu'ils fissent dé- 
« fault de se trouver audit lieu, en ce cas lue doi- 
« vent chacun 15 boisseaux d'avoine d'amende ». 
L'habitation actuelle, bâtie il y a environ 
trente ans, sur la lisière d'un bois, au bout d'une 
belle avenue, appartient à M. Lehoux, de Doué. 
Ardi. de M.Hsi-L. G 105^ (.141; B&SO; G Doué, 1. 1.— 
Bodio, Saumw, p. 175. 
Econbéres (les), cl., c»* deSt-Barthélemy. 
EeoaboUles (les), vill., c»* de St-Paul-du- 
Boia. — LevilL des CoxishoulUz 1319. — Le 
lieu et ténement d^Escouhougles 1480 (Landes 
Buget, Aven). — Les Coubolles (Gass.). 

]E«««lbAt* canton N.-E. et arrond. d'Angers 
(8kiL). — Vaia ConfUntis «96-1010 (l«'Gart. 
St-Serge, p. 13). — Terra ad Conflens 1036- 
1056 (St- Aubin, Meuse couvent., t. 1, f. 75) — 
Apud Conflentum 1053-1082 (%•' Gartul. St- 
Serge, p. 154). — ConfUntz 1150 oirca (Ibid. 
p. 186). ' Coflenz 1150 circa (Ibid., p. 148 et 
Briolay, ch. or.). — CofUnt 1127-1150 (Gartul. 
Si-Aubin, f. 36). — Capellania d^Escoflain 1190 
(Hauréau, Preuv.). ^ ViZZa de .Escou/la/it 1200 
(Abb. du Perray). — Ecofflens 1579 (Carte). — 
Beoflens 1607 (Carte Mercator). ^ Dans le large 
circuit formé par le confluent du Loir dans la 
Sarthe et de la Sarthe dans la Maine, — entre 
Briolay (4 kil.) et Soulaire (7 idl.) auN. , Gantenay 
^ kU.) à rO., Angers à TO. et au S., St-SUvin 
(4 kil. 1/2) au S.-E. et Yillévèque (9 kil.) à l'E. 
Le bourg s'étale sur la rive gauche, et, comme 
l'iodique son nom, au confluent même de la 
Sarthe et de la Maine, dont une vaste couri>e, 
vifl-à-vis même, étreint la grande tle Saint- Aubin, 
dépendance d'Angers ; deux bacs y communiquent 
Voa aa*deffus du bourg, l'autre à la Balourde. 



Deux autres petites tles se forment en face 
l'église, dont une appelée dès le xiv« s. la 
Ta8se<LuX'Filles, — Au-dessus, les prairies de 
la rive droite de la Sarthe, dites Longues-Ues, 
dépendent de la commune. 

Le chemin de grande communication d'Angers 
à Morannes traverse la partie Sud de la com- 
mune, en longeant tout le côté oriental du S. au 
N.- E. — Tout auprès, et le coupant par trois fois, 
circule le chemin de fer du Mans qui presque à 
son entrée fait station à 1,200 mètres du bourg, 
Y passent, outre les trois rivières, les ruiss. 
de l'Ëpervière, du Perray et du Gué-de-Moré. 

En dépendent les vill., cantons ou hameaux de 
la Charpenterie (14 mais., 42 hab,), des Aubes 
(27 mais., 73 hab.), de la Chevère (10 mais., 
83 hab.), du Chêne (27 mais., 60 hab.), de la 
Guichonnière (17 mais., 37 hab.), du Perray 
(5 mais.. 20 hab.), de la Bourserie (7 mais., 
17 hab.N d'Eventard (17 mais., 46 h.), de Beuxon 
(14 mais., 43 hab.)> les ohàt. de Beuon, d'Even- 
tard, du Verger, et nombre de maisons de plai- 
sance et d'écarts avec logis bourgeois et maisons 
de fermes; — et aussi Vhippodr<yme de la So- 
ciété des Courses d'Angers, installé en 1836 dans 
les prairies de la rive droite de la Sarthe et 
transféré depuis 1863 sur un terrain acquis par 
les sociétaires, à l'E. du chat. d'Eventard, avee 
accès par la route de Paris. 

Superficie : 1,702 hect. dont 7 heet. en vignes 
et 54 hect. en bois. 

Population : iiS feux en 1720. — ifO feux en 
1790. — 700 hab. en 1793. — 947 h. en 1831. — 
96t h. en 1841. — i,0t4 h. en 1841. — i,040 h. 
en 1851. — 99i hab. en 1861. — ifitf hab. en 
1866. — 94i hab. en 1872, dont 300 hab. au 
bourg (93 mais., 98 mén.). 
Assemblée le 24 juin. 

Culture du chanvre ; jardinage et primeurs ; — 
pèche ; ~ carrière de pierre à bâtir ; — chasse 
en hiver des oiseaux de passage, échassiers et 
palétuviers, sur les prairies converties en un lao 
immense depuis Angers jusqu'à Soulaire et Briolay. 
Bureau de poste d'Angers et Perception 
de Pellouailles. 

Mairie avec Ecole de garçons, construite en 
1847, la réception des travaux datant du 30 juin 
1848 (arch. Duvètre). — Ecole publique de filles 
(Sœurs de St- Charles). 

VEgUse, dédiée à St Jean-Baptiste (succur- 
sale, 5 nivése an XIII), est située au milieu du 
bourg. C'est un édifice informe sans intérêt, dont 
la nef, large de 7 met 40, mesure à peine 
20 centimèt. de plus en hauteur, jusqu'à sa voûte 
en bois. U a été restauré et presque entièrement 
reconstruit sous la direction des architectes 
Binet (1814), puis François (1815-1817), le 
ohoBur démoli, le tout transformé. Au fond 
s'applique Fautel en retable, eonlenant au centre 
un piètre tableau : Un ange montre à St Joseph 
endormi la Vierge, agenouillée devant l'Enfant; 
— dans des niches, & droite, St Sébastien; à 
gauche St Jean-Baptiste. L'aile gauche du 
transept en style ogival flamboyant est due à 
Jean Fouchier, sr de Préaux , comme l'atteste 



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100 — 



ECR 



son épitaphe datée de 15S6. Une inscription 
près la chaire rappelle une fondation de Marquis 
Ghesneau 1499. Denx antres restent cachées sous 
le ciment. Une croix adossée extérieurement an 
mur de Téglise porte la date de 1760. — Le 
principal vitrail fut vendu 13 livres en Tan II. 
— Le clocher, avec flèche, date de 1720. 

Le Presbytère, aliéné nat4e 7 brumaire an III, 
a été racheté par la commune, autorisée par une 
ordonnance du 2 juillet 1812 ; — le Cimetière, 
acquis par une ordonnance du 29 septembre 1809. 

Le 21 avril 1872 a été adjugée la construction 
d'un hôpital dédié à St Augustin (architecte 
Bonnet), fondé par une donation particulière et 
qui a été inauguré le 16 novembre 1878, sur la 
place, entre Téglise et la mairie. — Presque vis- 
à-vis s'élèvent de vieux logis à pignons et croisées 
du XVI* s., notamment vers S.-E. Belîebranche, 
anc. dépendance du collège de la Flèche, vendue 
nat* le 5 novembre 1793. 

A 3 kil. en aval du bourg actuel, vers Angers, 
au lieu dit la Salle, nom caractéristique, dans 
le flanc de la berge légèrement exhaussée, à 
quelque distance du lit de la Maine, chaque crue 
d'hiver achève d'emporter des tronçons d'un mur en 
blocage imbriqué et qui soutenait ou reliait les 
diverses parties d'un édifice disparu. Sous le sol 
cultivé se reconnaît, pendant plus de 50 mètres, la 
ligne blanche et noire du parquet en ciment, re- 
couvert d'une couche de 3 ou 4 centimètres de 
cendre, de laquelle on dégage en grattant des dé- 
bris d'antiques poteries. Rien n'indique même le 
nom de cette ruine, tout au moins gallo-romaine. 

La villa même d'Ecouflant succédait sans 
doute à une agglomération plus antique, établie, 
conmie partout, au confluent des rivières, et que 
desservait la voie d'Angers à Brissarthe par 
Briolay. — Le domaine appartenait au x* s. à 
l'évèque d'Angers Rainaud, qui de l'aveu du roi 
Robert en donna la moitié à l'abbaye de St-Serge 
d'Angers (996-1010), avec la moitié des revenus 
du port et les pêcheries des prés de la Sarthe. Les 
moines acquirent, vers la fin du siècle suivant 
U052-1080), l'écluse placée sur la Sarthe et qui 
relevait en partie de Briolay et de Blaison. Vers 
le même temps l'abbaye de St- Aubin devint pro- 
priétaire dans les environs; — mais on n'y voit 
pourtant établir ni prieuré ni paroisse. A la fin 
du xii« s. encore il n'y existe qu'une chapelle, 
non plus qu'en 1200, quand Marguerite de Sablé 
donna à l'abbaye du Perray, V. ce nom, nou- 
vellement fondée sur le territoire, une partie du 
village avec le four à ban et des bois. Tout le 
pays, à vrai dire, de Briolay à Angers et de la 
Sarthe à la Loire, n'était qu'un bois, découpé de 
quelques cultures encloses, et relié sous différents 
noms,— bois de Semé, de l'Olivraie, du Breuil— 
à la forêt de Yemères, où les évêques installèrent 
au XIII* s. leur maison de plaisance, Eventard. 

Le Chapitre St- Julien d'Angers, jusqu'à sa réu- 
nion au Séminaire, présentait la cure, soit en 
vertu de quelque donation des seigneurs de Blai- 
son ou de Briolay, soit plutét parce que la pa- 
roisse aura été détachée de celle de Gantenay, qui 
faisait partie de la fondation antique du Chapitre. 



Curés : Pierre Bourreau, 1543. — Louis le 
Picart, t en juillet 1552. — René de Boisjour- 
dan, 1552, démissionnaire. — Jacq. Lemaçon, 
mars 1555, n* a», qui résigne quelques jours 
après. — Gaspard Belin, avril 1555, permute 
l'année suivante. ^ Guill. Geneat, octobre 1556. 

— Ysaac Lemaçon, f en 1583. — René Jame- 
ron, janvier 1584, b. s. — René Heurdehonde, 
1609. — René BrusU, 1630. — Joachim Cke- 
verue, 1660. — Michel Lecomte, f le 27 jan- 
vier 1696, âgé de 69 ans. — Poitevin, 1760. — 
Gausvuron, 1767. — Leroy, 1789, transporté 
en Espagne en 1792. 

La paroisse faisait partie de la baronnie de 
Briolay, sans autre fief privilégié que celui du 
Verger et de l'abbaye du Perray. — Elle relevait 
de l'Archidiaconé d'Angers, de l'Archiprêtré delà 
Flèche, de l'Election, des Aides, du Grenier à sel 
d'Angers, de la Prévêté d'Angers, — sauf la partie 
tenue en régale comme dépendance d'Eventard, 

— du District en 1788 de Châteauneuf, en 1790 
d'Angers. 

Maires : Mathurin Marchand, 10 messidor 
an YIII. — Charles de Beaumont d'Autichamp, 
Y. ce nom, 8 thermidor an XIII. — Jean-Marie 
Muguet, mai 1815, installé le 16 juin, démis- 
sionnaire le 18 juin 1816. — Franc. Poulain, 
juillet 1816. — Pierre-Jean Esnault, 25 mai 
1821. — Mich. Jubeau, 4 mars 1826, installé 
le 19, démissionnaire le 13 octobre 1830. — P.-J. 
Esnai^t, 1830, démissionnaire le 22 novembre 
1834. — Lecoq, 1834. — André Richou, 1835. 

— Yictor Avenant, 1843, dénûssionnaire le 
31 août 1851. — Charies Lehis, 1852, démission- 
naire le l*r décembre 1855. — Franc, Nail- 
Desmelettes, 27 décembre 1855, installé le 
6 janvier 1852, démissionnaire le 19 novembre 
1859. — Louis Lecoq, 4 novembre 1859, installé 
le 18. — Ravalet, 1870, en fonctions, 1874. 

Arch. de H.-et-L. G 192: H Abb. St-Seree. — Arch. 
eomm. Et-G. — Bépert, areh,, 1861, p. 95: 1863, p. 49: 
4868, p. 206. — MaiM^'L, dn 19 août 1830, article tigoé 
E. M. — Rev. de VAnj, 1854, 1. 1. p. 197. - Pour les 
lociJit^, voir à leur article, la Courotâssotmière, le Ver^ 
ger, le Perray, Bventard, la Bowterie, la Hahvrde^ 
B«tûon, etc. 

BeouUies (les). — Y. Boire-des-E. 

Econte-slI-PIeatt étang, c*>« de Concour- 
son, avec chaussée, d'où sort un petit ruisseau 
qui aboutit au Layon. — Le ruisseau de Vé- 
tang de Court-s'il- Pleut 1740 (E 520). 

Eeonte-s'Il-PIeatt terres, c*^« de Montigné- 
leS'R, — Noa d^EscoU-si-Pluit 1206 (Cha- 
loché, t. II, p. 54), ~ Noa de E scoute -si-iU 
Ploet versus forestam de Chamhiers 1244 
(Id., t. n, f. 60). 

Eerennes (les), f., c^ de Chazé-Henri. — 
Terra que vocatur de Escreneriis 11494168 
(Cart. de la Roë, ch. 118 et 124). — Les Es- 
crennes 1657 (Et. -G.). — La terre appartenait 
an milieu du xii* s. à Jourdain d'Eancé qui la 
donna aux chanoines de la Roë. — L'abbaye y 
entretenait des forges au milieu des bois, plus 
tard défrichés et convertis en prés on en landes 
qui en 1790 contenaient 90 hectares. Une petite 
chapelle y existe encore, délabrée et convertie en 



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grange. Elle était dédiée à St Barthélémy, et le 
joar do patron servait de rendez-voas à une 
foire importante, qui a été transférée aa boorg 
et par soite rainée. — La propriété, rendae nat^ 
le 21 avril 1791 à Jean-René Martin de la Blan- 
cfaardière, appartenait en 1816 à son gendre, 
H. Corneille Lamandé, ingénieur en chef dn dé- 
partement de la Seine. ~ Elle donne son nom au 
miss., dit aussi de la Roche, qui natt dans le 
département de la Mayenne près la Roche-Gher- 
bonnean, coule du N.-O. ao S.-E., passe soas 
la route nationale de Laval, forme quelque temp^ 
limite, coupe la pointe extrême de Ghazé-Henri, 
entre la Galissonnière et le Plessis-Galeron, et 
pénètre sur la Chapelle-Hullin, où il se jette 
dans TAraise, entre la Rivière et le Haut-Livet. 

Ecrevlsses Gos), /., c»« de Pouancé; — 
emprunte le nom d'un ruiss. né sur la commune, 
qui coule du N. au S., s'y jette dans la Yerzée; 
» a pour affluent la BoUangeraie ; — 2,600 m. 

Eeritnre (!'). cl., c»« d'Angers. — La mai- 
ton du Puid-à-la^Tripière, vulgairement 
appelée VEcriture près les Banchais 1722 
(6 Evôché). — VEcriture alias le Breil en 
St'Samson (St-Serge, Terrier). 

Eeaelle (la Grande-)» f* et moulin, c»« de 
Coutures, 

Ecaillé* canton de Briolay (9 kil.), arrond. 
d'Angers (90 kil.). — Villa Scuhiliacus 844 
(D. Bouq., t. VIII, p. 437). — Esculliacus 
105M082 (2« Cartul. St-Serge, p. 121). — Es^ 
quilli 1134-1150 (Ibid., p. 264). — Esculei 
1160-1188 (Gart. dn Ronc. Rot. 4, ch. 8). — 
Ecclesia xte EscuUio 1177 (G 334. f. 11). — 
Esculle 1212 (St-Serge, ch. or.). — Escuille 
1224 (Mss 624, t. II, f. 640). — La ville d^Es- 
cuylU 1391 (G 448). — Entre Ghampigné (4 kil.) 
au N., Gheffes (4 kU.) à l'E., Soulaire (4 kU.) et 
Feneu (6 kil. 1/2) an S., Sceaux (3 kil. 1/2) à VO. 

Le bourg situé dans un vallon, est traversé de 
l'E. à rO. par le chemin de grande communica- 
tion de Ghefles à Thorigné, duquel se détache dans 
le bourg même le chemin d'intérêt commun d'An- 
gers. Sur les confins, vers VO., monte transver- 
salement (3 kil.) dn S. au N., à 2 kil. du bourg, 
la route départementale d'Angers à Mamers. 

Y passent les ruiss. de Saint-Gervais et de 
Launay. 

En dépendent les ham. des Etres (7 mais., 
24 hab), de la Roche, avec moulin et château 
(4 mais., 24 hab.), des Thibergères (6 mais., 
16 hab.), des Menassières (5 mais., 15 hab.), du 
Petit-Monterbault (5 mais., 13 hab.), du Petit- 
Bignon (4 mais., 14 hab), des Raimbaudières 
(4 mais., 10 hab.), de ]a Morette (8 mais., 31 h.), 
de la Garenne (8 mais.. 11 hab.), le château du 
Plessis-Bourré [et une quarantaine de petits 
groupes on d'écarts. 

Superficie : 1,255 hect., dont 72 hect. en 
vignes et 106 hect. en bois. 

Population : U6 feux en 1720. — 585 hab. en 
1831. — 55i hab. en 1841 et en 1851.— 590 hab. 
en 1861.— ^i2 hab. en 1866. — 583 hab. en 1872» 
dont 155 au bourg (46 mais., 68 mén.). 

Assemblée le 24 juin. 



Culture de froment, céréales, lin, chanvre ; — 
vignes blanches, quelques vignes rouges ; — pom- 
miers, poiriers, châtaigniers en nombre. 

Perception et Bureau de poste de Feneu. 

Mairie neuve avec Ecole mixte (Sœurs de 
St-Charles d'Angers), construite par adjudication 
du 6 mai 1858, les travaux reçus définitivement 
le 2 janvier 1860. 

VEglise, dédiée à St Martin abbé (succur- 
sale, 5 nivése an XIII), est située an milieu du 
bourg. Elle présente l'aspect étrange d'un paral- 
lélogramme allongé (20 met. 37 sur 5 met. 59), 
comme divisé en deux édifices. En avant, la nef 
primitive, avec portail plein cintre à triple archi- 
volte en retrait, à claveaux réguliers, sans autre 
moulure qu'un cordon en dents de scie; vers S., 
une porte latérale romane, jadis avec couronne- 
ment en fer à cheval. Suivent le clocher carré, 
soutenant à sa base les autels de la Vierge et de 
St Jean, construits par le curé en 1744 et 1745,— 
puis comme une seconde nef formant chœur, le toit 
de beaucoup surexhaussé, les murs soutenus par 
trois énormes contreforts, le fond autrefois éclairé 
par une fenêtre à double meneau (xv« s.), mais plus 
qu'à demi bouchée par l'autel, que décore an 
centre une belle Pieta moderne, don de M. de Vil- 
loutreys; — l'œuvre entière de pauvre apparence 
et délabrée. 

Le Presbytère a été bâti à quelques pas vers 
l'Est sur un terrain acquis le 17 février 1842 par 
la conunune autorisée le 16 janvier précédent. 
Les travaux, adjugés le 7 avril 1842, ont été 
reçus le 15 avril 1844. 

Aucune trace antique n'est signalée sur le ter- 
ritoire, — que traversait tout au moins la voie 
de Feneu à Ghampigné, parallèle à la route dé- 
partementale, et sans doute une autre voie mon- 
tant de Soulaire an bourg actuel. G'était alors la 
villa Scuhiliacus, que le roi Gharles le Chauve 
donna le 8 février 844 avec Joué et Morannes au 
Chapitre St-Maurice d'Angers — L'église, plus 
tard aliénée, figure entre celles que l'évêque 
Geoffroy la Mouche acquit à grands frais et 
dont il octroya la collation à son Chapitre de 
St- Maurice en 1177. Guill. de Beaumont en 1224 
l'annexa au Doyenné d'Entre-Sarthe-et*Maine, dont 
dépendaient au xviii* s. 34 eures et 9 prieurés* 
On voit -par ces faits combien est erronée l'allé- 
gation de divers Mémoires judiciaires du xvui« s. 
qui ne font dater l'érection de la paroisse et la 
construction même de l'église que de l'année 
1295. — Elle avait pour fillette la petite paroisse 
de Changé, annexe atgourd'hui de CheniUé. 

Curés-Doyens : Jean Fruchault, docteur 
en théologie, 1539, f le !•' octobre 1540. Bruneaa 
de Tartifume donne son épitaphe, Mss. 871, 
p. 118. -^ Aubin Noguette. 1554. — André 
Desprez, 1570, 1577. — Jacques de Vaulx, 
précédemment curé de Bourg, 1580, f le 25 sep- 
tembre 1612. — Ambrois Forveille, 1613. — 
Mich. Peccan, 1616. 1626. — Et. Granger^ 
1628, 1633. — Pierre SyetU, 1643. — Jean-Luc 
Du Rivault protonotaire du Saint-Siège, au- 
mênier dn roi, 1656, 1672. — Jean-Baptiste Bar- 
hott docteur en théologie, 1676, f âgé de 67 ans* 



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k S3 j^vier 1706. — René Rahineau, août 
1707, t le 4 janvier 1720, âgé de 70 ans. — Luc 
Loiaeau, docteur en théologie, janvier 1724» 
t le 10 mars 1735, âgé de 45 ans. -^ De la 
Roche f or dière, novembre 1735. — Franc. Raf- 
lai/, janvier 1737, f le 20 mars 1760, âgé de 
62 ans. — R.-L. Maugin, avril 1760, f lo 
11 octobre 1772, âgé de 50 ans. — Charles-Franc. 
Guitet, 1773, qoi signe à partir de novembre 
1792 « citoyen curé ». 

Le Doyenné , aliéné nat^ le 9 fmctidor 
an IV, forme encore, à l'entrée da bourg vers 
Cbeffes, un élégant logis modernisé, avec tourelle 
du xvp s., pièc^ d'eau et double haie vive. 

Le Chapitre de St-Manrice restait seigneur avec 
tout droit de juridiction sur une partie du bourg 
comprenant l'église et la cure et qui relevait 
de son fief de Feneu; mais le reste de la pa- 
roisse était revendiqué^ avec droit de four à 
ban, par les seigneurs du Plessis-Bourré, qui en 
rendaient aveu, sous le titre de châtellenie sans 
domaine, à Châteangontier. — L'eiiguité des cul- 
tures et des fermes y empochait au xviii* s- 
môme l'élève des moutons. 

La paroisse dépendait de l'Election d'Angers et 
du District de Châteauneuf. 

Maires : Pointeau, 1«' messidor an VIIL — 
Ayrault de la Roche, 2 janvier 1808, démis- 
sionnaire en 1813. — Brignac de Villoutreyst 
8 octobre 1813. — Ayrault de la Roche, 
25 septembre 1815. — B. de Villoutreys fils, 
16 octobre 1815, démissionnaire le 7 mai 1818. 
— Louis Bergeras, 26 mai 1818. — Demizé, 
13 novembre 1831. encore en fonctions, 1874. 

Arch. de M.-et-L. G 106, 1 268 V; 193; G 334, 348. — 
Arch. comm. Et.-C. — Mss. 624, t. II, f. 640. — Pour les 
locaUtét, ^KÂr à leur article, la Roche, MonterbauU, U 
PlêSiis^Bourré, le Bignon, le Bois, le Verger, etc. 

Eoulard, ham., c"« de St-Georgea-sur-L., 
avec usine à blé, servie par la vapeur en temps 
de sécheresse. — Au centre du groupe s*élève 
une grosse et lourde gentilhommière du iviit" s., 
restaurée récemment, les portes ornées de pilastres 
et frontons ronds, autrefois avec cour, terrasse, 
chapelle transformée auj. en servitude, et dans 
le jardin la tour ronde d'une ancienne fuie décon- 
ronnée. La futaie d'alentour a été abattue vers 
1860. — Une tradition indique là l'emplacement 
primitif de l'église paroissiale, abandonnée, dit* 
on, au profit de l'église abbatiale. A plusieurs 
reprises et encore en 1872 on y a rencontré des 
cercueils en pierre entre la maison et le moulin 
Bachelot. — La terre appartenait au xvi« s. à la 
famille Jamelot, dont l'héritière Marguerite épousa 
le 2 février 1589 n. h. Guillon de la Yieuville. 
Celui-ci en vendit an moins une partie à René 
Yerdier le 6 avril 1600. — En est sieur n. h. 
Franc. Deniau 1675. — Pierre Deniau, prêtre, 
oncle de Grandet, conseiller au Présidial d'Angers, 
y mourut le 22 octobre 1723 et Jean-Pierre-Franç. 
du Tremblay, fils du lieutenant particulier, le 
10 novembre 1761. —En est seigneur Charles- 
François Pantin de Landemont en 1780, 1789, 
sur qui la terre fut vendue nat* le 18 messidor 
aa IV. — Elle ^>partenait dans ces derniers 
temps au docteur Daviers, Y. ce nom. 



E«vllère (!'), f., c"« de Cholet. — VEcuil 
Uère (Cass.). - VEcaillère (Et.-M.). -' JL'^ 
cuyère (Rect.) ; -■ f., c*« de la Poitevinièrt^ 

Eenrie Q*), ham., c"« de la Varenne. 

Eonssean (!'), cl., c*^« de Corzé, 

EevssoB (le Petit-), cl., c"« de Neuillé — 
UEacuaaon 1709 (Et.-C.), ancienne dépendance 
du domaine de Blou, où le seigneur faisait plan, 
ter son écusson armorié et mandait ses tenan- 
ciers pour tirer la quintaine. 

Eeatlère ÇjT), f., c»» de Dénexé'a.'U'L. — 
L'Egutière (Cass.); — f., c»« de Meigni-le-V. 

Edals(r), ham., c*^« de Chazé-aur-A. 

Edelinalsi (les), h., c"« de Bécon. 

Ed^^ardlére (1'), f , c>« de St-Crépin, bâtie 
vers 1856. 

Effrière (1*), h. , c"« de Morannea. — En 
est sieur h. h. René Martin 1623, mari de Franc. 
Juffé, -- René Martin le jeune 1643, 1663, séné- 
chal de Précigné; — f., c»« de Thorigné. 

Egasseau (1'), f., c»» de Chalonnes-aur-L. 
— Les Gataeaux (Rect.). 

Entons (les), ham , c"« de St-Macaire-du- 
Bois, — Lea Ajoncs (Cass.). — Les Egrons 
(El.-M.) ; — Y. lea Joncs. 

Effloals (les), h.. c»« de Freigné.—Le nill, 
des E. 1672 (El. -C.).— Les Hautes-E. (an YI). 

Egotière (1*) , f. , c»« du Fief-Sauvin. — 
Ligolière (Cass.). — L'Egolière (Et.-M.). 

Effont (1'). — Lagouet 1693 (G 613, f. 69). — 
vaste étang, pour partie sur les c^*" de Chaumont 
et de Beauvau, au milieu des bois de Chaloché. 

Ei^ntas (les), ham., c"" de Candé, détaché 
en 1837 d'Angrie. 

Etpreplnals (X), c^* de Yillemoisant (Et.-M.). 

Efpretterie (F), f., c»* de Lui, — Les 
Grelleriea (EI.-M.). — VEgreterie (Cass.). — 
La métairie de VEgreterie 1540 (C 105) rele- 
vait de la cure de Gornillé. — En est sieur mes- 
sire René Rigaultl694. 

Efi^rossler (V), cl.. c»« de Cheviré-le-R. 

KJauwue^ (!'). — Y. Jaunais (les). 

Elardlère (1'), cl., c»« de Chàtelais. 

Elari^rie (1'), m»» b. et f., c»« du Louroux, 

Elbée {Maurice-Joseph'Louis Gigost d'). 
fils de Maurice Gigost d*E., conseiller privé des 
guerres et général major de l'mfanterie du roi de 
Pologne, naquit à Dresde, croit-on, d'une mère 
saxonne, et était dès 1762, très-jeune encore, 
lieutenant des grenadiers des gardes du roi de 
Pologne. Il passa plus tard au service de la 
France, à titie de lieutenant dans le régiment 
Dauphin-cavalerie, qu'il quitta vers 1783 par 
dégoût de ne pouvoir obtenir une compagnie. 
U se maria alors avec la fille du gouverneur 
de Noirmoutiers, Marguerite^ Chariotte Duhoa\ 
d'Hauterive, et se retira dans le petit domaine de la 
Loge-Yaugirault, où son père était mort en 1783. 
Il y vivait de ses 3 ou 4,000 livres de revenu, res- 
pecté des paysans pour ses pratiques de dévotion et 
de charité, et d'ailleurs nullement hostile, non plus 
que Bonchamps, aux idées nouvelles. Au momentde 
la convocation des Etats-Généraux, il réclama en 
vain son inscription sur les listes de l'ordre de la 
noblesse et dut se contenter de prendre rang 



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BLB 



dans h Tien-Etat de sa paroisse de St-Martin de 
Beaapréan qni le députa à rassemblée générale 
des élections da Tiers. On le voit signer avec la 
nranieipalité de Beaupréan le 96 juillet 1789 
l'adresse à la municipalité d'Angers, dans laquelle 
tons les habitants en état de porter les armes, 
offrent, sur la nouvelle des événements de Paris, 
de partir au premier signal pour porter secours 
« de fortune et de bras jusqu'au dernier soupir 
« à leurs illustres et immortels représentants. » 
Mais, quoique son nom figure an bas du procès- 
verbal imprimé de l'élection de l'évoque consti- 
tutionnel d'Angers, il n'y vota pas, ne signa psts 
l'acte et protesta par écrit (7 mars 1791) auprès du 
procureur général syndic contre l'abus qui l'y fai- 
sait figurer. Ses sentiments religieux semblent donc 
avoir surtout éprouvé les premières répugnances. 
Pourtant, quand les paysans vinrent le trouver, 
comme Bonchamps, et le requérir de les conduire 
au combat (13 mars 1793), d'Elbée, qui le jour 
môme devenait père pour la seconde fois, s'y 
refusa tout d'abord , cherchant à les apaiser, et 
s'il céda le lendemain, sur une sommation nou- 
velle des gars de St-Hartin , ce fut tout à contre-cœur, 
sans aucune foi dans une cause qu'il jugeait 
vaincue à l'avance et de laquelle encore il déses- 
pérait même après la victoire de Saumur. —Réuni 
le 15 mars à Gaihelineau et à Stofflet, il prit 
part à leurs premiers succès, mais le 11 avril, 
après une résistance opiniâtre, il fut chassé de 
Ghemillé par l'armée de Berruyer, se retira le 
12 à Cholet et en partit le 13 pour Tiflauges, à 
peu près découragé. Dès le 16 pourtant il était de 
retour en force avec Gathelineau. Il reprit Yihiers 
sur Leigonier, fut tenu en échec pendant deux 
jours par les 167 grenadiers du Boisgrolleau, et 
le SS avril, avec Bonchamps, détruisit à la Gha- 
pelle-du-Genèt sous Beaupréau l'armée de Gau- 
villiers. Il prit part à l'expédition de Thouars dont 
le plan lui était dû; mais il fut blessé griève- 
ment à la cuisse dans l'attaque désastreuse de 
Fontenay (16 mai). Recueilli au château deLan- 
dèbaudière, il rejoignit l'armée à la nouvelle de 
la prise de Saumur et appuya de son influence la 
nomination de Gathelineau. A l'attaque de Nantes, 
il s'empara, malgré une résistance héroïque, du 
faubourg de Nort (27 juin) et dirigeait avec 
Gathelineau le principal assaut par les routes de 
Rennes et de Vannes ; mais la mort de son com- 
pagnon d'armes brisa tout élan et d'Elbée 
dut pourvoir à la retraite qu'il dirigea sur Mor- 
tagne. A quelques jours de là (19 juillet) les suf- 
frages des paysans et des officiers subalternes, 
en l'absence de Bonchamps, de Gharette, de 
Lescure, de la Rochejacquelein , l'élisaient à 
Ghâtillon généralissime, non sans soupçon de 
brigue ni sans quelque amère parole. — Il ne pa- 
rait pas d'ailleurs qu'il fût né pour commander. 
Maigre et petit de taille, le teint brun et jauni, 
Fœil enfoncé mais vif, il avait le parler lent, 
difficile et rude, quelque chose d'excessif et de 
charlatan dans ses manières de politesse et même 
dans son costume, sans coup d'œil ni décision, mais 
d'un sang-froid imperturbable et d'une bravoure 
tout d'un coup entraînante. Ses prières un peu 



longues, sa confiance trop souvent affirmée en 
la Provi«lence, en lui prêtant quelque ridicule aux 
yeux de certains chefs, lui avaient acquis la con- 
fiance aveugle des paysans « qui le regardaient 
« comme la bannière », — au deflieurant « un 
« homme de paille », au dire de M^^ de Laroche- 
jacquelein. Son autorité fut reconnue néanmoins 
de tous et obéie, laissant d'ailleurs par l'indé- 
cision même du commandement l'œuvre facile 
à la soumission. — D'Elbée l'inaugura pour- 
tant par une proclamation énergique (23 juillet), 
où il annonçait la résolution d'user de repré- 
sailles sur les biens et sur les personnes des 
Bleus, et aussi par un double échec le 30 juillet et 
le 4 août sous les murs de Lnçon ; mais réuni le 
18 septembre à Bonchamps et i Lescure, il 
rallia le 19 Gharette à Torfou et ainsi soutenu on 
dirigé par des lieutenants dont l'initiative dé- 
passait la sienne, payant d'ailleurs à tout danger 
de sa personne, il y écrasa les Mayençais, com- 
mandés par Kléher. •— Les républicains, sous cette 
main ferme et puissante, eurent bientôt repris 
l'offensive et les derniers combats de la grande 
guerre s'approchaient D'Elbée, avec Lescure et 
Bonchamps, ralliant tous les contingents épars, les 
rassemble en avant de Gholet, devenu le centre 
de l'insurrection. Le 15 octobre Marceau s'y 
heurte sous le château de la Tremblaie à la di- 
vision de Lescure, qui tombe blessé à mort et 
ce premier désastre entraîne une première re- 
traite. L'armée vendéenne s'achemine pendant \a 
nuit sur Beaupréau, d'où d'Elbée, d'accord avec 
Bonchamps, prépare une fortune nouvelle en 
envoyant un détachement à Varades s'emparer 
du passage de la Loire. Mais une chance en- 
core parait rester pour la lutte suprême, et sans 
attendre l'arrivée de Gharette, tonte l'armée 
vendéenne assaillit le 17 octobre les Républicains 
qui s'apprêtaient i l'aller chercher à Beaupréan. 
Vain effort 1 — Sur le soir, à l'heure décisive, 
un groupe résolu des principaux chefs, i la tête 
d'un escadron de deux ou trois cents braves à 
cheval, tente une charge héroïque, mais est dé- 
cimé. D'Elbée tombe criblé de 14 blessures, à 
cêté de Bonchamps. Il est recueilli par la colonne 
de Piron, arrivée trop tard dans le combat. Trans- 
porté en croupe derrière un cavalier jusqu'à Beau- 
préau, puis quelques jours après à l'armée de Gha- 
rette, il trouve refuge dans l'tle de Noirmoutiers. 
Ix>rs de la prise de l'Ile par Turreau (3 janvfor 
1794), il y était encore retenu au lit, l'âme et le 
corps désespérés. Turreau, — qui fait de lui un 
éloge peutrêtre excessif, — raconte, avec quelque 
apparence de vérité, les regrets échappés au cœur 
du Vendéen vaincu sur \a conduite de \a guerre 
et la mésintelligence des chefs. Livré au tribunal 
militaire, d'Elbée fut condamné à mort et porté 
dans un fauteuil au pied de l'artire de la liberté ; 
avec lui Boissy , d'Hauterive et le commandant répu- 
blicain Wieland, accusé d'avoir livré l'tle à Gha- 
rette. D'Elbée, sans aucune des bravades que lui 
prêtent Beauchamps et d'autres, attestait par un 
dernier cri d'honneur l'innocence de son compa- 
gnon inconnu, quand la fusillade les frappa tout 
quatre lans merci. Le lendemain périt sa femme* 



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EMP 



qui, ayant pu s'échapper, était restée pour le soi- 
gner et mourir avec loi. — Une souscription fût 
ourerte en 1827 pour Térection d'un monument à 
la mémoire du général vendéen ; et la duchesse de 
Berry en posa la première pierre le 6 juillet 1828 
à Beaupréau ; mais la Révolution de 1830 n*eut pas 
à le détruire, comme on le raconte, car il ne fut 
pas mis à exécution. Le projet, approuvé seule- 
ment en mars 1830, figurait une colonne cannelée, 
surmontée d'une fleur de lys, avec piédestal où un 
bas-relief représentait la mort du général. Les 
dessins, avec devis, par Dominique Molnecht, en 
existent aux Archives de Maine-et-Loire — D'Elbée 
avait eu deux fils, dont un seul Louis-Joseph- 
Maurice, né en sa maison de la Loge le 13 mars 
1793, lui survécut. Confié aux soins dévoués 
d'une pauvre femme de StRémy-en-Mauges, 
nommée Onillon, il fut élevé au collège de 
Beaupréau, puis à 20 ans enrôlé dans les gardes 
d'honneur. Très-gros et se tenant avec peine 
à cheval, il tomba dans une charge sur le champ 
de bataille de Leipsig et mourut, croit-on, pri- 
sonnier à l'hôpital de Postdam. 

Moniteur. — Arch. de M.-et-L. Série L. — Bournlxean* 
Eist. de la guerre, 1. 1, p. 355, 390. — Revue de l'Anjou, 
1855, 1. 1, p. 197. — De Beaochamps, Bist, de la guerre de 
Vendée, 8* édit., 1. 1, p. 368, et 413; t. II. p. 183 et 449. — 
Grétioeau-Joly, BUt. de la Vendée milit. et RUt. des géné- 
raux Vendéens, p. 181. — U"* de Sapinaod, Âtém., p. 113 
et 191.— Tnrreau. Mémoires,^. 63. 143 et 184.— Aubertin, 
Mémoires, p. 93 et 94. — Walsh, Relation de voyage, 
p. 338-330.— Lebonvier des Mortiers. Réfutât, des calom- 
nies, p. 35, 46, 49, 850. - De Romain, Rédt de quelques 
faiU. p. 13, 13, 38.— Boutillier de Saint-André, Mém. Mss., 
p. 149. — M"* de Laroch^acquelein, Mémoires Msi. antogr. 
— GhauTeau, Hiet, de Bonchamps, p. 76. 

Elle {Jean), religieux et archiviste de l'abb. 
de Ghaloché, est l'auteur d'une histoire sommaire 
de eon abbaye dont le Mss. autographe (petit in- 
fol. pp. de 11 p.) a été donné aux Archives de 
Maine-et-Loire en 1845 par M. Gaignard-Ia- 
Renloue. Il a pour titre : Précis historique sur 
Vdbhaye de Chaloché et sur les ahbés qui 
en ont été pourvus. Le travail s'arrête à l'année 
1727 et a été continué par deux mains diffé- 
rentes jusqu'en 1787. 

BHgné. — V. Felligné, 

Ellnlére (1'). f., c»* de ChoUt, vendue nal^ 
le l«r jour complémentaire de l'an IV sur l'émigré 
Croy d'Avré ; — f ., c»« du Longeron. — Les 
JLumère8(Gass.).— La Linière (Et. -M. et Cad.). 

EUniére (la Petite-), f., c«» de Cholet. 

Elis (Jean), libraire, Angers, 1522, 1541, en 
la rue de l'Âiguillerie^ c'est-à-dire près les an- 
ciennes écoles. — Sa femme Jacquette Lebreton 
est veuve dès 1548. — (Jean), leur fils, né le 
22 septembre 1525, succède à son père, 1554, 
1565. U est dit « libraire juré de l'Université, » 
1562. Sa veuve a nom Jeanne Voisin, 1566. — 
(Pierre), fils sans doute du précédent, et comme 
lui, libraire en 1566. Un acte de juin 1585, qu'il 
signe, lui donne les titres, comme à un person- 
nage ecclésiastique, de « vénérable et discret » 
(GG 151). — « Défunt Pierre Elis, de bonne mé- 
« moire, » est inhumé le 18 mars 1595 dans 
l'église Ste-Groix (GG 198). 

EUsabetht fille de Bouchard de Vendôme, dit 
le Vénérable, épousa vers 988 Foulques-Nerra 



d'Anjou, i qui elle apportait le Vendomois. Une 
charte de 990 montre les deux époux, enrichis- 
sant l'abbaye de Marmoutier dans l'espérance 
d'obtenir un fils. —Mais convaincue d'adultère, la 
princesse fut précipitée, par ordre du comte, du 
haut du château, et comme elle n'était pas tuée, 
il la fit brûler vive, ou suivant une chronique, 
la poignarda de sa main. Cette exécution ter- 
rible avait lieu quelques jours à peine avant l'in- 
cendie de la Gité en décembre 999. La chronique 
de St-Aubin indique à tort la date 992. — La 
comtesse laissait une fille nommée Adèle. 

Chroniq. d'Anjou, t. II, p. 33, 187, 360, 373. 

Ellenay, f., c«« d^Epieds. 

JElMe^na villa. — V. Naunet. 

JEloi (le Grand-). ^V.la Grange-Elot 

EiosM (les). — V. les Eclons, 

Elotleries (les), cl., c»« de St-Clément-de- 
la-Pl. — Les Aloteries (Et. -M.). 

Embronehard (le Grand-), ^, c^« de Ju- 
melles.^Le gué dEmhrechard 1576 (Censil). 

Embûche (0, f., c«« de Jumelles, 

Eméranderie (1'), anc. lie de Loire, réunie 
au XVII* s. à rtle de Taneray , vis-à-vis Rochefort. 

EmerlUals (les), m»" b. et f., c>>« de Beau- 
coûté. — Les Grands-E. (Cass.). — Les 
Emeritais (Gad.) ; — anc. gentilhommière, autre- 
fois avec cour enclose et chapelle, dans le fief de 
l'Hôtel-Dieu d'Angers ; — appartenait en 1550 à 
Jean Faucheux, qui la vendit à Guill. Pechard^ 
veuve de Jean Perrier. Y résidait et y meurt lé 
30 août 1702 Antoine Gasté, écuyer, inhumé aux 
Augustines d'Angers. Claude Grudé l'acquit de 
ses héritiers pour la revendre, en 1711, avec \a 
Haranchère, à n. h. Claude Davy d'Amigné, qui 
y fit sa demeure. Après lui elle passe à Jacques 
Joubert, voyer des Eaux et Forêts d'Anjou, et est 
acquise de sa succession en 1763 par René Meslet, 
maître de grammaire; -» vill., c" deSt-MarUn- 
du-FouiUoux. — ÙOmérillaie (El.-M.). 

Emonlère (1'), f., c"« de Cholet, au xvii« s. 
de la paroisse de St-Christophe-du-Bois. 

Empiré» vill., c«« de Ste-Gemmes-8ur'L, 

— Pireium 1187 (H.-D. B 31, f, i03), — 1215 
(Ibid., f. 8). — Pt/remm 1208 (Ibid., A l,f.26). 

— Pire 1185-1188 (Ibid., J3 30, f. 205). — 
Apud Pyre 1214 (Chaloché, t. III, f. 33). — 
En Pire 1302 (G 340, f. 98). — Le Peyré, vul- 
gairement Empyré 1780 (GG 181). — C'est à 
proprement parler, dans les temps antiques, le nom 
du canton sis à la pointe extrême de l'angle for- 
mé par le confluent de la Maine et de la Loire, 
où sJ[)Outissait d'Angers un perray ou voie ro- 
maine longtemps reconnaissable. M. Matty de la 
Tour y place, sans vraisemblance aucune, l'Angers 
romain, s'appuyant particulièrement sur une er- 
reur matérieUe, admise même par ses contradic- 
teurs, l'établissement d'un pont sur la Loire qui 
n'y a jamais existé. — Par une particularité 
inexpliquée, malgré l'écart extrême et l'exis- 
tence de plusieurs paroisses intermédiaires, le 
pays formait une enclave, dépendant jusqu'à la 
Révolution de la paroisse St-Pierre d'Angers. C'est 
probablement la raison qui excluait les habi- 
tants de l'usage aux communs de Frémur et du 



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Port-Thibuilt. Le cnré de St-Pierre, le fameux 
Robin, y. ce nom, y fit bâtir dans les derniers 
mois de 1769, sur le grand chemin tendant au 
commun da Petit-Saint-Jean, une chapelle qu'il 
Consacra le 2 mai « pour Tusage et adminis- 
« tration des malades du canton et pour acquitter 
« les legs des Godins et du Puy-Dressé », en pré- 
sence d'André- Sulpice Darius de Montecler, sei- 
gneur d'Empiré. U avait placé dans un tuffeau un 
exemplaire de son livre sur Le Camp de César. 
^ L'édifice, mesurant 22 pieds de long sur 12 de 
large, fut vendu nat^ le 22 brumaire an lit, et 
de nouveau le 12 vendémiaire an IV, avec un 
petit cimetière y attenant, consacré le 7 mars 
1773. ~ Le village est entouré d'un vignoble 
blanc, particulièrement estimé, dont les tenanciers 
forent condamnés en 1214 par des commissaires 
dn pape à payer par arpent au Chapitre de Saint* 
Pierre d'Angers une somme ou charge de vin, 
an lieu d'un simple cotteret qu'ils offraient. 

Ardi. de H.-el^L. G Chap. Saint-Pierre. — Arch. mun. 
6G 481-189. 

EBipnuiterie (r)t cl., c"» de Tiercé. — 
Un corps de logis nommé la Preunterie 
1727 (E 360) ; — (la Petite-), cl., c»« de Tiercé. 

Eaaadale (1'), ham., c** du Louroux-B. — 
L*erbergement de VE, 1448, ancien domaine 
donné à l'abbaye de Pontron par Etienne Tou- 
chais le 22 mai 1608 et vendu nat^ le 5 brumaire 
an V; — f., c»« de St-Mickel-et-Ch. — Les 
Naudais (Gass.). 

EuMiderie (X), f., c»« d'Andigné; — £., 
c»« de BouilU'M. ; — f., c»« d*Ecuillé. — 
Ane. fief et seigneurie, dont le tenancier présen- 
tait à la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'église 
paroissiale. — En est sieur Nicolas Dudouet 
1584, Louis Gauldry 1586; — f., c»« de Saint- 
Sauveur-de-Flée ; ■=> ham., c»« de Soulaire. 

EB«ad«ries (les), cl., c»« de B^con; « f., 
c«« de Daumeray; -■ f., c»« de Durtal, 

Eaaiidlére (l'), f., c"« de Brion, domaine 
an XVI II* s. des Hospitalières de Beaufort, vendu 
nal* le 26 avril 1793; — f., c~ de Dénezé-sous- 
It'Lude, vendue nat^ le 14 thermidor an IV sur 
Charles-René- Isaac de Boissard; « f., c^« de 
Gonnord, vendue nat^ le 17 messidor an VI sur 
Cessé de Gonnord ; — f., c''* du Guédéniau ; ^ 
ham., c»« de Vem. En est sieur en 1445, 1456 
Geoffk'oy Hernault, qui lui laisse son nom sans 
donte, en 1480 Jean Lepage ; » Y. la Hénaudière. 

Eiiaadlères (les), ham., c«« d'Eiriché. 
^ Ane. domaine relevant du Port-l'Abbé, vendu 
an XVI* s. et depuis lors dépendant de la Ghapi- 
aère (E 203). 

Eaeensiére (!'). f.,c»«de la Tour-Landry, 
— anc. domaine du prieuré de Saint-Pierre de 
Ghemillé, vendu nat^ le 24 fhictidor an IV. 

EAeluasiéreKl'), f.,cB«deZaC;iapene-A.; — 
donne son nom au miss., dit aussi de Lantrais, né 
sur la commune, qui traverse celle de Jallais et 
s'y jette dans le ruiss. de la Boissardière; a pour 
affluent le ruiss. de la Jactrie ; — 4,200 m. de cours. 

Enclave (lOi c"« de St-Martin-de-la-Place, 
canton dépendant avant la Révolution de la pa- 
roisse de Trêves et qui s'allongeait jusqu'à TAu- 



thion. — Gassini y indique une maison noble, an 
delà de la levée, près la Loire, ^ Dans les déblais 
pour la construction de la gare il y a été trouvé, 
au N. de la levée, à quelques mètres du talus, 
les fondations bien reconnaissables, ainsi que le 
foyer, d'une habitation rectangulaire de 8 mètres 
de largeur sur 6, avec appendices à droite et 
à gauche, quantité de tuiles à rebords et des dé- 
bris de vases romains en terre rouge vernissée. 

JEneïmûe ée «OMMOtnl (l'), — dm JLom- 
get/*otu — V. ces mots. 

Enclose (1*). cl.,c»«d'AurtZW; — ham.,c«« de 
MéZay; — f , c»« de Vézins; V. FoZie (Haute-). 

Enelones (les) , f . , c»* de 2a Juhau- 
dière; — f.. c»« de Pouanc^. — Les Enclos 
(Gass.). ^ Les Enclotises (Et.-M.). 

Endroit (le Petit-), cl., e" de la Pommeraie. 

Enfer (l'), ruiss. né dans l'angle extrême 
S.-E. de la commune de Gennes, près la ferme 
de l'Etang, coule du S.-O. au N.-E., sert de 
limite aux communes de Verne et de Chènehutte* 
pénètre sur celle de Chènehutte et y forme jus- 
qu'à la Loire une vallée profonde, encaissée 
sous l'escarpement du coteau habité aux temps 
antiques; ^10 kil. de cours. — Son nom lui 
vient, comme celui de la Porte de Fer, à Angers, 
de sa situation, porta, rivus inferior. 

Enfer (1'), f., c»« d'Angers S.-O. — V. Jon- 
chères; -■ cave, c»« de Comillé; « cl., c»«de 
Montreuil'Bellay (Gass.) ; » f., c"« de la 
Pommeraie; -■ f., c"« de Thouarcé, sur la 
rive gauche du Layon, dans le même alignement 
de rO. à TE. que le Purgatoire et le Paradis 
(Gass.); — vill.. c»« de Trélazé. 

EngeihamdeMa. — V. Za Juhaudih'e. 

Eninrdiére (T), f., c" de Montguillon. — 
La Leulardière (Gass.).— jL'JKntardîèrc (G. G.). 

Ennins, évèque de Vannes, est à tort com- 
pris par Roger au rang des évèques d'Angers. 
Il n'était qu'en exil dans cette ville, (578), in- 
terné par ordre du roi Ghilpéric et entretenu des 
deniers publics, comme le dit expressément Gré- 
goire de Tours, le seul auteur qui en ait parlé. 
Ni Sainte-Marthe ni Arthaud ne s'y sont trompés. 

Grég. de Tours, 1. V, ch. V7 et 41. » Roger, p. 56. 

Enonlllères (les), f., c''* de Bécon. 

EmHiiause (1') — V. Boire de VE. 

Entre-denz»Bol8» c*« d'Auhigné, anc. fief 
avec maison noble, appartenant du xvi« s. à hi 
fin du XVIII* s. à la famille de Savonnières. 

Entrée-des-Bols GO* b., c"« de Sceaux. ^ 
c L'Entrée, maison et terre dans la lande 
m de la Boirie, » dit le Censif de 1760. 

Entre-Eirre (les), f., €»• de Jallais. — Les 
Entrèves (Gass.). — Dans l'angle formé par un 
affinent de l'Evre, au-dessous de la ferme, sur le 
chemin de Jallais à Andrezé. Un pont y traverse 
l'Evre, de deux arches, dont une ogivale, que re- 
couvre le lierre, l'autre eu plein cintre ; à côté un 
autre arceau, plus étroit, avec ban ou routoir sur 
les deuxcôtés,~plus loin, à 100 mètres, un second 
pont de trois arches en plein cintre, mais relati- 
vement moderne. — Entre deux, une levée. 

Enverries (les Grandes, les Petites-), ff., 



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t— de St-Lamhert'dea'LetiéeB. ^ Ltt Aoe- 
tiw (Casa.). — Ane. logis du zvi* s. 

Epftroiuiay» f. , e"« de Çhirté, — Bparoné 
(Cass.). — Ordinairement Zee Eparonnéa. — 
Cette ferme est célèbre dans le monde horticole 
pour atoir donné l'arbre-mère de l'excellente 
poire i>uc?ie88e on Duchesse éPAngouléme, 
ainsi nommé par Andnsson, qui en avait reçu 
des greffés da propriétaire, M. d'Armaillé. — 
L'arbre, d'une taille et d'une grosseur, qui le 
faisaient ressembler à un petit chône, est mort 
en 1863. — Y. Millet, Indie, de M.-et-L,, t. U. 
p. 445 et Dtct. dt Pomologie, t. II, p. 100, qui 
se trompent en mettant cette ferme sur Querré. 

Epeilpie. c»« de Grézillé, fief oensif sans 
domaine, relevant de la Bruyère et dépendant du 
Pimpéan (E 213). 

Bpeigntrim (P). — V. Peignerie (la) 

Eper«Miierle (V), f., c°* de Chalonnes-s.-L. 

Eperonnlére (1*), chat., c»« de Rochefort- 
sur-Loire i — Le lien, maison, métairie et 
seigneurie de VEsp. 1540 (G 105, t 152). — 
Ane. fief et seigneurie relevant pour partie de 
St-Aubin-de-Luigné et de Roehefort. Sa mou- 
vance s'étendait jusque dans ee dernier bourg. ~ 
En est seigneur François de Saint-Offange en 
1502, 1540, René de Saint-Offange en 1599, 1616. 
Dès la fin du zvii« s. la terre appartient à la 
famille Collas de la Mare. Jeanne-Marguerite 
Collas s'y marie le 29 août 1701. dans la cha- 
pelle seigneuriale avec François Jourdan de 
Fleins. — Charles-François GoUas ou de Collas 
y résidait de 1750 à 1760 avec sa femme Louise- 
Claude Hemault. 

Eperonnlére (V), m»» b. et m*" à vent, c»« de 
Vésnns.—Les Prunières (Cass.). ^Ancien fief, 
avec manoir, berceau de la famille de l'Esperon- 
nière. V. ce nom, qui porte d'hermines frétées 
de gueules. Il appartenait en 1618 à Guy de 
Brioul, sieur du Quarteron, et François d'Aubi- 
gné, son gendre, qui le vendirent le 28 décembre 
à Gabriel Carion , sieur du Plessis , dont la 
famille alliée aux Villeneuve du Gazeau et aux 
de Meaulne, y résida pendant plus de 150 ans. 
Gilbert de Carion, écuyer, veuf et Agé de plus de 
60 ans, se vit condamner le 17 août 1725 en la 
Sénéchaussée d'Angers à 2,000 livres de dom- 
mages et intérêts envers Thérèse -Julie de Gri- 
maudet, pour avoir manqué à sa promesse de 
mariage. ~ Gabriel-François de Rougé vendit 
la terre le 5 février 1779, pour la somme de 
100,020 l. à Charles-Louis de Grignon, mari de 
Suzanne Pissonnet de Bellefonds, qui, devenue 
veuve, y habitait encore en 1789 avec ses en- 
fants. La chapelle était desservie par un chape- 
lain à résidence, Jean-François Murpby, en 1783, 
James Siaidy en 1784. — Le château fut com- 
plètement incendié pendant la guerre. Il n'en res- 
tait plus que « de faibles débris » après la Révo- 
lution, sauf la chapelle, qui a été restaurée. 
L'&abitation, reconstruite depuis, au milieu des 
bois, sur un haut coteau (159 mètres), domme tout 
le pays. Il y a été recueilli d'anciennes archives, 
concernant le Goudray-Montbault, Yézins, la Tour- 
landry, dont une charte entre autres du xiii« s. 



Eper«BMlére (la Basse-), f., e*« de Mo- 

rannes, anc. domaine des Ursulines d'Angers. 
En 1786 les terres de la met. de la Charbonnière 
y furent réunies, sauf la maison, qui resta au 
métayer de Gripoil; — f., c»« de Vézins. 

Eperonnlére (la Haute, la Basse-X h., c** 
de Miré. — L'Eprunière (Et.-M.). — Le fief 
et seigneurie de VEsperonnière 1540 (G 105, 
f. 352), comprenait une métairie, une closerie et 
un fief cenâif et appartenait à René de Baïf, 
' écuyer, qui relevait des fiefs de la Gaulerie, de 
Mergot, de Miré et du Port. — La Basse E,, 
dépendant du temporel de la chapellenie de 
St-Melaine, fut vendue nat^ le 10 février 1791. 

Eperrlére (!'). cl., c"« de StSilvin, appar- 
tenait au xvi« s. à la famille Haran et fut adjugée 
judiciairement le 21 janvier 1626 à n. h Jean- 
Jacques Lanier de l'Effretière. Tout auprès, au 
bas du vallon, sur le grand chemin même d'An- 
gers à Paris, ancienne voie romaine, on venait 
précisément de découvrir — ou plutôt sans doute 
de retrouver — les sources d'une fontaine « mé- 
dicinale 9, où les malades s'empressaient déjà 
pour la guérison de la gravelle. Le 8 août 1624 
une commission de médecins, avec un maître apo- 
thicaire, s'y transporta et, après expérience, fit 
imprimer son avis, tout favorable à l'opinion. Le 
4 août 1625 ils y revinrent, assistés des principaux 
personnages de la ville et de grand nombre d'ha. 
bitants, pour faire curer la source et disposer un 
bassin, aux frais d'une souscription publique. — 
A un siècle de là, le docteur Naudin père remit la 
fontaine en vogue et à son tour Berthelot Dupasty 
lut à l'Académie des Belles- Lettres d'Angers le 
11 juin 1748 une Dissertation sur la nature 
et les vertus des eaux de VEpervière, dont il 
venait de découvrir une nouveUe source. — En 
1777 le fermier du propriétaire, Marquis-Desplaces, 
sans doute pour en tirer profit, fit exhausser l'en- 
ceinte, bâtie seulement à hauteur d'appui, et mettre 
toit et porte pour en interdire l'accès. Mais le maire 
d'Angers averti s'y transporta par ordre du Conseil 
le 23 juin, et « comme cette fontaine est dans le 
« chemin public, qu'elle a toujours été publique 
« et, coDune telle, entretenue par cet bétel », il fi 
raser la constraction et prit toutes mesures pour 
« veiller à ce que personne ne s'empare de lad. 
« fontaine et manifester la propriété par tous actes 
« qu'il appartiendra », Le 14 novembre suivant 
Duverdierde la Sorinière célébrait poétiquement 
ses bienfaits au sein de l'Académie et en 1778 la 
ville en fit de nouveau curer et restaurer le bas- 
sin. — LesAffiàhes du 25 août 1780 publient une 
analyse des eaux par Goupil fils, apothicaire, 
qui leur reconnaît une saveur fade, avec arrière- 
goût de vitriol, et les déclare apéritives, diuré- 
tiques et légèrement purgatives. Le 26 prairiai 
an II le Conseil de santé, composé de Choudleu, 
Berger, Pantin, Esnault, fit interdire l'ouverture 
voisine d'une carrière par le sculpteur Leysner, 
qui menaçait l'existence même des sources.— 
Après la Révolution il semble qu'une vogue s'y 
attache. La proximité de la ville, le charme des 
beaux ombrages, la difficulté descourses lointaines, 
ou tout simplement la mode en firent durant 



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qnelqnes ftilnées un rendec-vous aimé. — Pont 
kè paresseux, des fermiers tenaient on dépôt en 
▼ille à 3 sons la bonleine. Un arrêté préfectoral 
réglementait annuellement le service, en laissant 
d'ailleurs sur place l'usage libre et gratuit à tout 
Tenant. Des travaux d'appropriation et d'agrément 
y furent exécutés en 1811 par la reprise, même sans 
indemnité, comme terrain public, des alentours 
nécessaires aux plantations décoratives ; ~ et en 
réponse à la circulaire ministérielle sur « les monu- 
c ments remarquables, > le préfet (l*r janvier 1818) 
signale la fontaine minérale de l'E. « Elle a été 
« close. On 7 a construit une rotonde couverte. 
« Son péristyle a six belles colonnes. L'établisse- 
m ment n'est pas acbevé. Il y manque une maison 
« pour le gardien ». L'eau était aménagée 
dans une cour, ombragée d'arbres, avec prome- 
nade en terrasse à double escalier de verdure. 
— Cette splendeur se maintient pendant les pre- 
mières années de la Restauration. Le grand 
monde s'y rendait le matin par troupes joyeuses; 
on y riait, on y sautait sur l'herbe, on y buvait 
quelques gouttes d'eau et force verres de Cham- 
pagne. Puis la politique divisa les bandes et fit 
trouver long le chemin. Toute animation s'y était 
éteinte aux alentours de 1830, et pendant dix ou 
douze ans, le matin en été, il fallut qae l'eau vint 
en Tille, dans un tonneau, chercher ses quelques 
fidèles réunis à l'attendre sur la place du Rallie- 
ment. Puis le tonneau même resta en route. 
Quelques beaux jours revinrent encore pour la 
fontaine avec une ferveur de mode et un regain 
de gaieté, que desservaient des omnibus et un 
essai de restaurant; mais tout tomba vite et 
diTerses tentatiTes nouTelles s'y sont épui- 
sées. La commune de St-SilTin a été autorisée 
â aliéner ce petit domaine par ordonnance du 
21 juin 1837. — La rotonde a été transformée 
en habitation. 

Arch. de M -«t-L. B 51 et 0. — Lomrel, dans la Jtnue 
d'Ami., 4856. 1. 1, p. 175. ~ Réf. de l'Académia d'Angers, 
Mss. lOÀ. — Ardu mun. BB 139, f. 131 ; 123, ff^. — 
Affichée du 25 août 1780 et du l*' août 1820. — Maine^t- 
£o«reda24ao«tl838. 

Eplardlére 0!), cl., c"* de Miré. 

Epieerie (1'), cl., e<^ d'Angers, autrefois de 
la paroisse de Beaucouzé. — Vineœ apud 
VEspiceHe 1294 (St-Nicolas. hétell., f. 7); — a 
appartenu aux familles Maugars, 1750, puis 
Brouard, par retrait lignager, Poulain du Mas et 
de Saintré. 

Epleds» canton de Montreuil-Bellay (11 kil), 
arrondissement de Saumur (16 kil.) ; ~ à 64 kil. 
d'Angers. — Sanct%i9 Petrus d'Espieris 1210 
(FonteTraud, ch. or.). — Espien 1281 (G Ghap. 
Saint-Pierre de Poitiers) et Epiera xit«-xviii« s. 
dans tous les titres angeTins jusque vers 1820, 
où la forme actuelle, jusqu'alors très-rare, s'im- 
pose par son inscription dans FAnnuaire et 
la correspondance officielle. — A l'extrême con- 
fin S.-E. du département, entre Brézé (4 kil. 
et demi) au N., la forêt de Fontevraud et le 
département de la Vienne à l'E. et au S., Méron 
(5 kU.) et MontreuU-B. à l'O. 

La Dive canalisée, qui forme en partie limita 
au S.-O.y tiftTerse Textrémilé ven l'O. du terri^ 



toire, entrant sous l'écluse de DoUTy, pour sortir 
à 500 met. de l'écluse de Déniau, longée à droite 
depuis le pont de Villerert par le miss, du Rasby 
ou de la Petite-Maine. 

A 400 ou 500 met. de distance, et presque 
parallèle au canal passe le chemin de grande 
communication de Saumur à la Motte-Bourbon, 
d'où se détache sous Douvy, aTee un pont sur la 
DiTe, le chemin de Montreuil-Bellay. 

En dépendent les groupées des Dormant (28 
mais., 73 hab.), de Douvy (35 mais., 111 hab.), 
de Bizay et delà Rigaudrie (86 mais., 200 hab.), 
de la Ghauvière (25 mais., 78 hab.), de TilTeTt 
(6 mais , 20 h.), de la Touche (5 mais., 24 h.), 
l'ancien château de Bizay et 9 fermes ou écarts. 

Superficie : 2,699 hect. dont 260 heet. en 
Tignes et environ autant en bois. — Une loi du 
25 juillet 1839 en a distrait diverses parcelles au 
profit de Morton, en fixant la délimitation des 
deux communes, réclamée depuis Fan Y, de 
nouveau en l'an VIII, suspendue en Fan X par 
un projet de suppression d'Epieds, dont la 
réunion à Brézé était déclarée « indispensable ». 
Les habitants protestèrent, préférant au pb aller 
être annexés à Saix. — 319 hect. 31 ares restent 
communaux, dont 93 en marais et 226 en landes, 
pour la plus grande part de libre parcours. 

Population : 444 hab. en 1726. — 600 com- 
muniants en 1782. — 696 hab. en 1831. — 
677 hab. en 1841. — 734 hab. en 1851. — 746 h. 
en 1861. — 76 f hab. en 1866. — 687 hab. en 
1872, dont 47 seulement au bourg (13 mais., 
14 mén.), isolé sur le chemin au bord de la Dive. 

Assemblée le dimanche de Quasimodo, sur la 
Palaine de Bonne-Nouvelle. 

Culture : sur le coteau de Bizay et de la Ghau- 
vière, vignes blanches et rouges ; sur le plateau, 
bois et landes; dans la plaine, céréales et prai- 
ries où s'élèvent quelques chevaux. 

Perception et Bureau de poste de Brézé. 

Mairie , avec J^coZe mixte , dont Fadju- 
dication des travaux est du 25 mai 1850, la ré- 
ception du 2 octobre 1851. 

VEglise, dédiée à St Pierre-ès-Liens (succur- 
sale, 26 décembre 1804). n'off^ qu'une nef unique 
(19 met. sur 5 met. 32), nue et sans caractère 
quoique antique (xn* s.). Une travée Toùtée en 
ogive forme le chœur, où s'ouvre à droite l'an- 
cienne chapelle seigneuriale mais de recons- 
truction moderne ; — sur l'autel, un tableau de 
style archaïque et singulier (xvi« s.), représente 
la Résurrection de Lazare et provient sans 
doute de Fontevraud. A l'extérieur, l'édifice est 
plaqué de contreforts, dont deux soutiennent 
jusqu'au faite le clocher carré déeouronné; à son 
sommet, s'ouvre une fenêtre plein cintre, au- 
dessous une fausse baie ogivale du xiii* s., plus 
bas encore, une étroite et longue baie sans doute 
du xii* s. — Sur les murs un cadran solaire avec 
la devise Ultima multia. 

L'ancien Presbytère, construit en 1786, a été 
racheté par la commune en vertu d'une ordon- 
nance du 7 mai 1817. 

La localité est des plus antiques et le Musée de 
Saumur y a recueilli^ dans les marais de la Dive. 



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qnelqaes-nns des plas beam couteaux en silex 
taillés, qui existent dans ancone collection, et 
plusienrs fibules de bronze. Plusieurs voies ro- 
maines desservaient le pays, Tune le long de la 
Dive, l'autre à travers la forêt de Fontevraud, dans 
la direction de Gandes et dont une partie encore 
pavée jusqu'à la Palaine longe le viU. de Grand - 
fond. C'est sans doute « le grand chemin royal 
c appelle le chemin chartier », encore mentionné 
au XVI* s., qui communiquait avec le port d'As- 
nières, et fut coupé seulement, en 1508, de fossés 
par le seigneur de Villevert.— D'autre part vers N. 
la route royale de Loudun passait jusqu'à la Ré- 
volution au S. du château, au N. du vill^ de 
Bizay et de la Ghauviôre. 

Le domaine et la seigneurie appartenaient à la 
Prévété de l'église cathédrale St-FÎerre de Poitiers, 
qui les relevait du roi en pure auméne, levait la 
dlme et présentait à la cure, annexée depuis le 
XVII* s. à la mense capitulaire. 

Curé8 : Jean Rousseau, 1394. — André de 
la Chaussée, 1444. — Jean Herhault, 1631, 
juin 1652. — Jacques Nouard, du Mans, 1652, 
1669. — Jean Bousseau, 1671, janvier 1690. — 
Jean-Bapt. Fricault, anc. vicaire, février 1691, 
août 1707. »- André-Porchaire Savini, de Brézé, 
novembre 1707, f le 15 janvier 1738. — Pierre 
Mùreau, avril 1738, f après 8 ans de maladie, 
le 9 juin 1757, âgé de 59 ans. — Jean Prodeau, 
de Poitiers, août 1757. 

Entre plusieurs épidémies, attestées par les 
registres, la plus forte est celle de 1603 qui compte 
dans l'année 137 décès inscrits. — Le grand 
cimetière se trouvait près le pont du Gué, sans 
doute à la butte de la Bâte, où Ton retrouve des 
tombeaux de pierre qui paraissent présenter tous 
les caractères des sépultures du x* s., — le petit 
cimetière, autour de l'église, sur une partie du 
bourg actuel, vers S. Une tradition curieuse, que 
me signale M. Gouscher, affirme que les habi- 
tants de Pamay y venaient enterrer leurs morts 
en passant par la cour de l'anc. château de Bizay. 

Le Ghapitre de Poitiers avait aliéné dès au 
moins le xvi« s. son fief d'Epieds aux seigneurs 
de Bizay, qui en rendaient hommage an prévét, 
dans l'église, devant le mattre-autel. 

La paroisse dépendait du Diocèse de Poitiers, 
de l'Intendance de Tours, de l'Archiprètré et de 
l'Election de Loudun. 

Maires : Jourdain, V' messidor an VIII, 
démissionnaire. — Jacques Druet, 6 février 
1806. — Pierre-François Péron, 2 janvier 1808. 

— Mich. Tachereau, mai 1815. — P.-F. Pé- 
ron, 12 juillet 1815. — Franc. Ogeron-Deligron, 
28 février 1828, installé le 20 mars. — Pierre 
Auhineau, 10 décembre 1830. — Louis Clave- 
reau, 15 janvier 1835, installé le 22. — Auguste 
Dilîay, installé le 9 septembre 1858. ^ Vol- 
land, 1870, en fonctions, 1874 

Arch. de la Vienne G Ghap. de SUPierre.— Notes Mu. de 
MM. Richard de Poitiers et Gouscher. — Arch.comm.Et.-G. 

— Pour les localités, voir à leur article, Doitvy, les Dor^ 
nums, la Mmotiére, Bisay, etc. 

Eplnaiserle (1'), f. , c»« de Chantoceaux, 
Epinardy bourg, c»* de Cantenay-Epinard. 
^ Spinatium 1028 (Gartul. du Ronc. Rot. 1, 



ch. 1 et 49). — Spiniacus 1030-1050 (Ibid., 
eh. 49 et 50). — Spinat 1060 circa (Ib.. Rot. St 
ch. 29). — Hespinat 1110 circa (Ibid., Rot. 2, 
ch. 43). — Spinasceium 1124-1135 (Ibid., 
Rot. 2, ch. 54). — Espinat 1183 (Ibid., Rot. 2, 
ch. 37). — Pons de Espinaz 1207 (Ronc, ch- 
er.), 1244 (G 871, f. 46). — Espinat in paro- 
chia de Contene 1246 (H.-D. B 32, f. 6). — 
Espinax 1252 (Ibid.. f. 17). — Burgus de 
Spineto 1305 (G 872). — Villa de Espinaz 
1324 (Ronc, ch. or.). — La paroisse dfEspi- 
nard 1540 (G 105). — G'ôtait jusqu'au xviii« s. 
un des passages les plus fréquentés de l'Anjou et 
le point où, pour franchir la Maine, les chemins 
du Maine et de la Normandie venaient aboutir 
à l'antique voie d*Angers, qui s'y rendait en 
droite ligne par Tartifume et la Lande, le long de 
la rive droite de la rivière. Les Anglais s'y 
dirigeaient on 1431, conduits par le comte d'Aron- 
del, quand ils furent atteints et arrêtés à temps 
par Hardouin de la Porte et Guill. Tinténiac, 
V. la Grillonnih'e, — Le pont, qu'on y voit 
mentionné dès- le xiip s. et dont la construction 
première était sans doute bien plus antique, 
subissait tous les hasards des inondations et sur- 
tout des guerres. Il venait à peine d'être recons- 
truit à grands frais, quand il fut coupé en 1457, 
de nouveau en 1589 par le maréchal d'Aumont» 
en 1591 par le comte de Rochepot, en 1615 par 
le maréchal Boisdauphin, en 1620 par la reine 
Marie de Médicis, et sans cesse reconstruit sur la 
protestation incessante des marchands de Nor- 
mandie et du Maine^ avec les contributions des 
villes d'Angers, de Laval et de Ghâteaugontier, 
l'abbesse du Ronceray ayant à sa charge l'en- 
tretien. L'œuvre comprenait deux ponts — en bois 
jusqu'au xv*s., —en pierre, au moins les piles et 
les arches principales, à partir du xvi* s.— et divi- 
sés par une sorte d'tlot ou masse de pierre d'une 
longueur de 42 toises. Le pont vers Epinard mesu- 
rait 132 pieds, accru au xvii« s. de 3 arches, — 
celui vers Angers, 105 pieds, le tout encadré dans 
des murailles, servant de garde-fous, et de chaus- 
sées pour les abords, et précédé vers N. 0. d'une 
arche de pierre dite de Mondrouze, avec croix. 
La reconstruction de 1609, faite par la ville 
d'Angers, moyennant un règlement entre les par- 
ties contribuables, laissa en ruine les portes ma- 
rinières et les chaussées dont la brèche avait 
formé au xviii* s. une nouvelle branche de ri* 
vière dite le Hay-Guillonnier et la Roche. 

L'abbaye du Ronceray étendait au xi« s. son 
droit de paroisse jusqu'à Epinard et l'accrut en* 
core en recevant du comte Foulques et de la com- 
tesse Hildegarde (1030-1035) le don de la terre. 
L'abbesse s'empressa d'y établir une écluse et des 
moulins, source de revenus enviés. Le fief, titré 
de châtellenie, s'étendait dans les paroisses de 
Gantenay et de Montreuil-Belfroy avec droit de 
haute, moyenne et basse justica De vastes com- 
muns en dépendaient sur les deux rives de la 
Maine, dont la propriété usurpée par Eudes de 
Blaison lut reconnue en 1103 à l'abbesse. L'herbe 
n'en était d'ailleurs jamais fauchée et tous les 
sujeu y avaient droit d'usage sans autre charge 



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om devoir que l'obligation pour les nouveaux ma- 
riés d'y courir la pelote» comme à Gantenay, 
V. 1. 1, p. 548. 

Il 7 eidstait de temps antigue une petite cha- 
pelle de St' Sébastien en grande vénération 
naais où ne se célébrait aucun service. L'abbesse 
obtint» par requête du 9 mai 1444, Tautorisation 
de la faire reconstruire agrandie, pour que le curé 
da C&ntenay y célébrât la messe une fois chaque 
semaine, sans qu'il l'y pût dire jamais le di- 
manche, excepté pour Tabbesse en personne ou 
ses représentants, ou quand l'église paroissiale 
serait inondée. L'évoque la bénit en mars 1445. 
— EUle existait encore en 1804, dans le jardin du 
presbytère actuel^ transformée en grange et ne fut 
détraite qu'en 1807 lors de la construction d'une 
église qui devint alors paroissiale (5 nivése 
an XIII) , en remplaçant celle de Gantenay , 
dont elle prit le vocable, St Hilaire. — Elle a 
été transformée et le clocher reconstruit en 
1861-1863 (architecte de Goutailloux) et reste 
dénuée de tout intérêt. La Fabrique possé- 
dait nne belle croix processionnelle, en bois 
appliqué d'argent, portant inscrit: Heliaa Lehec 
dédit i548 ; — et l'a vendue au Musée d'archéo- 
logie d'Angers pour la sonmie de 150 fr. — Sur 
les confins N.-E. de la commune, vers Soulaire> 
on se rendait aux Rogations à une petite c/ta- 
pelle dite des Vignes, aujourd'hui tout envelop- 
pée de lierre et complètement abandonnée en dé- 
gât, d'ailleurs sans caractère d'art. Deux saints 
pendent an mur que borde un banc de pierre; 
à gauche de la porte, une inscription du xvii* s. 
indique la place d'un tronc : pour la répara- 
tion de la chapelle. 

Le bourg forme une longue rue, au centre de 
laquelle s'élève encore l'ancienne auberge du 
Croissant, avec façade partie pierre et colombage ; 
sur la porte, dans un tableau carré, accosté de 
deux consoles renversées, un écu à une fasce 
chargée de tr^^is étoiles accompagnées d^un 
croissant en pointe; — sur le linteau, l'ins- 
cription en lettres cursives : Porta patens esto ; 
nulli claudatur honesto\ — du même cété, 
divers logis en partie des zv« et xvi« s.; de 
l'autre, l'ancien Grand-Louis avec une porte du 
xv« s. ; — tout à l'entour les maisons neuves. C'est 
le centre actuel et unique à peu près de la com- 
mune, où sont installées la Mairie, VEcole com- 
munale de garçons et VEcole publique de filles 
(Sœurs de Sainte-Anne). 

Le pont de cinq arches en pierre a été recons- 
truit en 1855, comme l'indique, avec les noms du 
préfet, du maire, des conseillers municipaux, une 
inscription. Il a coûté 160,000 fr., dont 30.000 à 
l'Etat et s'élève de 100 pas en aval de l'ancien 
dont la ruine sert de rendez-vous aux pêcheurs. 
Un péage y est établi pour 75 ans à partir de 
1858 par ordonnance du 28 septembre 1853. 

Areh. dell.-«UL. H Ronoeny. — Gartul. da Ronceray-^ 
Arch. nraii. BB 55, f. 6, etc. — Hiret, p. 489. — Ménage, 
Sablé, p. 192. — Note Un. de Tabbé Allard et de M. Aug. 
Mlchd.— /oum. de M.-et-L,, 17 septembre 1868. — Bour- 
digoé. t. n, p. 160. — Répert, orcA., 1868, p. 219 et 474. 
— Roger, p. 334. 

JB|i<iMirii.-V. UBoiêd^Sp., laChap. Ep. 



Eplnardlère (1')» el., e»* de Daumeray. — 
anc. dépendance de la terre do Juillé. — En est s* 
h. h. sire René Germain, 1596, Doublard du 
Vigneau, sur qui elle est vendue nat^ le 27 ger- 
minal an VI ; -• f., c"« de Miré,^Leê Pinar- 
dières (Cass.). 

Eplnasserie (1'), h., c^^ du Voide. 

Epinats, chat., c»« de Cizay. — Villa 
Spinacra 844 (Mss. 687). — Villa Spina- 
cium 897 (G 449, f. 1). — Spinacium 1001 
(Mss. 637). — Espinatz xvi-xviii« s. (Et.-C.). 
Lépinay, les Pinats (Cass.). — Anc. terre 
considérable, dont le domaine primitif a formé les 
Paroisses de Douces, Montfort et Brossay et qui a 
donné son nom Jusqu'aux xiii* et xiv* s. à la 
paroisse de Montfort (V. ce mot). — La seigneu- 
rie relevait de Montreuil-Bellay, avec le petit 
manoir dont un parc formait la principale dépen- 
dance. — En est sieur Urbain de la Godière, 
1439, Charles de la Godière 1458, Renée Meslet 
1542, René Choaisnon, mari d'YsaJ[>eau de Resay, 
1550. Claude Clérembault, écuyer, son gendre, 
Jean de Clérembault 1580, de qui l'acquiert René 
de Malivemé, Pierre de M. 1615, Urbain de Mali- 
yerné 1647, 1661, qui y demeurait, avec sa 
femme Marie de Juigné de Villemorge, sur qui 
elle est adjugée judiciairement à Boylesve vers 
1665, Etienne-Jacq. Saillant, écuyer, contrôleur 
ordinaire des guerres^ 1760, -flefn octobre 1782 
et doot la tombe se voit encore dans le cimetière 
de Montfort. Il est qualifié de seigneur de la pa- 
roisse et de l'église de Cizay. — La maison, qui 
est moderne, n'est séparée, avec son parc, du 
bourg et de l'église de Montfort que par le chemin. 
Elle appartient à M. Delavau. 

Eplnats, c»« du Puy-N.-D — Le fief, 
terre et seigneurie d^E. 1526. — Anc. fief, sans 
justice, sis dans la paroisse du Puy-N.-D. et 
appartenant au Chapitre, qui le relevait de la 
seigneurie de la Haie. 

Epinay (l'), bois, c«« à*Allonnes; — f., c«« 
à*Amré; — riU , c»« de Beaufort. — En 1697 
ce n'était qu'un vignoble de 120 quartiers, qui fU| 
totalement gelé (Beaufort CG 1) ; « m**^ à eau, t^% 
de Beausse, près duquel se réunissent les ruiss. 
de la Cocuère, de la Fosse-Ambrenière et de Tranc. 
— Il existait dès au moins le xvi« s. et dépendait du 
fief du même nom (C 106 f. 459); — f., c»« de 
Beausse ; — anc. fief et seigneurie qui devait 
15 jours de garde à l'abbaye de St-Plorent. — 
En est sieur Guill. de Tilliers en 1399, Jean 
Maillard 1430, Julien Simon 1541, Jacques Bizot 
1639, Jean Cbérouvrier, inspecteur général de la 
marine de Bretagne, 1713; — vill., cn« de la 
Bohalle\ — f., c»« de Brain-siur-VA,, qui 
donne son nom à l'arche de pierre voisine sur le 
ruisseau des Grands-Fossés; « h., c"« de Cha- 
lonneS'SouS'le'Lude ; — h. , c»« de Chan- 
zeaux; — h., c«« de la Chapelle-St-FL; — 
f., c«« de la Chapelle-du'Genêt , acquise le 
13 novembre 1576 par Fiacre Gourreau et vendue 
nat^ sur sa descendance le 22 pluriése an VI ; ■■ 
cl. et m»», c»« de Charcé; — h., c»« de Che- 
mille, en la paroisse N.-D., avec moulin à eau 
incendié pendant la guerre, rebAti dès l'an VI et 



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vtnda nat^ sur Lebasele d'Argenteuil; -« f , 
c— de Chemillé, en la j>arois8e St-Pierre ; -• 
h., e»« da Chigné, domaine de la famille de 
Beauvao, arrraté en 1451. 

Eplaay (!*)• f.. c»« de Comhrée. — Ane. 
terre seigneuriale avee manoir noble encore de- 
bout il y a quelques années. M. de Falloux, pro- 
priétaire actuel, en a employé les pierres à rebâ- 
tir la ferme de TEpinay et celle de la Grande- 
Métairie , et la charpente à son château de la 
Mabouliôre. La chapelle, encore debout, sert de 
grange. — La terre reletait partie de Ghampiré- 
Baraton, partie, avec son moulin, de la Haie- 
Joulain et appartenait en 1450, 1461, à Jean 
Pelault, écuyer, seigneur aussi d'Erigné, René 
Pelault 1498, 1513, Guyonne de la Barre 1544, 
veuve d'Adrien Pelault, Antoine Lailler 1578, 
qui part en mars 1585 et ne revient qu'en 1589 
a d'Italie, Pologne, Allemagne, Turquie et autres 
« nations estranges », pour mourir en octobre 1590 
(E 4S64;; — sa veuve Catherine de Mondo- 
mer, qui vend la terre en 1597 à Yves Toublanc, 
écuyer, avocat général au Parlement de Bretagne; 

— sa veuve Prudence de Gompluto 1618, 1634; — 
Gabriel Morel, écuyer, 1655, 1658 ; — sa veuve 
Marie de Loberan 1666 ; — François Morel, che- 
valier, 1687, 1691 ; — sa veuve Marguerite de Farcy 
1693, 1696 ; — Jean-Baptiste Duboul , mari de 
Claude-Marguerite Duboul, 1720; — sa veuve 
1728; — Franc.- Aug.-Annibal Morel, chevalier, 
mari d'Anne- Eslher Martin de la Bahière 1737 ; 
-^ Charles- Jean-Baptiste Morel 1788. 

Arth. de M.-^t-L. G 106, f. 363; E 530-537, 54S.543- 
4259. ~ Arch. mua. de Combrée. 

Eplnaj (l*), f., cn« de Contigné; — f., c" 
de Drain ; — donne son nom parfois au ruiss. 
de la Bossardière; — cl., c"« de Durtal; — 
h., C» du Fief'Sauvin. — En est sieur Jacq. 
Herbert, notaire de Beaupréau, 1732. Il y a été 
trouvé une pièce d'argent de l'an 41 avant J.-C, 
portant d'uu côté la tète de Marc-Antoine, de 
l'autre celle d'Octave; -■ f., c"»» de Fougère. 

— Ane. fief appartenant du xvi* au zviii* s. à 
la famille de Morant. Nicolas Morant, V. ce nom, 
et son fils, tous deux docteurs régents de mé- 
decine en la Faculté d'Angers, la possédaient de 
1560 à 1630 ; -^ Jean-Pierre de Morant, chevalier, 
ancien capitaine dans le régiment de la Roche- 
Tulon , mari de Renée-Madeleine Gaultier de 
Brulon, mort âgé de 78 ans, à Angers, le 20 juillet 
1763. — Le Grand, le Petit E. sont vendus 
nat^ sur la veuve de Morant les 24 messidor 
an II et 7 ventôse an III ; «* f., c''* de Frei- 
gné; — h., c»» du Fuilet; — f., c»« de 
Gonnord\ -■ h., c»« de J allais. — L'Epinay 
Bourigault 1777 (E 1003), acquis de François 
Davy de Chavigné, maître ordinaire de la Chambre 
des Comptes, par René-Henri de la TuUaie ; — 
f., c''* de Lire ; — donne son nom au ruiss. né 
sur la commune, qui s'y jette dans celui de la 
Jalousière; -^ 1,600 m. de cours; « f., c"« du 
LourouX'Béc. — Medietaria de Spineto 1261. 

— L'Epinay-Millonderie 1721, 1744 (G 782). 
— Ancien domaine de l'abbaye St-Aubin d'Angers, 
arranté an iiii« s. à la famille Milande; — f., 



en* de la MemhrolU; -» ham., c» de Mon-- 
tigné'Bur-Moine ; — f., c»« de Mura. — Le 
fief de VE. 1540 (C 105, f. 138), relevait à hom- 
mage simple de Brissac et apparC à Pierre Boscher, 
sieur de Flines ; — cl.. c"« de Neuvy ; — f., c"« 
de la Potkerie ; — f. , c»« de St-Cyr-en-B., 
ancien domaine des Oratoriens de Saumur; «■ 
f., c^* de St-Auguêtin-dea-Boia , appart^ en 
1563 au peintre Roland Lagoui, V. ce nom. 

Epliiay (1*), chat, et f., c»« de St-Georgee- 
BWT'Loire. — Feodum de Lespinei 1208. — 
Ane fief et seigneurie, dont dépendaientau xviii* s. 
les Grandes-Touches, la Basoterie, la Grande- 
Maison, 3 closeries à la Basse- Yarenne, les boires 
Gastineau, ViUette et Girouard et plusieurs grands 
massifs de bois. Il appartenait au xiii* s. à une 
famille de chevalerie du nom de Gastinel, plus 
tard aux Montalais de Vernée. Mathnrin de Mon- 
talais vendit la terre le 4 mars 1539 à Pierre 
Poyet, sieur des Granges* En est dame au 1577 
Catherine de Laval, veuve de Louis de Doually, 
de qui Ant. de Brio l'acquiert pour 28,500 liv. ; 

— Bertrande de Thierry, veuve d'Ant. de Brie, 
1581^ — Charles d'Andigné, mari de Philippe de 
Brie, 1597, vendit la terre le 12 avril 1601 à 
n. h. Jean Piau, sieur de l'Hommeau ; mais l'acte 
fut annulé, par retrait sans doute; — Christophe 
d'Andigné 1639, 1686; — Henri-Alexandre de 
Cumont du Pny, mari de Jeanne Reverdy, 1730 . 

— Louis-Hyacinthe-Franc, de Cumont du Puy, 
teuf le 27 février 1786 de Marie-Fiançoise- 
Sophie Duboul. Il y avait réuni au château le 
cabinet généalogique de M. Gallichon de Cour- 
champs, renonuné dans la noblesse angevine ; — 
aujourd'hui M. Arthur de Cumont, actuellement mi- 
nistre de l'Instruction publique (novembre 1874). 

Une cour, avec portail duxvii* s., surmonté 
d'un pavillon carré, au point de rencontre d'un 
chemin de ronde, précède le château, dont l'an- 
cien corps, en partie du xv* s., reste encastré 
dans des bâtiments plusieurs ^is remaniés et 
qu'une nouvelle restauration est en train de trans- 
former. A l'angle, s'engage une vieiUe tour, qui ser- 
vait de fuie. — Dans la salle à manger, une che- 
minée du XV" s., transportée du prieuré, montre 
sur son manteau l'écu aux trois croix pattées, 
qui est de Cumont, avec 2 anges pour supports, 
une couronne de marquis, et pour cimier une 
colombe essorant ; — dans le salon, portraits de 
M de Camérini, de M»« de Maillé et d'Anne 
de Cumont de Meré, religieuse du Ronceray , en 
1754; — sept sanguines dans un même cadroi 
signées Laplace, représentant Henri Y et la famille 
de Louis XYI. 

Dans la cour de la ferme, auprès d'un vieux 
portail crénelé, bordé encore de douves il y a 50 ans, 
s'élève la chapelle d'un ancien prieuré fondé par 
le seigneur en 1208, avec l'autorisation de l'abbé 
de St-Georges, qui, en l'obligeant à y établir deux 
prêtres pour la desservance de deux messes par 
semaine, s'engageait à les entretenir de vivres et 
de vêtements et leur abandonna toutes les dîmes 
du fief. Le service fut réduit au xvi* s. à une 
seule messe du dimanche ; et une ordonnance du 
13 novembre 1752, supprimant le prieuré tombé 



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en commande depuis le xvii* $., llncoipora à 
la mense abbatiale, soas la charge de le desser- 
vir. — Une particolarité coriense se rattache à 
son histoire. En 1661 c'est l'abbé Ant. Scooin^ 
oncle de Racine, qui en est prieur, en concar- 
rence avec Yaléran-Franc- Leferron , qoi lai 
conteste ce bénéfice. Sconin l'avait résigné dés 
1666 à son neven, qni en prend le titre dans le 
privilège é*Andromaque (1667) et dans les 
actes du temps; mais le procès durait toujours 
et lui inspira, dit-on, les Plaideurs, Qui pis 
est, il fut gagné par Leferron, qu'on retrouve 
encore prieur en 1686. ^ En 1691 c*est l'abbé 
Goquilleau. 

La chapelle, avec ferme et closerie, jardins, 
vignes, fut vendue nat^ les 19 avril et 11 mai 1791 
et rachetée le 12 mai 1824. — Elle était consa- 
crée à Ste Pétronille, qu'on y vient invoquer 
contre la fièvre. Une partie du bâtiment, sur plan 
rectangulaire, est convertie en étable et en gre- 
nier. La salle conservée s'éclaire vers S. et vers 
Nord de deux fenêtres ogivales, dont une à me- 
neau surmonté d'une rosace remplie d'anges 
tonnant de la trompette ; à la clé de vodte, un 
écu d'argent à la fasce de gueules ; devant 
l'autel, un prie Dieu avec l'inscription : M. D. 
Cumont i768; un tableau représentant un 
Calvaire avec quatre vers latins ; aux deux cétés 
du Christ , la Justice et la Vérité , et deux 
écus armoriés. ~ Dans la ferme existe encore 
une cheminée à manteau droit du xv* s. 

Chartrier de rBpinty. — Areh. de M.-eUL. G 105. f. 50: 
B 2179; H Abb. de St-Georeee.-Note Mss. de M. Ang. Mi- 
chel. — Bépert, areh.. 1858, p. 49. — Œuorei (U Baeine, 
éé&L Hachette, 1. 1, p. 48-50. 

Eplnay (X), f., c»* de St-Hilaire-du-Bois. 
— La maison noble de VE. 1540 (G 105, f. 189) 
relevait du Goudray-Montbault et de Yézins et 
appart^ à Ant. de Lesperonnière ; *« h., c>* de 
St-Laurent-de-la-Plaine. — Le lieu et fief 
de VE. 1540*(G 105, f. 133) relevait partie du Yau 
et partie du Lavouer, et apparl^ à Jean Avrillon 
en 1445, à Jean de Gabory, 1526, 1540, à la fa- 
mille de Monteur 1635, à Samson de l'Orchère, 
1696; — f., c"« de St-Martin-du-F, — L'E, 
que Von appeUoit anciennement la Haulte^ 
Fromalière 1600.— I#es Hautes-Fremalières 
alias VEspinay 1670. — En est sieur en 1600 
Georges Garnier,en 1670, n. h. J. Leau, son gendre; 
»h. , C* de St-Melatne.— Le 3 juin 1622 Françoise 
Dary, femme de Jean Tesnier, y mit au jour « un en- 
« faut, lequel avoit 2 testes, 4pieds, 4 mains etn'avoit 
« qu'un ventre et un nombril; et ne congnoissoit- 
« on au vray si c'étoit mAle ou femelle » mais on 
« jugeoit facillement qu'il y avoit deux âmes, à 
m cause qu'il y avoit deux estomacs, deux testes 
« et deux cols. » U ne vécut que deux jours. — 
La principale métairie appartenait à la mense 
conventueUe de l'abbaye St-Nicolas d'Angers et 
mrenait parfois le titre de prieuré; « f., c»« de St- 
Pierre-M.; — m*", c"« de Thouarcé. — Spi- 
netum 1096 (Uv. B., f. 25); - h.. c»« de Tré- 
mont; — f., c»« de Vergonnes. — LEpinais 
Fauchair (Gass.); — f., c»« de Vemantes\ — 
f., c»« de Vemoil; — f., c«« de Villévêguei 
•• (., €■• à'Txemay. 



EplMiy (le Petit-), f., c»« de Béeon; »• f., 
c»* de la ChapelU-du-Genêt, Il y existait en 
1672 une tannerie ; « f., c°« de Murs; — ancien 
fief et seigneurie relevant de Gl&ie, où la terre fut 
réuniA par acquêt en 1736. — Appart^ à Renète 
de Soussay 1453-1469, Louis Leroux 1493, Gilles 
Boscher, sieur de Flioes, 1500, Pierre Boscher 1552, 
Diane de Soussay, veuve d'Ant Boscher, 1600, 
Raoul de la Barre, mari de Jeanne Boscher, 1631, 
Gl.-Fr. des Romans, sieur de Flines, 1736, qui le 
vend ctftte année à Phil.-Jos. Lemarié de la Gros- 
sonnière (E 489). 

Eplaay-dMilae (1'), f., c"« de Bécon. 

Eplnay^reffler (1*), f., c^ade la Chapelle 
du-Genét, à 1,800 m. à l'E. du bourg. — 
Spinetum 1052-1082 (2« Gart. St-Serge, p. 67). — 
LEpinay Griffier 1540 (G 105, f. 308). — 
L'E, Greffier 1585 (E 3988). — LE. Griffeau 
1635 (E.-G.). ~ Ane. fief et seigneurie impor* 
tante relevant de Beaupréau et dont dépendaient 
le moulin d'Arondeau, les deux moulins Gheneau 
sur l'Evre, les met. de l'Epinay, de la Didraie, de 
la Riffaudière, de la Bretesche, du Pont, du 
Goin -des- Pierres-Blanches et en St-Philbert jus- 
qu'au bas de la cour de la cure, prenant par le 
milieu de l'étang de la Gour-de-St-Philbert, les 
met de la Gagnerie, du Noyer et les prés des 
Basses-Gimbronnières. — En est sieur Antoine 
Pelaud 1489, 1509, qui portait d^ argent à 
Vaigle éployée de sable. Sa fille Madeleine, 
morte en 1516, avait épousé Louis de Montbron, 
qui hérita d'elle. — Hector de Montbron, cheva- 
lier, vendit la terre le 20 octobre 1563 à Gharlet 
de Bourbon, dont la veuve Philippe de Montespé- 
don réunit le temporel d'une chapelle de Sainte- 
Catherine, fondée par les seigneurs de l'Epinay 
en l'église paroissiale, à son nouveau Ghapitre de 
Beaupréau. Les seigneurs devaient 8 seliers de 
seigle à distribuer en pain aux prêtres qui assis- 
taient en l'église à l'office de la fête de Ste-Gathe- 
rine. — Hector de Montbron poursuivit en 1585 la 
nullité de la vente contre les héritiers de Montes- 
pédon et céda tous ses droits le 29 mar^ à Yalé- 
rien Symbault, argentier de l'abbesse de Fonte- 
vraud. ~ La terre, avec sa maison seigneuriale, 
appartenait sur la fin du xvi« s. à la famille 
d'Escoublant et était passée dans les premières 
années du xvii* s. à Glande Hamelin, sieur des 
Moulins-de-Goné, de qui l'acquit en 1630 Jacques 
Bizot, lieutenant au Grenier à sel de St-Floreatt 
mari de Julienne Bardin, mort en 1640. Son troi- 
sième fils Henri Bizot en hérite et meurt le l*' dé- 
cembre 1675. Jacques Gourrean avait acquis le 
domaine et y résidait dès avant 1687. Sa famiUo 
s'y succède jusqu'à la Révolution.— D ne reste rien 
du logis seigneurial, que de curieuses caves voû- 
tées en ogive, un puits du xvii« s. et les pierres 
des constructions employées à celle de la ferme. 
Au carrefour voisin une croix d'un seul bloc de 
granit (3 m. de hauteur) porte, au bas, vers S., 
la date 1690 et au-dessus les initiales E B. 

Arch. de M.-el-L. G 105. t 806; B 9988.— Note M«. de 
M. Spal. - Arch. de l*Bvêché. — Arch. coam. de k Cha« 
pdleeldeSiini-PhUbefi. 

Eplaay-JeaB (1')^ f . , c"« deSte^xemmes^A. 



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— «2 — 



EPI 



EpInay-HalUard (l*), f., c«« du Champ, 
autrefois de la paroisse de Thouarcé. — Sptne- 
tum 1096 (Liv. Bl, f. «5). — Ane. fief et sei- 
gneurie relevant de Ghanzé et du Pineau-Gilbourg. 
fi appartenait au xiv« s. à la famille Tnrpin et 
passa par le mariage de Claude Turpin à Pierre 
Desnoues, écuyer» sieur de la Touche-Grignon, 
1534. Marie Dubouschet. veuve René de Thory 
donna la terre en échange le 11 mai 1576 an. h. 
Jean Gourreau. ~ En est sieur René d'Escou- 
blanc, mari de Renée Garnier, 1624, 1632, Louis 
de TEstoile en 1635, mari d'Ambroise de la 
Grandière, dont la petite-fille Louise de l'Estoile 
l'apporta en dot à François Malineau 1698 1 
écuyer, inhumé le 15 mai 1703 dans TégUse de 
Thouarcé. Charles-François Malineau, mari de 
Madeleine de Bellére, 1705, fit décorer et fonda 
la chapelle seigneuriale qui fut bénie le 18 sep ■ 
tembre 1741 par Pierre Malineau, son fils, prêtre, 
en présence des curés de Cléré, de Thouarcé et 
de Faveraie. Y résidait en 1775 Jean-Pierre 
Roy de Mayé, chevalier, mari de Marie-Char 
lotte Malineau; — en 1786 Charles-François- 
Malineau, chevalier. Jean-Pierre Roy de Maillé» 
résidant à Mâcon, en avait hérité en 1789 de sa 
mère, Marie-Chariotte Martineau, après la mort 
de son père, usufruitier. ~ Le prieur de Thouarcé 
devait présenter au seigneur chaque année, à la 
St-Jean, une fouasse et une pinte de vin. — Le 
moulin à vent a été détruit vers 1862. — U y 
existait dès 1533 deux moulins à eau. — La terre 
a été acquise de M. Du Grozé par M. Delaunay 
vers 1860. — L'ancien logis construit en 1585 et 
de nouveau en 1770, comme l'indiquaient les dates 
inscrites, avec l'écusson des Gomreau, sur un tuf- 
feau aujourd'hui transporté au Pineau, a été in- 
cendié en 1793 et depuis transformé en grange. 
Areh. de M.-eUL. B 538 et 589, 206. — Greffe d'Angers. 
— Notes Raimbanlt. 

Eplaay-MoBClere» f., c!^ de Ste-Gemmea- 
d'Andigné, 

Eplae (!'), cl., en* d'Avrillé. — Le lieu, 
fief et seigneurie de VE, 1540 (C 105, f. 365), 
appart^ à n. h. René Leroy, prêtre; « f., c^» de 
la Chapello-R,; — f., c"« de la Chapelle- 
Saint-Florent; — cl., €"• de ComilU; -= 
f., c"« de la Ferrière^ avec ancien logis appelé 
encore le Château. ~ Le$ maisons, estraige, 
chesnaie, taillis, futaies, garennes du lieu 
et seigneurie de VEspine 1540 (C 105, f. 202). 
appart* durant an moins tout le xvi« s. à la 
famille de Rabeil. — £n est sieur Marguerite 
Frétart 1597, Jean Trochon, mari de Marguerite 
Gollin, 1671, — en 1790 Hernault de Montiron; 
« chat, moderne etf., c«« de Juigné-Béné, à 
M. Ayrault de Saint -Hénis, — La terre de 
VEpine avec maison de maître, colombier, pres- 
soir, jardins, haute futaie garnie de terriers à 
connins, fat vendue le 22 avril 1603 par François 
de la Tour-Landry, sieur de Bourmont, à d^^ 
Anne de Guillon, femme de Franc, de la Forge, 
écuyer, et le 13 mars 1638 par Françoise d'Ussé, 
vicomtesse des Planches, à Françoise Chapelet, 
veuve de Jacq. Noulleau, échevin d'Angers, de 
4ui l'acquit le l" février 1664 n. h. Jean Robert 



delaHnssaudaie; '^ c"* de MontreuiUBelfroy, 
anc. maison seigneuriale dans le bourg, compre- 
nant un grand corps de bâtiment, dont une tran- 
saction du 17 février 1545 attribua la partie vers 
la Maine, avec les jardins du côté des moulins, 
aux religieux de la Haie-aux-Bons-Hommes d'An- 
gers, tandis que le principal logis, avec le cellier i 
la boulangerie et la grande cour d'honneur, res- 
tait du domaine du Ronceray; — cl., c»* de 
Nuaillé; — usine, c"« de Ste-Christine, pour 
l'effilochage des vieilles laines et aciérie, créée 
vers 1860 par un ouvrier de St-Etienue; «b 
h., c"« de St-Laurent-de-la-Plaine, 

Epine (!'), pseudonyme de Franc. Grille dans 
les Affiches de 1839. 

Eplne-Pvliieé (l*), cl., c»* des Haines. 

Epinerie (1*) , cl. , c"« de la Chapelle- 
Rousselin ; — f., c"« do Jarzé. — En est sieur 
Rob. Lemesle, prôtre, 1520, Pierre Ragaigne 1615; 
« cl., c"« du Vieil-Baugé. 

Eplnelte (1*), c" de la Renaudière\ =■ h., 
c*>« de la Séguinière; — donne son nom au 
ruiss. né sur la commune à l'Etang-Neuf près la 
forêt, qui coule du S.-O. au N.-E., passe à 
l'Epinette, coupe la route départementale n» 10, 
pénètre sar Bégrolles et s'y jette dans le Beu- 
vron, à gauche , à la Planche-de-l' Armée ; — 
5,400 met. de cours, qni forme la limite des com- 
munes de St-Léger et de Bégrolles. 

Epinettes (les), h., c°* de Varennes-8,-M, 

— En est sieur Nicolas Allain 1645. 
Epliil«re (F), chat., c»" de Bauné, anc. fief 

et seigneurie dont les seigneurs avaient leur 
enfeu dans la chapelle Notre-Dame de l'église 
paroissiale. — Il relevait de la Grande-Epinière 
en Corzé, avec son annexe, le fief du Ferron. En 
dépendaient les fiefs de la Godière, de Chérisson, 
de la Havardière, de la Haie de Clefs, de Mené et 
de Brozay. — En est sieur René de la Roe, 
écuyer, mort le 5 août 1625; — en 1634 Etienne 
Boisard, élu en l'Election de Baugé, — n. h. 
René Boisard en 1655, 1674, — son gendre 
Gabriel Fleuriot 1689. — Le manoir venait d'être 
reconstruit quand Louis Boisard vendit la terre 
le 6 décembre 1749 à Georges-Gaspard-Franç.- 
Aug.-J.*B. de Gontades, colonel du régiment 
d'infanterie de Berry. Il fut racheté de la nation 
le !•' messidor an IV par Marie-Victoire de Con- 
tades, femme de M. d'Andigné. — Pendant l'hiver 
de 1868-1869 des travaux de terrassement ont 
mis à jour dans le parc un vieux mur formé d'un 
blocage de ciment, de débris divers et de briques 
à rebord, restes d'un établissement gallo-romain. 
Epinlére (0. h., c"* de Corzé. — Un corps 
de maison nommé la Salle de VEpinière 
1462. — La Grande Espinière 1634. — Anc. 
fief et seigneurie relevant du château de Baugé. 

— En est sieur n. h. Jean Pointeau 1403, Hugues 
de Montalais 1441, 1462, Jean d'Assigné, comme 
mari d'Anne de Bueil, qui vend la terre en 1587 
à René de Dailion, abbé de N.-D. des Châteliers; 

— François de Dailion 1608 ; — donne son nom 
au ruiss., dit aussi de VEcluse, né sur la c»* du 
Plessis-Gr., qui traverse celles de Corzé, Villé- 
vèque, et se jette dans le Loir; a pour affluents 



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BPI 



— «3 — 



EPI 



les miss, de la Maladrie, de Pressiat, de la Tar- 
diviére ; — déborde pendant quatre mois par les 
pluies d'hiver; — 8,048 mot. de cours j -« f.. c°« 
de St-Christophe-du-Bois. 

Eplpltanesy évoque de Nantes en 511, passe 
pour ÂJigeviu d'origine, mais on ne sait rien de 
loi, quoiqu'on ail beaucoup raconté. — U est dit 
éia en 502 et mort en 527. 

Eplré9 f., c" d'Angers N,-E., vis-à-vis la 
Tour-Bouton ; » m^S dans le bourg de St-Pierre 
de Chemillé, curieux logis du xvi* s., avec 
inscriptions; — appart^ au xvn« s. à H. h. Louis 
Lemaire dont le fils meurt en lt>79 curé de Saint- 
Georges-du-Puy-de-la-Garde. 

Epiré, petit bourg, c°« de Savennières. — 
Locu& qui dicitur Pireus zi* s. (Gartul. du 
Roneer., Kot. 1, th. 22). — Expiriacus 1060 
circa (Ib., Rot. 5, ch. 27). — Spiriaaia xi* s. 
(Cart. St-Nic, f. 15) et 1110 circa (Ib., p. 208). 
— Espireium 1105-1110 (Cart. du Ronc, 
Rot. 2, ch. 9). -^ Hespireium 1125-1133 (Ib., 
ch. 19, Rot. -*). — Pereium 1205 (H.-D. B 30, 
1. %, — St'Aubin-d'Espiré 1354 (G Chap. 
St-Land d'A.). — Ancienne agglomération sur la 
voie d'Angers à Ghalonnes par la nve droite de 
la Loire, à distance égaie entre Savenniôres et 
Bouchemaine (3 Jdi.)> sur le faite d'un haut co- 
teau (71 mèt.)> au centre de vignobles renommés. 

One paroisse y existe constituée dès au moins 
le xi« s., comme l'atteste l'œuvre de l'éghse. Con- 
servée en oratoire par un décret du 9 avril 1791 
elle a été érigée eu succursale le 23 juin 1842.' 
Outre la Roche-aux-Moines (lk.400 m.) enSaven. 
nières, elle comprend en Bouchemaine le quartier 
de Chautourteau (1 k. 200), c'est-à-dire jusqu'aux 
abords mômes de la Pointe. — UEglise, dédiée à 
Si Aubin, a été modernisée en 1843 et depuis de 
nouveau restaurée. A la façade sans caractère s'ac 
cole vers l'O. le clocher à demi couvert de lierre. 
Signalons dans la nef unique, à voûte lambrissée 
(21 met. de longueur sur 1 met. 75, et dans la par- 
tie inférieure, 6 met. 45 c. de largeur), quelques 
tableaux dont un Jésus-Enfant agenouillé sur 
la croix ; près la grande porte, un bénitier en 
marbre blanc, forme de cuve, orné de trois calices 
en bosse ; près la porte latérale, un second béni- 
tier, composé d'un grand chapiteau de marbre 
blanc, décoré d'oves et de deux rangs de feuilles 
d'acanthe, sur lequel est posée une cuve cylin- 
drique à rebord, couverte de trois rangs de 
feuilles imbriquées, débris, ce semble, d'une an- 
cienne base de colonne d'un édifice peut-être 
romain. A hauteur du transept apparaît à gauche 
l'arcade emmurée d'une chapelle supprimée. Celle 
de droite seule subsiste, construite sur plan 
carré, la voûte doublée d'une croisée d'ogives à 
nervures prismatiques, dont l'intersection porte 
un écu, décoré d'une joUe cordelière avec les lettres 
P. C. en entrelacs; — à la fenêtre, des vitraux du 
XVI* s., décor jaune sur fond blanc : en haut et 
en bas, deux médiocres, Ste Barbe et la Vierge i 
au milieu, deux très-jolis panneaux carrés : 
St Jean avec Vagneau^ et un Ensevelissement 
du Christ; — sur l'autel deux tableaux en cuivre 
doré, xvii« s., de facture iialiennei le cadre en 
II 



écaille rouge, avec ornements, aux angles, de cuivre 
doré, rehaussés de têtes d'anges en argent; dans 
l'un, la Ctrconciston ou la Présentation au 
Temple; dans l'autre, œuvre vraiment remar- 
quable, Jésus au milieu des docteurs; à terre, 
deux débris de statues peintes (xvi* s.), Sainte 
Emérance et St Etienne; une autre, dans la 
sacristie, d'un vieillard, à barbe blanche et bonnet 
pointu, portant le glaive à la ceinture; — sur un 
contrefort extérieur, un cadran solaire, avec 
plaque carrée d'ardoise, où se lit : Croiez tous 
ceci, Crétiens passant. Qu'il faut mourir; 
L'heure j'atans. ~ Le chœur, avec sanctuaire, 
terminé en cul de four (10 met. sur 5 met. 66), a 
été remanié, plafonné et orné de pilastres. I)er- 
rière l'autel, un grand tableau représente saint 
Maurille ressuscitant St René; il est signé 
De Cherche, i742, Cenomanni, A cété deux 
autres toiles, St Nicolas et Ste (reneviève, et 
deux statues, St Pierre et St René, 

La cure et l'église appartenaient au xi* s. aux 
moines de Saint-Nicolas, puis jusqu'à la fin du 
xu* s. à l'évêque d'Angers. Raoul de Beaumont en 
céda la collation au chapitre de St-Maurille en 
échange du même droit sur une prébende de ce 
Chapitre. — Curés : Robert, 1130 circa. — 
Jean de Boaifarouge, 1410. — Jacq. Touyn, 
par permutation de sa cure de Moulins au dio- 
cèse de Rennes, en avril 1410. — Nie. de Bel- 
lesme, docteur régent en la Faculté de théologie 
d'Angers, 1436, 1442. — Mich. Delaroche, mort 
avant 1460. ~ Franc. Maillet, jusqu'en 1554. 

— Jacq. Pelé, mai 1554, qui résigne. — Gilles 
Leblanc, 1568, qui résigne. — Jean Chevalier, 
chanoine de Saint-Pierre, 9 février 1571. — René 
Guilloiseau, jusqu'en 1591. — Maurille Daul- 
phin, avril 1592, f le 20 septembre 1607, à An. 
gers. — Gilles-Pierre Faifeu, chaa. de StrMan. 
rille, protonotaire apostolique et secrétaire de 
l'Evôçhé, 1609, f le 19 avril 1618. — Louis Gui- 
bert, 1625, qui permute. — Franc. Lebreton, 
mai 1634. — René Ledoux, 1650, 1655. — Louis 
Jouet, 1673, t le 15 janvier 1695. — Pierre 
Béguier, docteur en théologie, 16 janvier 1695. 

— Guy Théard, 1713, 1725. — Urbain Déniau, 
nommé curé de St-Michel-du-Tertre d'Angers en 
1743. — Ant. Viel de la Martinière, anc. curé 
de St-Maurille d'Angers, f le 4 mai 1761, Agé de 
58 ans.— Nie. -Franc. Goumenault, mai 1761.— 
Barat, 1764.— GuiZZiercic la Touche, 176&-1792. 

La paroisse relevait du Doyenné de Candé et 
comprenait en 1726, 426 hab., en 1790, iOOfeiu, 
en 1793, 439 hab. ; aujourd'hui 393 hab. 

Sur le plateau, au N. du bourg, domine, au 
milieu de la verdure, le beau château moderne, 
partie en brique rouge, de M"^ Elisabeth-Marie 
Poudret de Sevrel, veuve du sénateur comte Em- 
manuel-Pons-Dieudonné de Las Cases. Par acte 
du 28 janvier 1870, auloiisé par ordonnance du 
5 mai 1871, elle a fait don à la communauté des 
Sœurs de St-Charles d'Angers d'une maison, dé- 
pendant du bourg, — mais sur la c°" de Bouche- 
maine, — et d'une somme de 125,000 francs, à la 
charge d'instruire les enfants pauvres des deux 
I communes, de visiter les indigents, eo leur four- 



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ERA 



— 114 — 



ERE 



nissant des remôdes gratuits et de recueillir trois 
oa quatre yieiilards de la paroisse. 
Arch; de M.-«t-L. G Ghap. St-IUurUle. — Gart. du Ron- 



ceray, o. 194. — Soe, d'Agr,, Se, et ArU dTAng., t. VI, 
p. 177. — JRépert, archéol., 1869, p. 6. — Note Mss. de 
M. Ang. Michel. 

Epis (les), f., c»« de Somloire. 

Bpivant* — Y. la Lampe, Ruisseau doré^ 
SUMacaire-en-Mauges, 

Eplnehard, m«", f. et cl., c»« d'An^fers, dans 
le canton de St-Land, entre les routes de Frémur et 
de Ste-Gemmes.— PeZucrat 996 (Gart. St-Aubin). 

— Alodium Pelucardi 1009 (G 943). — Pelw 
chardi vinee 1160-1154 (Ronc, GartuL, Rot. 2» 
ch.71).— PeZtic/iard in feodo heati Maurilii 
1191 oirca (H.-D. B 31, f. 3). — Locus vulga- 
riter nuncupatvs Espelluchart, juœta viam 
per quam itur apud St-Germanum 1325 
(Ibid., f. 25). —X.0CU8 vulgariter Espuluchari 
1346 (Ibid., f. 286). — Ou clous de Espulus- 
chart 1332 (Chap. Saint-Martin). — Ce nom 
désignait au x^ s. tonl on canton du quartier de 
St-Laud, formant au xi« s. un alleud, subdivisé 
par des donations successives en tanures diverses 
au profit des Chapitres de St-Laud, de St-Mau- 
rille, de St-Pierre, de Lévière, de THôlel-Dieu, 
qui les arrentèrent.— Zr£ Grand-E. ou le Viel-E. 
k Mû seul* comprenait 4 maisons* réduites à 2 
vers le milieu du xv* s. et est encore en 1739 
qualifié de « fief, terre et seigneurie ». — En 
est sieur Jamin Jolis, archer, en 1418, Mîch. 
Posson 1458, Raoul Fauveau 1594, Louis Ghéreau 
1604, Jean Ghéreau 1630, qui y réunit FEchas- 
serie, P. Homard 1634, Franc. Renoul de la Ri- 
peraie, par acquêt en 1637 de la veuve Bernard, 
René Louet, son gendre, 1670. Son fils René le 
vendit au seigneur du Pin, Y. ce mott en 1697,— 
qui y avait réuni dès 1637 la closerie toute voi- 
sine et presque attenante à son logis, « du Petit- 
Epluchard alias le Pin », comme on rappelle 
souvent à cause de la proximité môme. Les 
deux terres firent partie du domaine jusqu'à la 
Révolution et n'en furent détachées qu'en 1802. 

— Il ne faut pas les confondre avec une autre 
a maison et appartenance appelUe le Petit- 
Epi. », près le Ghène-Percé, sur le chemin de 
THommeau-Greux , et qui dépendait d'une cha- 
pellenie de St>Nicolas desservie en l'église Saint- 
Laud d'Angers, ni avec un autre logis noble 
dit aussi du Grand- Epluchard , voisin de ce 
dernier, et qui appartenait en 1574 à Jacques 
Letoumeux, en 1646 à Pierre Let., mari de 
Charlotte d'Âubigné, f le 21 septembre 1687 à 
Montrelais, — et vendu le 16 septembre 1658 par 
Glaude Boylesve des Aulnais, son gendre, à 
Pierre Eveillon; — ni surtout avec VEplu- 
chard du roi René, qui n'a plus aujourd'hui 
d'autre nom que celui de Haute-Polie, Y. ce mot, 

Eponaox (les), cl., c°« de Chaumont, anc. 
domaine du prieuré de Ghaumont, vendu nat< le 
29 janvier 1791 ; — donne son nom au ruiss. né 
sur la c°« de Chaumont et s'y jette dans le 
ruiss. de Lue ; — 400 m. de cours. — On l'appelle 
aussi le ruiss. des Fontaines, 

Erablale (1'), f., c»« de Vem, — En est sieur 
Pierre Mirleau 1666. 



Erable GO. b., c»« de Bauné; — f., c»« de 
Daumeray, — Lt Rahle (Gass.); — f.. c"« de 
Morannes. — Le Rahle (Gass.); « f., c»« de 
la Renaudikre\ «-> f., c»« de St-LamberU 
deS'Levées. 

Erables (les), f., c" de St-CUment-de^a' 
Place, apparl^ à René Thouin en 1688. 

Erabloa (1'), f.. c»« d'Auuerse. — LEra- 
hleau (Gass. et Yent. N.).— Dépendance de la cha- 
pelle St-Glaude, avec maison de maître où habi- 
tait le chapelain du Fresne et qu'on appelait pour 
celte raison populairement le Prieuré. — Yendu 
nat« le 20 avril 1792. 

Eranderie (1'), f., c"« de Chemillé. 

Erandlère (l'), f., c"« d^Andrezé. — LEra- 
dière (Gad.). — VErudière (Et. -M.). — En est 
sieur Jacques Duplessis 1446,-^ au siècle suivant 
la famille Gourreau, par acquêt, — en 1499 Gh. 
de Fontenelle, — en 1745, par acquêt, Jean-René- 
Aug. Frain du Tremblay ; « ff ., c"« du Longeron ; 
— f., c»« de Noyants Ae-L. ; «cl, c"« de 
St-Germain-lèS'Montf. ; — Y. la Héraudière. 

Erdre (1'). — Aqua que vocatur Erdade 
1048 (Gart du Ronc, Rot 5 et 78). — Flumen 
Herde 1124-1135 (Ib.. Rot. 3, ch. 57). — Le 
russeau appelé Erdre 1502 (Ghap. St-Pierre 
d'A.). — Rivière, née sur la c"« de la Pouèze, au 
moulin à vent de Yiltadour, à 1 kil. du bourg. Elle 
traverse, au milieu d'une vallée riante et souvent ac 
cidentée, les c"^ du Louroux, Angrie, Yem, la Gor- 
nuaille, Gandé, Freigné et pénètre dans le dépar- 
tement de la Loire- Inférieure, après avoir reçu 
les ruiss. de Ghâteaufort, de Garboisseau, de la 
Bourgeonnaie, du Moiron et des Mandis et par- 
couru en Maine-et-Loire 27,200 mètres. — Il étai* 
question en 1802 de la relier par un canal au 
ruiss. de Brionneau, qui se jette dans la Maine, 
au-dessous d'Angers. 

Erdres (les), f., c»» à* Angrie. — Trois mé- 
tairies appelles Heurdre 1540 (G ^06, t. 207), 

Erembnr^^ première abbesse de l'abbaye 
de Nyoiseau, vers 1110, parait avoir été précé- 
demment religieuse au Ronceray d'Angers, où 
elle descendait plus tard dans ses voyages. Elle 
est morte le 18 octobre vers 1135. Y. Rev. 
d^Anj., 1852, t. II, p. 87; 1853, t. I, p. 33. 

Erembnrg^, fille d'Hélie de la Flèche, comte 
du Maine, et de Mathilde, née au Mans vers 
1190, épousa Foulques le Jeune, comte d'Anjou 
vers 1107 et eut de lui quatre enfants, Mathilde' 
Geolfroy, Hélie et Sybille qui épousèrent tous 
des enfants de rois.— Elle assiste et contribue à la« 
fondation en 1117 du prieuré de la Fontaine-St- 
Martin, en 1120 à la dédicace de la cathédrale du 
Mans, en 1121 à la fondation de l'abbaye du Lo- 
roux, vers le même temps à la donation au profit 
de Fontevraud de la partie des Ponts-de-Gé, qui 
dépendait de son douaire ; et ses derniers vœux en 
mourant prescrivaient des libéralités religieuses 
dont Foulques s'acquitta pieusement. Sa croix 
autographe existe sur une charte du prieuré de 
Thorigné. On voit figurer dans un acte de 
1128 n. s. sa maîtresse d'écriture, magistra, — 
La comtesse était morte dès 1126, au témoignage 
des Ghroniques de St-Aubin et de St-Florent, el 



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ÉRI 



— 115 — 



ÉRI 



non 1136, comme Tindiqne le nécrologe de Bonr- 
gaeil qui précise la date au 15 février. 

A». «fAfv.. 1855, 1. 1, p. 369. — Cfirùn, d'An/., p. 33 
«1190.— D. Boaquec I. XII, à te Table. — lUiDfme, 
Cfyp> Fonteb,, t. II, p. 60 et S15. 

Bnetmm (F). — V. les JRîtus. 

Ergo (Jacques), fils de Pierre-Jacq. E., pro- 
fesseur de géométrie à Paris, est dit «c ingéniear, s 
lors de son mariage à Angers, le 25 octobre 1740, 
avec Marie Milon, et «c conseiller du roi, géomètre 
« el arpenteur général des £anx et Forôts au 
c département de Touraine » en 1745, de plus 
arpenteur juré de la maîtrise d'ÂDgers en 1762.-* 
Meurt à Angers le 16 février 1776, âgé de 69 ans. 

Eri^iFe (10, f. et m*«, c»» de Chazé-sur- 
Argoê, — Les métairie, closerie et moulin 
de L'Ergouère 1650 (E 1378;; — relevaient de 
Bugnons et appart^ à Pierre Dubellay. 

Eripiliére (l'), h., c°« de Roussay. — 
L'Argullière 1783 (Et.-C. — et Cass.). — 
L'ErguUière 1742, 1778 (Et.-C.), appartient 
en 1540 à Franc. Augier, baron de Grapado, en 
1587 à René de Montboucher, et durant tout le 
XVIII* s. à la famille Dupouet, dont un juge-consui 
d'Angers, ~ son portrait est chez M. Ménard, il 
Beaupréau, — et un médecin, Ch. -Franc. D., 
d'une certaine notoriété, vivant encore en 1792; — 
donne son nom au ruiss. né sur la e^^ de Tor- 
fou, à 106 m. de hauteur, qui coule du N. au S., 
entre sur la c*>e de Roussay an pont Uerbaux et 
s'y jette grossi à gauche par le ruiss. du Douet- 
Aubert dans la Moine, au-dessus du moulin de 
Clopin ; ^ 3,600 m. de cours. 

EriWire (l')i ^> O* de St-Léger^u-May, 
— La Lirehoire (Cass.). 

Êrii^é, petit bourg, c»« de Mûrs. — Sanc- 
tus Petrus de Adrinniaco .1090 circa (Gartul. 
Saint-Aubin, f. 44 v»). — Arigniacus 1082- 
1094 (2« Cartul. St-Serge, p. 16 et 216). — Ari- 
gnerius 1140 (Cartul. 8t-Maur, ch. 57). — Are- 
gneium 1212 (H.-D. B 46, f. 2). — Arigne 
1240 (G 340, f. 8). — Ecclesia divi PetH 
Errigneiensis 1627 (Et.-C). — Centre antique, 
sur la route d'Angers à Gbalonnes et à Chemillé 
par la rive gauche de la Loire, et que son nom 
d'origine celtique indique même antérieur aux 
établissements gallo-romains d'alentour. — H y 
existait une paroisse constituée dés au moins le 
xt* s., comprise dans les Hautes-Mauges et de la 
dépendance du Doyenné de Jallais, avec église 
dédiée à St-Pierre et donnée par le seigneur en 
1126 à l'abbaye St-Serge d'Angers, qui en con- 
serva toujours la présentation. Vendue nal^ le 
17 pluviése an Vil, « avec les lambris, charpente 
« et matériaux, tout ce qui reste, » à Abel 
Scoty pour la somme de 3,300 fr., elle fut de 
nouveau érigée en succursale le 19 juillet 1826. 
Son ressort comprend les villages de Fonte- 
nelle (à 750 met.), de la Tremblaie (1 kil.), 
de Rabault (500 met.) et de Boisdavau (1 kil.). — 
L'édifice dont le mur nord surplombait depuis le 
tremblement de terre du 25 mars 1588, a été res- 
tauré en 1852 et de nouveau en 1861. Il présente 
le plan en croix latine (20 ' m. 33 sur 9 m. 52). 
Le portail avec rosace a été refait, et l'abside en 



dernier lieu ajoutée à Tancien mur plat, avec fe- 
nêtres ogivales tréflées et voûtes à nervures por- 
tées par des chapiteaux à crochet ; à droite, cha- 
pelle de St-Joseph, la voûte nue; à gauche, 
chapelle de la Vierge, avec voûte à nervures, dont 
la clé porte un écnau l*' et 4«fascé de six pièces 
et au 2» et 3« écartelé d'Avoir-Montberon. Une 
très-jolie charpente apparente, avec poinçons et 
entraits apparents, porte le lambris peint en moyen 
appareil, chaque poutre entaillée, aux extrémités 
et au centre, de têtes de monstres, entre lesquels 
s'intercalent sur chaque face les écussons d'an- 
ciens seigneurs, tels que de Pincé et d'Espinay, les 
filières moulurées et ornées, par places et à la tête 
de chaque entrait, de grotesques et de têtes mons- 
trueuses en bois rapporté, toute l'ornementation 
peinte ; sur la 5« poutre, qui s'appuie an pignon 
voisin de la cure, figure un écu rond, le Globe du 
Monde, surmonté d'une croix dans une couronne. 
La décoration des deux autels latéraux, formée 
de trophées, date du xviii* s. ; celle du grand 
autel est moderne. — Sur le mur latéral, un ca- 
dran d'ardoise date de 1649. 

La Cure attient à l'église vers l'O. et porte la 
date 1743. Deux consoles mutilées soutiennent le 
fronton, où se distinguent des écussons dont un 
chargé de deux croissants en chef. — Vendoe par 
deux fois nat^ le 5 juillet 1791 au seigneur, Luc- 
René Gibot, et le 6 bmmaire an iV à Louis- 
Victor Pavie, elle a été rachetée des héritiers par 
la commune les 2 et 7 décembre 1848, en vertu 
d'une ordonnance du 21 juillet précédent. 

Curés : Piètre Chenuau, 1419. — Jean Bour- 
guignon, f le 13 septemb. 1572, à Angers.-^uill 
TrouiUet, anc. vicaire, 1612.— André BonvalleV 
février 1622, f le 25 décembre 1630. —01. Gouin* 
1647, 1665, t en octobre 1708, &gé de 87 ou 88 ans' 
— Martin Prieur, dès 1668. — Nie. Parroisse, 
1670. — Urbain Richaudeau, 1675, janvier 

1704, signe jusqu'en 1707 ancien curé^ et meurt 
à Angers en Lévière, le 11 février 1718, âgé de 
88 ans. — R. Jacquard, février 1704, devient en 
novembre curé de St-Melaine. — René Mau. 
touchet, janvier 1705. —Jean Vétault, 20 mars 

1705, par permutation, f le 23 novembre 1742 
âgé de 78 ans. il avait fait en 1723 achever à ses 
tnis le grand autel, et les stalles en 1724. — 
René-Claude Maslin, originaire de Lérigné, des- 
servant de Béhuard depuis 1733, installé curé le 
11 janvier 1743. — Dès le 9 juillet il fait démo, 
lir la cure, dont le bâtiment nouveau est com- 
mencé le 22 sur les anciens fondements et béni 

fiar l'évêque le 6 juillet 1744; — en 1745, planter 
es vergers et la noiraie devant l'église, — en 1747 
enclore la pâture, jusqu'alors commune, cons- 
truire le perron, la terrasse, « toute la maison 
c finie en 1751 », coûtant 13,000 livres comme l'in- 
dique encore une inscription. — Dès auparavant il 
s'était mis à transformer l'église. En 1769 sont 
posés le tabernacle et l'autel de la Vierge, orné en 
1753 d'une statue, l'autel de St-Sébastien et le 
jubé en 1755, le grand aotel, les fonts baptismaux 
en 1758, le lambris en partie en 1762 et de nom- 
breux tableaux commandés en 1760-1765 à 
Gaultier, d'Angers, dont un au moins s'y con- 



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Ém 



— U6 — 



ËRM 



servait encore il y a cinq ans. — U signe jos- 
qn*au 18 mai 1768, âgé alors de 65 ans. — Ant. 
Boulnoy-d Haleine , septembre 1768, juillet 
1784. — N. Trottier, mars 1786, 1792. 

Le curé tenait en 1590 une Ecole. Vy ai 
compté 14 élèves, peut-être pensionnaires, qui 
figuraient aux enterrements et touchaient un petit 
pécule des parents du mort. 

Jusqu'en 1778, deux Cimetières attenaientFun 
au presbytère, Tautre au parc seigneurial. Une 
ordonnance épiscopale du 4 juin 1777 ordonna 
leur réunion dans un terrain nouveau donné par 
le seigneur et béni le 8 novembre. Ce fut une ré- 
volution, il fallut une escorte de maréchaussée pour 
la translation seulement de la croLx et les soldats 
durent tomber à coups de plat de sabre sur les 
femmes ameutées. Les ossements ne furent dépla- 
cés qu'en juillet 1785. 

Le fief donnait son nom jusqu'au xiv' s. à une 
famille de chevalerie, il qui a succédé dés avant 
le XV' la famille Pelaud. — Jean Pelaud est sei- 
gneur en 141â et relevait pour partie de Brissac et 
de St-Jean-des-Mauvrets. René Pelault, le der- 
nier du nom, fit rebâtir en partie l'église en 1516, 
où son portrait et celui de sa femme figuraient 
encore au xviii* s. dans les vitraux. Sa fille 
unique, Lucrèce, porta la^ terre à Guichard de 
Monlbron, dont le fils Jacques en fit cession par 
actes des 4 et 5 février 1535 à Jean de Pincé, 
mari de Renée Fournier. — En est seigneur dès 
1539 , 1560, François Thierry , gouverneur de 
Rennes, mari de Françoise du Puy du Fou, qui 
est veuve et rend aveu pour son fils en 1573 ; — 
Julien Foucault, mari de Jeanne Dubouchet, 1577, 
— Elle Dufaï 1580, dont la fille Jacquine, veuve 
de Jacq. Glausse , gouverneur des Ponts-de-Gé , 
épouse en 1591 Gharles Gencian et est inhumée le 
13 décembre 1626 dans l'enfeu de la famille, au 
cimetière de la Trinité d'Angers. Gharles Gencian, 
inhumé le S2 mars 1628 devant le grand autel 
d'Erigné, portait d* argent à trois forces vivrées 
de gueules et une bande d'azur semée de fleurs 
de lys d*or brochant sur le tout. Il devait, au* 
dire de d'Hozier, celte dernière pièce de l'ôcu au 
dévouement de son aïeul Jacques, qui s'était fait 
tuer à Hons-en-Puelle en 1304 en endossant la 
cotte d'armes du roi. Son fils Gharles avait 
épousé Gabrielle de Pincé en 1615. G'est en 
faveur de Joachim de Gencian, mari de Gathe- 
rine Arlhault, mort le 29 octobre 1703, que des 
lettres royaux de juillet 1685 érigèrent la seigneu- 
rie, unie à celles du Jau et de Mûrs, en marqui- 
sat « sous le nom de Gencian d'Erigné ». — Les 
biens de la famille furent vendus par les créanciers 
de son fils, et la terre d'Erigné adjugée le 23 mars 
1719 à Philippe de Gazeau, acquéreur pour Ant. 
de Brie, sieur de Fourneux. — Glément-Alex. de 
Brie-Serrant y résidait en 1774 et vendit le 
31 octobre à Luc-René Gibot de St-Mesmin le 
marquisat, « sans aucune garantie pour ce titre, 
« si ce n'est les lettres d'érection ». — Depuis 
longtemps le principal manoir était au Jau. Jus- 
qu'à la fin du XVII* s. subsistait pourtant encore, 
près TégUse, la motte du château féodal, enclose de 
fossés, avec des restes du pout-levis. —A la porte 



du cimetière seigneurial se tenait une foire le 
jour de la StrPierre et St-Paul (29 juin). — Le 
seigneur avait droit de faire frapper la quintaine 
par les nouveaux mariés exerçant « de gros mé- 
tiers ». Ils devaient se présenter le dimanche de 
la Trinité, sur un cheval bien ferré, sans qu'il y 
manquât « à aucun des quatre fers la teste d'un 
« clou », et demander le signal du départ, le 
front couronné d'un chapelet de fleurs, qu'au 
retour le seigneur posait sur la tète de la femme; 
« et, ce faisant, est tenu la baiser. » 

La commune qui succéda un instant à la pa- 
roisse, avait pour maire en 1790 Pierre Senin, 
mais elle fut supprimée dès 1793 et dépecée au 
profit de St-Jean-des-Mauvrets, des Ponts-de-Gé 
et surtout de Mûrs. Les habitants réclamaient sa 
reconstitution en Tan IX et encore en 1836, mais 
sans succès auprès du Gonseil général. 

La JRoc^ie dite d'Erigné forme, au débouché 
môme du dernier pont des Ponts-de-Gé, un mas- 
sif énorme qu'évitaient jusqu'au xvi« s. toutes 
les routes du Poitou et des Manges. Timoléon de 
Gossé le fit éventrer en 1569 pour frayer un che- 
min direct sur Brissac. U fut prolongé par cor- 
vées jusqu'à Haute-Perche en 1763, jusqu'à la 
Lande en 1764 et continué en 1767. Un des- 
sin du rocher, célèbre dans les guerres de la 
Vendée, aujourd'hui chargé d'inoffensifs moulins, 
est donné dans les Vues pittoresques de Méliand 
(Paris, in-fol. oblong, 1822). 

Arch. de M.-«t-L. C 106. f. 319; B 4030; G 200.— Arch. 
mun. d'Angers GG 30, 71, i60.— Appert, arch,, 1869, p. 15. 
—Arch. comm. de Mûrs ^t.-C.— Note Mss. de M. A. Michel. 

Ermeniparde * fille de Foulques-Réchin et 
d'Hildegarde, née au château d'Angers vers 1067, 
fut mariée tout enfant à Guillaume VII, comte de 
Poitiers, qui bientôt la répudia, soit par incons- 
tance, soit par raison justifiée de parenté. Elle en 
était, comme dit le Garlulaire du Ronceray, 
« déjà veuve, » en 1092, quand elle épousa Alain 
Forgent, duc de Bretagne, « alliance contre l'hon- 
« neuretla loi, » dit le mômeGartulaire.etqui lui 
aliéna à jamais le cœur de son frère Geoffroy. La 
princesse sut persuader bientôt (1095) son nouvel 
époux de se croiser pour la Terre^ainte où il resta 
six ans, lui laissant la charge du gouverne- 
ment et la tutelle de ses trois enfants. Bientôt après 
le retour du comte, Ërmengarde, prise d'un accès 
assez mal expliqué de dévotion, se retira à Fon- 
tevraud (vers 1106), réclamant à son tour la dis- 
solution de son mariage pour cause de consan- 
guinéité, prétexte ordinaire du divorce dans les 
familles seigneuriales et dont les lois de l'Eglise, 
admettant alors l'interdiction jusqu'au 6« ou 
7« degré, souffraient facilement l'application. Il 
parait que sa demande fut rejetée et qu'il lui 
fallut quitter le cloître (vers 11 07). —Mais en 1112 
son mari ayant pris à son tour le parti de chercher 
refuge dans l'abbaye de Redon, elle put retour- 
ner et faire des vœux à Fontevraud, où l'attirait 
l'affection particulière de Robert d'Arbrissel- 
Gelui-ci mort, elle quitta encore l'habit cl 118), non 
sans scandale, pour reprendre le train du monde 
et le premier rôle dans le gouvernement de son 
fik, avec sa fiU^ Hedvige, qu'elle venait la môme 



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ERM 



— 117 — 



ERM 



annéd de faire séparer de son mari, Baudouin de 
Flandres. La mort d'Alain, pins fidèle qn'eHe à 
son cloitre (13 octobre 1119), loi rendit sa complote 
liberté. On ne sait qnelle occasion loi Tint de con- 
naître St Bernard, qui parait, comme Robert d*Ar- 
brissel, avoir dominé le eœnr ardent de cette prin- 
cesse si passionnée, en en snbissant loi-même la sé- 
duction, comme en témoignent les lettres qu'il lui 
écrit. Elle le suivit à Dijon et reçut de ses mains 
le voile dans le prieuré de Larrey vers 1130. — 
Mais bientôt, sur la nouvelle que son frère le 
comte Foulques était installé roi & Jérusalem, 
elle ralla rejoindre, s'établit à Naplouse, et après 
deux ans passés en Palestine, en revint dans les 
premiers mois de 1135 pour régner en sa cour de 
Bretagne. — Elle y mourut le 1« juin 1147, lais- 
sante son siècle un renom de beauté, de science et 
de grâce souveraines, mais aussi d'inconstante lé- 
gèreté. Dans l'abbaye St- Sauveur de Redon où 
elle fut inbumée, se conservait jusqu'à la Révo- 
lution un portrait, relativement moderne, qu'ont 
reproduit D. Morice et D. Lobineau. Cl. Ménard 
l'avait fait graver. V. aussi dans la Galerie des 
femmes célébrée (1828) une grav. de Gatine. 
Les bagiographes de Bretagne et d'Anjou se sont 
épuisés à interpréter les mobiles de cette vie si 
peu édifiante, dont un travail de M. de Pétigny 
a récemment coord9nné les éléments confus. 

Bibl. de rSe, de» Chartes, 3« série, t. 5, p. 209.— Bev, d« 
r Anjou, 1853. p. 115, art. de Grandet— D. Bouquet, t. XIli 
p. 550. — Lobineao. VtM des Saints de Bret,, t. Il, p. 375. 

— Alb. Legrand, Vies des Saints de Bret., p. 348. - Dom 
Cbamard, Yies des Saints d'Anjou, t. n,jp. 204.— D. Mo- 
rfce. Hist. de Bref,, 1. 1, p. 98 et 987, et Prêtâtes, 1. 1. — 
Marbode, Opera—l}, Lobuieaa, ffist. de Bret. Pr., p. 293. 

— Lettres de Geoffi*. de Venddme, 1. V, 23, 24, dTves de 
Charto-es. 21 et de St Bernard, ilOet 117. — Cartul. du 



Ronceray, Mm. 760, rot. 3, ch. 33.- CL Ménard^ Mss. 875, 
1. 1, p. 44. — Pocq. de Uv., Les lUustres, Mss. 1068. — 
Arch. de M.-et-L. Nécrol. Mss. de Fontev. - Mainferme, 



- Pocq. de Uv., Les lUusttes, Mss. 1068. 

ct-L. Nécrol. Mss. de Fontev. — Mainfen 
Clyp. Font., t. II, p. 239. — D. Jausions, Hist. de la ville 
et fU rabb. de Redon, p. 58-d4.— Rép. areh., 1864, p. 89. 

EntteBgarde* comtesse d'Anjou. — V. Hil- 
degarde. 

Ennlére (1*) , f . , <?» de Chaudron. — 
La Rinière (Cad.). — L'Eumière (C. C). 

Erml««i^ (!•), cl., c"« d'Angers N.-E., près 
la Tour-Boulon; — cl., c"« d'AnflfersE., près les 
Justices. — JLc lieu et closerie vulgairement 
appelle VErmitage, en la paroisse de St- 
Léonard près Millepieds et les Rochiers 1533 
(H.-D. B 149). — I7ne petite maison appellée 
VH., joignant le grand chemin d^ Angers à 
Beaiifort 1558, à l'angle autrefois des grands 
chemins d'Angers à Trélazé et des Ponts- de-Gé 
aux Banchets. Elle appart^ à Simon Bréhierl488, 
à Pbilbert Richot, chapelain de St- Maurice d'An- 
gers, 1513, par acquêt d'Ysabeau Bréhier, veuve 
Dosdefer. Il l'arrenta en 1533 à Thomas Per- 
driau, marchand. Pierre Perdriau, prêtre, son 
fils, y habitait en 1558,' René Lefuselier en 1601. 
Mathieu Huet, sieur de la Rivière, mari de Marie 
de Vimères, 1678, vendit l'enclos aux Oratoriens 
d'Angers le 31 juillet 1685. — On voit par un 
plan de 1758 que le jardin en était borné vers 
S.-O. par le ruisseau descendant des carrières du 
Colombier, qui limitait en même temps les pa- 
roisses de S(-AugU8tin et de St-Léonard; «i cl., 



c"« d^Angers N.-O. — L'hermitage alias St- 
Gilles, dans les Fouassières. — Ane. dépendance 
de la chapelle St-Gilles, desservie en l'église de 
la Trinité ; — f ., c»« de Brigné. — fl y existait 
un ermitage, près le château de Maurepart, avec 
chapelle, dite N.-D. -de-Consolation, fondée le 
15 décembre 1492 par Nicolas Orioust. H était 
habité en 1663 par René Pigneul, prêtre. Franc- 
Simon Leplée y meurt en 1679 et est remplacé 
par Louis Molinier, religieux de la congrégation 
de St-Jéréme, — sur la désignation du seigneur de 
Maurepart. — La chapelle est auj. détruite, sauf le 
clocher, en forme de petit déme de pierre, qui 
surmonte encore un des pignons. — Près de là^ à 
gauche de la route de Doué, subsistent quelques 
pierres d'un second ermitage ruiné, avec un 
puits de mine, ouvert en 1843, de nouveau en 
1857, abandonné en 1869; — cl., c"« de Brion^ 
en partie sur Jumelles et Beaufort, dépendance 
de la terre de Chavigné; « f., c»« de Cha- 
lonnes-sou^-le-Lude, dans la forêt de Bareil. 
Il y fut dédié et bénit, attenant à l'habitation» 
une chapelle le 6 mars 1617 par le curé de De- 
nezé ; c et estoit pour lors hermite frère Jean Gas* 
« teau, autrement Pierre Modeste », qui mourut 
et y fut inhumé le 21 décembre 1618. Le tout, 
appartenant au comte du Lude, devint depuis 
le logement du garde de la forêt; — f., c»« de 
Chantoceaux, sur le ruisseau de la Bonde ; « 
f., c»« de Cholet; — m«" b., c»« de Fon- 
tevraud, à l'entrée du bourg, à l'O., et au 
sommet de la rampe de la route de Loudun. 
Autour du cintre de la porte d'entrée on lit 
encore : L^ jour de la St Bernard i687. 
Madame de Montespan étant ici a fait 
commencer ce bâtiment Le même jour de 
St-Bemard 1689, étant revenue encore, elle 
a fait présent de cet hermitage à la commu- 
nauté et Va accompagné d'une loterie ; « 
cl., c»o de VHôtellerie-de-Flée', — c»« de 
Gennes, près le théâtre romain; — chambre rec- 
^tangulaire allongée, dont l'appareil parait du 
XIII ou XIV* s. et qui fut sans doute la résidence 
d'un ermite. — On trouve vers 1632 Louis Miron, 
chevalier, maître d'hôtel chez le roi, seigneur 
de l'ermitage de Gennes; c» f., c°« du Lou- 
rou^-B.; «= cl., c»« de Marcé, à droite et tout 
près de la route de Suette à Baugé, non loin 
d'Hélouine; -* c"« de Neuillé; «c»» de Nueil 
sous- Passavant; «- f., c"« de Quincé « est une 
c maison, sur la droite de la Poterie allant aux 
a bois, — est-il dit en 1740, — laquelle a été 
a autrefois construite pour chapelle par certains 
c henni tes, qui s'y étoient réfugiés. Elle est bâtie 
c sur partie des murs de l'ancien parc de Brissac 
a et autour sont encore quelques vestiges de leurs 
« grottes. On leur avoit autrefois toléré la jouis- 
a sauce de quelques pièces de terre d'un côté et 
« d'autre ; a été abandonnée par les hermites 
c et augmentée de quelques terres » (E 206) ; 
— f., c*« de St-André-de-la- Marche; — . 
-» f., c»« de St-Christophe-du-Bois\ — f., 
c"« de St-Clément-de-la-Pl. — 11 y existait dès 
le XIII* s. dans la forêt de Longuenée, in Lon* 
ganaia, un refuge habité par un chevalier, re- 



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— 118 — 



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tiré du monde, da nom de Leferle, à qni GuiU. des 
Roches, sénéchal, accorda le droit d'ouvrir des 
marchés, nundinœ (D. Houss. 10704) et autres 
privilèges. Le dernier ermite, frère Jean Ches- 
non. religieux franciscain, mourut à Beaucouzé 
le 14 février 1655, âgé de 56 ans. C'était en 1681 
l'habitation de Guill. Gontable, marchand fermier, 
commissionné pour l'exploitation du bois de la fo- 
rêt; « cl. , c»« de Ste-Gemme8'8,'L.; «= cl., c"« de 
Segrét autrefois de la Ghapelle^ur-0. ; « c°* de 
Trélazét emplacement peut-être de l'ancien re- 
fuge de la recluse Ozenne, V. ce nom. — Sur une 
pièce de terre, attenant aux Petits-Garreaux et 
cédée par la famille Jamin, une ardoisière y 
fut entreprise à ciel ouvert par déclaration du 
31 décembre 1852, sous la direction d'une So- 
ciété, comprenant MM. Montrieux, Répussard, 
Grille, Bordeaux, etc. Dès les premiers coups de 
pics et presque sans déboursés, la bonne veine 
se rencontra, qui dure encore inépuisée, après 
avoir fourni des trésors. — Par une seconde dé- 
claration du 23 octobre 1861 a commencé l'ex- 
ploitation d'une carrière souterraine; » c»« de 
Trêves, V, la Rondière ; « ham., c"« de Vem, 

Ermltale (1'). cl., c»« d'Aviré; - f., €«»• 
de Montigné-leS'R. — Le guet ïc pré de 
VHermitaie 1724 (E 466). — G'est la terre dont 
Jean de Graon fit présent à l'abbaye de Ghaloché, 
herernuB, que sita estjuxta nemus de Chanv- 
bers, cum nemusculo quod eamdem heremum 
ex omni parte concludit, 1200 circa (Ghaloché» 
t. II, p. 54J. — Hermitagium sancti Nicolai 
de Ckamhiers 1206 (Ib.). — Sur la demande 
du donateur, l'abbé y établit un prêtre à demeure 
et y fit construire une petite chapelle dédiée 
à St Nicolas. — Elle était délaissée dès le 
XVI' s. et ruinée sans doute ; et la terre fut ven- 
due par les moines une première fois en 1563 à 
François de Scépeaux, rachetée en 1565, de nou- 
veau vendue en 1629 à GuilL Marsollier, de 
nouveau rachetée en mai 1656, vendue enfin 
nat* le 4 janvier 1791. — Un petit ruisseau en 
prend le nom, qui se jette dans le ruiss. de* 
Pouillé« après 750 mètres de cours. 

EnniUére {V), m»» b. , c°« de Louerre^ 
avec serre, cour, avenue, jardins anglais, vigneSf 
taillis, futaies. 

Ennitlers (les) , f . , c»* de Sceaux. -* 
L'Hermitière xiii* s., xviii«s. — Ane. prieuré 
de Toussaint d'Angers, mentionné en 1262, dé- 
pendant de la Ghanterie et réuni à la mense ab- 
batiale (D. Houss. 10706). 

Emaolt (Jacques), sieur de la Daumerie, 
conseiller et doyen du Présidial, où sa mémoire, 
au dire de Ménage, resta longtemps en vénéra- 
tion, fut élu échevin le 13 avril 1589 et maire le 
l«r mai 1600, de nouveau le 13 mai 1607. — Il 
portait écartelé de 3 quartiers, le l*' d*or à 
V aigle éployée de gueules ; le 5«, d^ argent à 
la tète de loup de sable, et le 3^ d'argent au 
lion rampant de gueules. — Pendant la Ligue, 
son frère, emprisonné avec un certain nombre 
d'habitants royalistes au château de Ghàteaugon- 
tier, tua le capitaine et s'empara du donjon (11 sep- 
tenibre 1589); mais la garnison, un moment sur- 



prise, y mit le feu et passa au fil de l'épée tous les 
révoltés (E 2402 et JRev. d'An/., 1854, t. II, p. 162). 

ErnestlAre (1'), f., c"* de Pouancé. 

Emon, non commun à plusieurs peintres 
d'un talent remarquable, qu'il est difficile de dis- 
tinguer mais qu'il faut pourtant éviter de con- 
fondre. — {François) est l'auteur du portrait 
d'Ant. Arnauld, conservé au château de Sablé et 
signé F. Emou fec. 1663. — Un beau Christ 
en croix du Tribunal de commerce d'Angers 
porte ausi : jP. Emou pinxit Andegavis. — 
(Jean), fournit en 1673 à la mairie d'Angers le 
portrait de Gupif de Teildras payé, avec le cadre, 
30 liv. L'église St-Florent près Saumur garde 
encore un St Michel, au bas duquel on Ut : 
G. R. faict par Emou peintre, 1679, M. Bar- 
bier-Montault a signalé aussi deux autres toiles 
que je rapporte à cet artiste : un portrait d'Henri 
Arnauld en pied : J. Emou pinx. Andegave 
et une N.-D. de Pitié dans la chapelle de Mont- 
placé, près Jarzé : Emou inv. et pinxit, qui, 
suivant Toussaint Grille, aurait été gravée. L'acte 
de décès de son fils Pierre l'appelle par excep- 
tion c noble homme. » — Sa femme, Marguerite 
DesmouUns, fut inhumée le 14 octobre 1683. — 
L'artiste mourut le 23 avril 1692, à Angers. Sa 
signature, tracée à grands traits reposés, avec 
belle majuscule initiale double, est fréquente et 
figure notamment à des actes du 23 mars 1665 
(GG 116), du 5 avril 1669 (GG 119) et du l"*" mai 
1678, (GG 41). Il demeurait sur les grands ponts. 
— (Jean), fils du précédent, est dit chirurgien 
en 1688 (GG 140) et encore le 9 mai 1690 dans 
son acte de mariage avec Marie-Rose Lejau» 
mais les actes de baptême de ses trois enâints 
Marie-Rose (6 mars 1695), Pierre (2 mars 1697), 
Jean (26 juin 1699) le qualifient peintre, comme 
son propre acte de décès. U est inhumé le 19 mai 
1701, âgé de 37 ans. Sa signature figure à l'acte 
du 6 mars 1695. — (Le chevalier), originaire, 
croit-on, de Saumur, et sans doute parent des 
précédents, jouit dans son temps d'unû véritable 
réputation, qui lui a fait attribuer plus tard toutes 
les œuvres signées de leur commun nom. Il était 
chevalier de l'ordre du Ghrist et en prenait le titre 
sur ses ouvrages. Il fournit à la mairie d'Angers 
en 1734 le portrait de Trochon, en 1739 ceux de 
Grosnier et de Brouard. Un Christ de sa façon 
décorait la sacristie de la Trinité ; une Naissance 
du Christ est encore conservée à Glos-l'Oreille, 
Y. ce mot, M. de Lozé possède un beau portrait 
d'homme, avec cuirasse et perruque, signé et daté 
1720. Trois portraits, dont un de femme, ont 
figuré à l'Exposition d'Angers de 1838. — Tonss. 
Grille lui attribue les anciens portraits de la salle 
synodale de l'évêché. — Enfin un cinquième 
peintre du nom, dont le prénom nous reste in- 
connu et que certains textes appellent Amoul, four- 
nit en 1719 à la mairie neuf portraits d'échevins. 

Ernov (François), imprimeur libraire ordi- 
naire du roi et des prêtres de l'Oratoire, près la 
maison de ville, à Saumur, 1664, 1695. Sa 
marque porte un aigle planant au-dessus d'une 
ville et tenant dans son bec une banderoUe avec 
la légende : movendo. — (François-Gahriet), 



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800 fllfl, mari en 17M de Marie Moriceau, im- 
primeurlibraiie, à Saumur. Lear fille Catherine» 
sapérienre da Bon-Pastenr d'Angers, est inhu- 
mée le 7 mars 1780 à Neoillé, âgée de 70 ans. — 
Il s'était remarié vers 1720 à Françoise Herbault, 
qu'il laissa veuve. Elle assiste avec son fils René 
le 27 avril 1745 à Gonaud au mariage de leur fille 
Louise-Françoise avec Michel Prieur-Duperray. 

Eraonl (Jean), libraire, Angers, 1509, en la 
me Bourgeoise, près le logis des Tourelles. Il est 
dit mort, ainsi que sa femme, en 1553. 

Erondelle {Joseph), né à Ancenis vers 1760- 
1762, cadet de famille et comme tel destiné aux 
ordres, prit part des premiers au soulèvement 
vendéen, en s'attachant il Stofflet, qu'il servit 
jusqu'au dernier jour, comme aide de camp. Ar- 
rêté avec loi, il fut avec lui fusillé à Angers le 
24 février 1796. Il était souvent désigné du nom 
du petit domaine patrimonial des Varennes et 
par suite une confusion s'est établie qui a fait 
de lai, notamment dans Grétineau-Joly, chap. x, 
deos personnages différents. 

Erplofère (Daniel de T), imprimeur, à 
Saumur, 1630. 

EmMilt (François), né à Durtal d'Antoine E., 
sieur de Ghemans et de Roberte de Bouille, figure 
en 1522 sur la liste des avocats au Parlement de 
Paris. Il entra comme conseiller au môme Parle- 
ment, puis avec titre de mattre des requêtes et de 
premier président au Parlement de Turin, lors de 
son érection en 1539. — Après la disgrâce du chan- 
celier Poyet, le roi lui donna en 1543 les sceaux, 
qu'il tenait encore quand il mourut le 3 septembre 
1554 à Ghâlons-sur-Mame, occupé à traiter de la 
paix avec l'empereur Gharles-Quint. Il y fut in- 
humé dans le chœur de St-Etienne. — Ménard 
ne lui donne qu'une fille; mais il avait eu de sa 
femme Marie de Luynes^ au moins deux fils, dont 
un Jean, abbé de St-Loup de Troyes, mourut âgé 
de 89 ans en 1614 ; l'autre périt dans la journée 
de Gérisoles. Les auteurs angevins affirment 
l'identité de cette fsÉnille avec celle des Ayrault. 

Pocq. de liT., Mes. 1067. — Ménage, VU. JSrod,.n. Il5 
ei 118. — Cl. Ménard, Mss. 875, t. Il, p. 173. — Fr. Sagon, 
Complainte de troiê gentilsh. franco^», occiz et morts au 
voyage de Carignan , bataille et journée de Cerisolles 
(1544, iii-8* de 44 fol., Paris, D. Janot).— Godefroy, Catal, 
des Connétablea, pari. IV, p. 20. — Msa. 1009 y* Ayrault. 

Er^avx (les), d., c°« de Jarzé, — Ancien 
manoir noble, où résident en 1430 Thomas Le- 
cousturier, en 1447, 1539, Jean L. et son fils, dont 
la veuve N. de Mergot, âgée de 84 ans est inhumée 
en 1659 sous le banc des seigneurs, dans la cha- 
pelle de Sobs, — en 1621, 1640, le président René 
Bommard, en 1683 Galliot Louet; — appartenait 
en 1790 à la veuve Morant de TEpinay, sur qui 
elle fut vendue nat^ le 18 prairial an II. 

B»ciw^m4w*UiM (locus qui dicitur), localité 
importante, restée inconnue, que mentionne une 
charte de 997. lâv. N., ch. 37; Liv. d*A., f. 67. 

JEtfeoatlIott. — V. Pont-aux-Filles, 

Eslys (Adam), sieur de la Renardière, fils 
de Jean I, né à Angers le 25 mai 1585, marié le 
15 octobre 1611 à Marguerite Ledevin, avocat 
au présidial d'Angers, fut nommé échevin le 
V Biai 1632 et maire les i«r mai 1633 et 



1634, aimées de pestitence. — U moarut le 22 dé- 
cembre 1640 et fut inhumé « sous la tombe de 
« ses ancêtres, dans le cloître et à l'entrée de la 
c chapelle de la Madeleine ; » — Ses armes por- 
taient d'argent à la croix pattée et alaisée 
de gueules, cantonnée de 4 roses de même. 

Eslys (Jean), neveu du précédent, sieur do 
Riou et des Roches, fils de Gilles E., avocat 
conseiller à la Prévôté d'A., conseiller échevin 
perpétuelle l«r mai 1661, fut nommé par lettres de 
cachet du mois de mars 1659 maire pour deux 
ans à partir du l*r mai. — Il vivait encore en 
1727, âgé de plus de 80 ans. — Sur son jeton, au 
revers, figurent les deux parties de la ville d'An- 
gers reliées par les ponts, conmie sur le jeton de 
Gohin de Montreuil dont il avait terminé les tra- 
vaux. Il fit aussi restaurer la fontaine Godeline. 

Esma, ancienne villa, qui est devenue la pa- 
roisse St-Maurille des P(mt»-dt'Cé,^\ , ce mot. 

Esnanlt (Pierre-Jean) , né à Angers le 
13 octobre 1763, étudia d'abord à Angers, puis à 
Paris et fut reçu docteur en la Faculté de méde- 
cine de Montpellier le 4 juillet 1788. Il était en 
train de reprendre sa licence & Angers quand 
les cours furent supprimés en 1790. Nommé le 
4 août 1793 médecin suppléant à l'hôpital civil, 
le 2 nivôse an II médecin en chef de l'hospice 
militaire, il rentra lors da licenciement le 
l«r vendémiaire an Y à l'hôpital civil, dont i| 
devint médecin en chef le 28 fructidor an VU, 
fonctions qu'il conserva pendant 30 ans. U avait 
succédé ao docteur Delaunay dans la chaire de 
pathologie à l'Ecole de médecine (9 avril 1812) 
et était membre du Gonseil municipal d'Angers 
depuis le 23 décembre 1792. — Il y est mort le 
31 décembre 1831. — Il s'intitule Een. duFresne 
dans son acte de mariage avec sa coosine Emilie- 
Françoise E. le 5 janvier 1790. 

Esnanlt (Pierre-René-Jean-Baptiste)» né 
le 24 juin 1747 à Angers, s'établit en 1775 à 
Saumur, pour y exercer la profession d'avocat. 
Il fit en juillet 1789 le voyage de Paris, d'où il 
adressa une correspondance suivie avec ses con- 
citoyens qui la firent imprimer. En août et sep- 
tembre il présida le comité Saamurois et fut 
nommé commandant des volontaires. En février 
1791 il s'installa à Gholet, comme avoué, pour être 
surtout plus & portée de régler les affaires de la 
maison de Maulévrier, dont il était le régisseur de- 
puis septembre 1789. Il y fonda avec Savary la So- 
ciété Populaire, dont il fut élu trois fois président, et 
aux premiers troubles de 1793, lors de l'envoi de 
troupes dans le pays, fut nommé commandant en 
second pour tout le District. Fait prisonnier le 
15 mars, on le voit, après huit jours de détention, 
nommé par les révoltés membre de leur comité 
dont il sortit le 15 avril, mais sans cesser de 
tirer parti de son influence nouvelle, ao profit 
des blessés et des prisonniers patriotes, comme 
il est avéré par le témoignage entre autres de 
Boisard, d'une partie des grenadiers du Bois- 
grolleau, qui lui durent la liberté, et de Savary. U 
avait recours surtout à l'intermédiaire de Bon- 
ehamps qui avait pris logement chez lui. Obligé 
de se cacher pendant la Terreur, il fat éla prési- 



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— lao — 



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dent de la municipalité de Gholet le 15 thennidor 
an lY, puis juge de paix le l«r vendémiaire 
an y jusqu'au 18 thermidor» qui le destitue et 
l'incarcère. De retour à Saumur en l'an YI , 
il fut nommé commissaire près le tribunal 
civil de Baugé le 9 floréal an VIII, puis pré- 
sident du Tribunal civil de Saumur le 16 bru. 
maire an IX, fonctions qu'il occupa jusqu'à sa 
mort, survenue à Saumur le 10 septembre 1814. 
~~ Il avait présidé en l'an XII l'assemblée élec- 
torale de l'arrondissement, qui le désigna, en 
même temps que l'assemblée du Département, 
comme candidat au Corps législatif. 

Espaf^ole (l'), f., c»* de St-Mariinrd* A, 
— L'Espagol (Et. -M.). 

Esparbez de I^nssan Bonehard d*Aii- 
beterre {Léontine d*), dernière abbesse du Ron- 
ceray d'Angers, où elle avait succédé en 1762 à 
Garoline-Ânt. de Raffetot, déclara en 1790 vou- 
loir c persévérer jusqu'à son dernier soupir » 
dans l'état qu'elle avait choisi. Elle suivit l'ar- 
mée vendéenne au sortir d'Angers et était reve- 
nue avec elle au siège. Prise dans la déroute, 
elle fut traduite au Tribunal, et exécutée « à 
« 80 ans qu'elle avait, aveugle, bonne et chari- 
c table, dit Grille, mais en ce jour-là on ne con- 
« naissait pas le mot de grâce. » — D'autres la 
font mourir quelques jours plus tard au Mans. — 
HM. Hichel et Menuau, à Angers, possèdent 
diverses pièces d'un beau service de faTence de 
Rouen, portant Vécu en losange, avec couronne 
ducale et crosse, écartelé au l^^" et 4" d'Esparbez, 
au 2« de Bouchard, et au 3*> d'Aubeterre. Dans la 
maison, place de la Laiterie, n» 10, une pierre, 
au coin de la cheminée, porte la date 1782 et le 
nom de cette abbesse, qui Ta posée. 

EspauCl'), c°«deSté-(remmc8-s.-I«. — Terra 
de Espalto 1040 circa (Gart. du Ronc , Rot. 4, 
ch. 99). — Le chemin comme Von vient de la 
rivière de la Maienne au hoia de VEapau 
1461 (Mss. 916, t. I, f. 45). — Domaine du Ron- 
ceray d'Angers, dont le nom même a disparu. 

Espéraaee (l»), cl., c»« d' Anflf ers N.-O ; « 
cl., c»« de Bégrolles; «■ f., c»« de Chante- 
loup ; «a cl., c^* de Chanzeaux, au village de 
la Trappe; — f., c^^ de la Chapelle- Rousaelin, 
bâtie depuis 1848; *-> ham., c°" de Comhrée-, 
« f., c" de Juigné'Bené; «— f., c"« de Ijan- 
demont\ — cl., c^* de Maulévrier; — f., c»« 
du Mai/, bâtie depuis 1834; ^ f., c»« de la 
Pommeraie ; — ardoisière, c»« de la Pouèze, 
avoisinée de 5 ares de vignes, les seules qui 
existent sur la commune; ^^ f., c°« de Segré\ 
■« ham., c»« de la Séguinière, avec briqueterie 
et tuilerie; — ardoisière « c"» de Trélazé , 
ouverte le 9 février 1838 par P.-O. Hayer et 
Jacq. Boullay, qui l'agrandirent d'un second 
fonds en novembre. Dès le 10 juillet 1839 , 
l'exploitation, dont la paroi s'enfonçait presque 
verticalement, approchait à la limite extrême, 
10 mètres, de la route de Beaufort. Un éboulement, 
le i*' octobre de la même année, décida l'aban- 
don des travaux ; ■- auberge, c"« de Villedieu^ 
dans le hameau de la Vinaigrette , qui souvent 
en emprunte le nom; «» cl., c"^* d*Yzemay, 



Esperonnlère (Anne-Sophie de V), fille 
de Françoise de TE. et de Gatherine Gonstantin, 
née vers 1691 sans doute au château de la Sau- 
laie, prit l'habit à la YisiUtion d'Angers le 
7 août 1707. En octobre 1730 elle fut envoyée au 
monastère d'Annecy en Savoie, où d'abord assis- 
tante, puis sacriste, elle reçut en 1748 la visite 
de Ferdinand VI, roi d'Espagne. Elle obtint de lui 
la création d'une maison de l'ordre à Madrid, 
qu'elle y alla fonder, avec titre de supérieure, le 
18 août 1748. Elle se démit de ces fonctions en 
1755, restant seulement directrice du noviciat, 
et y mourut le 15 octobre 1759. 

Année Sainte de la Viritation (Lyon, 1870), I. X. 

Esperonnlére {Gahrielle de 1'), en religion 
Gabrielle de Saint-Benoit, fille de Claude de l'E., 
née en 1572 au château de l'Eperonnière , fit 
profession eu 1591 à Fontevraud, qu'elle quitta 
en 1604 non sans une énergique résistance de 
l'abbesse, même à la suite de diverses procédures, 
pour fonder avec la princesse d'Orléans , d'abord 
dans le prieuré de l'Enclottre, puis à Poitiers 
(6 avril 1617) la congrégation du Galvaire. Elle 
en devint supérieure le 25 avril 1618. Dès le 
27 avril 1619 partait pour Angers une colonie de 
l'ordre, dont elle devint supérieure générale en 
1622. — Elle mourut à Poitiers le 21 juillet 1641, 
en odeur de sainteté, comme la précédente. 

D. Ghamard, Vies de» Saints, t. Il, p. 495. 

EspeÉvant — V. St-Macaire-en-Mauges, 

Espine {Françoise de 1'), élue abbesse de 
Nyoiseau le 20 mars 1502, succédait à Marg. 
Ghaperon. Elle fut installée le 28. — On lui dut 
les stalles du chœur et la construction du logis 
abbatial. — Morte le 25 mars 1522. — Portait 
d'... à 6 hilleHes de... 5, 2 et i. 

Espine {Guillaume de 1'), écuyer, sieur de 
Beauchesne, nommé échevin d'Angers lors de la 
création de la mairie, en 1474, en fat le premier 
maire élu le 4 mai 1484 du choix libre de ses 
concitoyens, par le fait d'une véritable révolution 
et en vertu du droit acquis d'une nouvelle charte 
communale, débattue à l'avance et mise à exécu- 
tion avant même la ratification royale, V. t. I, 
p. 39. — Les séances du Conseil de ville furent 
installées par lui en la maison Godeline. — Il 
portait d*azuT à S aigles éployées d^argent 
posées en chef et un cigne de même en pointe. 

Espine {Jean de 1'), est en Anjou le 
maître le plus glorieux de l'art de la Renais- 
sance, un des prédécesseurs et non pas l'élève, 
comme ne cessent de le répéter les livres ange- 
vins, de Philibert Delorme. Il naquit à Angers 
dans un logis de la rue des Filles-Dieu, en 1505, 
douze ans avant son prétendu maître, qui ne 
devait revenir d'Italie qu'en 1536, alors que notre 
Angevin semait l'Anjou de ses chefs-d'œuvre. Sa 
réputation était faite déjà en 1533*, quand le 
Chapitre de St-Maurice d'Angers l'appela pour 
constater les dégâts causés par l'incendie aux 
clochers de la cathédrale et bientôt lui en confier la 
reconstruction. Le 19 juin 1535 le Conseil de 
ville, sur la présentation de Jean Marian, « com- 
« missaire des œuvres et réparations d'Angers, » 
qui le garantissait « légal, bien sçavant et expert 



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ESP 



• en teh affaires, » admit de TEspine à Ini snc- 
céder en cette charge, l'autorisant môme, « qnand 
« il n'y ponrra vaqner », à s'y faire suppléer» 
C'était en effet l'heure des grands travaux et où 
son talent dorait se répandre en plein éclat. 
L'artiste achevait .vers cette date cet hôtel Pincé 
encore debout au cœur d'Angers, dont la tradi- 
tion à défaut de documents certains, lui a tou- 
jours attribué l'honneur et qui rappelle de si 
près par tous les détails de sa décoration l'hôtel 
Bonnivet de Poitiers. Il conduisait au môme 
temps les travaux de la reconstruction des clo- 
chers de St'Maurice 

Et la brate Uostarne an pignon de l'église, 

— en 1536 des cloîtres et du chartrier de l'Hôtel- 
Dieu, —en 1543 du portail de l'hôtel-de-ville,— en 
1558 de l'auditoire et de la grande salle du Prési- 
dial; et pendant trente ans sa main est môlée aux 
principales œuvres de l'Anjou. La ville en 1551 
lui confia l'organisation des fôtes pour la récep- 
tion Ju roi Henri II, de môme en 1565 pour 
l'entrée du roi Charles IX, et il dut aller recruter 
des peintres à Gonnord, Beaupréau, Montaigu, 
Puy-du-Fou, Durtal, « par toutes les maisons où 
« ils besougnoient. » En 1556 il dirigeait la cons- 
truction du port Ayrault, en 1562 les fortifica- 
tions de la Porte Toussaint et de la Tour Guillou- 

— Il fut relevé par délibération du 9 septembre 
1567 et définitivement le 18 octobre 1571 de sa 
charge de maître des œuvres et réparations de la 
ville. Il avait alors 66 ans et mourut en 1576 
dans le logis où il était né. Il fut enterré dans 
l'église voisine des Carmes où se lisait sur une 
lame de cuivre son épitaphe en vers, qu'a con- 
servée Bruneau de Tartifnme. — Outre les tra- 
vaux déjà cités on attribue avec quelque vraisem- 
blance à Jean de Lespine la tour de la Trinité 
d'Angers, les clochers des Rosiers et de Beaufort, 
mais à peu près sans raison celui de Tiercé, 
récemment détruit, l'ancien château du Verger, le 
portail de celui d'Ardanne. — Sa signature 
figure à de nombreuses quittances des années 
1566 et 1557 dans les archives de la mairie 
d'Angers. — La rue, qui borde l'hôtel Pincé, à 
Ajigers, a récemment reçu son nom, ignoré de 
toutes les Biographies. 

Areh. de M.-ot-L. H.-D. (7 8: ^ 69, 107. — Arch. mon. 
BB SO, f. 84 : 93, f. 88 ; 33, f. 40 ; — GG 13, U, et Suppl. GG. 

— Bévue d^ Anjou, 1861. t H, p. «7. — Bran, de Tartif., 
IfM. 871. — Péan de la TuQerie, now. édit., p. 53, etc. — 
itè^Mr#. oreA., 186&, p. 69 et 113. 

Esplae {Jean de 1'), en latin SpinaeuB ou de 
Spina^ né à Daon (Mayenne) vers 1505, était en 
155S prieur des Augustins d'Angers. Désigné par 
son éloquence pour prêcher les missions, il se 
trouvait à Châteaugontier quand Jean Rabec 
y fut arrêté, comme protestant. De TEspine 
essaya de le convertir en sa prison et tout au 
contraire en revint gagné aux doctrines nouvelles. 
Cest seulement pourtant pendant le colloque 
de Poissy qu'il fit profession ouverte. Une lettre 
de Bèze à Calvin, du 12 septembre 1561, annonce 
que ce jour môme le néophyte venait de signer 
leur confession de foi, et notre angevin Bruneau 
de Tartifnme raconte que le 21 novembre sui- 
vant l'ancien religieux Augustin tint le prêche 



public aux halles d'Angers. A la clôture du sy- 
node, il fut nommé pasteur de Fontenay-le-Comte, 
puis bientôt de la Rochelle, et en 1564 vint ins- 
taller le culte nouveau à Provins. On le rencontre 
en 1566 à Paris, portant parole avec Du Rosier 
contre les docteurs catholiques Vigor et de Sainctes, 
dans des conférences dont il a lui-môme rendu 
compte. Il s'y trouvait encore à laSt-Barthélemy 
et parvint à s'échapper sous la livrée d'un Uquais. 
put ainsi gagner Montargis etenfin chercher refuge à 
Genève après la mort de Renée de France, sa 
protectrice. Il revint en juillet 1576, appelé 
comme pasteur à Saumur, et en 1578 à Angers 
qu'il desservit jusqu'au traité de Nemours (7 juillet 
1585). Réfugié alors à St-Jean-d'Angély, il adressa 
le 25 février 1566 & son troupeau une lettre que 
publient les Mémoires de la Ligue. U fut ré- 
tabli en 1589 à Saumur, où des documents le 
mentionnent en 1591, en 1594, en 1597. Il y 
mourut celte année, depuis longtemps déjà épuisé 
mais s'étant refusé de prendre sa retraite, et sans 
apparence aucune de reniement ou de regret, 
comme l'affirme Ménard. Son portrait a été gravé 
par René Boivin , tourné à droite, à mi-corps. 
Anno œtatis 48. ~ En haut la devise .- Mori 
et vivere Domino. — L'Espine, avant sa con- 
version publique, avait publié, suivant Duverdier, 
un Traité pour ôter la crainte de mort et la 
faire désirer à Vhomme fidèle (Lyon , 1558, 
in-8o) Il a donné depuis : Discours du vray sa- 
crifice et du vray sacrificateur; ceuvre 
monstrant par tesm,oignages de la saincte 
Escripture les abus et rêveries de la messe 
et Vignorance^ superstition et imposture des 
prehstres (Lyon, J. Saugrain, 1563, in-S» de 
24 p., — et 1564, petit in-S», s. 1.). René Benoit 
y répondit par une Brève et facile réfutation 
(Paris, 1565, in-S» de 36 fol.), à quoi L'Espine ré- 
pliqua par sa Défense et confirmation du 
Traicté du vray sacrifice et sacrificateur, . . 
(Genève, 1567, in-8»). — Traicté consolatoire 
et fort utile contre toutes afflictions.,. 
(Lyon, J. Saugrain , 1565, petit in-S»). — 
Traicté des tentations et moien d*i/ résister 
(Lyon, 1566 et 1568, in-8<»). ^ Actes de la dis- 
pute et conférence tenue à Paris en 1566 
entre deux docteurs de Sorhonne et deux 
ministres de l'église réformée (Strasbourg, 
1566 et 1568, in-8o). Les deux docteurs Vigor et 
Sainctes firent une réponse que suivit une réplique 
inédite des deux ministres, conservée, avec tout 
le détail de ces disputes, dans les Mss. de la Bi- 
bliothèque Nationale, fonds français 3261, anc. 
fonds Béthune n» 8770. — L'Excellence de la 
justice chrétienne pour Vinstruction et con^ 
solution des enfants de Dieu (Genève, 1577, 
iii-8<»). — Traicté de TApostoeie (1583, in-12). 
-- Dialogue de la Cène, plus un Traicté 
du vray sacrifice (1583, in-12). — Traicté 
excellent et vrayement chrestien de la re- 
connaissance et confession des péchez à Dieu 
(1587, in- 16).— ^xccZZens discours touchant le 
repos et contentement de Vesprit (La Rochelle, 
1588, in-8o; 1591, in-16 de plus de 1,160 p.; 1594, 
in-12; Bàle, 1588, in-S»; Genève, 1591, in-16, 



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ESS 



— in — 



ESS 



de 890 p., plus les préliminaires et l'Indice, 
rEpttre à M. de la Noae et 7 stances de l'antenr; 
1599, in-16 ; 1613, in-12; trad. en lat.. 1591. in-8»; 
en anglais, 1592, in-4o ; en allenoand, 1610). — 
Traicté de la JProvidence de Dieu pour le 
repos et contentement des consciences fi- 
dèles (Genève, 1591, in-S»; La Rochelle, 1594, 
in*12; en latin, Genève, 1591, in-S^ ; en allemand, 
Hanan, 1603, in-4»). — MM. Haag signalent en- 
core de TEspine deux lettres conservées dans les 
Mss. Fontanien316 et 322; une antre a été publiée 
dans le Bull, du Protest, t. I, par M. Read. 
Hoag, Dranee Protest. — Brun, de T., Mss. 870, f. 46 et 
1134. — Louvet, dans U Rev. d'Anj., 1854, 1. 1, p. 358. — 
Cl. Hénard. Mss. 875, t. n, f. 75. — Hauréau, Bist. liltér., 
t. III, p. 56. — Bayle. — De Thou. — Jourttal de Lestoile. 
-Pocq. de L., Mss. 1067 et I068.-Lacroix du U.,Biblioth. 

Esqnenard (Jean), noble et éminent maître, 
docteur-médecin du roi, conseiller, physicien du 
roi de Sicile et de Jérusalem, Nobilis et egre- 
gius magister, medicus doctorregius et régi- 
nalié Jérusalem et Siciliœ consiliarius et 
phisicus, 1474, était originaire Ju Mans et marié 
depuis 1457 avec la fille de n. h. Olivier Travers, 
de Tours. Il résidait à Angers dans un bétel 
attenant à la maison des Arts (G 655), dans la 
rue Basse-St-Martin. 

Bëquew^me (10 . — \. la Lampe. 

Essardières (les), f., c°« de Freigné, avec 
croix sur le chemin de la Gomuaille. 

Essart (V), cl., c"" de Blou; — anc. maison 
noble entre cour et jardins. — Un canal en forme 
d'équerre dit les Eaux de TEssart, recueillait de 
nombreuses sources et en versait les eaux^ par 
une série de cascades,, dans un bassin en forme de 
carré long, que bordait une turcie ombragée d'un 
double rang d'ormeaux et d'aunes. — Apparte- 
nait en 1789 à Joseph Carrefour de la Pelouse, 
sur qui elle fut vendue nat^ le 21 floréal an III; 
=■ cl., c"« de Brain-sur-A. ; — f., c»« de Cham- 
pigné. — Terra de Essarto 1190 circa (Cart. 
St-Aubin, f. 27), anc. domaine du prieuré de 
Si- Aubin d'Angers; «= cl., c»« de Cholet — 
L'Essard'Papin (Et. -M.); — f., c»« de Dur- 
tal, appartenait à François de Feuquerolles en 
1642; -= cl. et m*», c»« du Fuilet, anc. dépen- 
dance de la Mauvoisinière en Bouzillé; — donne 
soft nom au ruiss. né sur la commune, qui s'y 
jette dans la Trézenne ; — 950 met. de cours ; « 
c"« de Mozé. — Campus de Essarto 1100 circa 
(Cartul. St Aubin, f. 25); «■ ham., c»« de Saint- 
Lamhert-des-L. — L'Essart-Fleuret (Cass.); 
-« f., c"« de St-Sauveur-de-L., anc. domaine 
des Oratoriens de Nantes, vendu nat^ le 25 ven- 
démiaire an IV; «= f., c»« de Torfou; « bois 
taillis, c" do Trèves-Cunaud, près Clames ; 
= cl., c"« du Viel-Baugé, relevait de Yilguier 
et appartenait en 1542 à la famille Gaudais. 

Esswrt-de-Cléne (l*), cl., c»" de Cholet. -> 
Dans la lande, il a été trouvé en 1861 une très- 
belle médaille d'or de Flavia Domitilla. 

Essapts (les), ham., c"« d*Angrie. — Anc. 
fief et seigneurie avec maison noble, enclose de 
jardins, bois, prés, garenne, étangs, qui relevait 
de la seigneurie d'Angrie et lui devait, pour son 
fief de Montarcher, à mutation de seigneur, une | 



paire d^éperons dorés. Le seigneur avait droit d® 
chasse à toutes bêtes sur ses domaines, à l'exclu- 
sion de tout autre que son suzerain d'Angrie, et 
droit de suivre ailleurs la bête levée, de plus 
banc et enfeu dans l'église paroissiale. ~ En est 
seigneur Tristan d'Andigné en 1495, qui obtint 
ces privilèges du seigneur d'Angrie « pour l'hon- 
« neur qu'il esloit issu de sa maison et en por- 
« toit les armes»; — René d'Andigné 1525; — 
Louis Cuissard, comme mari de Philippe de Brie, 
veuve de Charles d'Andigné, et tuteur de ses en- 
fants, 1606. — Suzanne d'Andigné y fonda le 
l3 juillet 1633 la chapelle seigneuriale sous l'in- 
vocation de N.-D.-de-Pitié et de St-Charies, qui 
ne fut bâtie et consacrée qu'en 1655. Elle était 
alors mariée à François Rousseau, sieur du Perrin. 
veuf déjà deux fois et âgé de 72 ans, qui eut 
d'elle au moins cinq enfants. — Charles Rous- 
seau, sieur des Essarst, fut tué en duel près 
Combrée le 5 août 1658 par Charles de Scé- 
peaax, sieur de Noyant; — Marin-Prosper de 
Collasseau, 1681, comme mari de Jeanne Rous- 
seau, et en 1708 comme son héritier ; — Augustin- 
René-Nicolas Gohin de Montreuil, 1755, comme 
mari de Modeste-Cécile de Cheverue de Chôment, 
qui lui survit au moins jusqu'en 1775. — « La 
« baye » ou bois, a en dévalant l'eau », sous le* 
moulin des Essarts, formait « la départie » des 
paroisses de Loire et d'Angrie. 

Arch. de M.-et-L. B 541, 548.— Arch. de la famille d'An- 
digné. —Mss. Valttche, f. 78 et 86, à la cure de Gandé. 

Essarts G^s), vill., c«« de Chaude fonds» 
avec petit château moderne (1860), appartenant 
à M. Mamert-Coullion; — anc. fief et seigneurie 
relevant du Lavouer et dont est sieur Christophe 
Barraultenl590, Jean- André Cesbron de la Roge- 
rie en 1765. — Le seigneur exerçait le jour de la 
Trinité le droit de quintaine sur les nouveaux 
mariés, qui devaient apporter une pelote et une 
gaule, et les mariées donner un baiser (E 716). 

Essarts (les), f., c"« de Cheviré-le-Rouge, 
— Le lieu, fief, domaine des E. 1539 (G 106. 
f. 340). — La prie des E., le chemin des E, 
en la forêt de Chamhiers 1669 (E 467). — En 
est sieur h. h. René Ménard 1631; — relevait de 
Druère; — ham., c»« de Coron; — f., c»« de 
Grez-Neuville ; — ancien logis noble apparte- 
nant à la famille d'Orvault, avec chapelle de 
St Julien martyr, fondée le 2 août 1504, dont le 
service fut transporté à la chapelle de la Beu- 
vrière; — cl., c»« de Jarzé. — La terre des 
Essars de auprès de la Roussière 1400 circa 
(l«r Cart. St-Serge, p. 220), avait été donnée par 
GuiU. des Roches au prieuré de Jarzé ; » f., c^* 
du May ; =» ham., c"« de Nueil. 

Essarts (les), ham., c"« de St-Au&in-de- 
Luigné. — L'exploitation du charbon de terre 
y existait, déjà ancienne, au .xvii« s. En vendant 
des vignes dans le clos du moulin Poirault ou 
des Yarannes, Jacques Ribault, sieur de l'Isle, 
ancien consul d'Angers, s'y réserve le droit 
pendant 14 ans (1697) d'y faire creuser par des 
charbonniers à son profit, sans autre indem- 
nité que le huitième du terrage (E 631). L'ex- 
ploitation régulière, ouverte en 1788, fut ruinée 



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BTA 



— 123 — 



BTA 



psr U gaenre de Vendée, et reprise dès Fan X. 

Arcb. de M.-«t-L. E 631. — Affiek9$ d'Angers. — Rd- 
liod, Mém. sw le terrain hotdîur de la Loire, 

Essarts (les), vill , €"• de St-Léger-des-B, 

— Parochia Exartorum 1130 circa (Sl-Maur., 
Gart. N.). — Ane. bourg, centre d'une paroisse, 
constituée sur le territoire primitif de Bécon et qui 
parait être au zi" s. du domaine de Tévèché. 
L'église, dédiée à St Aubin, était devenue avant le 
XIV" s. un prieuré-cure de l'abbcye de St-Georges- 
sur-Loire, transformé en bénéfice séculier, par 
accommodement entre Tabbé et son Chapitre. 
Elle fut restaurée en 1774 et possédait jusqu'en 
1792 des reliques, avec authentiques, de St Etienne 
et de la Vraie Croix. — La présentation en appar- 
tenait au sieur de Serrant qui relevait de Bécon 
la seigneurie du fief. 

La paroisse comptait 52 feux en 1789, fOO hab. 
en 1793, et fut réunie dès lors à St-Léger, 
dont le curé même avait acquis nat^ la cure, le 
17 mai 1791. 

Prieurs-Curés : Michel Belhomme, 1481. 

— Guy Dorange, 1513. — Jean Gamier, 1641. 

— Franc. Grandier, 1641. — Lambert, 1660, 
vicaire à Cheffes. — Barthélémy Roger, V. ce 
mm, 1661-1678. — Franc. JRousson, 1678, 1684. 

— Thomas Jouffroy, 1696-1713. — Mich. Ces- 
bron, 1734, 1755. — Janvier, V. ce nom, 1760, 
1765. — Gabriel Guibert, 1774, 1784. 

La chapelle, dont les fenêtres et la porte in- 
diquaient une construction du xv* s., a été rasée 
en 1864 par le passage du chemin de St-Léger. 
On a conservé la tombe, avec statue, de Pierre 
Levoyer, sieur de la Haute-Bergère, qui y repo- 
sait à la gauche de l'autel. 

Arcb. de M.-«t.L. G 106, f. 241.— D. Honss., XUl, 1526* 

Essarts <les),f., c°*de Seiches. — Ane. logis, 
dont est sieur en 1680 Urbain Davy, inhumé à 
l'âge de 80 ans. le 13 septembre 1733, dans la cha- 
pelle de Bourgneuf ; — f., C"* de la Tessoualle ; 
•= f., c«»« de Vemoil-îe-Fourier. 

Es9itHi9*4. — V. Echinard, 

Estovle¥lUe (^Guillaume d'), originaire 
d'une des plus illustres familles de Normandiot 
chanoine de St-Maurice d'Angers, archidiacre 
d'outre-Loire le 29 août 1435, obtint, à la mort 
d'Hardouin de Bueil, des bulles du pape du 
30 mars 1439, qui le gratifiaient de l'évèché d'An- 
gers; mais il ne put s'y faire reconnaître du Cha- 
pitre, qui avait élu et qui maintint Jean Michel. Il 
dut quitter Angers et fut comblé d'honneur par 
le pape Eugène IV. — Son portrait, copié d'un 
original conservé dans la sacristie de Ste-Marie- 
MiM'eure, et see annoiries ont pris rang dans la 
salle synodale de l'évèché d'Angers. — On peut 
consulter sur ce personnage étranger à l'Anjou 
un travail de M. Barbier-Montault dans le jR^p. 
Arcfc.,1859,p.253;-etl863,p 275; 1865, p. 290- 

EsÉMeké (d'). — V. Destriché. 

Elablère (l'), cl., c«« de Juigné-Bené ; « 
ham., c^^ de la Séguinière. — Les Tablères 
(Gass). » Il y existe des fours à briques. 

EtMielié* ham., c<^« de Corzé. — La mai- 
son noble d^Estanché 1539 (G 106, f. 372) — 
Les E. (€as8.)« — Adc fief et seigneurie, rele- 



vant en partie du château de Baugé à franc de- 
voir, et du seigneur de Corzé à foi et hommage 
lige. — Appartenait à la famille des Touches jus- 
qu'au xvi« s. — En est sieur Jean de Crouillon 
1485, mari de Jeanne des Touches; — René 
de Crouillon vers 1500, Louis de G. en 1539- 

— Jean de Crouillon vendit la terre en 1598 à 
Pierre de la Guette, sieur de la Germonnerie, 
président au Parlement de Bretagne ; — François 
de Chérité, sieur de Voisin, 1653, 1670. 

EtaBehé (l'), f., c^« à*Auverse. — Les 
Tanchers (Gass.) ; — f., c»« de Chanteloup. 

— L'Etanchette (Gass.). — U y existait auprès 
une ancienne petite chapelle dite de N.-D. -de- 
Tout-Secours, sur la place où s'était rencontrée une 
statuette de Vierge en grand renom pour la gué- 
rison du bétail. Elle a été remplacée à l'angle op- 
posé du carrefour par un petit arceau, élevé en 1865 
au-dessus d'une Vierge neuve, entourée de verdure. 

— lgtotMl ari>t>e f de n. — Y , BftftftgT^'r" 
iLUWlt (ITTraiss. né sur la c^ de coron, s'y 

jette dans le ruiss. de la Baronnie, — 1,400 m. 
de cours ; — ruiss. , né sur la c"« du Louroux- 
Béconnais, s'y jette dans le ruiss. de la Girau- 
daie ; — 1,800 m. de cours ; — cl. . c»« d'AvHllé; 
« ham., c»« de Beaupréau; « cL, c"« de 
Cantenay-Ép. ; — cl., c»^ de la ChapeUe- 
St-Laud; « cl., c" de Chartrené; — donne 
son nom à un ruiss. né sur la commune, qui 
traverse celle de Fonlaine-Guérin et s'y jette 
dans le Brocard; — 4,150 m. de cours; — cl., 
c»« de Chaumont; — cl., c"« de Cheffes \ « 
f., c*»» de Chemilléi — m*» et cl., c"« de Che- 
milU, sur l'Hyrome; - f.. c"« de ChoUt; = 

— cl., e"* de Clefs; « f., c«»« d'Etriché. — 
Ancien fief et seigneurie relevant à hommage 
lige de Juvardeil, avec privilège exclusif pour 
le seigneur d'être enterré dans l'égUse du 
prieuré de Ferriôres. — En est sieur Jean 
Nihard 1396, Simon Nihard, qui prend aussi le 
nom de Simon de l'Etang, 1448, Guill. Lenfant 
1451, Hector de Chivré 1539, 1547, Marguerite 
de Chivré, femme du duc de Grammont, 1664, 

— et les seigneurs du Plessis de Chivré; — 
vendu nat^ le 13 messidor an IV sur Dubois de 
Maquillé; « ham.. c"^ de Faye; — sur l'em- 
placement d'un ancien étang, où existait aux xv*- 
XVII* s. un moulin dépendant de Chanzé. — La 
Chaussée s'en voit encore, percée d'une brèche, 
par laquelle s'écoule un petit ruiss. Dans le pré 
voisin naît une fontaine; — f., c»* de Fontaine- 
Guérin; « f., c"« de Jàliais; — ham., c»« 
de la Jumellière ; — f., c»« de Juvardeil. — 
En est dame Anne Basourdy 1588; — cl., c"* de 
Linih'es-B. — L*Et. de la Folie (Gass.); — 
ham , c"« de Martigné-B, — Ane. terre avec 
manoir, appartenant en 1734 à Alex. Gouraudin, 
en 1782 à Jacq. René Turpin du Genièvre, avo- 
cat, qui y demeurait ; — f., C» de Melay. — 
Ane. fief et seigneurie, relevant avec ses dépen- 
dances, le Bois-Girault et le Brossay, de la baron- 
nie de Chemillé; —appartenait à la famille noble 
Deshommeaux au xvi* s. Le seigneur présentait à 
la chapelle de St-Hervé en l'église paroissiale de 
Gbemilié (G 105, f. 87) ; - f.. o"« de la Mem 



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ETA 



— 424 — 



ETA 



hrolU; — cl., c~ de NoèUet; — c»« de 
Noyant'îa^Gravùyère, ardoisière oayerte en 
1870; — cl.. c"»« de Nueil-BOUB-PciBB.; — cl. et 
m*", c»« de Za Pommeraie, sur le ruiss. de la 
Brissonniôre; * f., c"« de Qutnc^, formée de 
qnatre vastes corps de bâtiment, avec maisoa de 
maître, le tout coDstroit sur le terrain à peine 
desséché de l'étang de Brissac et ombragé d'an 
bean massif d'arbres, formant oasis dans la vaste 
plaine; — f., c»« de St-Christophe-du-Bois, 
près Pellonailles. — On y trouva noyée le «5 fé- 
vrier 1695 Marie Grandet, femme de messire 
Robin de la Tremblaie, chevalier, colonel d'an 
régiment de cavalerie; -» cl., c»« de St- Chris- 
tophe-du-B., près de la Haie; — cl. et m»» 
à eaa, c»« de St-Laurent-du-M. ; ■« cl., c»* 
de St'Martin-dU'Bois; — f., c»« de Sarri- 
gné; — cl., c»« de SouceIZes; — ham., c»« de 
Tancoigné. — L'Etang de la Biou (Cass.) ; 

— cl., c»« de Tigné-, — f., c»« de la Tour- 
Landry. — VEtang du Parc (Cass.). — 
Ane. domaine des Ursalines d'Angers, qai l'avaient 
acqais le li novembre 1701 d'Alexis de Lan- 
craa ; = f., c»« de Tout-U-Monde; — (le Haat-), 
cl., c«« da Vieil-Baugé ; — (le Petit-), f., c»« 
de JV^uei7. 

EtMig^ax-HolBes (l*), m^ k eaa, c*« des 
Alleuds; — jadis aa\ moines de Sr-Aobin. 

EtaBf^Bérard (10, miss, né dans la forêt 
d'Ombrée, sur la c»« de Vergonnes, à l'extrémité 
S.-O. de Gnigé, coale de l'E. à l'O. en limitant 
Yergonnes et la Ghapelle-Hallin, pénètre sar 
Chazé-Henri et remonte vers N.-E. poar passer 
soas le boarg et se jeter aanlessoas de Bédin, 
dans l'Araise, grossi da miss, de la Bretonnaie ; 

— 7 kil. de cours; — on l'appelle aussi ruisa. 
de Ckaxé, 

Ktmm^-de^MÎWMéhememm 0')f miss., né k 
l'étang de ce nom (î hect 88 ares), c»« de Saint- 
Crépin, coule du S. au N. , se jette dans la Moine 
au-dessous du moulin de Frémont, grossi à gauche 
du ruiss. de l'Etang-de la Noue; — 2,880 m. de 
cours ; — on l'appelle aussi le ruias. des Marais. 

EtABC^ide-BrlsBOB (1'), ruiss. né sur la c*^ 
de St'Macaire, traverse celle du Puy-N.-D., 
qu'il limite dans toute sa longueur au S. jusqu'à 
son confluent dans l'Argenton ; — a pour affluents, 
au point même où l'Argenton pénètre en Maine- 
et-Loire, les miss, du Petit-Bray, des Marais-de- 
Chavannes, de Solbreux, de la Baflerie; — 
11,530 m. de cours. 

Etmacée-Cwuiad (}*) , miss, né sur Cu- 
naud. traverse la commune de Gennes et s'y jette 
dans la Loire; ~ S,200 m. de cours. 

Etiny-de-Geanes (H, anc. fief et seigneurie 
sis dans la ville de Gennes et dont le domaine 
ne se composait déjà au xvi« s. que « de vieilles 
< murailles où anciennement eut maisons, caves, 
« jardins, court, issues, taillis ». Il relevait du 
château de Saumur et des seigneuries d'Argen- 
ton-de-Gennes, de Montsabert, de Milly et de 
Bessé. Sa mesure particulière, qui se maintint 
jusqu'à la Révolution, comptait 13 boisseaux pour 
11 des Ponts-de-Gé. Le seigneur présentait à une 
chapelle du nom, fondée et desservie ;eu l'église 



de Blaison, en réservant k chaque présentation 
l'obligation pour le chapelain de la desservir à 
Gennes « quand il y auroit chapelle ». — Le fief 
donnait son nom auxiii* s. encore à une famille 
de chevalerie, •» Matkeus de VEstanc 1237, de 
Stagno 1239, qui avait pour aïeul Mathieu de 
Gennes, — "WïiïeZmus de Stagno, miles, 1273. U 
appartenait en 1387 à Jean de Gnàteaubriant. en 
1417 à Jean Augier, dont la veuve en 1436 avait 
épousé Rolland, vicomte 'de Goetmen et de Ton- 
quedec. chevalier. — En est sieur en 1458 Gh. de 
Monteclerc, en 1463 Louis Desbarres, en 1509 
P. de Bouraan, en 1514 n. h. Jean de Dureil, par 
sa femme Françoise de Thouars. GeoflVoy de 
Dureil, sieur de la Barbée, et François Tianges, 
sieur de St-Georges, vendirent le fief à h. h. 
Jacques Martin de Montaign (3 juillet 1567), qui 
vers 1580 le revendit à sa fille Michelle, épouse 
de Louis de Gheveme, veuve en 1622. — En est 
sieur h. h. Claude-Mabille de la Paumelière 1567, 
Louis-Glaude-Pierre-Mabille de la Paumelière, 
mari de Marie-Rosalie-Yictoire de Brissac, 1760, 
Jean-Baptiste de la Fontaine, baron de Fontenay, 
i752, 1788, par sa femme Anne de Gheveme. 

Areh.deM.-ei-L.Gi06, f.l75;BTrèTe8et947; 6 78S 
et 848; H St-Maur et Cartnl. de MonndB. p. 186. — Arch. 
nran. (TAiifera, de Goatores, de Broc, de Blaisoo, Et-C. — 
Dom Bétanconrt.— Mss. 917, f. 659.— Chartrier dn domaine, 
comprenant 19 vol. in-fol., conservé au LaToner en Nemry. 

EtaBc*^^*C^>^o'^ G')* miss, né sur la 
c"« de Gonnord, s'y jette dans le miss, de la 
Frapinière ; — 6,000 m. de cours. 

Etan^de-la-Comtée (l*) , miss. , nommé 
aussi de VAntrie ou de la Lantrie, naît sur la 
c°* de Torfou, non loin de la Gherpraie, sépare 
Torfou et Montigné, traverse l'étang de la Gomtée 
ou de la Badrillière, sépare ensuite Montigné 
du département de la Loire-Inférieure et se jette 
dans la Moine au-dessous du moulin de Bodin ; 
—7,800 m. des confins de Torfou i son confluent. 

Etanc*^ '-la-Gaadinlère (Y), miss, né sur 
la c^ de Ckolet dans Tétang de son nom, tra- 
verse celui de la Draère, la route de Gholet à la 
Séguinière et se dirige droit à la Moine ; — 
1,600 m. de cours. 

EtaBCHle*la«None GO . miss. , naît dans 
l'étang de ce nom, c»« de St-Cripin, et se jette 
dans le ruiss. de Blanchenoue, près la Haute- 
Voirie; — 1,200 m. de cours. 

EtMc-de-l'Eco«t Ci*), ruiss., né sur la c»« 
de Chaumont, s'y jette dans le miss, des Aul- 
nais; — 1,800 m. de cours. 

EUui«^e.]Iill7 aO. f., c" de Gennes. 

Etaas^e-MoaliMes (Y), miss, né sur la c»« 
de Cheviré-le-R., s'y jette dans le miss, de 
Moulines ; — 270 m. de cours. 

EtaMHi«-i^^tea« Ci*), ruiss,. né sur la c^ 
de Vaulandry, s'y jette dans le ruiss. des 
Cartes; — 855 m. de cours. 

EUiHVHlei^alBt-eennahi aO. ruiss. né sur 
la c»« de St'Germain-lès-Montf., traverse les 
communes de St-Germain et de Montfaucon et s'y 
jette dans la Moine; — a pour affluent le ruiss. 
de Livois ; — 8.750 m. de cours. 

Etang^es-LMides (l») . ruiss. né dans 
l'étang (61 ares), dont il garde le nom, sur la c»« 



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ETE 



— 126 — 



ET! 



dd la Romagne, entre le bourg et la Goiiron- 
nière, se jette dans la Moine ; — 2 kil. de cours. 

Etasç-ides-rVoves (f), roiss., dit aussi delà 
Savardière^ né sur la €"• de Cholet, entre la 
Greolière et rEcaiUôre, coule du S. au N., et se 
jette à gauche dans le ruiss. de MontbauU, en 
face le Grand-Noyer; — 3,700 m. de cours. 

EtaBS*de-ValUé (l*). f., c»« de Nueil. 

Etaan-de-VaUeBne (!'), ruiss., dit aussi de 
la Préerde-Riou^ né sur la c»» de Cemuàaon, 
traverse la commune de Tigné, s'y jette dans le 
Layon ; — a pour affluent le ruiss. de la Carrée ; 
— 10,700 m. de cours. 

BtmtÊp^m^BmmmBieësU (1'). — V. Saint- 
Germain (ruiss. de). 

BUtng^m^Biffnon (1*). — Y. 2e Bignon, 

Etaay-dB-Bouehet (l'), ruiss., né sur la c"* 
deX«asee, traverse celles du Guédéniau et de 
Pontigné et se jette dans le Gouesnon; — 1,600 
met de cours. 

JB^attfMlM-FfeMte (1'). — V. la Fontaine. 

Eiaii^B-Pa«-la»D«flgie (U). c»« des Cer- 
qtie%ix*de'M.t ancien étang, aujourd'hui dessé- 
ché, comprenant plus de 6 hectares, domaine de 
la cure, aliéné au zvii* s. contre une rente. 

Eteni^apjnler (!'), c°« de la Prévière. 

BtaHg^Gmmw^t (!'). — V. les Métairies. 

Etans-Nenf (10, c»« du Louroux-Béc,^ 
ancien moulin à foulon, appartenant à Tabbaye 
du Pontron ; » f.. c"« de la Séguinière. 

Etei^^PeUlnd (H, f., c»« de Geaté, ~ Le 
Templeau (Cad.). — Avec un bel étang. 

Etaa^PeMé (1*), f., c"« de Tiercé, sur 
l'emplacement d'un vaste étang formé par un 
ancien marais ; — donne son nom au ruias. dit 
aussi de la Filière, qui, né sur la c"« de 
Tiercé, traverse celles de Hontreuil-sur-Loir 
et de Soucelles, et s'y jette dans le Loir, au-des- 
sus de la Roche-Foulque; —8,900 met. de cours. 

Etan^ (les), ruiss., né dians les étangs de 
Chandelais, à l'extrême S.*£. des c°" de Pon- 
ttgné et de Lasse, forme en partie limite de 
Pontigné, pénètre sur Lasse^ rentre sur Pontigné 
qu'il limite de nouveau vers S. jusqu'à son con- 
fluent dans le Gouesnon. 

EteBIpB (les Bas-), f., c»« du VUil-Baugé, 

EUMNUére (l'), f., c°« de Tilliers; — dé- 
pendance de la Musse, domaine du Ghapitre 
de St-Julien d'Angers. 

Elavdlère (0, h., c"« de Magièreu. — Les 
Taudières (Et.-M. et Gass.). 

Eté a'), f-. c»« des Verchers. 

Eterpés (les), e^ de Brain-suvAlLt arche 
de pierre sur la route de Yarennes à Allonnes, 
qui s'élève en chaussée entre deux larges fossés, 
bordés de haies et de hauts arbres, restes d'an- 
ciens bois défrichés, eœtirpata, le long desquels 
s'écoulent de véritables cours d'eau.— Refait après 
l'inondation de 1856, ce pont présentait aupara- 
vant une butte en dos-d'àne où se produisaient 
chaque jour des accidents, qui lui ont laissé le 
nom plus populaire de Pont-de-Malheur, 

Eterpvis (les), f., c"« de St-Christophe-du- 
Bois. — Les Estrepays 1633 (Et.-G.). -- Les 
Etrepouax (Gass.). 



EtorreMi (1'), ham., t^ de Chàteauneuf. 

— Létéreau (Gass.). — Le Terreau (Et.-M.). 
Etlan»vill., c"« de Coutures, à 3,400 m. vers 

Nord. — Ancien fief et seigneurie, avec manoir 
noble, jardins, vignes, moulin à eau, relevant du 
château de Trêves à la charge d'une paire d'épe- 
rons dorés, à mutation de seigneur, et de 15 jours 
de garde. — Appartient à la famille d'Espinay 
depuis au moins les premières années du xv« s. 
jusqu'aux dernières du xvi* s. Marguerite de Scé- 
peaux, veuve d'Espinay, comtesse de Durtal, ven- 
dit la terre le 3 mai 1597 à Julien de Pêne, sieur 
de Brun, commandant des Ponts-de-Gé, et à Ma- 
thurin Drapeau, receveur des Tailles d'Angers. Ge 
dernier y réside et y meurt le 30 octobre 1611. 11 
est inhumé dans l'église de Gohier. — En est sieur 
en 1620 n. h. Jacques Boutreux, Y. ce nom^ 
mort en 1639, et après lui ses deux enfants, Jacq., 
mort vers 1655, Joseph, héritier de son frère, 1656, 
1676. — Dès 1681 la terre est passée à dame 
Renée Gaultier, veuve de Pierre Chariot, écuyer ; 

— en 1696, 1710, à Renée Gharlot, veuve de 
Jean Leclerc des Emôraux ; — à Aune-Uermine 
Gonstantin, 1746, 1757. 

Etlaa* petit bourg, c"« de Joué-Etiau, — 
Estivale 1130 ciica (G 53% fol. 1). — EsUal 
1242 (Ib., f. 2). ~- Ane. domaine du Ghapitre de 
St-Maurice, compris sans doute dans la donation 
de la villa impériale de Joué. Le Ghapitre y 
constitua tout au môme temps une paroisse avec 
un château fort qui fut démoli le 16 janvier 
1431. Le domaine, qu'il y avait conservé, fut 
acquis nat* par Beaurepaire, Y. ce nom, le 17 jan- 
vier 1792. Des pans de mur en subsistaient encore 
en 1872, avec de larges doubles douves en partie 
pleines d'eau, qui entouraient l'emplacement vide. 
Yers S. l'église s'y enclavait, formant une nef 
unique, presque carrée, avec petit autel de la 
Yierge, qu'un large arceau ogival sépare du 
chœur et de l'abside. Ges deux dernières travées 
sont percées de fenêtres romanes, à étroites petites 
baies, avec large évasement dans la masse de la 
muraille, la vodie remplacée au xvi« s. par un 
curieux lambris à poinçons et entraits apparents 
sculptés. Un mur à mi-hauteur coupe le choeur 
et transforme l'abside en sacristie. Extérieure- 
ment apparaît un grossier œil de boouf creusé en 
trompe dans le tuffeau central. L'autel en rétable 
du xviii* s. porte au contre un St Laurent 
sur le gril, représenté de môme sur une ancienne 
bannière; à droite St Sébastien, à gaucho 
St Jean; dans la niche supérieure, un St Lau* 
rent évoque; dans la nef, une vieille statue de 
Ste Anne et 8 ou 10 pierres de tombes effacées, 
dont 2 avec croix sculptées, et d'anciens fonds en 
brique rouge formés de deux piscines accolées, 
dont une pentagonale, décorée de trèfles et de 
quatrefeuilles, xiii* s., avec couvercle en bois 
et ferrures. Le bassin, ainsi qu'une petite 
soucoupe, en plomb, perte gravé : Saint-Lau^ 
rent d'Etiau ±735. Une immense huche en 
bois, sans sculptures, renferme deux belles chapes 
de curés ; sur l'une figure au centre la Vierge 
avec l'Enfant, avec encadrement de fleurs, et sur 
les bandes, St Pierre et Stt 4nne ; sar l'aotrei 



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BTI 



— 426 — 



ETR 



d'exéeation plus grosdôro, Y Adoration des 
Mages,— eidenx remarquables chapes de chantre» 
portant tontes deux, an centre, nn écn d^azur à 
iroia coquilles d'or i et i; dans les bandes, 
divers saints, dont Si Pierre, St Paul, Si Lau- 
rent, et un pr6tre nimbé, à figure noire. 
— La façade, à pignon surmonté d'une petite 
crdx, xYi« s., conserve une porte romane de deux 
archivoltes nus en retrait, sans autre moulure 
qu'un étroit larmier en dents de scie à la retom- 
bée des cintres. Entre la nef et le chorar s'élève 
un petit campanile à deux baies, avec cloche men- 
tionnant le nom de ses donateurs. — A distance 
vers N.-E. remplacement du cimetière, absolu- 
ment vide, ne garde plus qu'une tombe plate, 
dont la pierre montre sculptée une croix. Au 
devant subsiste un ancien piédestal de croix 
avec autel. — A l'autre bout du bourg, vers l'O.» 
une petite croix de pierre est datée de 1775, le 
fût de 1615, U base de 1863. 

La cure se trouvait et existe encore dans le 
bourg de Joué, les deux curés faisant leurs fonc- 
tions communes aux deux églises; mais il vient 
d'en être construit une nouvelle sur les débris 
de l'ancien château, aux frais des habitants, qui 
réclament avec une ardeur extrême le rétablisse- 
ment de leur paroisse. Un projet de restauration 
de l'église a été préparé par M. Bibard. 

Le bourg, tout de neuf bâti, a pris déjà un 
aspect de vétusté qu'il doit au schiste gris noir 
et aux briques d'un rouge sombre des cons- 
tructions. Une assemblée s'y tient encore le 
dimanche qui suit la Saint-Laurent (10 août), 
patron de l'ancienne paroisse. 

Etiav» chat., c^^ de Jumelles et par ses dé- 
pendances en partie de St-Philhert-du-P. — 
Prœdium Estiavum xvii* s. (Ménage, Vit. de 
P. Ayr., p. 9). — Ethiau 1719 (Affiches)- — 
Ane. fief, dont le centre primitif, dit encore au 
XVIII* s. le Vieil'Estiau, se trouvait à plus d'un 
kii. vers N. sur le grand chemin de Longue à 
Mouliheme. ^ L^ terre relevait du château de 
Baugé à foi et hommage lige et appart* en 1485, par 
acquêt récent sans doute, à Jean Bernard, maire 
d'Angers, dont le fils commença la grandeur du 
domaine, en se faisant adjuger par sentence du 
8 mars 1530 la châtellenie de Longue. Son fils 
Hélie fonda en l'honneur de St Yves la chapelle 
du manoir seigneurial (1575). A sa mort la sei- 
gneurie passa à la famille d'Estampes. Jean 
d'Estampes, gentilhomme ordinaire de la Chambre, 
capitaine de 50 hommes d'armes, en est sieur en 
1582, 1596. Son héritière l'arrenta le 1*' juillet 
1650 à René Liquet, qui maria sa fille Ga- 
brielle à Henri de Ruzé, baron de Yivy et 
de Ghampeaux. La terre fut saisie judiciairement 
et vendue par leurs créanciers le 14 août 1669, 
non, comme il a été dit ailleurs, à Charles Groizet, 
contrôleur ou secrétaire général de la grande 
chancellerie, mais à Marie Damond, sa veuve, 
qui dès lors prend le titre de marquise. Son fils 
Louis -Alexandre Groizet n'obtint pourtaot ce 
titre qu'en 1702 pour cette châtellenie, accrue 
depuis 1686 du marquisat d'Avoir. Un acquêt 
nouveau de 1744 y réunit Brébabert et en fit une 



des plus opulentes terres de l'Anjou. Le châ- 
teau s'élevait dans une enceinte de douves à 
pont-levis, avec chapelle dans la cour et triples 
jardins entourés des eaux vives du Lathan. Le 
seigneur jouissait des honneurs privilégiés dans 
la paroisse de St-Philbert dont le 6« des dîmes 
lui appartenait. — Le démembrement de la terre, 
qui devait précipiter la ruine des Groizet, s'an- 
nonça le 2 juillet 1767 par la vente d'Etiau au 
chevalier Jacques Shéridan. Sa fille Jeanne, enle- 
vée par Louis-Marie-René Delangle, baron de 
Beaumanoir, officier des gardes françaises, Té- 
pousa à Nantes le 9 février 1778 dans la chapelle 
du Bois-^de-la-Toucbe et revint habiter avec lui 
le château, où devenue presque aussitôt veuve 
elle se remaria, sept mois après la norC de son 
père, le 5 décembre 1780, avec Charles-Henri- 
François, comte de Maillé de la Tour-Landry, 
capitaine de dragons, fils du marquis de Jalesnes. 
Leur fille aînée, Jeanne-Cécile de Maillé, mariée 
à M. de Lnbersac, eut pour héritière sa sœur 
Adèle, marquise d'Hautefort, qui partagea à Blaie 
la captivité de la duchesse do Berry et qui est 
morte octogénaire à Paris en 1873. C'est à elle 
qu'est due la reconstruction du château, élégant 
édifice rectangulaire, percé de deux rangs de 
fenêtres , avec un couronnement de lucarnes, 
et précédé vers S. d'un péristyle à colonnade. 
Au-devant s'ouvre une immense prairie et tout à 
l'en tour de superbes dépendances de verdure, que 
sillonnent des allées tortueuses et le courant du 
Lathan, animé par la chute d'eau d'un beau 
moulin, tout récemment reconstruit. — La terre 
appartient aujourd'hui à M. de Maillé. 

Ghartrier d'Etiau et d'Avoir, dans l'étude de M* Sénil, à 
Longue. — Arch. de M.-et-L. E 181-183. — Arch. comm. 
de âônt-Philbert-du-Peuple et de Longue. — Cornilleau, 
Essai star le canton de Longue, p. 157-167. 

Etlan, m'» à eau, c«^« St-Rémy-la-V, 

Etoile (1'), c"« de Beauvau, — En est sieur 
n. h. Jacques Robiii 1653. 

EtoUe (V), mo" b., c»« de Brézé, dans un 
carrefour, près le vill. de Grand-Fond. Il y exis- 
tait sur le bord de l'ancien chemin de Loudun 
une petite chapelle de Notre-Dame, fondée en 
1454 par Maurice Audrain, prêtre, chantre de 
Sentis, à la présentation depuis 1515 du seigneur 
de Brézé. Devant la porte armoriée aux armes de 
France, s'arrêta un jour Louis XIY pour prendre 
« un rafraîchissement », qui lui avait été préparé 
par un vieillard du pays, le bonhomme Vailland. 
C'était en août 1661 lors du fameux voyage do 
Nantes, où fut arrêté Fouquet. 

Étoile (1'), cl., c»« de Corzé; «» ham., c"« do 
Vem; « V. Louettières (miss. des). 

Etoiles (les), cl., c»« de Jarzé. — Le clous 
des Estollez 1596 (Chapitre de Jarzé). 

JEtfo«H»Jb^t^. — V. Etriché. 

Etoapeai, f . , c»« de Brain-sur-VA, — 
Etoupeu (Cass.). — Dépendance de Narcé. 

Etranglard (1'), cl.. c»« de Chanteloup; 

— cl., c-« de Cossé. — VEtranliard (Cass) * 

— donne son nom à une des trois sources du 
ruiss. des Louettières, où elle se confond à 
250 met. de sa naissance. 

ECre-dVommée (1'), h., c»« de la Chapelle- 



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BTR 



— 127 — 



ETR 



Mr-Ottdon. — L*E$tre de VHùmmaU (Gass.). 

Etrepière (X), t., c»» de la Pouèxe, — 
liEstrt'Pitrre 1703 (E 1545). 

Etr«8 (les), f., c"* de Champigné^ <=■ h., 
c" de I>xirtal\ « vilL. c»« A'Ecuillé ; — f., 
€■• de Juvardeil; — • cl., c*« de Sceurdrce. — 
< Les Aitres, autrefois village, actuellement 
« en jardins » 1772 (Ghap. St-Julieo); — 
apparl' à M. de Champagne. 

EMehé, c»» de Durtal (19 kil.), arr. de Bangé 
(32 kil.); • à 24 kil. d'Angers. — Locus qui 
appellatur Estrichiacus 1036-1056 (St-Serge, 
ch. or.). — Estrichaius 1036-1056 (1«' Carlul. 
St-Serge, p. 200). — Ecclesia de Estricheio 
1115-1124 (Cart. de lal^oë, ch. 33el34). — Eccle- 
sia de Striche (Liv. N. de St-Manrice, ch. 178).— 
Striche 1114-1134 (2« Cart. Sl-Serge, p. 57). — 
Villa que dicitur Estrechium 1134-1150 (Ib., 
p.292).— JBstncel207 (Ronc, ch. ot.).— La ville 
d^Etriché 1426 (Arch. de la Mayenne, H 175, 
f. 7). — Sur la rive ganche de la SarChe, entre 
Danmecay (7 kil.) an N., Brissarthe (7 kil.), Ghâ- 
teaaneaf (5 kil.) et Javardeil (4 kil.) à rO., Tiercé 
(4 kiL 1/2) au S. et Baracé v6 kil. 1/2) à l'Est. 

Les chemins de grande communication d'An- 
gers à Horannes et de St-Laurent-des-Mortiers 
par Ghâteauneuf an Loir se bifurquent à l'entrée 
et à la sortie du bourg, qu'ils traversent con- 
fondus, l'un et l'autre reUés de nouveau vers N. 
par la route nationale de la Flèche à Rennes, qui 
dessert du N.-E. au S.-O. l'extrémité du terri- 
toire (4 kil.), — route et chemins coupés trans- 
versalement par la ligne ferrée d'Angers au Mans» 
qui passe sur toute la longueur du S. au N., en 
stationnant sur la commune, à 2 kil. du bourg. 

La Sarthe limite vers N.-O. et vers S.-O.; — y 
affluent le ruiss. du Plessis, — et la Boire-d'Aneu, 
qui, née sur la commune, coule du S. au N., 
passe sons le chemin de grande communication en 
pénétrant sur Ghâteauneuf, qu'elle limite, passe 
sons la route de la Flèche et se jette dans la 
Sarthe, à 1 kil. en amont de Ghâteauneuf. 

En dépendent les vill. et ham. du Moulin- 
d'Yvray (47- mais. , 127 hab.) , du Pont-des- 
Boires (18 mais., 51 hab.), Je Pouveul et de la 
Ghesnetière (10 mais., 28 hab.), de la Haute-Gre- 
nière (9 mais., 20 hab.) , de la Pavardière (13 mais. , 
37 hab.), de Ferrières (7 mais., 36 hab.), de la 
Demancerie (6 mais., 15 hab.), de la Gare (6 mais., 
23 hab.), partie du Porage (16 mais., 55 hab.), 
le .château du Plessis et 94 fermes ou écarts. 

Superficie : 1,960 hect. dont 47 hect. en 
vignes, 136 hect. en bois. 

Population : 953 feux en 1726. — l,i68 hab. 
en 1790. — 1498 hab. en 1831. — Î,f08 hab. en 
1841. — i,ffi hab. en 1851. — ijm h. en 1861. 
-^ i,f50 hab. en 1866. — i,^9 hab. en 1872, 
dont 4tr au bourg (151 mais., 155 mén.). 

Assemblée très-forte le dimanche qui suit la 
St-Pierre, le dernier de juin ou le premier de juil- 
let Elle se tenait il y a 60 ans à Ferrières. --Marché 
les dimanches, créé par arrêté de décembre 1887. 

Vins* blancs estimés, cidre, céréales, houblon, 
noix, châtaignes, pommes; une huilerie; trois 
carrières de sable ronge au Pont-des-Boires. 



Perceptiùn de Horannes. — Bureau de poste 
de Ghâteauneuf. 

Mairie neuve à l'entrée du bourg, avec Ecole 
de garçons, — Ecole libre de filles (Sœur» de 
la Pommeraie). 

VEglise, dédiée à St Hilaire de Poitiers (suc- 
cursale, 30 septembre 1807), est un édifice in- 
forme, sans intérêt, le pignon de la façade éclairé 
d'une croisée à meneau tréflé (xtr" s.), la nef 
unique (19 met. 33 sur 9), où apparaît dans le 
mur le cintre avec accolade d*une porte condam- 
née; à gauche une très-belle chaire en bois 
sculpté (xviie s.), dont les panneaux représentent 
les quatre Evaogélistes et qui provient de l'an- 
cienne église de Juvardeil. Le chœur (12 met. sur 
5 m. 33) s'ouvre par un arceau dont les pieds 
droits portent les autels à droite de St-Sébastien, 
à gauche, de la Vierge. — Sur la gauche aussi se 
cache un enclos, avec fenêtre à meneau trilobé, la 
voûte brisée, mais où apparaissent encore les arcs 
ogivaux du xiv« s.; dans un retrait, une Pieta du 
xvii« s. dont le Ghrist est difforme, mais la 
Vierge d'un art meilleur, — un St Pierre, et 
une Résurrection où le Christ tient à la main 
une bannière sur laquelle est écrit : Dieu fort. 
Une vénération particulière et très*vive s'y rat- 
tache sous le titre de St Fort — et autrefois de 
St Guinefort, Ges trois statues proviennent du 
prieuré de Ferrières. Sur les parois, des panneaux 
de fausses colonnades cannelées à chapiteaux en- 
cadrent sans goût des faisceaux d'attributs divers 
et d'instruments de musique. — Un couloir com- 
munique à l'ancienne chapelle seigneuriale, ou- 
vrant latéralement sur le chœur et où a été ins- 
tallée en 1871 une tribune pour les enfants. — A 
l'extérieur s'appuie le clocher, masse carrée, 
contrebuttée de hauts contreforts, dont la base 
laisse entrevoir vers S. une élégante fenêtre tréflée. 

La cure avoisine vers N.-E. l'église. L'ancienne 
cure, à quelques pas, au sortir du bourg, vers S.» 
porte l'inscription : Jehan Chauvelier, prêtre, 
prieur-curé d'Estriché, m'a faict faire en Van 
1653. — Il en dépendait un vivier appelé au 
XVII* s. le vivier de Bologne. — A l'écart et à l'E. 
du bourg, une longue avenue mène au cimetière, 
bel et vaste enclos, au fond duquel une petite cha- 
pelle moderne porte inscrit sur le pignon : Ici re- 
posent nos curés. Heuretuc ceux qui meurent 
dans le Seigneur. — A l'entrée du bourg, vors 
Tiercé, se rencontre une croix de pierre, dont le 
piédestal rappelle qu'il a été « le i3 mai i8f3 
« pozé par François Goguet * 

Aucune trace celtique n'est signalée dans le 
pays, mais il était traversé tout au moins par la 
voie latérale à la Sarthe, montant de Tiercé au 
Moulin-d'Yvfay, de là aux Granges et au Porage. 

L'église, dont le vocable, St Hilaire, fait présu- 
mer la fondation antique, fut donnée dans les pre- 
mières années du xii« s. par l'évoque Rainaud de 
Martigné aux chanoines de Notre-Dame-du-Bois, 
c'est-à-dire à l'abbaye de la Roë, qui y constitua 
un prieuré-cure (1115-1124). Le patronage en 
appartenait à Geoffroy d'Aussigné et à Hugues de 
Baracé, de qui le reçut l'évê.que Ulger pour le 
reporter aux chanoines. 



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ETR 



— lîM — 



EVA 



Prieur^uréa : Péan de Brie, 1479. — 
Louis de Villehlanche , 1521. — Simon de 
Chivré, 1542. — Jean Surreau, 1576. — Vin- 
cent Bealière, 1601, 1606. — Mich. Charpen- 
tier, 1609. -— Franc. Reverdy, 1624. — Jean 
Chauvellier, 1642» f le 24 mai 1662. — Charles 
Gravé, juin 1662. — Auhert, juin 1663. — 
François Théard de la Guimerais, octobre 
1663. En décembre 1665 il fit refaire le grand 
autel avec les libéralités de la dame du Plessis- 
de-Ghivré. La non résidence de ses prédécesseurs 
et la négligence des vicaires avaient laissé les 
registres à l'abandon, si bien qu'il lui fallu^ 
leconrir an registre personnel du chirurgien 
Jacques Dubois, pour y constater les décès 
et les faire certifier par le procureur fiscal 
du Plessis-de-Ghivré. Il est inhumé dans le 
chœur le 13 février 1673. — Richard, février 
1673. — Louis Thibault, 1680, f le 26 dé- 
cembre 1705, Agé de 66 ans. Le 4 avril 1688, au 
moment où il descendait de la chaire après avoir 
fulminé un monitoire pour délits de chasse, la 
foudre tomba sur Téglise et blessa grièvement 
5 paroissiens. — Thomas Nepveu de la Ha- 
mardière^ mars 1706, f le 22 mai 1741, âgé de 
64 ans. — Pierre- SU vain de la Boullaye, 
juillet 1741, t le 7 mai 1749, âgé de 36 ans. — 
Pierre-René Louvel de Monceaux, prieur de 
St-Martin-de-Poilly, installé le 7 juin 1749, rési- 
gnataire en septembre 1754. Il signe pour la 
dernière fois le 16 février 1755 : prieur de la 
Rouelle et curé de Guéhéberl. — Franc. -Girard 
Desrochea, prieur-curé de Sainte-Croix de St-Lô, 
installé le 16 février 1755, janvier 1769. — 
Gehère-Lepin, desservant le 16 février .1769, 
prieur-curé le 22 août, jusqu'au 2 juin 1791. — 
J. Si^oi^ne, 9 juillet 1791. 

L'abbaye de la Roë possédait sur la paroisse 
un autre prieuré St-Pierre de Ferrières, V. ce nom. 

Le 21 septembre 1641 Pierre Dufay, prêtre et 
sacriste de l'église, y fit une fondation qui obli- 
geait un des prêtres « à instruire à son possible 
« les enfants mâles de la paroisse » et à leur 
faire la leçon deux fois par jour, « apprenant 
« aux uns les patenostres jusqu'à la fin des dix 
% commandements, aux autres leurs Heures, aux 
% autres du rudiment ou du Despautère, selon 
« leur volonté ou leur capacité. » En 1764 il y 
existait un maître d'école laïc et marié, Julien 
Vital, par suite du délaissement de la fondation 
précédente; ^ et dès la fin du xvii* s., une école de 
filles, tenue par Perrine Haignan, « économe de la 
« Charité de la paroisse, à l'édification des 
« pauvres, » morte le 5 mai 1704, âgée de 40 ans. 

La paroisse avait pour seigneur-fondateur le 
châtelain du Plessis, V. ce mot, EUi dépendait 
de l'Archiprôlrô et de l'Election de la Flèche, du 
District en 1788 de la Flèche, en 1790 de Châ- 
teauneuf. 

Maires : Barbé, an VIII. — Maillard, 
9 ventôse an XI, non acceptant.— Pierre Leblanc, 
13 thermidor an XIII. — Charles-Louis Chas- 
série, 26 avril 1816, installé le 5 mai. — Jean- 
Baptiste Touchet, 15 novembre 1831. — Pierre 
Eon, 21 octobre 1853, installé le 5 novembre. — 



Baudrier, 1860. — Adrien Berger, ancien 
secrétaire général de la Préfecture, 1866. — 
Baudrier, 1870, en fonctions, 1874. 

Arch. de M.-et^L. H Abb. de la Roé. ~ Arch. commim. 
Et.-G. —Arch. de la Mayenne H 164. la Roé. — D. Hott8s.f 
XVI, p. 145. — Répart, arehéol., 1868, p. 303. — Pour les 
localités, voir Ferrières, le PUtsis, Port-VAhbé, le Fo- 
rage, Monteeaux, la Haute~Grenière, l'Etang, etc. 

Etriehé, vill., c»« de Corné. — Le lieu c* 
métairie d*E. acquis en 1512 d'Abel Cailleteau, 
Ucencié en droit, par Henri de Kerverrec, cha- 
noine de St-Pierre d'Angers, fut donné par lui 
le 11 janvier 1530, pour la fondation de la cha- 
pelle de Toussaint, desservie en l'église Saint- 
Maimbeuf d'Angers ; — vendu nat^ le 21 juillet 
1791 ; — f., c°« de Segré. — Etorchère (Cass.). 

Etrie (1'), f. , c»« de St-Florent-le- V.—Lettrie 
(Cass.); — (laRasse-), f., c»« de St-Florent-le-V. 

EtrUloire {V), t, c°« &'Allonnes. 

Etromière (lÔ, c°« de Marcé. — Quedam 
terre in parochia de Marce site, que vocan» 
tur Lestormiere 1245 (Chaloché, Réct, 1. 1). 

Etrominée (1'), f., c»« de Morannes. 

Etroiuuisard (l'), f., c"« du Lion-d^ An- 
gers. — L^Estroinsard 1686 (Et.-C). 

Etramlére (1'), cl., c"« de Morannes. — 
Les choses qui furent Estourmy, appellées 
VEstourmiere 1518 (G 118). — Ane. manoir, 
apparl^ en 1735 à Hacé firouard, prêtre, et vendu 
nai^ sur Macé de Gatines le 14 messidor an IV. 

Etablére (l'), f., c»« de Miré, 

Emnerias» évêque d'Angers, inscrit le 7* ou 
le 8^ sur les anciens catalogues, sans qu'ils s'ac- 
cordent môme sur son nom, vivait vers 480. Qnel- 
ques-uos l'appellent Fumerius ou Thumerius. 

Euèèbe. — V. Brunon (Eusèbe). 

Ensébe» évoque de Nantes vers le milieu du 
vu*' s., est dit Angevin par les anciens catalogues. 
Il assista au premier concile de Tours en 661 et, 
croit-on, au concile de Vannes en 653. Cl. Hénard 
Mss. 875, t. I, p. 33. le fait siéger dès 647 et 
mourir en 665. 

Easteehius» évêque d*Angers, inscrit sur les 
catalogues après Eumerius, assista en 511 aa 
concile d'Orléans dont il contresigna les actes, 
et aurait siégé jusqu'en 529. — On lui donne 
pourtant pour successeur Adelphe, V. ce nom. 

Eatrope, inscrit le 11« ou le 12« sur les cata- 
logues des évêques d'Angers, omis sur le cata- 
logue du ix« s., indiqué après Audouin sur une 
Usie du XIII* s., succéda en réalité à St Aubin, 
et fit transporter en 556 ses reliques dans la 
basilique, dédiée à saint Germain, qui depuis 
lors eut St Aubiif pour patron. — En 551 il avait 
consacré les quatre églises et l'abbaye de Saint. 
Haur, s'il en faut croire le récit de Faustus, qui 
prête fort d'ailleurs à la critique. Il était rem- 
placé dès 557 par Domitien. 

Hanréau. - Roger, p. 53. — Mabillon, Acta SS.» soec. It 
p. 881. - D. Houss., XVI, f. 85. - Mas. e21-6«5. 

Eva, originaire de la Grande-Bretagne, vint 
rejoindre à Angers son compatriote Hervé, V. ce 
nom, et s'attacha à lui comme servante, vivant 
avec lui en recluse, auprès de la chapeHe St- 
Eulrope, dans une cellule commune, où elle mou- 
rut vers 1118. Son éloge a été écrit en quatrains 



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ETA 



— 129 — 



ETE 



limés par on poète anglais du nom d'Hilaire, 
dont le Mss. (in-8», zii* s.) cité par MabiUon et 
Q. Ménard, existe à la Bibl. Nat. M. J.-J. Gham- 
poUion-Figeac Fa publié, avee divers opuscules du 
même auteur (Paris, Techener, 1838) sous le titre: 
Hilarii versus et ludi, et D. Ghamard le repro- 
duit en appendice au t. II de ses Ttes des Saints. 
Evaln {Louis-Auguste-Frédéric), né à An- 
gers le 15 août 1775, aîné de six enfants» fils 
d'un horloger, originaire de Redon, dut son ins- 
truction à quelques moines de Tabbaye St-Aubin, 
d'où il fut envoyé à l'Ecole de Beaumont-en- 
Auge (Galvados). Reçu le l*' septembre 1792 à 
Paris élève d'artillerie, il fit en qualité de lieute- 
nant au 6« d'artillerie (2 janvier 1794) les cam- 
pagnes de l'armée du Nord, et fut chargé en 1795, 
avec le grade de capitaine (9 avril) de la défense 
des côtes, de St-Malo à Ronfleur, jusqu'à la fin de 
1799. De nouveau en 1800 et 1801 il sert à l'armée 
du Nord, d'où il est détaché le 9 mai 1801, comme 
professeur d'artillerie, à l'Ecole d'appUcation, et 
bientôt employé, comme aide-de-camp du premier 
inspecteur général Eblé (1802-1803), aux armées 
de Batavie et de Hanovre. Ghef de bataillon 
le 29 octobre 1803, avec titre de chef d'état- 
major du génie au camp d'Utrecht (8 décembre), 
il est adjoint en 1804 au général Gassendi» 
chef de la 6« division au ministère de la. guerre, 
à qui il succède en 1809 avec grade de colonel 
(16 février), travaillant dès lors directement avec 
l'empereur. D'une ardeur extrême, d'une acti. 
vite infatigable, d'une mémoire vive et impertur- 
bable, il s'installait au ministère, durant les grands 
eflbns de 1812 et 1813, de 8 heures du matin 
à 11 heures du soir et passait une nuit sur deux. 
Le grade de général, avec titre de baron d'empire^ 
récompensa ce dévouement et l'expérience con- 
sommée qui lui avait fait créer des ressources 
inouïes pour réorganiser le matériel anéanti. Il 
sortit 4e Paris avec la régente le 30 mars 1814. Le 
10 avril il était confirmé par Louis XVIII en ses 
fonctions du ministère, comme aussi maintenu au re- 
tour par Napoléon. Démissionnaire après les Gent- 
lours, il se laissa retenir par Gouvion-St-Gyr, qui 
lui confia le 26 septembre 1815 le commande- 
ment de l'Ecole de Douai. Le 1*' mai 1817 il fut 
rappelé à Paris et la même année chargé d'une 
des quatre directions du ministère. Nommé, lors de 
la suppression de sa direction, lieutenant général 
(4 janvier 1822) , puis inspecteur général et 
membre du comité général de l'artillerie (1"^ fé- 
vrier), il se démit sops le coup de violentes attaques 
et prit sa retraite le 7 avril 1823. Il revint alors en 
Anjou et s'employa de son mieux à rétablir la 
prospérité des mines de Montjean. Réadmis en 
1830 dans les cadres de réserve, il en fut détaché 
en août 1831 au service de l'armée Belge, qu'il 
aida à organiser, et que bientôt il commanda 
comme ministre de la guerre (1832-19 août 
1836). G'est sous son ministère que fut fondée 
en 1834 l'Ecole militaire. 11 sortit des affaires 
publiques avec le litre de ministre d'Etat. Une 
loi du 13 mai 1832 lui avait accordé des lettres de 
grande naturalisation* — Evain était aussi depuis 
1832 grand-officier de la légion d'honneur, de- 
U 



puis 1848 grand officier de l'ordre de Léopold^ 
Il est mort à Bruxelles le 25 mai 1852, dans des 
sentiments de piété très-vive, et absolument sans 
fortune. Une de ses sœurs avait la direction des 
grandes œuvres de charité de la Belgique. Son frère 
Auguste, marié à Douai, y prit sa retraite de colo- 
nel d'artillerie, en fut maire pendant 10 ans et y 
est mort quelque temps avant son atné. 

Le général a publié une CoUectUm des lois, 
arrêts et règlements actuellement en vigueur 
sur Us différents services de Vartillerie (Pa- 
ris, Magimel, 1808, in-12), — que ftuérard porte 
au nom d'Hévin, — et il avait préparé un Cours 
théoriqiLe d^artillerie (Angers, 1804, in-8«> de 
32 pages), pour l'Ecole de Ghftlons, mais dont il 
n'a donné que l'Introduction et ce programme, 
devenus très-rares. 

Maine^t'L. du 4 juta IBM. — Le général Bwnn^pmé- 
railles, biographie (Paris. Redqoet, 1862, iii-8* df 46 p^. 
wM86. 1031, p. 55.— /Vutot de la Lég. d'Aomi., t. Y, p. »8. 
Et»I8 (les), cl., c" de St-Marcé-d^Arcé. — 
Les HéoaU (Et.-ll). 
ETandIère (1'), cl., c"« de Cheviri-U-R, 
Erèelié (IJ, cl., c«« de Beaupréau, dépen- 
dait jusqu'en 1834 d'Andrezé ; — cl., c»« de Coron^ 
Evelllard (François), sieur de Pignerolles et 
de Sellions, fils d'André E.» lieutenant, puis con- 
seiller-président de la Prévôté d'Angers, fut 
nommé conseiller échevin perpétuel le 8 mai 
1626, puis maire d'Angers le 1«' mai pour les 
deux années 1641 et 1642. On lui doit le rem- 
blaiement du quartier de Boisnet et la restaura- 
tion des Ponts-de-Gé. Il mourut le 5 avril 1663. 
— Il portait d^agur à une étoile d^or en 
ahîme, accompagnée de 3 trèfles de même 
posés 2 en chef eti enpointe, — Il est l'auteur 
d'un commentaire inédit sur la Gontume d'An- 
jou, advenu de mains en mains au président 
Delaunay et acquis en décembre 1814 par 
T. Grille, dont le cabinet a passé à la Biblioth. 
de la ville. L'ouvrage, en français, Mss. 338, a 
pour titre : Erotèmes sur la Coutume d^ Anjou 
ou demandes et réponses pour l'intelligence 
d'tcelle, avec deux tables (in-fol. pap., de 
1218 p.). J'ai aussi eu en mains un placard, im- 
primé d'un seul côté, et contenant 3 strophes 
latines, adressées au roi Louis XIII avec la signa* 
lure : Tucb majestati devotissimus servus ac 
suhditus F. Eveillardt Andegavis. — 
{Pierre), frère atné du précédent, prêtre et con- 
seiller au Présidial d'Angers, s'en retira après 
50 ans de service, avec des lettres d'honoraire du 
18 avril 1642. C'est à lui, et non à Pierre Ay- 
rault, comme je l'ai dit 1. 1, p. 182, sur la foi du 
Mss. même et du catalogue, qu'une lettre auto- 
graphe de Blouin des Piquetières (Mss. Grille), 
attribue l'ouvrage, Ressort et étendue de la ju- 
ridiction ordinaire de la Sénéchaussée 
d^ Anjou, dont il existe trois copies à la Biblioth. 
d'Angers, Mss. 923-925. 

ETelUard de Uirols {Pierre-Louis), fils 
de François Ev. de L., mort à Angers le 2 dé- 
cembre 1790 en son hôtel de la rue St-Michel, 
plus tard hôtel Blancler , y avait formé une 
précieuse collection d'objets d'art, surtout de 





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EVE 

Ubleaax, dont U catalogue a été publié par 
Sentoat (Angers, in-S», 1791, de 108 p.)- L'en- 
semble comprenait 397 toiles. Trois marchands 
de Paris avaient offert tont d'abord 70,000 livres, 
mais la collection fat évaluée, après le décès du 
propriétaire, à 37,112 liv. et en 1799 à 31,553 fr. 
seulement. Le tout fut alors divisé en deux lots, 
dont un (300 tableaux) échut aux héritiers de la 
ligne paternelle, l'autre (197 tableaux), vacant 
par rémigration des ayant-droit, resta déposé 
sous séquestre « au Musée National du Dépar- 
« tement » (5 thermidor an VII, 23 juillet 1799). 
Ils en forment encore le premier et principal fonds. 
50 tableaux représentant une somme, d'après l'acte 
de 1799, de 5,258 fr., ont été restitués en 1808 
à M. d'Autichamp, aux droits de sa femme. Deux 
transactions en 1881 et 1835 ont désintéressé pour 
h res^ les derniers héritiers. 

Evelllardléres <les), h., c»* de Durtal. 

Evelllon {Jacques) , fils de Jacques E. , m« bou- 
langer et écbevin, et de Claudine Thiboust, né & An- 
gers en 1572, comme l'écrit Grandet, et non en 1582, 
comme le dit Nioeron, fut très-jeune choisi pour ré- 
genter la rhétorique à Nantes, revint vers 1604 curé 
de Soulaire où il resta 9 on 10 ans, puis passa & 
l'une des cures de la Trinité avec titre de correc- 
teur, 1618. Peu de temps après, l'évoque Fouquet 
le gratifia d'un canonicat de la cathédrale dont 
il prit possession le 24 décembre 1620, avec la 
charge de vicaire général qu'il devait conserver 
sous trois évoques. Presque immédiatement, 
Eveillon eut à diriger la réforme et l'édition du 
MîBBel et du jRttttel d'Anjou qui passa de- 
puis pour un des plus beaux de France. Dans 
les démêlés de Charies Miron avec son Cha- 
pitre, Eveillon prit parti pour ses confrères et 
rédigea, en réponse à l'évèque et à ses défen- 
seurs, deux opuscules, dont le principal a pour 
titre : Défense du Chapitre de V église éPAn- 
gers contre les calomnies publiées par di- 
vers libelles et faux bruits sur le suject de 
la procession du Sacre (1624, s. 1. ni nom d'im- 
primeur ni d'auteur, in-12 de 148 p. non com- 
pris l'avertissement). La môme année, le livre, 
accusé de propositions hérétiques, fut réimprimé 
par le Chapitre, précédé d'une approbation des 
docteurs de Sorbonne (Paris, 1624, in-12 de 188 p.). 
L'évèque Claude de Rueil donna plus tard à l'au- 
teur la direction de tous les monastères de filles. — 
En 1645 Eveillon fit avec le P. Phil. Gallet le voyage 
de Rome d'où il rapporta pour son église une 
Sainte Face. Le 7 décembre 1652 il se démit de 
sa prébende dont l'évèque gratifia son petit-neveu 
et le Chapitre lui maintint la séance au chœur et 
l'usage de son logis canonial. Il avait alors 79 ans. 
C'est l'âge où le représente son portrait gravé. Il 
mourut le 4 juillet 1653 — et non 1651 — léguant 
tons ses ornements d'église à son ancienne pa- 
roisse de Soulaire, et sa riche bibliothèque aux 
jésuites de la Flèche, où les livres en provenant 
portent son ex dono imprimé et sa signature au- 
tographe. — Costar lui a adressé plusieurs lettres. 

Les autres ouvrages d'Eveillon ont pour titre : 
Apologia Capituli Andegavensis pro sancto 
Renato^ episcopo suot adversus disputatio^ 



430 — 



EVE 



nem duplicem Joafutis Launoii (Andeg., P. 
Avril, 1650, in-8<»). La Préface annonce une édition 
en français, et Ménage assure que c'était la ré- 
daction première. Elle n'a pas paru.— Hesponee 
du Chapitre,., au livre de la Plainte apolo- 
gétique (Paris, 1626, in-8»). — De Processioni- 
bus ecclesiasticis liber, in quo earum insti- 
tutio, significatio, ordo et ritus ex sacris 
scripturis, conciliis et variorum auctorum 
scriptis explicantur (Paris, Math. Guillemot, 
1641, in-8<>). Le nom de l'auteur se trouve seule- 
ment dans l'approbation des docteurs et aussi 
dans le privilège qui indique, comme le mande- 
ment en tète du livre, qu'il avait été composé par 
ordre de l'évèque. — De Recta psallendi ra- 
tione (Flexi», Gerv. Laboe, 1646, petit in-4<» de 
320 p.). En tète une dédicace à Henri Amauld, 
dont personne n'a parlé et qui mériterait une dis- 
cussion particulière. Elle me paraît contenir des in- 
dications biographiques absolument inconciliable^ 
avec les données connues et certaines. — Traité 
des excommunications et monitoires, avec la 
manière de publier, exécuter et fulminer 
toutes sortes de monitoires et excommunica- 
tions (Angers, 1651, in-4o. et Paris, 1672, in-4» de 
546 p., non compris la dédicace & Henri Amauld), 
avec le portrait de l'auteur par P. Landry. Getie 
dernière est la plus estimée. Elle fut donnée par 
son neveu J. Lefèvre et comprend deux ou trois 




AMTviiuiarv, «u Huuuîgiuge d'une note autographe que j*à 
vue. — Ménage, Vie del*, Ayr., p. 2S6.— Arthaud, Jour- 
nal Mss. - Mém. de la Soc. d'Âgr., U V, p. 290. — Lettre 
de Grandet dans la coiTen>ondanM da (aident Bouhier, 
BQ). nat., Mss. Fr. 34411, t. IIL— Goatar, Lettres.— Arch. 
de M.-«t^L. E S492. ~ Arch. comm. de Soulaire Bt.-C. 

BvenièÈ»e (1'). — V. Livonnière. 

ETennerie (l'), cl., c»« de Daumeray. — 
En est sieur et y réside maître René Houssaie 
1595, 1601 ; « d., c»« de Miré. 

Eventail (X), c»» de Montjean; •» (le 
Petit-), cl., c»« d* Angers N.-E.; « f., c"« de 
Cantenay-E. — Eventard (Cass.). 

ETeatard* f., c»« de Durtal. — Eventai 
1675 (Et.-C.). — Ane. flef et seigneurie avec ma- 
noir noble et chapelle seigneuriale dans la pa- 
roisse St-Pierre, détaché du domaine de Durtal, 
avec la met. de Chevigné, par René Du Mas et 
donné le 11 juin 1544 à sa sœur maternelle, 
Françoise de Scépeaux, femme de Jean de Thé- 
valle. Claude Ballne et Jean de Thévalle, mari 
de Radegonde Fresnoau, le vendirent le 30 oc- 
tobre 1586 à René Lonet, lieutenant particulier 
du sénéchal d'Anjou; mais cet acte fut annulé 
par retrait lignager. En vertu d'un nouveau contrat 
du 23 novembre 1598 la cession en eut lieu par 
Charles de Maillé et Jacqueline de Thévalle à 
Macé Aubin, qui en rendit aveu à Durtal le 18 jan- 
vier 1608, et de qui avait hérité en 1673 n. h. 
René Hnslin, sieur des Noues, mari de Marie 
Aubin. Le 28 juillet 1742 René-Louis-Aubin de 
la Bouchetière, qui tenait la terre de son père, la 
vendit à Marie-Catherine-Anne Druillon. 

Eventard, chat., c"« d'Ecoutant. — Afanc* 
riumseu herbergamentumdomini episcopi de 



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EVE 



— 131 — 



EVR 



Eventard 1281 (H-D. B 351» f . 36}* -^ Even- 
tard 1337 (Ib.). — Manerium ^i$copi quod 
vocatur Eventart 1314 (G 7, f. 1Î5). — Robert 
de Chaofoar fit don de la terre à Tévêché d'Angers 
et Tévêque Nicolas Gellant y constraisit en 1280 
un manoir qui devint et resta jusqu'au x\m^ s. 
la maison de plaisance de ses successeurs et la pre- 
mière étape où ils se préparaient à leur installation, 
—par chacun d'eux embelli, mais surtout augmenté 
par Michel Lepelletier, en dernier Ueu par Michel 
Poncet de la Rivière. En septembre 1626 il servit 
de refuge pendant la contagion aux Ursulines 
d'Angers, V.Louvet dans la Rev, d^Anj,, 1856, 
t. I, p. 299. — Le naïf Bruneau de Tarti- 
fnme, Mss. 871» t. II, p. 120-137, nous a 
laissé un dessin et une description de ce qu'il y 
a vu de son temps : sur le portail un écusson 
écartelé des armes du Chapitre de St-Mskoriee et 
de la famille de Mathefelon; au-dessus de la plus 
haute croisée , dans une niche , la statue de 
St Maurice ; à l'entrée, sur la gauche, une galerie 
« en laquelle sont arrangées les représentations 
c de 8 cerfs en relief », portant au cou des 
écnssons d'évôques; sur la porte de la cha- 
pelle, les armes de Guill. Ruzé; au sortir, un 
bois de haute futaie, percé de longues et belles 
allées avec berceaux et cabinets de verdure, et au 
bout de Fallée centrale, un jeu de mail ; dans le 
bois, un petit oratoire, enceint d'une petite 
douve, et qu'oo racontait avoir servi aux médi- 
tations des premiers évoques Apothème, René, 
Aubin, Maurille. — Ge qui esl plus certain, c'est 
que la duchesse d'Anjou, quand elle se trouvait 
dans la province, réunit sou^vent les conseillers 
de sa Chambre des Comptes au château d'Even- 
tard, Mss. 867. — La terre relevait de Ben- 
son. — Outre le dessin de Bmnean de Tarti- 
fume (XVII* 8.)« on en a une vue du xviu* s. par 
Ballain (Mss. 867. p. 520), — un très-beau plan 
du château et du parc donné par M. Guillory au 
Musée d'antiquités, — et un autre dessin, dans son 
état d'il y a quarante ans, par Berthe, Mss. 896, 
f. 44. — L'acquéreur par vente nationale fit abattre 
les grands bâtiments, les bois taillis, les char- 
milles. II reste encore pourtant, sur une des faces 
de l'ancien château, le pavillon de l'ancienne por- 
terie, entre deux tourelles élancées avec lucarnes 
du XVI* s. et cadran en ardoise, aux armes et à 
la devise de l'évèque J. de Vaugirault et la date 
1753,— une chambre avec l'inscription : Charles 
Miron, évéque d Angers ^ m* a fait faire 
i609, et ses armoiries, — deux portes à fronton 
circulaire, accostées de balustrades, quelques ser- 
vitudes, et sur la face opposée une magnifique 
terrasse à balustrade, xvii* s. M. Morel a donné 
deux vues de ce logis dans ses Promenades 
artistiques, Angers, 1872. 

Eventard* cl., c"« de Huillé; «> f., c"« de 
St'Germain-lèS'Montf. ^ Va peu au-dessus, 
dans un carrefour, existe une chapelle délabrée ; 
• m*» et f., c"« de Segré, logis du xvi« s. avec 
tourelle principale à tuit pointu engagée dans la 
façade, en reconstruction (1872) ; — (le Petit-), c"« 
de Cantenay, vendu nat* le 28 septembre 1791. 

Eirèqaerie (1'), f., c"» de JuvardeiL ^ 



Une maison appelée la Vesquerie danê la 
paroisse dé Cetlières 1774 (E 280), acquise le 
3 février de Franc. Poussier par nessire Qenri- 
Augustin Duverdier de Genouillac. 

£Tre (1'). -^ Eivra 1052-1082 (2« Cartul. 
St-Serge, p. 35). — Fluvius Eboris xi« s. 
(St-Florent, ch. or.). — Hiberis fluvius xui* s. 
(Chron. d'Anj., t. II, p. 287) -^Evra 1080 circa 
(Ib., p. 67). — La rivière d'Ayvre 1643 (St- 
Florent).— Rivière, qui sillonne en de pittoresques 
détours et le long de rives encaissées et charmantes 
une grande partie le l'arrondissement de Cholet 
du S.-E. au N.-O. Née sur la c»« de Vézins, en 
deux ruisseaux, l'un sorti des douves du château 
de Vézins, l'autre entre le Breuil et la Huitière, 
au Pré-Creux, elle les réunit tous deux au N. du 
bourg, sous la Perchauderie, le premier à 600 m., 
le second à 2,760 m. de son origiae, arroet vers 
Nord le territoire de la commune, encame la 
Tour-Landry, traverse par le milieu, de l'E. à 
l'O., la c"» de Trémentines, coule de l'E. à l'O. 
jusqu'au Perchambault, où elle remonte brus- 
quement vers le N., traverse par le N.-E. la 
e"« du May, par l'E. celle de la Jubaudière^ 
qu'elle limite vers N.-E. et où commencent ces 
mille sinuosités capricieuses qui donnent^ tant 
d'imprévu et d'originalité au reste de son cours, 
entre sur Jallais, où, à partir du ruiss. de Mon- 
talais, elle s'infléchit vers l'O. jusqu'à sa sortie 
du territoire de Beaupréan, qu'elle traverse tout 
du long, tourmentée par de multiples ressauts, 
se retourne brusquement vers N. au fond de 
ravines escarpées sous le plateau du Fief-Sauvin 
qu'elle sépare de Beaupréau, borde St-Pierre- 
Maulimart et Montrevault, où par une sinuosité 
prononcée vers le S. -0. elle forme la presqu'île 
de St-Nicolas, descend d'un cours plus calme par 
S(-Rémyet St-Pierre-M., revient un moment vers 
rO. à travers la Chapelle-St-Florent et gagne 
enfin la Loire en droite ligne, vers N., en séparant 
les coounuQes de Botz et de St-Florent à droile, 
de la Chapelle et du MariUais â gauche, véritable 
rivière depuis la Chapelle jusqu'à son embouchure 
au Yieux-Marillais, et dont les rives alors planes, 
ombragées, verdoyantes, donneraient inal l'idée de 
son voyage turbulent à travers les coteaux des 
Mauges. — Deux barrages la rendent navigable 
jusqu'à 5 kil. seulement au-dessus de son eqàbou- 
chure. — Elle a traversé, sur son parcours de 
91,860 mètres, 51 villages, fait mouvoir 24 mou- 
lins et reçu pour affluents les ruiss. — à gauche, 
de la Maillardière. de Montbault, du Cazeau, du 
Pied-Tribert, de l'Oisellerie, de la Blanchardière, 
du Bouchot, du Beuveron, de la Vrenne, de la 
PaiUerie, de la Grande-Forèt, de la Roullière, de 
la Croultière, de St-Rémy, de la Trézenne, du 
Beugnon; — à droite, du Pont-aux-Jards, de la 
Genillère, des Ogeries, du Grand-B^iilet, de la 
Chapelle-St-thibert, de la Lande-Dunand, de 
Montalais, des Aunais-Jaguz, des Petits-Arcis, de 
la Juinlère, de la Billonnière, de Jousselin. 

Evre-do-Poiit-IXotre-Bame (1'), ruiss. né 
sur la c»« de Si-Qucntîn-en-Af., traverse les 
c"«* de la Salle-Aubry et de St-Pierre-Maulimart 
et se jette dans le ruiss. du Pont-Laurent; — a 



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FAI 



— 132 — 



PAL 



pour affluents les miss, du Vivier, de la BoHehôre 
et de la Jonsselinière ; — 14,900 m. de cours. 

EirroiiBlère (l')> f., c^ de Cholet. 

EirroreUl«» m*^ à eau, c*^* de Aoutsay, sur 
la Moine. — EynoreiUe (Gass.). — IwroreUU 
(Brontelle). 

Exemples (les), c** de Langui. ^ Terra 
deu8 ExempîaiB 1216. — Exempla Davareis 
1217 (Gartttl. de Monnais, p. 121 et 165).— Ane. bois 
défrichés, dépendant de la terre d'Avoir; -» cl., c»« 
de Montigné'leS''R. ^ Acquise en 1724 de maître 
Jean-Gh. Belhomme par Etienne Bourdons (E 466). 



BxMWtoe (10. cl., c"« d'Angers. 

BoDpoewUi «illo. — Y. Point 

IRyénmrdf baronnet , conseiller da roi 
Charles YIII, est Tantenr d'un Mss. in-fol. vélin, 
conservé à la Biblioth. de Genève, et qni a pour 
titre : Cy est le cas contenant la généalogie 
et Ua moyens ci-après déclarés, par les 
quels appert du bon droit que très-chrestien 
roy de France Charles VIII* de ce nom a 
au royaume de Sicile. — Le livre est daté da 
27 janvier, au chastel et portai d^Angiers. 



Beihrmmaiê villa. — V. Faroetaie, 

JPmhiHee* — V. Forges. 

Fabriees (les), d., c»« d'Aubigné. 

Faeé» cl., c»« de Sceaux. — Fascic^cM 
1052-1082 (2* Gartnl. St-Serge, p. 120 et 121). 
~ Terra de Fasce 1212 (St-Serge, Sceaux, 
ch. or.). — Locus qui vulgariter appellatur 
Face 1289 (Ibid.). — Un pressoer séant à 
Face 1299 (Ibid.). — Face (Gass.). — En est 
sieur en 1623 h. h. Jean Charpentier. 

Faelère (la), cl., c»* de Juvardeil; « cl., 
en* de Montigné'les-R. — La Fassière 1536 
(E 465). -* Les maisons, jardrins et yssues 
du lieu et mestairye de la Facière dicte la 
mestairye de Champ-Lézin 1543 (E 465). — 
Acquises de Jacques Esnault par n. h. Hacé 
Sigoigneau. 

Faetlére (la), f-, c°« de Beaupréau, — Le 
hordage de la Factière 1635 (Et-C). — JLes 
Fadières (Gass.). — La Bactière (Rect.). 

FmgeÉÉmêf Fmimemêp FmikÉ, FmU, Foi» 
ëmms, Fmit. — V. le Fuilet, Faye, le Fouil, 
Fay, Fief'Sauvin. 

Failes* vill., c~ de St'Saturnin. — Faellœ 
1307 (Chap. St-Julien). — Faciles 1432, 
Failles 1477, le villaige de Failles 1547 
Fatale 1703 (E 550-555). - Faille (Gass.). — 
Fesle (Rect. et G. G.). —Ane. fief relevant, avec les 
fiefs du Lys et de Gaudebert, ses annexes de St- 
iean des-Mauvrets. — En est sieur Jean Bois- 
travers 1442, 1447, n. h. Pierre Deshommes 1477^ 
n. h. Jacques Deshommes 1486, h. h. M« Vincent 
Grespin 1499, Pierre Grespin, chanoine de Notre- 
Dame de Paris, 1532, René de Gossé-Brissac 
1540. En 1602 Jacques Rogeron, marchand, 
afferme le fief, et son fils Charles Tacquiert le 
14 juin 1612 du maréchal de Brissac. — Jacques 
Rogeron le vend le 25 septembre 1641 à Jean de 
Loubes, sieur de Lambroise^ dont tous les biens 
sont adjugés judiciairement le 3 août 1702 à 
M* Jean Chérouvier des Grassières. — En est 
sieur en 1735 Mandat, maître des requêtes. 

Falles, chat., c»« de T/iouarcé.— Ad Fao- 
las, in clausulo Faolis 1055-1070 (Liv. B., 
f. 19).— Faioïc 1070-1080 (Ibid., f. 20) -^Faciles 
1488 (Ch. de Brisssac). — File (Et..M. et G. G.). 
— Ane. fief avec manoir et chapelle consacrée le 
28 septembre 1717 par Simon Belot» docteur en 



théologie, chanoine théologal d'Angers. La terre 
appartient aux zv-xvi« s. à la famille Tillon, en 
1650 à René Loiseau, en 1686 à n. h. Franc. 
Guinoiseau, en 1708 au docteur Pierre Bu- 
rolleau, en 1750 à Franc. -Claude Du Verdier de 
la Sorinière, — jusqu'en ces derniers temps à 
Urne ig^ baronne de Yézins, qui l'a vendue en 
1870 à M. Boivin, marchand de vins à Angers. 
Le château, gros logis en fer-à-cheval, situé sur 
une haute colline, a été agrandi en 1844 de deux 
ailes à trois étages et de vastes servitudes 
vers N., et l'ancienne maison rasée. Dans le jar- 
din, un cadran solaire, gravé sur ardoise avec 
la date 1701, est installé sur un tronçon de co- 
lonne, sculpté de pommes de pin. 

Fmâssê.-^ V. Vilette. 

FmU (les). — V. les Deffais. 

Faiteaa (le Grand, le Petit-), ff., c»« de St- 
Georges-sur L. — Festeau (Gass.). — Ane. 
domaines de l'abbaye de St-Georges, vendus nat* 
le 11 février 1791. 

Falais Ge)»f.> c»« de la Salle-Aubry. 

Falalsière (la), cl., c»* de Daumeray. 

WwJÈ^mn, nom porté pendant trois siècles par 
de nombreux maîtres chirurgiens angevins, qui 
paraissent de la même famille. — (André) 1593, 
à Doué. — (François) 1647, au Puy-Notre- 
Dame, y meurt âgé de 76 ans le 21 janvier 1695. 
— (François), 1747, à Chanzeaux. — (Adrten- 
Martin), mari de Renée Blordier, reçu le 
16 juin 1755 à Angers où il reste établi. — 
(Nicolas^oseph), de Doué, marié à Angers avec 
sa cousine Louise-Perrine Faligan le 26 mai 1744 
et alors âgé de 25 ans. — (^tcoZoe-J'osep/i- 
Adrien), fils du précédent, né à Doué le 29 mars 
1745, se fit recevoir docteur en médecine à Mont- 
pellier vers 1772 et revint ensuite pratiquer à 
Doué où il obtint une véritable vogue. J'ai sous 
les yeux sa thèse pour son premier grade de ba- 
chelier, étant déjà maitre ès-arts <Hontpellier, 
in-40 de 40 p., Jean Martel, 1773). Elle a 
pour titre : Tentamen medicum de Arthri- 
tide, et est dédiée à Foullon, son protecteur sans 
doute, qu'il traite de jpatronus munificentis- 
simus, et qu'il appelle le père plutôt qui le 
seigneur de Doué. Tous les auteurs anciens 
et modernes y donnent leur opinion sur la goutte, 
qu'il signale comme une maladie presque en- 



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FAR 



— 133 — 



FAR 



démiqfid dn Anjou et dont il accuse surtout le 
▼in blanc. — Sa femme avait nom Pélagie Her- 
bert des RailUères. 

Fallet (Jean), marchand, prévôt à la Mon- 
naie d'Angers, nommé échevin dès la création de 
la mairie en 1474, était fermier de la Cloison 
d'Angers en 1484-1485. Il fonda en 1490, an car- 
refour de la Chevrie, avec le concours d'habi- 
tants voisins de la Poissonnerie, une chapelle 
qui prit son nom et le donna à la rue de la 
Clocha. Nommé maire le i*' mai 1491, il mourut 
le 17 septembre 1496. Sa veuve fat exemptée par 
une délibération du 29 novembre suivant, de 
tout droit de Cloison, < pour considéracion des 
« grans services que le dit feu son mary a faiz 
« à la ville. » — Il portait d'argent à 3 croix 
pattées de gueule, deux et une, chcLCune 
cantonnée de 4 cloua de la Passion de sable, 
les pointes tendantes au centre, le tout 
entouré éPune couronne d'épine de sinople, 

Fanonx (Michel), lieutenant au siège de 
l'Election d'Angers, sieur du Lys, (Is d'An- 
toine P., marchand fermier, en la paroisse de la 
Lande des Verchers, fut nommé maire le 1^' mai 
1711-1712 et continué en 1713-1714. Il eut sur- 
tout à faire face à la disette par des emprunts et des 
achats de blés, importés de Rotterdam, et à la 
misère des campagnes que ravageaient des bandes 
de loups. — On lui doit la modeste place qui 
porte son nom, au bout de la rue Cordelle. — Il 
mourut &gé do 86 ans le 16 mai 1740 et sa veuve 
Laurence-Françoise Boisard de Marelles, âgée de 
70 ans, le 3 février 1754. 11 portait d'or au che- 
vron de gueules, accompagné en chef de 
3 étoiles d'azur rangées et d^une rose de 
gueule en pointe. Ces armes figurent sur son 
jeton, chargé, au revers, d'une ruche, autour de 
laquelle voltigent 14 abeilles; au sommet, se tient 
\»ét reine ; en légende : Non sihi sed populo. 
Anno pacis. G. 1714. — Son fils Michel-René, 
conseiller du roi, lieutenant général en la Séné- 
chaussée d'Anjou, marié le 9 décembre 1737 à 
Marie Jeanne -Girault de Mozé, mourut le 30 août 
1753, à Angers, âgé de 49 ans. 

Falosière (la), f., c»* de la Potherie. — 
En est sieur Jean Desmas, sergent royal, 1579. 

FaiMrles (les), cl, c»« de Mouliheme, 

FciMoetMy Fmnwm^ — Y. Feneu, Fenet, 

FaradoB (le), h., c"« de St-Laurent-de^-A, 

Fanuiderie (la), h., cn« de la Meignanne, 
et par extension, de Etaucouzé, — avec m**> à 
eau sur la Meignanne et m'" à vent sur Beau- 
couzé. — Le moulin de la F, en St-Lambert- 
la-P. 1581 (Et.'C). — En est sieur n. h. Elle 
de Paye , 1598. — Donne son nom au miss, né 
dans l'étang, sur la Meignanne, qui se jette 
dans le Brionneau, en formant limite avec Beau- 
eonzé ; — 580 m. de cours, — (la Petite-), f ., 
o»« de Beaucouzé. 

Faravdière (la), f., c*« de St-Clément-de- 
la-Place. 

Pftrboa«lère (la), f., c»» de la Séguinière. 

Fardeau (Louis), né à Gonnord en 1570, 
élevé à Joué, puis réfugié durant les troubles 
civils dans les Pays-Bas, fut attaché comme au- 



mônier au marquis Ambroise de Spinola, avec 
qui pendant 40 ans il parcourut l'Europe, le servant 
activement dans ses nombreuses campagnes de 
guerre ou de diplomatie. U était sur la fin de sa vie 
chanoine, et avait été plusieurs fois présenté pour 
être évoque, titre qu'il eût obtenu, « si ce nom 
« de Français n'avait pas été si odieux aux 
« Espagnols. » Il fat inhumé le S6 septembre 
1656, âgé de 86 ans, dans l'abbaye de Villers en 
Brabant. Il se souvint dans son testament de 
l'église de Joué, à laquelle il légua SOO florins, 
diverses reliques, un grand tableau d'un disciple 
de Rubens, une lettre autogr. de St Charles Bor- 
romée et son propre portrait. 

Topogr. Grille t* Jotié. 

Fardeav (Urbain-Jean), né à Varennes- 
s.-M. le 28 janvier 1766, fit ses études au 
collège de Saumur, pois au Séminaire d'Angers , 
obtint au concours la chaire de rhétorique du 
collège de Saumur, où il professa 18 mois, puis 
revint au Séminaire prendre enfin les ordres. 
M. de St-Germain lui confia alors la direction de 
son fils dans un voyage d'Italie où il resta deux 
ans. — A son retour, la Révolution était mat- 
tresse. Le jeune abbé prêta serment, puis se 
démit de la prêtrise, n'ayant encore comme il 
l'atteste, prêché que trois fois « la sublime morale 
« du charpentier Jésus, qui n'aimait pas les 
« riches. » — Il s'établit à Yarennes où il fut 
élu capitaine de la gendarmerie nationale (l*** avril 
1792) et en cette qualité courut sus aux Vendéens. 
Dénoncé pourtant comme prêtre, il pouvaitse croire 
menacé quand par un heureux hasard 11 eut le bon- 
heur de sauver la vie au président du Tribunal 
révolutionnaire, qui se noyait sans lui dans la 
Loire et qui lui délivra aisément un certificat de 
civisme. Il se livra alors à la chirurgie dans l'hô- 
pital de Saumur, simple « ouvrier de santé », puis 
partit pour Paris avec 25 louis seulement en poche, 
mais il avait 27 ans. Assidu aux leçons de Desault, 
il fut remarqué de Giraud, chirurgien en second 
de l'Hêtel-Dieu, qui le prit en amitié. Le succes- 
seur de Desault, Pelletan à son tour se l'attacha 
pour secrétaire. Bientôt Pardeau était mis à la 
tête des salles de dissection, où il put se former 
la main à l'aise. — Reçu chirurgien de troisième 
classe, il alla servir à l'armée de FGuest 
d'abord, puis à ceUe de Sambre et Meuse, puis 
revint à Paris ouvrir me de la Huchette un cours 
public d'anatomie ; mais à peine avait-il passé 
son examen de deuxième classe qu'il se laissa 
emmener par le général Lemoine en Italie, à titre 
d'interprète et d'aide de camp, avec les insignes de 
capitaine de hussards. Il prit part ainsi à toute 
la campagne et s'y distingua par plusieurs traits 
d'une audacieuse énergie, notamment à Lodi où 
seul il fit mettre bas les armes à une colonne de 
600 hommes. Chargé en Fan IX, quoique simple 
aide-major, du service de l'hôpital de Yoghera, il 
prit dans ses relations avec l'illustre Scarpa un 
goût particulier pour l'étude des maladies des 
yeux, où il devait exceller plus tard. Réformé 
par mesure générale le 18 thermidor an IX, il 
fut remis en activité le 17 vendémiaire an Xil, 
avec une commission de chinugien-major, qui 



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FAR 



— 184 — 



FAR 



lui attribuait les amlîQlancês de St-Omer, ô^ot il 
passa le 7 pluviôse avec le 64" au camp de Bou^ 
logne. Soalt, instruit de ses succès de science et 
de parole, lui fit construire un amphithéâtre avec 
invitation à tous les chirurgiens du camp d'en 
suivre la clinique. Nommé le 25 prairial an XII 
chevalier de la Légion d^honneur, Fardeau fut'mis à 
quelques jours de là (â8 thermidor) à l'ordre de 
l'armée pour son dévouement dans une tempête 
où il aida à sauver deux équipages. Les cam- 
pagnes d'Allemagne, de Prusse, de Pologne Té- 
puisèrent enfin et il fut réduit à demander sa 
retraite le S4 avril 1808. Il reprit alors à Paris 
pendant 18 mois ses cours et la pratique de la 
chirurgie, refusa toute position officine au Val- 
de-Grâce et revint S'établir définitivement en 1813 
à Saumur dans la famille de sa sœur, mariée au 
docteur Barthélémy. Il s'était fait une spécialité 
de l'ophtalmologie, créant ses instruments et ses 
procédés et pendant 35 ans mettant au service des 
pauvres, surtout des anciens militaires, son expé- 
rience aidée d'un jugement sûr, d'un sang -froid 
imperturbable, d'une décision d'esprit et de 
main, que les riches aussi savaient apprécier. — 
Il y mourut d'une hypertrophie de cœur. le 22 fé- 
vrier 1844. 

Le Grelot d'Angers, article de Maige da i5 février 1844. 
— Bodin, Biogr. Saumur, — Fastes de la Légion d'hon- 
neur, t. V, p. 747. — Tresvaux, t. II, p. 412. — Notice 
biogr, du docteur fardeau (Paris, !ii-8* de 47 p., 1846), par 
son neveu le docteur Bartbélemy, publié d'abord dans les 
Mém, de médecine et de chirurgie militaires, 

Fardellerie (la), f., c»« de Mazièrea, — 
La Ferdeîlière (Cass.). — Donne son nom à un 
miss, né sur la c°« de NuailU, au S. de la 
Monsellière, coule du N.-E. au S.-O. et se jette 
dans ie Trézon, au.dessus de la Basse-Papinière» 
en formant la limite entre les communes de Ma- 
zières et de Tout-le-Monde, sur la plus grande 
partie de son cours de 5,S00 m. ; « ham., c^« de 
la Tourlandi^. 

FardelUère (la), f., c»« de Gonnord; — 
anc. maison noble, où réside en 1618, 1630, 
René-Nicolas, écuyer, capitaine du château de 
Gonnord, 1610. Il y fonda le 25 janvier et fit 
bâtir dans le verger une chapelle sous l'invoca- 
tion de St René; — Joseph Nicolas, écuyer, 
1652, 1683» inhumé & 81 ans le 9 mai 1699; — 
Henri- Augustin Duverdier de Genouillac, 1746, 
1790, sur qui la terre est vendue nat* en l'an VI. 
Rien n'y subsiste d'antique. Au bas seulement 
du verger, se voit la chaussée de l'étang desséché^ 
une fontaine et un lavoir sur le ruiss. ; « ham., 
co« de Tiercé. — En est sieur Math. Herbereau, 
écuyer, 1726, Noël Herbereau, 1741, de qui l'ac- 
quiert Louis Dumesnil d'Aussigné. 

Fardlère (la), h., c^« de Champigné. 

Fardoll (Jacques), maître brodeur, à An- 
gers, 1750, y meurt le 19 février 1756, âgé de 
43 ans. Il était fils de Jacq. F., maître horloger. 
L'égUse de Baugé possède un voile représen* 
tant la Cône, qui provient de l'abbaye du Ron- 
ceray, « faict par Fardoil, brodeur, à An- 
« 9 ers, i753 ; » — le collège de Mongazon, un 
ornement complet de sa façon , provenant de 
Peaupréau. 



FardoUère (la), f.. o>« de ChemilU, 

FardoMdève (la), f., c»« de la JumelUère. 

Farfoyer» h., c°* de Brion, — Anc. logis 
noble (Cass.). 

Farlbanlt (François), dit Valère, né à 
Champigné vers 1795, étudia au Lycée d'An- 
gers, puis entra dans une étude d'avocat, où. 
bientèt sa belle voix de basse chantante le signala 
au conseiller Michel de Puisard, qui le produisit à 
la Société du Concert d'étude d'Angers. Cédant aux 
sollicitations du monde angevin et du succès, le 
jeune artiste bien recommandé était parvenu dès 
1815 au premier rang sous le nom de Valère et 
brillait à ^Odéon dans le Sacrifice interrompu, 
la Pie voleuse, le Barbier — - et aussi dans 
Robin des Bois, dont il devait épouser l'Annette, 
M**« de Flavigny. Devenu veuf en 1825, il passa 
à Feydeau et y créa notamsient Gaveston dans la 
Dame blanche et des rôles importants dans 
Fiorella, Mazaniello, le Colporteur. Ce fut 
presque une retraite pour lui, que d'entrer à l'Opéra 
avec rin(atigable Levasseur pour chef d'em- 
ploi. Il eut peine à se produire, mais dans un 
congé, à Bruxelles, chantant le duo de la Muette 
avec Lafeuillade, il provoqua un tel enthou- 
siasme, qu'à quelques jours de là, la Révolution 
en armes le nommait général des volontaires. Il 
ne tarda pas à quitter le théâtre et se retira à Pau 
auprès de son camarade Dabadie. La considéra- 
tion qui l'entourait, l'avait fait élire dans ses 
dernières années membre du Conseil général des 
Basses-Pyrénées. — Il y est mort dans le cou- 
rant de juillet 1869. 

i^j^oro du 20 juiUet 1860.— iZ^;. de VAnj., 1869, p. 872, 
art. de Victor Pavie. 

Farlneauy moulin à vent, c«* de Coron, 

Farineanx (les), h., C*» de Lasse, 

FarinelUère (la), cl.^ c»» de Marcé, léguée 
vers 1430 par Jean Loyseauà l'abb. deChaloché. 

Farinlère (la), f., c°« ^'Andrezé, appar- 
tenait en 1555 à Guill. de Pouillé; » ham., 
c" du Champ-, =x f., c"« de la Chapelle-St- 
Laud; « ham., c»«de Chaudron \^ f., c"«de 
Landemont ; — c«*« de St-Léger-du-May. — 
Le bordage de la F, joignant Vhôtel noble 
de St-Léger 1539 (G 106). — Appartenant à 
Hubert Trochart, écuyer, et aujourd'hui disparu. 

Faronnlère (la), h., c^* des Rairies. — 
La maison de la F. 1504 (E 467). 

Faronellerle (la), f., c"« de Brain-sur-A. 

Farouère (la), h., c"« de Lire; — f., o»» du 
Marillais. — La Farouère 1604. — Le 
grand Faroire 1614 (St-Flor. B 3). 

Farran (Jean), originaire de Mon^yroux 
en Languedoc, établi négociant à Angers et élu 
juge consulaire, fut nommé par les représentants 
en mai 1795 maire d'Angers en remplacement de 
Ch.-Jacq. Berger. Mais presque aussitôt la cons- 
titution de l'an III qui transformait les munici- 
palités, lui enleva ces fonctions U y rentra 
en 1797, élu par les assemblées primaires con- 
seiller municipal, en remplacement de M. Jou- 
bert, et par le conseil, président de l'Adminis- 
tration communale, mais pour quelques mois 
seulement. Enfin le 19 juin 1800 et en vertu de 



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PAR 



135 — 



PAU 



la Gonstimtioii de Pan VIII» il fiit installé de 
noaTean maire par le préfet Desilles et présida 
le 8 août la dernière fête décadaire. Le 19 jain 
1801 il mourait à Paris des suites d'une opéra- 
tion chirurgicale et fut inhumé solennellement à 
Angers le 18 août suivant. Ses obsèques furent 
célébrées dans la grande salle de Thôtel-de-ville, 
avec des discours, prononcés à la mode antique, 
devant Tautel de la Patrie couvert de crêpes et 
de cyprès, par M. Giraud et Touss. Grille, pro- 
fesseur d^éloquence à TEcoIe Centrale. 

Famui (Antoine), neveu du précédent, fils 
d'Ant. Farran et de Rose Thirault, né à Angers 
le 23 septembre 1791, entra dès 1825 au Tri- 
bunal de commerce d'Angers et en 1829 à la 
Chambre des arts et manufactures où il sié- 
gea jusqu'en 1832. Il ie trouvait, après la vic- 
toire de juillet, tout désigné au choix de ses con- 
citoyens par la franchise et l'énergie de ses dé- 
monstrations libérales. Elu dès 1830 tout à la 
fois conseiller municipal et membre du Conseil 
d'arrondissement, qu'il présida régulièrement 
chaque année, il fut nommé adjoint au maire d'An- 
gers en 1832 et accepta le 9 octobre 1837 les 
fonctions de maire, renonçant avec un dévoue- 
ment courageux à l'existence modeste et paisible, 
dont il avait jusqu'alors vécu, et à ses habitudes 
d'étude et de retraite. A quelques jours de là, le 
3 novembre, ses concitoyens renvoyaient à la 
Chambre des députés où il devait siéger par 
quatre réélections successives jusqu'en 1851. Il 
prit place au centre gauche, fidèle an cabinet du 
l*r mars, ennemi décidé du ministère Guizot, 
vota les fortifications de Paris , le réseau des 
chemins de fer, qu'il eût voulu seulement voir 
construire par l'Etat, la conversion des rentes, 
l'incompatibilité des fonctionnaires, avant tout 
étranger à « ce tripotage honteux, » qui avait 
envahi les hautes assemblées. Il s'en fait hon- 
neur hautement dans son compte-rendu aux 
électeurs (Angers , Cornilleau-Maige , in-S* de 
15 p., s. d.), où il résume, comme dans son dis- 
cours d'installation à la mairie, sa doctrine poli- 
tique en deux mots : « Progrès sans secousse, hon- 
« neur national sans tache ». Comme maire, il avait 
témoigné assez vivement de ses goûts en se por- 
tant, avec son adjoint M. Guillory, à l'organisa- 
tion presque annuelle de ces expositions d'in- 
dustrie, de peinture, de fleurs et de jardi- 
nage, alors si fêtées et qui jetaient en ville une 
animation si riante. On lui doit mieux encore, 
la fondation du Musée David (1839) et du Musée 
d'Archéologie (24 avril 1841). Le coup d'autorité, 
qui enleva l'administration de la ville aux libé- 
raux (21 juillet 1843), le rejeta comme simple 
conseiller municipal dans les luttes ardentes 
d'une opposition dont retentit toute la France, 
V. t. I, p. 45. U venait d'entrer d'ailleurs le 
2 mars 1842, comme représentant du canton 
S.-E. au Conseil général, où son expérience 
des affaires publiques prêtait à sa parole une 
active autorité. En 1848 il présida le comité 
central des élections républicaines de Haine-et-L., 
siégea sans bruit et sans éclat à la Constituante 
et à la Législative jusqu'en |3M, et se retira 



en 1851 tout A la fois du Conseil municipal et du 
Conseil général, dès lors plus que sexagénaire.— Il 
mourut à Angers le 11 août 1872, Agé de 81 ans. 
Jusqu'aux derniers jours il se plaisait à parcourir 
ses vieux livres, surtout sa collection, presque 
unique, du Journal de Maine-et-Loire, qui lui 
rappelait tant de souvenirs. Il en a laissé comme 
une table sommaire, sous ce titre : Notes sur 
les événements d^ Angers depuis la Révolu- 
tion de ±79% (Mss. in-4« de 503 p.)» ^ et aussi 
de véritables Mémoires personnels, librement 
écrits sur les hommes et sur les choses de la vie 
angevine, dont j*ai vainement espéré longtemps la 
communication promise. 

FamiTres {François), curé de fluillé de- 
puis le mois de mars 1775, a publié une bro- 
chure sous ce titre : Instructions des curés du 
diocèse d^ Angers à leurs députés aux Etats- 
Généraux, rédigées par un curé du diocèse 
dP Angers 1789(in-8« sans lieu, ni autre signature 
que les initiales F. F, curé d'H.). C'est l'exposé 
d'idées politiques, que recommande seulement 
leur ton de modération. L'auteur propose une 
subvention territoriale du cinquième du revenu 

— et réclame pour les curés « au moins deux 
oc domestiques et un cheval. » — Il quitta ses 
fonctions en 1791 par refus de serment ^t fut 
transporté en Espagne. Une pétition signée de 
42 de ses paroissiens le réclamait en l'an VIII. 

Paieries (les), f., c« du Vieil-Baugé. — 
Fatry (Cass.). 

Foiseftto. — V. Vaucalé, 

Faueherfe (la), f.,c"« d'Auuerse; — ham., 
c»« de Bouchemaine\ — f., c*» de BouUlé- 
Ménard; — ham., c»» de Chantocé. — En est 
sieur Gilles, écuyer, mort le 16 avril 1684, 

— Pierre-Siméon Potier 1710 ; -■ f., c»« de Fe- 
neu\ =s cl., c"« de Lasse, domaine de raôtol- 
Dieu de Baugé; •» ham., c"* de Mouliheme. 

Faaehetlère (la), ham., C"* de Grugé-VH. 

Fanehlnlére (la), ham., c^ de Combrée. 

Fauellle (la), c"« de Fat/c. — Le fie f ap- 
pelle la F., appartenait à François Gallon 1540 
(C 105, f. 95). 

FanelUe (la), ham., c»« de VHôtellerie-de- 
Flée. — Ane. fief et seigneurie avec cas tel, vaste 
parc et pont sur l'Oudon, précédé jusqu'à la 
grande route d'une longue avenue (Cass.). — 
C'est le manoir patrimonial de la grande famille 
dont le nom se rencontre si souvent dans ces 
pays au courant des guerres du xvi" s. Ses plus 
anciens titres originaux, produits pour une montre 
de noblesse, remontent à une alliance avec les Ven- 
dôme en 1418. Le 18 décembre 1531, René de la 
Faucille y fonda une chapelle, en constituant 
15 1. de rente pour le chapelain sur sa terre du 
Bois-Savary. Ses descendants figurent Jusqu'au 
milieu du xvu« s. au premier rang du parti 
huguenot. Le 19 janvier 1686 Pierre de la Fau- 
cille et dame Louise de Madaillan, avec Judith 
de Madaillan et plusieurs personnes de leur mai- 
son, firent abjuration danslachapelle seigneuriale, 
pour éviter la confiscation de leurs biens, qui fut 
exercée le 15 mars suivant contre René, le putné 
de la maiflooi fidèle à sa foi et réfugié à l'étran- 



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FAU 



— 136 — 



FAV 



ger. — En est sieur en 1713 Pierre Greney, 
écnyer; — Joles-Nic. de Creney, f en 1776. — 
Pierre Jos. Consta de Sonvré en 1789. — Le châ- 
teau, vaste rectangle du xvii* s., de trois étages 
avec mansardes, est entonré presque entièrement 
par rOadon, an fond d'un vallon entre deux 
hauts coteaux^ avec un parc d'environ 12 hec- 
tares. Il appartient à M»« Hortense O'Madden, 
née Cousin de la Brideraie. 

Arch. de la fiuniUe d*Andlgné. — Arch. comm. Bt.-C. — 
Titres oriiiiiaux communlqoés par M. Bonneserre. 

FauelUe Ga Haute-), h., c»* de VHàtelUrie' 
de-FUe. — Le lieu de la Haute-F, 1540 
(G 106, f. 361). — En est sieur Jean Gouet 1540, 
h. h. Jacq. TrouiUard 16Î1. — On y a découvert 
vers 1860 un trésor de monnaies gauloises au 
type Nannôte. Le Musée de Vendôme en possède 
12 de cette provenance, 8 en bas argent, dont 4 
de grand module (22 millimètres sur 23), dits 
statèresde billon. 4 plus petites. — V. Mém. de 
la Soc. Arch. du Vendamoie, 1869, p. 228 ; 
Hucher, Art Gaulois, 4* livraison, pi. 3.;CataZ. 
Rollin, no 264. 

Fauetlloimaie (la), f.^ c»* d*Angrie. 

Fauellloniilère (la), f., c^ de Beaupriau, 
à la famille BoutiUier en 1658 (E 1545). 

Faaeoimerle (la), h.. c°* de Mélay. 

Fasconiieries (les), ham. en partie sur la 
c»« d*Anflf«r8(2 m.) et des PonU-de-Cé (4 m.). 
•— Autrefois de la paroisse de St-Augustin. — Le 
principal logis, dit les Grandes-F. dépendait en 
1616 de la succession de Marie ^aran, veuve 
n. h. Jean GoUasseau, et fut vendue le 7 oc- 
tobre 1757 par Marie Bourreau, femme d'Urb. 
Brisson de la Guerche à Laurent-Gharles de 
Bfunein de St-Glady, mari de Jeanne Mingon, et 
par leur héritière Jeanne-Renée Mingon , veuve 
Defays, à Renée Robert, veuve d'Augustin 
Eveillon, le 10 avril 1772. V. le plan 50 du Gensif 
de Ballée, aux Arch. de M.-et-L. 

FaneoiiMlére (la Grande, la Petite-)t ham-, 
c" d'Angers N. 

Faudoire (la), h., c>« de St-Léger-des-B, 

Favdnelière (la), cl., c»« de Huillé, 

Fanquellerie (la), f, c»» de Seiches. — En 
est sieur M* Noël Ghenet 1613. 

Fausse-Moiuiale (la), anc. ardoisière, men- 
tionnée en 1651 sur la paroisse de St-Augustin 
près Angers. 

FuHsmem (les). — V. les Fosses. 

Fautralse (\9,), cl., c«« de Querré, ànc. 
maison noble avec chapelle fondée le 12 mars 
1559 par Et. Regnard ; — • n'était plus dès le 
xviii* s. qu'une closerie dépendant de la chapelle 
de St Gilles et vendue nat* le 24 février 1791. 

Fautras (Cyprien), sieur des Bouchaux, 
docteur en médecine au Vaudelenay, 1644. 

Fantrière (la), ch&t., c"« de la Jumellière, 
à 2 kil. du bourg, sur un des points culminants 
de la commune ; — édifice moderne, avec serre de 
Heurs et de plantes exotiques, construit par l'ar- 
chitecte Hodé d'Angers. Une haute tour, riche- 
ment ornementée, découvre de son sommet un 
vaste horizon sur tout le pays. La terre apparte* 
nait au xvi« s. à la famille Legay. *- En est sieur 



Amaury Legay 1530, François Legay 1560, q«i 
fut fait prisonnier à Goutras 1587, mari de Mar- 
quise Dttboys; — Jean Lemaistre, sieur d'Ar- 
monville, chevalier, 1676 ; — Laurent Davy, élu 
maire d'Angers en 1706 ; — durant toute la se- 
conde moitié du xviiP s. la famille Poisson ; — 
aujourd'hui le comte de la Grandiëre ; — donne 
son nom au ruiss. né sur la c"«, qui s'y jette 
dans le ruiss. de la Gontrie ; —1,200 m. de cours. 

Fauve» h., c^* de Longue. 

FauTeam (Jean), curé de Sl-Michel-du-Bois, 
a publié des Cantiques catholiques à l'hon- 
neur et louanges de la Nativité de N.-S. 
J.'C, en vers (Angers, Hernault, in-8«, s. d.), 
et Hymnes catholiques à V honneur die N.-S. 
J.-C. (Ib., 1606, in-8o). 

Catal. la Vallière-Nyon, n* 13870. 

FauTelale (la), cl., C* d'Aviré. — En est 
sieur Franc. Suhard,1649, Nie. Bourg 1712, 1725. 

Fauvellerie (la), cl., c^ de ^oc^. 

FauTeUière (la), f., c»» de la Chapelle- 
Hullin, — Relevait du Bois -Pépin, et appart^ 
à la famille Gharbonnier xv«-xvii« s. ; -- à Pierre 
d'Andigné 1655, 1682, mari d'Elisabeth de Rus- 
son, qui l'échange en 1667 contre la métairie des 
Mates en Ghazé, appartenant^ Pierre Longimet ; 
« cl., c" de Marcé; =■ vill., c»« de Maxé\ ■* 
f., c»« de Morannes ; « h., c"«de St-Philhert" 
du-Peuple. — JLcs Faveltières (Et. -M.). 

Faavler» f., c»* de Loire. 

Favvrale (la), f., c"« de Champigné. 

Ftnsvnie. — V. Périers. 

Faux (le), f., c"« de Bouchemaine; *» f., 
c<** de Chanteussé. — En est sieur n. h. Franc. 
Fouquet, président en l'Election de Ghâteangon- 
tier, 1594 ; « ham., c»» de St-lAimhert-la-P. ; 
« f., c"« de Ste-Gemmes-d'A.; «=» ham.. c»« de 
Villévêque. — Les Faux (Rect.). — Petit fief 
appartenant dès 1500 à la famille Robin, — en 
1580 à Pascal Robin. V. ce nom. 

Faux (le Grand-), c»« de Jumelles. — En 
est sieur Jean de Ghevenier 1611. 

Faux- Amas (le), f., c<*« de Mouliheme 

Faux-Briehet (le), f., c°« de Marcé. 

FaTeraie* canton de Thouarcé (2 kil.), ar- 
rondissement d'Angers (32 kil.). '- Villa Fa- 
hrensis vi« s. (BoUand, Janvier, t. II, p. 331). — 
In territorio Vierensi villa Fahrensis 1105 
(Gartul. de St-Maur, ch. 25). — Faverays 1471 
(G Gomptes de St-Pierre). — Sur un plateau 
(60 met.) divisé au centre et brusquement res- 
serré par les cours d'eau. — Entre Thouarcé 
au N. et à l'O., Martigné-B. (7 kil.) etGhavagnes 
(4 kil.) à l'E., Gonnord (9 kil.), Montilliers (8 kil.) 
et Aubigné (6 kil.) au S. 

Le Layon entoure et borde entièrement le terri- 
toire à l'E et au N., tandis que son affinent, 
l'Arcison, qui forme en partie limite versleS.-O., 
y pénètre et traverse la vallée, que domine sur 
la rive gauche l'ancien bourg; -^ y naissent les 
ruiss. de i'Arbalètier et de la Gaucherie. 

La route départementale de Gonnord à Allençon 
traverse du S.-O. au N.-E. l'extrême confin du 
territoire vers l'O. Le chemin d'intérêt commun 
de la Butte-d'Erigné à Yihi^rs la croise dès son 



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FAV 



— 187 — 



FAV 



eotrée sv la commone, dessert le bourg de Fa- 
▼eraie, trayerse l'Arcison, est entrecroisée de TO. 
à TE. par le chemin dlntérôt commun de Narti- 
gné. traverse le bourg de Nachelles et descend 
droit yers S. jusqu'à sa rencontre avec le chemin 
de grande communication de Ghemillé à Doué, 
qui forme vers S. la limite intérieure. 

En dépendent le bourg de Machelles (121 mais., 
139 mén.,403 hab.), les vill. des Loges (13 mais., 
44hab.), de Machelette (17 mais., 46 hab.), delà 
Gnimardière (6 mais., 24 hab.), les chat, de Ghan- 
doiseau (& 1,700 met. de Machelles), des Mar- 
chais (i 3 kil. 100 mot.) , de la Gaucherie 
(à 1,750 mot.); du Marais (à 950 met.), duGrand- 
Assay (à 1,700 met.) et 27 fermes ou écarts, en- 
semble de 45 maisons. 

Superficie : 1,859 hect., dont 144 hect. en 
vignes blanches renommées, et 70 h. 66 en bois. 

Perceptionei Bureau de poste de Thooarcé. 

Population : 694 hab. en 1726. — 880 hab. 
en 1790. — 9i9 hab. en 1831 et en 1841. — 
975 hab. en 1851. — 931 hab. en 1861. — 
900 hab. en 1872, dont iii hab. seulement 
(38 mais., 39 mén.) à Tancien bourg. 

Une révolution depuis une trentaine d'années a 
transformé la commune. Le bourg de Faveraie, 
perdu à l'écart, loin de tout cours d'eau, sans in- 
dustrie, sans autre édifice public que l'église, d'ail- 
leurs insuffisante, s'est rapidement vu délaissé au 
profit du village de Machelles» sis à 1,680 m. de là, 
au bord du Layon, animé par d'importants mou- 
lins, trois fours à chaux, des carrièrns d'une 
pierre qui s'exporte, et par une certaine activité 
de commerce et d'industrie. Prenant résolument 
l'initiative, le 21 mai 1849, les habitants y 
jetaient les fondements d'une jolie église en style 
xin« s., à peu près achevée dès 1850, bénite 
le 13 mars 1851. Le service y fut établi officiel- 
lement le 13 novembre suivant, mais la translation 
du mobilier religieux ne s'y fit pas sans une vé- 
ritable émeute, et le lendemain, pour la célébra- 
tion de la première inhumation, la gendarmerie 
même dut intervenir contre les femmes exaspérées 
de Faveraie En avril 1852, une tentative fut 
faite vainement par une partie des habitants du 
bourg dépossédé pour se rattacher à la commune 
de Thouarcé. — Peu à peu les dépits s'apaisent 
et les intérêts se réorganisent. 

VEcole de garçons, qui existait depuis au 
moins l'année 1840 à Machelles, y a été recons- 
truite en 1873 avec une Mairie, jusqu'alors absente. 
— La maison de VEcole des filles a été donnée 
à la commune par une des sœurs de Saint-Gharles 
qui la dirigent. — La construction d'un Près- 
hy tère, y était terminée dès le mois d'août 1854, 
l'ancienne cure de Faveraie ayant été aliénée le 
16 août 1852 pour y aider. — On a cru pouvoir 
conserver, par mesure de conciliation et pour 
quelques années encore, les deux Cimetières 
auprès de la nouvelle et de l'ancienne église. 

Cette dernière sous le vocable de St Pierre-ès- 
Liens (succursale du 5 nivôse an XIII), est un des 
édifices les plus anciens du pays d'alentour 
CI3mèt. de long, sur 11 m. 80), dont la conserva- 
tion est heureusement assurée coutre toute me- 



nace, grâce & l'affection qu'y attache la'piété filiale 
des hi)J)itants. Le plan primitif a été déformé au 
XV* s. par la transformation du chœur et l'ad- 
jonction d'un bas-côté vers N., avec deux fe- 
nêtres, à Incarnes bordées de choux rampants, 
dont une plus grande porte au centre du pignon 
un écusson vide. L'ancien mur intérieur, qui 
montre encore la trace de ses antiques baies ro- 
manes, a été mis en communication par une triple 
arcade, reposant sur une colonne à curieuse base 
hexagonale et sur un pilier évidé de 5 cannelures. 
La façade primitive, avec porte et baie romanes, 
a été enmurée ; et l'entrée reportée sur la face S., 
éclairée de trois ou quatre petites baies romanes 
dont deux refaites. La porte actuelle, encadrée 
de pilastres avec tympan, ne parait pas anté- 
rieure au xvin« s. — Du môme côté, une cha- 
pelle, avec porte en anse de panier, chargée d'un 
écusson vide et d'une moulure à lambel, est for- 
mée par la base du clocher, grosse tour carrée, 
dont le pied porte les traces d'une fenêtre en- 
murée et qui à hauteur du toit de la nef s'éclaire 
d'nne double baie romane accouplée. Une tou- 
relle carrée s'y accolo pour abriter l'escalier. — 
A l'intérieur, le lambris de la nef, en berceau, 
porte l'inscription : Af. P. Guérin P. C. d. F. 
1736. Le fond du chœur est percé d'une fenêtre 
à double meneau quadrilobé (xv« s.) ; à droite et 
à gauche, les statues modernes de St Pierre et 
de St Paul, et des stalles vulgaires, dues à un 
curé qui y a mis son nom : 18. M. Daviau. 
C. 09 [1809]. — Rien autrement à signaler qu'une 
vieille statuette d'éyêque sous le clocher, un béni- 
tier en marbre noir veiné de blanc, et les traces 
sur les anciens murs de la nef de peintures, re- 
couvertes de plusieurs couches de chaux. Le sol 
est pavé de pierres tombales nues, sanf une qui 
porte un écusson vide, une autre 5 croisilles. -^ 
Dans le cimetière, une curieuse tombe en pierre 
(zvio s.) a son toit en dos- d'âne entaillé d'one 
croix avec moulure tréflée, dont le bras gauche 
protège une quenouille et un fuseau sculptés. 

Le pays parait avoir été le centre d'une agglo- 
mération antique.' On y a découvert, en 1847, dans 
le bois de l'Assay, des bracelets celtiques en bronze, 
avec un coin de même métal ; — au coteau Gaudy, 
entre les moulins à eau du Pont-Bourceau et de 
Noizé, sur la droite du chemin du pont de Faveraie 
à Machelles, dans une vigne, de nombreux débris 
de tuiles à rebords, de ^briques à crochets, de 
poteries rouges ; — entre Ghandoiseau et l'Arba- 
lôtier, sur le plateau, des cercueils en pierre 
coquillière. — La limite tout entière vers S. de 
la commune est formée par la voie de Ghemillé 
à Doué par Gonnord, qui franchit le Lys au pont 
Lyonnais, et que croise à la Tabourderie l'ancien 
grand chemin d'Angers par Machelles, le bourg et 
Thouarcé 

La t>i7Ia antique, comprise jusqu'au xi« s dans 
le territoire de Vihiers, est au vi« un des domaines 
du roi d'Austrasie, Théodebald, qni le léguaà l'abb. 
de St-Maur, fondée par son père. L'existence de 
l'église y est constatée dès au moins le milieu 
du XI* s., et l'évêque de Poitiers en confirme la 
propriété & l'abbaye en 1105. Elle contenait au 



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PAT 



xvi« s. les tombes des familles de Vert, de 
Meaassé, de la Tigeoire el d'Aobigné. Les 
droits de fondateur y appartenaient an baron 
da Coral, qni les céda le 18 décembre 1628 au 
seigneur de la Touche. A la fin du xviii* s. ils 
restaient contestés entre le comte de Gossé et le 
seigneur des Marchais. 

Curés : Jean Hector, 1438. — Michel Dou- 
hleau, f en 1491. — Thomas Orgiers, 1516, 
1518. — René Lefourmy, 1525. — René de St- 
Germain, 1537. — Jean Chainirou, 1545. — 
Mich. Tullard, 1565, 1578. — Jacq. Chaillou, 
1602 , 1610. — René Roullier , 1615 , f 1^ 
13 août 1659. — Pierre Houdry, 1662. 1672. — 
Jean Mussault, 1679, f le 23 février 1683, âgé 
de 51 ans. — Urbain Bourdin, mars 1683. — 
Jacqnes Boisgontier , 1685 , 1709. — Hilaire 
Mesnard, 1709, nommé curé de St-Maur-sur- 
Loire. — Pierre Guérin, janvier 1725, f 1® 
10 janvier 1759, âgé de 59 ans. Il avait fait faire 
en 1736 le lambris de Téglise et transformé le 
chœur et Tautel à la Romaine. — G. Péhu, mars 
1759, qui résigne au profit de son neveu. — 
Péhu, mai 1787. 

La paroisse, à la présentation de Tabbé de St- 
Maur, dépendait du diocèse dé Poitiers jusqu'en 
1317, de Maillezais jusqu'en 1648, puis de la 
Rochelle jusqu'à la Révolution, — du Doyenné et 
du Grenier à [sel de Vihiers, de l'Election et du 
District de Montreuil-Bellay en 1788, du District 
de Vihiers en 1790. 

Elle comptait en 1788 quarante ménages 
pauvres, plus des mendiants. Il y était perçu 
6,000 livres de rentes ecclésiastiques. Elle était 
devenue dès 1791 le rendez-vous des prêtres 
réfractaires d'alentour, qui y menaient leurs pro- 
cessions à l'église. — Le passage de la guerre 
mit le feu à tour de rôle dans le pays. 

Maires : Grolîeau, 21 nivôse an XII. — 
Bourgeois père, 2 janvier 1808. — Rerâé Bour- 
geois, avril 1815. — Bourgeois père, 12 juillet 
1815. — Luc Coquard, 23 janvier 1816, qui re- 
fuse. — J.-B. René Trou, gendre de Bourgeois, 
16 juin 1816, jusqu'en 1855. — André Bazan- 
tay, l«r août 1855, installé le 19, f\ei juin 
1857. — Jules Ceshron-Lavau, 20 juillet 1857, 
installé le 8 novembre, en fonctions, 1874. 

Arch. de M.-et-L. G Cures. — Arch. commun. Et.-G. — 
Journal de Mame-et^L. des 1* 'décembre 1849,8 décembre 
1850, 19 mars 1851. - R^t, arch., 1883, p. 51. — Notes 
et dessins de M. Soal fils. — Pour les localiles, voir à leur 
article, les Marchais, Machelles, Chandoiseau, Noixé, 
la Gaucherie, l'Assay, les Marais, Us Loges, la Jume^ 
raie, la Touche, etc. 

Favereaa {François-Joseph), docteur en 
théologie de Paris, ancien gardien et professeur, 
affilié et proies des CordeUers d'Angers, y est 
inhumé dans le dottre le 18 juin 1790, âgé de 
64 ans (GG 311). 

Favereaa (Pierre), docteur en' théologie, 
curé de Jallais, doyen des Mauges, a donné 
VOraison funèbre de M°»« Ch, Ant. de 
Canonville de Raffetot, abbesse du Ron- 
ceray, 1762, et VOraison funèbre de AfS' le 
Dauphin, père de Louis XVI, prononcée 
dans Véglise collégiale de Beaupréau (Paris, 



in-4« de 43 p., s. d.). Le Journal EccUêias- 
tique d'août 1766 a fait l'éloge de ce der- 
nier discours. — L'auteur était maire de sa com- 
mune en 1792. 

Faverie (la), ham., c"* du Lourou^-B. ; « 
f., c»« de la Meignanne; — f., c^ de Mon- 
tilliers. — Faverte (Et.-M.); — ham., c»« de 
la Potherie; — h , c»« de St-Christophe-du- 
Bois; — f., c»« de St-Quentin-en-M. ; « 
ham., c»« de la Varenne. 

Faveries (les), f., c»« de la Chapelle-s^-O. ; 
c» h., cn« de Gonnord^ Les Petites-F. — xvi- 
zvii* s. — Appartenait à Jacques du Plantis 
1551, à Franc Bitault de Ghizé en 1663, de qui 
l'acquiert René Blouin de la Varenne ; «* 
ham., c"« de Joué-Etiau, — Faveriez lOTO- 
1118 (Liv. BL, f. 16 et 25). — FaveHUœ 1114 
(Cart. de Ghemillé, ch. 19). — Favril 1134- 
1150 (2« Gart. St-Serge, p. 341). — Les Fabve- 
riz 1637 (Et.-C.); — chat., c»« du jLf on-cf A.— 
La maison, hébergement, douves des Fa- 
veris (Mss. 917, f. 367). — Ane. fief et seigneu- 
rie, dépendant de la terre des Vents et apparte- 
nait à Math, de la Faucille 1399, à Allain de la 
Faucille 1452, àYsabeaudel'Epinay, remariée en 
1499 avec Jean Aubert; — à René Aubert en 1539, 
1563, — & René d'Andigné 1578, à Louis d'A. 
1608, — à Pierre Ayrault, lieutenant criminel, 
1769. — II en dépend un bel étang avec flot. 

Faverit {Claude), peintre, à Angers. — Il 
signe le 10 mai 1642 au baptême d'un fils de 
René Faverit, son frère peut-être, mattre horioger. 

Favre (la), f., c"« de Freigné. — Le viU. 
de la F. 1673 (Et.-G.). — Vendue nat* sur Bour- 
mont le 7 germinal an VI. 

Favre {Pierre), avocat en Pariement, a laissé 
un Abrégé des commentaires de René 
Choppin sur la coutume de Paris (Mss. 332), 
in-4o de 198 fol. autographe, avec table en tète, 
àe la fin du xvii* s. 

Favreaux (les), vill., c»« de Trélazé, habité 
par des perrayeurs. 

FaTTll (le), c»« de Sceaux. — Terra que- 
dam apud Celsum, que dicitur U Faverie 
1203-1212 (2« Gartul. St-Serge, p. 177). 

Favril (le Grand, le Petit-), ff., c»* de Che- 
viré'le-R. *— Locus qui vulgariter dicitur 
le Faveril 1308 (Chaloché, t. I, f. 9). 

Fay, moulin, c»« de Vaulandry. — Fa- 
gettus colonia 862 (D. Bouq.. t. VIII, p. 572). 
— La terre, moullin, estang et autres ap- 
partenances de la terre de F. 1451 (Aveu de 
Fontaine-Guérin). — Ane. domaine, qui paraît 
avoir appartenu au x« s. au Ghapitre St-Martin 
de Tours, à qui un diplôme royal de 862 en 
confirme la propriété. Il dépendait au xv* s. du 
temporel de la chapelle de Glefs, qui devait pour 
cette terre à la baronnie de Fontaine-Guérin « on 
« arc d'if et douze flèches empannées et ferrées >, 
à chaque changement de chapelain. 

Fay (le), ham.. c"« de Contigné. — I.ocu8 
gui dicitur FaîjT 1035-1060 (Gartul. du Ronc, 
Rot. 1, ch. 11). — Terra de Fait 1073-1103 
(Ib , ch. 90). — Terra ad Fae Çûi., Rot. 2, 
ch. 56). - Terra de Foi 1160-1188 (Ib.. Rot. 5. 



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eh. 35). — Feille (Gass.)- -^ Ane. domaine 
donné an xi* s. par U comte d'Anjou à l'abbaye 
dn Roneeray qui Tarrenta yen la fin dn xii* s. 

Vkj fle), ham., c»« du Ménil, — Le Féz 
(Cass.) ; => ae Bas-), f-, c»« dn Ménil 

Faye« canton de Thonarcé (4 kit), arrond. 
d'Angers (88 ki!.). —Fagia 10ÎM5-1070 (liv. B!.. 
f. 19. yo), 1073-1080 (Ebid., f. 17). — Faia 105^- 
1070 (Ibid., f. 18. 18 yo. M), 1093 (ChemiUé, 
ch. or.). — Faye ^m Thouarcé 1483 (E 1937). 

— Faye aous Thouarcé xy-xviii« s. (H. Mau- 
léon el Et.-G.). — Sur le haatplateaa (75-89 m.), 
anx contreforts accidentés yers S., qui borde la 
riye droite du Layon, — entre le Champ (5 kil.) 
et Thouarcé au S.. Allençon (6 kil.) à VE,, Yau- 
ehrétien (6 kil.). Hosé (9 kil.) au N.. Beaulieu 
(6 kil.) et Rablay (4 kil. 1/4) à VO. 

Le chemin de grande communication de Beau- 
lieu à Hazé forme un angle aigu dans le bourg, 
dn sommet duquel se détache yers Sud le chemin 
dlntérôt commun de Vihiers. 

Le Layon borde le territoire yers S. ; — y 
naissent les ndss. du Jumeau, de St-Martin et 
du RoUet-de-la-Planche-de-Mozé. 

En dépendent les yill. et ham. de Mons 
(188 hab., 38 mais.), de la Touche (33 mais., 
116 hab ), de Montbenault (88 mais.. 87 hab.). de 
Valette (19 mais.. 68 hab), de Belligné (14m.. 
49 hab.), de la Haie (11 mais., 68 hab.). des 
Trois-Chôoes (11 mais., 65 h.), de TOurcellière 
(8 mais., 87 hab.). de la Roche (7 m.. 19 hab.), 
de Belleyue (7 mais., 89 hab.), de la Touchain 
(7 mais., 14 hab.). des Fosses (4 mais., 13 hab.), 
de la Guépière (4 mais., 18 hab.), de la Forge 
(6 mais., 17 hab ), de la Rebilière (5 m., 19 h.), 
de TEtang (5 mais., 16 hab.). du Plessis (5 mais., 
14 hab.), de la Binaudrie (4 mais. . 18 hab.), de 
la Brunetière (4 mais., 18 h.), de Forgelte (4 m., 
11 hab.), 2 moulins sur le Layon, 8 ou 10 mou- 
lins à yent et 50 fermes ou écarts. 

Superficie : 3,040 hect., dont 515 hect. en 
vignes et 887 hect. en bois. 

Population : 260 feux en 1780. — i,i74 hab. 
en 1790. — l,t97 hab. en 1831. — i,fi9 h. en 
1841. — Î,S75 hab. en 1851. — 1,520 hab. en 
1861. — i,S76 hab. en 1878, dont i57 au bourg 
(78mai8., 88mèn.). 

Aasenihlée le lundi de la Pentecôte, créée par 
arrêté du 16 avril 1845. — Elève de bœufs et de 
porcs ; yignobles blancs renommés le long du Layon. 

Mairie avec Ecole de garçons, construite 
par adjudication du 19 février 1865 (archit. 
Dainviile), les travaux reçus le 5 septembre 1866 ; 

— Ecole laïque communale de filles. 

V Eglise, dédiée à Notre-Dame (succursale, 
30 septembre 1807) ne conserve d'antique que la 
tour carrée de son clocher, dont la base sert de 
sacristie, voûtée en croisé<i d'ogive avec forme - 
rets du uii« s., la clé centrale sculptée d'une 
grossière figure qui tire la langue. — La nef 
unique (6 met. 90) a été élargie au xvii« s. d'un 
bas-c^té, sur la gauche, dont une voûte porte la 
date 1686, en avant de l'autel de la Vierge, cons- 
truit l'année suivante par Baraudrie, V. ce nom. 
Le bu-cûté de droite y tut «\ioaté vers le milieu 



du XTii« s. Plus réeemmeut encore, on a proeuré 
sans peine un allongement nécessaire, en établis- 
sant une communication entre le portail et une 
maison contiguë, qui est d'ailleurs restée debout. 
Un escalier latéral avec plate-forme donne accès 
à l'édifice (38 met. sur 10 met. 80), où rien autre- 
ment n'est à signaler qu'au-devant des autels, 
formant marches, à droite, la pierre tumulaire 
de Bonaventure de Roye, f le 7 octobre 1785 ; — 
à gauche, celles de Pierre Gouzil, prêtre, f le 
88 octobre 1707 et de Pascal Rocher, prêtre, f le 
3 décembre 1738. 

Sar la place s'élevait un des ormeaux dits de 
Sully ou du roi Henri, abattu seulement il y a 
une trentaine d'années par un ouragan. 

Une chapelle de la Salette a été bénite le 7 juillet 
1859. 

La Cure, vendue nat< le 6 fructidor an IV, a été 
rachetée en vertu d'ordonnance du 11 )uilletl881. 

Toute la région était habitée dès les temps an- 
tiques , mais il n'en reste guères ici de traces, 
que quelques débris de tuiles à la Pinsounerie. 
Le chemin Chalonnais, la voie romaine de 
Ghalonnes à Doué et à Saumur, traversait le ter- 
ritoire le long du Layon, s'y rattachant à la voie 
transversale, qui monte d'Etiau et de Gonnord. 

L'église, apparaît dès le xi« s. dans la dépen- 
dance de l'abbaye de Mauléon, qui y constitua 
un prieuré- cure. — Un instant réuni par décret 
épiscopal à la mense abbatiale, il fut rétabli en 
titre régulier par un arrêt de 1674. 

Vrieurs-Curés : GiUes Dutour, 1474-1488. 

— Renaud de Maillé, 1483, 1496. — Aimery 
Gaindr^n, f avant 1586. — Jean Poulain^ 
1588. — Sylvestre Frétard, 1534, assassiné à 
Angers le 16 août 1543, V. t. I, p. 4. — Jacques 
de Ponilevoy, 1545, 1549. — René de Jarzé, 
1578. — François GilUt, 1601. — Ant. Delà- 
roche, 1616. — Jean Gourdon, 1681, 1686. 

— Pierre Gouzil, 1634, 1650. — Jacq. Gouzil, 
1654, 1671. Il résigne. Les premiers registres de 
la paroisse datent seulement de 1668. — Jean 
Hotman de Rougemont, 1671, f le 18 no- 
vembre 1687, âgé de 47 ans. — Jean-Pierre 
Frédy de Coubertin, juin 1688, 1693. — René 
Hodemon, 1695, 'f le ^ décembre 1697. — 
Franc Gaultier de Chanzé, 1699, f le 5 dé- 
cembre 1705, âgé de 38 ans. Il avait célébré le 
V octobre 1708 la translation des reUques de 
St Placide et de St Boniface et du crâne de Ste 
Goncorde, apportés de Rome parle P. Boileau, 
minime. » Olivier Boisard, mars 1706, janvier 
1713. — Simon Bogiuiis de la Boessitre, fé- 
vrier 1713. U est retenu par ses infirmités lors de 
la pose de la première pierre de l'autel des Ago- 
nisants (89 janvier 1783). résigne sur la fin de 
1784 et meurt le 38 avril 1738 . âgé de 
74 ans. — Joseph-Pierre Corhin, simple diacre, 
prend possession en commande du prieuré-cure 
le 6 mai 1785, célèbre sa première messe le 30 dé- 
cembre suivant, bénit le 11 juin 1731 les trois 
cloches neuves et le 30 juillet pose la pre- 
mière pierre des constructions ajoutées à l'é- 
glise. Le nouveau chœur, l'enclos de l'autel, 
faits à 666 frais, sont consacrés eoîdécembre, U 



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FEL 



exerçait encore en joillet 1747. — Jacques- 
Amant Provot de Mùntamhert, janvier 1748. 

— t lo 8 septembre 1759. — Urbain Dùuvry, 
décembre 1758, juin 1770. — La Cochetière, 
décembre 1770, S3 décembre 1790. — Hervé, 
juin 1791. 

L'abbaye de Manléon possédait encore snr 
la paroisse, — outre un prieuré dit de Saint- 
Sauveur , V. ce nom, — la chapelle on 
prieuré de la Madeleine, « chapelle moi- 
« nale » , comme dit l'aven de 1611 , desser- 
vie dans le cimetière et dont l'édifice a été 
démoli en 1810. Le prienr ou chapelain avait 
dans le boarg son logis, dit autrefois Vahhaye 
de Paye, actuellement hangar d'une auberge, 
dont la charpente conserve les tirants et les 
fermes à moulures et ses chevrons en ogive. — 
Prieurs : Jean Girard, 1445.— Jacques Beau- 
mont, 1466. — GuiU. Lavolle, 1467. 1483. — 
René Thorode, 1530, 1553. — Franc. Tho- 
rode, t en mars 1589 — Ant. Thorode, 1595. 
1636. — Pierre d^Escouhleau, archevêque de 
Bordeaux. 1633. — Louis Breton, 1653. — 
Henri de Béthune^ archevêque de Bordeaux, 
1665. — J.-B. de Montenay, 1692. — Ponce 
Aubert, 1715. — Mich. Bertran, 1724. — Pierre 
Thuilier, 1754. — Claude Du Fay, 1788. 

Un quatrième prieuré, St-Jacquee-du-Latay, 
V. ce nom, dépendait de St-Sulpice de Rennes. 

La paroisse, qui avait pour seigneur temporel 
le duc de Brissac. relevait de l'Evêcbé d'Angers, 
du Doyenné de Chemillé, de l'Election d'Angerii, 
du District en 1788 de Brissac, en 1790 de Vihiers. 
Sans industrie, sans autre travail que la vigne, 
elle comptait en 1788 30 familles indigentes et 
30 autres « dans une misère absolue ». 

Maires : Guyonneau, 1«' messidor an VIIL 

— Cl.-J.-Gab. Blouin^Dubouchet, 10 février 
1813. — Trillot, 7 avril 1815. — Blouin-D., 

12 juillet 1815. démissionnaire le 7 août 1830. — 
Rohineau , lieutenant - colonel en retraite , 

13 août 1830. — Nouteau, 1835. — Frédéric 
Ponceau, 1837, démissionnaire le 22 décembre 
1846. — René Baranger, 30 juillet 1847. dé- 
missionnaire le 8 août. — Franc. Coquereau, 
15 septembre 1847, à titre provisoire. ~ Frédéric 
Ponceau, élu le 8 août 1848. — J- Blouin- 
Dubouchet, 7 juillet 1849. mort en avril 1855. 

— Doguereau, 1860. — Davy, 1865, en fonc- 
tions. 1874. 

Arch. de M.-ei-L. G 192; H abb. de Mauléon. — Arch. 
Gomm. Et.-G. — Répert, arch,, 1863, p. M. — Note Ifss. 
Raimbault. — Note et dessin de M. Spal fils. — Coût, 
d'Anj., 1725. t. H, col. 1080 — Poiir les localités, voira 
leur article, Gilbourg, Charmé, les Marchais Bavard , 
MontbenauU, BelUgné, le Fresne, la Pinsonnerie, etc. 

F«ye,h., c»« de Cherré. — La Paye (Cass.). 

Payer, vill.. c"« de Mazé. — Paganus 

de Foer 1070 circa (Gartul. de St-Maur, ch. 46). 

— Foyer xvi-xviiie s. (Et.-C. et Cass.). — Faye 
1692 (Et«-C.). — La closerie principale apparte- 
nait en 1760 à Geneviève-Mélanie Le Clerc, 
veuve de Pierre du Laurens, de Gennes. 

Paye!, vill. et m'», c"« de Villévêque. 
Paye! (Antoine- I7r6atn), médaillé de Sainte- 
Hélène, né le 3 novembre 1788 à Angers, a pu- 



blié jLettre et ode à S. M. Napoléon III 
(Angers, Gosnier. 1858, in-4» d'une f.). — A sa 
majesté Napoléon III (Ib., 1859, in -4* de 
1/4 f.). - PéUUon à S. A. /. Eugène- 
Louis-Jean- Joseph-Napoléon, prince impé- 
rial (Ib., 1859, in-40 de 1/4 de f.). 

Féaaté (la), f., c»« de Clefs; « f., c»« des 
Rosiers. 

Fédé (René), docteur en médecine de la Fa- 
culté d'Angers, résidant à Saumur. zélé calvi- 
niste et non moins ardent cartésien, assista en 
1667 au banquet donné pour les funérailles de 
Descartes et en 1673 publia une nouvelle édition 
des Méditations métaphysiques, divisée par 
articles avec sommaires (Paris, Bobin, in-12), 
que Baillet signale comme « la plus parfaite et la 
« plus utile de toutes » et qui a été plusieurs 
fois réimprimée, notamment en 1724. Lié plus tard 
avec Malebranche, il donna sous le même titre 
de Méditations métaphysiques sur V origine 
de Vâme, sa nature, son devoir, son dé- 
sordre, son rétablissement et sa conservation 
(Paris. 1683, in-12 en franc, et 1693 latin et fran- 
çais), un résumé de ses propres sentiments sur les 
grandes questions philosophiques, où sa pensée 
semble se rapprocher du spinozisme. V. Bouil- 
lier. His. de la Phil. càrt., t. I. ch. xviii.— De 
Lens. dans la Rev. d^Anj., 1873, t. II. p. 360. 

Pell (le), chat., c»« de Brain-sur-Long . — - 
Ferla f 1194 (Bilard. n» 556). — Le Fay 1539 
(C 105. f.l71). — JLelî'cui7(Recl'). — Souvent la 
Feille. » Ane. fief faisant partie de la Beu- 
vrière, dont il fut démembré en 1509 par Christ, 
de Poncé au profit du sieur de la Perrière de 
Jonchères. — Appartenait en 1625 à Pierre Gaa- 
tier. sieur de la Chrétiennaie, qui le vendit le 
20 avril à la veuve de Guy Baudrayer. sieur de 
la Bécantinière. Celui-ci le céda à son gendre 
Franc. Simon de la Bénardais, qui y résidait 
ainsi que ses enfants. A la mort de son fils Guy 
Simon, la terre passa à sa petite fille, mariée à 
J.-B. Diel de Montavel, mort le 11 janvier 1760, 
et plus tard par acquêt à Georges HuUin de la 
Selle, et par alliance à la famille de Terves, qui 
la possède encore, — Le 26 floréal an VU. une 
compagnie de 30 républicains, commandée par 
le citoyen Bonhomme, y fut assaillie par une 
bande de 80 chouans ; mais les bleus tinrent tète 
dans la maison, assez longtemps, pour que des 
secours pussent arriver de Candé et de la Pothe- 
rie. Dix chouans, dont cinq morts, restèrent sur 
le terrain. 

Arch. de M.-«t^L — Note Mss. du curé Gourdon. 

PéUcIté (la), f., c»« de Geaté. 

FeKtte*. — V. Flines, 

Péilxiére (la), f., c»« de St-Macaire, bâtie 
vers 1845. 

Pellerle (la), f., c''* de la Meignanne. — 
Ane. fief et seigneurie relevant de Fontaine, avec 
son manoir sur Avrillé, ses dépendances sur U 
Meipanne. — Appartenait en 1597 à Jéréroie 
Caille, dont les héritiers vendirent la terre à 
Pierre Hiret et celui-ci à Mathurin Thomas de 
Jonchères en 1666; ■» cl., c"« de Jarzé; « 
(la Petite-), f., c*« d* Avrillé; — anc. fief relevant 



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PEL 



— 141 — 



PEN 



de la seigoearie de FAdésière; — fat acquis 
de la veuve ThibaoTt Lambert en 1462 par Tho- 
mas Daverger, siear de la Plesse-Piédoaaat ; — 
appartenait en 1597, ainsi que la grande Felle- 
rie, à Jérémie Caille, pois à Pierre Moncean do 
Pa^» échevin, qni le vendit le l«r juillet 1609 
an docteur Nicolas Morant de TEpinay. Il reste 
dans la famille jusque vers 1730 qu'il passe à 
François Berger, et à sa veuve Marthe Goullion, 
en 1786. 

Felliére (la), chat., c°* de Beaupréau, sur 
la pente N.-E. du coteau de la Roche-Baraton, 
entouré de prairies et de hauts arbres ; — anc. 
construction remaniée, dont il ne reste qu'une 
tour d'escalier pentagonale, au milieu de la fa- 
çade ouest, la partie supérieure rasée, avec fe- 
nêtres grillées à montants en granit; sur la façade 
Est, deux anciennes fenêtres avec pied droit en 
granit; — vers l'Est, un pourpris, débouchant par 
une avéhue d'ormeaux sur le chemin de Beau- 
préau, prôs le moulin de Bossoreille-; — vers S. , 
s'étendait un étang aujourd'hui desséché. 

L'ancienne chapelle, dont la pierre d'autel gtt 
sur le sol, a été remplacée en 1868 par nn édifice de 
style ogival (arch. fessier), le chœur tourné vers S. , 
à 5 pans coupés. Dans chaque angle extérieur 
une colonne, terminée par un chapiteau à feuillage, 
monte jusqu'à la hauteur des arcs des fenêties. 
La porte vers N. s'encadre de deux contreforts 
à pinacles et est surmontée d'une fenêtre tré- 
flée. La flèche à fleuron porte une croix de fer. 

La terre appartenait en 1560, 1568 à n. h. 
Jean Murzeau, — à son fils Jean M. en 1618. Son 
gendre Pierre Brécheu, avocat à Angers 1618, la 
vend vers 1650 à René Bérault de la Chaus- 
saire, dont la fille l'apporte en mariage à Franc. 
Lemarié, mort en 1695. — En 1747 en est sieur 
François Bérault; — en 1750 Yves-François 
Terrien de l'Aubiniére, avocat au Parlement, 
sénéchal de Beaupréau, qui y meurt le 29 avril 
1773 ; — en 1782, Louis-Pierre Bory, sénéchal de 
Ghemillé, qui y résidait encore quand il fut élu 
maire et juge de paix de Beaupréau en 1790. 

Note Mts.de M. Sptl. 

Feindre (la), m«", c°« de Loire, dans le vill. 
de la Roche-d'Iré; » f., c** de îaJumellière; 
« f., c»« de Juvardeil. — Anc. seigneurie 
avec manoir noble relevant de Juvardeil. — En 
est sieur Robert de Brie, 1540, par sa femme 
Marie Leroyer; — n. h. Antoine Fouscher 1587, 
Hardouin Fouscher 1590. Le 2 septembre 1592, 
une bande de ligueurs, qui campait dans le châ- 
teau, y mit le feu en le quittant; — Franc. 
Fouscher 1659, 1669, mari sans doute de Mar- 
guerite de Domaigné qui en est dotée en 1642 , 
1693 ; — Louis de Ghevrue, 1698, mari de Perrine 
Sibille. ~ La terre appartenait à M™* Dubois de 
Maquillé quand elle fut vendue nat^ le 18 mes- 
sidor an lY; a f., c»« de Ste-Gemmes-^'A, ; — 
(la Grande, la Petite-), ff., c»» de Grez-Neuv, 

Felll|pié,f ., c»* de NueiU — Eligné(fii.'U.), 

FeloHsIère (la), c>>« de LouerrCt beau do- 
maine attenant au bourg; — appartenait en 
1664 à Hercules de Moreau, valet ordinaire de la 
chambre du roi, eni693à Jacq. Foullon, capitaine 



des chasses de Fontevraud, en 1700, 1712 à 
André Guéniveau, commissaire d'artillerie, en 
1755, 1778 à Joseph Guéniveau, gentilhomme ser- 
vant du duc d'Orléans, mari de Marguerite Gi- 
gault de Targé; — aujourd'hui à M. Eugène 
Bonnemère, leur héritier par alliance, auteur de 
V Histoire des Paysans, qui y réside. 

Felot {Jean)t sieur du Pouceau, fils de Jean 
Felot, monnayeur en la Monnaie d'Angers, reçu 
docteur en la Faculté de Médecine d'Angers, le 
20 mai 1550, alla pratiquer son art au Mans, où 
il se qualifiait médecin ordinaire de la reine 
de Navarre, môre du roi. Il y florissait encore en 
1584, professant librement les idées nouvelles des 
huguenots. Son testament, du 9 mars 1595, fut 
attaqué par ses héritiers comme écrit sous l'in- 
fluence « de la vieillesse et oblitéracion d'esprit». 
On soupçonne qu'il s'était converti. — Divers ou- 
vrages sur la médecine, qu'il laissait, sont restés 
manuscrits. 

Arch. de M.-ei-L. D 26; E 2438. — Ucroix du Mtine.— 
Haag, France Protest. — Br. de Tartif ., Mss. 870, f. HU. 

JPtfUlèt^ - V. Za Foltière. 

Femme-Morte (chemin de la), partie du che- 
min de Forges, aboutissant à la route de Saumur. 

Feaderie (la), f., c"* de la Prévière, 

Fenellerie 0a), quartier du bourg de Mont' 
faucon, — du nom d'une closerie appartenant 
en 1790 à Varice de Marsillé. 

Fenellière (la), f., c"» de Sermaise. — Anc. 
fief et seigneurie, dont est sieur en 1601 Adrien 
de Hodon, écuyer, mari de Catherine de Gras- 
ménil, à h. h. René BouUay en 1696, 1714, mari 
d'Anne Le Maréchal, en 1782 à Louis- Auguste-Jean 
de Ridouet de Sancé. — Y. les Fenollières 

Fenei* faubourg de Saumur. — C'est, je crois, 
la villa jPanum,— qui n'est pas ici bien certaine- 
ment Feneu, — dont il est question dans un di- 
plôme de 845 donnée au profit de l'abbaye de 
Sl-Maur-sur-Loire (Carlul., ch. 19). — On trouve 
dès le XI* s. Goscelmus de Fenet 1041-1055 
(Liv. N., ch. 216). — Hugolinus de Fenet 
1070-1118(Liv. Bl, f. 31). 

Fenêtre (la), ham., c^* de la Possonnière ; 
s m'", c»« de St'Martin-dU'Fouilloux 1650 
(H St-Aubin); «= f., c»« de SaintSauveur-de" 
Landemont; « f.,cB« de Trémentines, 

Fenêtres (les), f., c"* de Chanteloup. — En 
est sieur h. h. Thomas Nicolas 1687; ■- h., c*^ 
de Jarzé, 

Fenen» canton de Briolay (8 kil.)» arrond. 
d'Angers (13 kil.). — Fanum 1030-1050 (Cart. 
du Ronc, Rot. 1. ch, 32 et 49; l«r Cartul. St- 
Serge, p. 123), 1097 (Eptt. St-Nic, p. 26 et 319), 
1124-1134 (2« Cart. St-Serge, p. 103, 283). — 
Capella de Fano 1150 (Eplt. St-Nic, p. 76). — 
Phanum 1032-1052 (St-Serge, 1«' Cart., p. 247), 
1124 (Ib . p. Sni). — Fanocus 1030-1050 (Cart. 
du Ronc, Rot. 1, ch. 49et Cart. St-Nic, p. 116). 

— Fanou 1082-1094 (2* Cart. St-Serge, p. 296). 

— Phanou 1134-1150 (ibid , p. 173). — Fa- 
num novum 1050-1060 (Eptt. St Nie, p. 47). — 
Fanu 1114-1132 (2* Cartul. St-Serge, p. 57). — 
Ecclesia de Fenia 1067-1070 (Eplt. St-Nic, 
p. 21). — Fenou 1201 (St-Aobin. ch. or.), 1240 



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PEN 



— 142 — 



PEN 



(CSialoché, t. II, p. 78). ^ 1m paroisse de 
Feno 1S84 (Sl-Serge, Sceaux, t. II, p. 1). — 
Founou 13Î6 (G 16). — Fenou, Fenu 1595 
(Et.-G.). — Sar les coteaux, coupés de nom- 
breuses vallées, qui s'inclinent vers la rive gauche 
de la Maine, entre Sceaux (5 kil. 1/2) au N., 
EcuUlé (6 kU. 1/2) et Soulaire (4 kil.) à FE., 
Gantenay (5 kil.) et Juigné (10 kil.) au S., la 
MembroUe (5 kil.) et Grez-Nenville (8 kil.) à YO. 

La route départementale d'Angers à Mamert 
traverse, par le centre, du S. au N., le territoire 
et le bourg, où s'en détachent le chemin d'intérêt 
commun de Briolay et plusieurs chemins vicinaux. 

Y passe, outre la Maine, qui forme bordure 
intérieure vers S.-O., le ruiss. de la Suine; — 
y naissent les ruiss. de la Tannerie et de la Fon- 
taine-Rouillée. 

En dépendent les viU. et ham. des Bigotières 
(17 mais., 51 hab.), des Beurlières (10 mais., 
28 hab.), des Angenais (6 mais., 21 hab.), des 
Riotièree (6 mais., 18 hab.), des Gomuetteries 
(5 mais., 16 hab.), de la Mare (5 mais., 19 h.), 
du Pin (5 mais., 13 hab.), des Martinières (4 m., 
16 hab.), des Bellangeries (4 mais., 13 hab.), de 
la Fouardière (4 mais., 15 hab.), des Ribau- 
dières (4 mais. , 16 hab.) , de la Fontaine- 
RouiUée (4 mais., 11 hab.), de la Grange (4 m., 
8 hab.), une dizaine de petits groupes de 2 ou 3 
maisons, les chat, de Montrion et de Sautré et 
114 fermes ou écarts. 

Superficie : 2,551 hect., dont 54 hect. en 
vignes, 169 hect. en bois, 1,890 en labours, il y 
a 100 ans pour la plus grande partie en landes. 

Population : iiO feux en 1720. — 948 hab. 
en 1790. — iMi bab. en 1831. — i,U7 hab. 
en 1841. — i,376 hab. en 1851. — i,4i0hab. 
en 1861. - ±,357 hab. en 1872, dont 536 hab. 
au bourg (148 mais., 195 mén.). 

Foires les 13 avril, 29 juin et 11 novembre. 
— Avant la Révolution , Marché tous les 
15 jours, dans des halles, maintenant tous les 
mardis. — Elôve de chevaux et de bestiaux. 

Bureau de distribution de poste. — Chef- 
lieu de Perception pour les communes de 
Feneu, Gantenay, Gheffes, Ecuillé et Soulaire. 

Mairie avec Ecole de garçons , établie en 
1834 dans des dépendances du presbytère (ordon- 
nance du 28 décembre 1833), reconstruite en 
1867 (Arch. Geslin^. — Ecole de filles (sœurs 
d'Evron), dans une maison donnée par M™« Hou- 
dbine, dont partie en 1869 a été transformée 
en Hôpital, 

VEglise, dédiée à St Martin (succursale 5 ni- 
vôse an XiÛ) est un édifice en forme de croix 
latine (76 met. sur 8), reconstruit en partie au 
zviii* s., et de nos jours transformé par une élé- 
gante, restauration. De beaux vitraux la dé- 
corent, donnés, ceux du chœur, dont un repré- 
sente St Martin, « par le curé de Feneux, 
c Clouard, » ceux de la nef par M™* Houdbine, 
« en mémoire de son mari et de sa fille, » 
par M"^ Lemasson et par W*^^ Richou, Désiré « en 
■mémoire de son mari, adjoint d'Angers. » 
, Sur le côté, vers TO., le Presbytère est logé 
dans Tancieime cure restaurée en 1869. 



Nulle trace antique n'est signalée sur le ter- 
ritoire. La grande voie d'Angers traversait la 
lande de la Goulevrière, presque parallèle au 
nouveau chemin construit en 1788. Le nom du 
bourg semble indiquer l'existence d'un petit 
temple ou de quelque chapelle antique, fanum, 
que remplaça sans doute l'église. Elle appar- 
tenait au 11® s. à Hugues de Ghantocé, qui, ayant 
avec l'aide de St Nicolas, vaincu ses ennemis, 
en fit don à l'abbaye de St-Nicolas d'Angers 
vers 1064-1070. Le bourg existait déjà, et les 
moines vinrent aussitôt s'y établir sous la di- 
rection de Rainaud de Ghemillé ; mais gratifiés peu 
de temps après (1111) d'une nouvelle fondation 
près Sautré> ils s'y transférèrent pour y constituer 
plus à Taise un prieuré, Y. le Bignon. 

Curés : Jean Deschamps, f en 1469. — Jean 
Du Bouchet, 10 avril 1469. — René Pinaud, 
1588, 1595. — A cette dernière date commence 
la série des registres paroissiaux. — Christophe 
Ogier, août 1598. — Jean de Vaulx, 1603, f le 
!•»• juillet 1612. — Jacques Dufay, 1618. — 
René Bodrais, nommé le 17 décembre 1620, f le 
18 avril 1649. U avait fait bâtir, aidé d'un don 
de 80 livres et de corvées gratuites, la chapelle 
N.-D.-de-Pitié, bénite le 14 juin 1648, et qui s'é- 
lève encore dans le carrefour, à l'entrée, vers 
N.-O., du bourg. — Urbain Potier, avril 1650, 
1655. -- René Rivière, avril 1656, f le 24 août 

1669. — Julien Leroyer, Y. ce nom, janvier 

1670, t le 19 mai 1680. — Jean Largent, prôtre 
du diocèse de Paris, installé le 27 mai 1680, f le 

26 février 1709, âgé de 70 ans. — Franc. JLe- 
moyne, mai 1709, f le 23 août 1724, âgé de 
49 ans. — J.-B. -Philippe Delespy, vicaire, fait 
fonctions de curé pendant trois ans. — Franc. 
Lemoine-Desormeatix, septembre 1727. f le 
30 juillet 1746, âgé de 63 ans. — Louis-Florent 
Péton, novembre 1746, gai compère , qui sème de 
notes plaisantes les marges des registres de ses 
prédécesseurs, et qui tenait à ce que la postérité 
sût « qu'il vivait bien », Y. Lande-Fleurie. — 
Le 20 mai 1770 il bénit la première pierre de la 
nef nouvelle, reconstruite aux frais des habitants 
qui en restaient fondateurs, à l'exclusion de tout 
seigneur. Une chapelle, collatérale au chœur, fut 
en même temps édifiée et par-dessus un nouveau 
clocher^ d'après les devis et sous la direction de 
Pierre Launay, le jeune, et de Jean Maussion. 
Les travaux furent reçus le 11 avril 1771. -* 
F. Péton est curé encore en janvier 1793, assisté 
de son frère François-Louis, ex-prieur du Bignon 
et ancien curé de St-Maurille de Ghalonnea, qui 
en ces temps lui sert de vicaire. 

La paroisse avait pour seigneur temporel le 
baron de Sautré. Elle dépendait de l'Archidia- 
coné d'Oulremaine, du Doyenné d'EcuilIé, de 
l'Election et du Grenier à sel d'Angers,— avec ré- 
sidence d'une brigade de gabelle, — du District 
de Ghâteauneuf . ^ On y comptait en 1788, 30 fa- 
milles, soit 120 personnes à la mendicité, et pour 
toute ressource, 35 livres de rente. 

Maires : Pierre Noury. 1793. — Ménard^ 

27 prairial an YII, démissionnaire le 7 fructidor 
an VIII. — A* -F. Goddes de Varennes, 2 jan- 



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FÉO 



— 443 — 



FER 



vier 1808, f le 5 août 1811. — Pienre-Vincent- 
Gatien de La Mothe-Baracé , marquis de 
Seiionnes, son gendre, anc. capitaine des armées 
royales, 28 août 1811. — Lemasson, 7 avril 1815. 

— Mordret fils, 17 avril 1815. — Marquis de 
Senonnes, 12 juillet 1815. — Louis-Jacques 
Dupré, 13 août 1830, installé le 15. — Léon 
Saulnier, 8 juillet 1852, installé le 5 mars 1853, 
f en 1856. •— Athanase Toutain^ 13 janvier 
1857, instaUé le 25. 

Arch. de M.-et>L. G 192; 6 Cures; 'H Abb. St-Nieolas. 

— Arch. eomm. Et-C. — Pour les localités, voir à leur ar- 
ticle, le Bignm^ Sauiré, DoUon, Coincé, la Roche^ou" 
laÎMt la Touche, MontrUm, la Fontenelle, etc. 

Feail (le), cl., c°* de Beaupréau, vendue nat^ 
le 7 germinal an YI sur BoucauU de Méliant. 

FenoUét^ (la), f., c"« de Cheoiré-le-B^ — 
Relevait d'Aupiguelle et appartenait jusqu'au 
xvii« s. à la famille Huguet, aux xvii« et xviii* s. 
i la famille de Crochard (H.-D. B 71 et 94). 

FenoUères (les), f., c»« de Jarzé, — Fa- 
nolleHœ 1060-1082 (i^^ Cartul. Sl-Serge, p. 193 
elChantoc, ch. or. 3).— FanuîWcnœ 1058-1082 
(2« Cartul. St-Serge, p. 372). — Fanoilleriœ 
1089 (Echemiré, ch. or.). — Feodum de Fe- 
nolleriis in parochia de Jarzeio 1271 
(Ghaloché, 1. 1). — Le lieu, domaine, seigneu- 
rie des Fenoillières 1540 (G 106, f. 80). — Les 
Effenouillères an II (Vent. N.). — Anc. fief et 
seigneurie appartenant en 1455 à Bertrand Fres- 
Deau, en 1540 à Renée Fresneau, femme de 
Claude de Grevant, et dépendant de la seigneurie 
de la Fresnaie. Le prieur de Beauvau y levait 
les dîmes des blés et des vins et était tenu pour 
cette raison de faire présenter au seigneur de la 
Fresnaie chaque année, à Noël et à Pâques, 
4 pintes de vin blanc pur, net et nouveau, et 
4 fouUées à façon d'échaudés, chacune du prix de 
2 deniers tournois , par un messager spécial , 
chaussé de souliers neuts à simple semelle, vêtu 
de robe neuve non doublée et sans ceinture 
(E 593). — La terre fut vendue nat* le l*' prai- 
rial an II sur Adam Marquis de Murault; » (les 
Petites-), cl., c»« de Jarzé. 

FeBonllIéres (les), h , c°* de Gêné. ~~ La 
Grande-F,, dépendait du domaine de la sei- 
gneurie de Gêné, qui appartenait à St-Pierre 
d'Angers, et fut incendié le 15 mars 1616 par les 
soldats du marquis de Guéméné. 

Féele» f., c»« de Somloire. — Le Fiole 
(Et.-M., et G. G.). ^ Anc. terre, titrée de chàtel- 
lenie, relevant avec son annexe, la Guyonniére, 
de Vihiers. — Appartenait en 1540 à François de 
Montbron, chanoine de St-Pierre de Saintes. 
C'était alors un château fort, dont il ne reste 
plus que les anciens fossés, entourant la ferme 
récemment construite, au faite d'un pic escarpé 

j qai domine la rive gauche de l'Oaère. Au-dessus, 
on pont y existait de temps antique et encore au 
xnii*s., dont il n'apparaît plus traces.-— De l'autre 
bord, dans Tangle formé par le confluent du 

, roiss. delà Pommeraie, s'élevait une petite église 

I dédiée & N.-D. et célèbre par son pèlerinage du 
15 août. C'était la chapelle d'un prieuré y atte- 

' nant, dépendant de l'abbaye bénédictine de St- 
Vichel-en-rHerm , dont était prieur en 1772 



Pierre Soulard, diacre de St-Germain-FAuxei* 
rois de Paris. Elle a disparu, remplacée par un 
simple arceau de pierre tout moderne, où l'on 
amène encore de très-loin les enfants, pour im- 
plorer une grossière statue, nommée pour ses 
vertus spéciales, Ste Pissouse. 

Ferbetterle (la), f., c»« de Botz, — Medie- 
taria de Frobertaria in parochia S^-Ger- 
mani 1246 (St-Florent). — On y a trouvé aux 
environs plusieurs haches celtiques. —Elle appar- 
tenait auxiii* s. au camérier de Chantoceaux qui 
la vendit au cellérier de St-Florent. 

Ferehaaderie (la), f., c»« du Voide, — dé- 
pendait jusqu'en 1813 de la dotation de û Séna- 
torerie d'Orléans. 

Ferehaodlére (la), f., c""* de Cholet, 

FevdeMMenU (la) --y. la Fardellière. 

Fea^lstatul-Flétoa*. — V. Lacadorais. 

Ferdlnlére (la), f., c"« de Landemont\ « 
ham., c°* de St-Laurent-des- Autels. 

Fet*9eoMttlène (la). — V. Za Furg,,,, 

Férionnale (la), f., c»« de Gêné; «=» ham., 
c»« de la Poukze. 

Ferlnehe (la), f., c»« de Pouancé. •— La 
Freluche 1639 (Et. -G.). 

Ferme (la), t, c»« de Chanteussé; — f., c»« 
de Verrie. 

Ferme^e-la-Fontalne (la), ruiss., né sur 
la c"« d'Angers, s'y jette dans la Maine près les 
fours à chaux ; — 2,040 m. de cours. 

Ferme-IVenTe (la), f., c»« de Neuillé, 

Fermerie (la), f., c»» de VHàUUerie'de-F. ; 
«= ham., c"« du Louroux-B. ; «cl., c"* de St- 
Martin'd*Arcéi — h., c"« de Vemoil-le-F, 

Fermes (les), f., c»« de Chigné; — f., c»«de 
Vem, 

Fermine (Philippe), peintre, à Angers, 1643, 
mari de Marguerite Lefeuvre (GG87). — Leur fils 
Jean y est baptisé le 15 noveinbre. 

Fermoir (le),vill., c«»« de Chalonnes-sur-L, 

Fernandlère (la), cl., c"« de Nuaillé. 

Férollére (la), f., c<*« de la Tessoualle, 
anc. dépendance du prieuré de la Haie en St- 
Ghristophe-du-Bois. 

FerralUe (la), f., c»« de Chaudefonds. 

Ferrand, fomille de docteurs-médecins, d'An- 
gers. — {Jean-Baptiste), reçu docteur en mé- 
decine de l'Université de Montpellier dès 1597, 
puis de nouveau docteur en l'Université d'Angers 
le 19 janvier 1598, marié cette année sans doute 
à Marguerite Gochelin , pratiquait à Angers en 1628, 
se qualifiant d'« ancien docteur régent »,et y meurt 
te 25 oct. 1632, âgé de 66 ans. C'est lui qui fut 
appelé pour soigner M™* Duplessis-Mornay dans 
sa dernière maladie. V. Mém., t. I, p. 494. — 
De ses sept fils, deux au moins suivirent la car- 
rière de leur père ; un autre, Jac^uee, était re- 
ligieux profès et sacriste de St-Maur. — {Jean^ 
Baptiste), fils atné du précédent, né à Angers 
le 26 octobre 1605, est dit bachelier en 1627, 
puis docteur de la Faculté de Médecine de Paris 
et y résidait. — Sa thèse, publiée, avec Jouveau, 
avait pour titre : In acutis aconitus letalis f, 
Son ami Naudé a inséré son éloge dans ses Ora- 
tiones encomiasticœ. U était mort dès 1639. Sa 



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PER 



— 144 — 



FER 



veuve a nom Isabelle Dumas. — (Baptiste- 
Guillaume), frère du précédent, né à Angers le 
3 janvier 1610, y prend son grade de docteur en 
la Faculté de Médecine le 15 décembre 1639 et 
se marie le 3 juillet 1642 avec Renée Chotard. 
Sa scBur Marie avait épousé Franc, de Scépeaux, 
qui en 1648 est parrain d*un de ses enfants. Il 
mourut le 10 février 1688, âgé de 79 ans. — 
{Jean-Baptiste II\ fils de Jean-Baptiste F., né à 
Paris, y est dit docteur régent en la Faculté de Mé- 
decine en 1666-1684. — Une faut confondre aucun 
de ces docteurs avec les Ferrand, jeune et vieux, 
qu'Haller dit Poitevins, et de qui il indique trois 
ouvrages (1601-1612); mais leur origine peut 
être commune. 

Fenranderie (la), h., c<>* diAmbillou ; — f., 
c»« de Soulaines» — La met. de Charruau 
alias la F. 1540 (G 106, f. 59). 

Ferranderle (de la), chanoine de St-Mau- 
rille d'Angers, est indiqué comme l'auteur d'un 
traité Mss. des Cas de conscience dont la 
Biblioth. de Saint-Pétersbourg possède le second 
volume in-folio de 147 f., daté de 1677, V. Rev. 
des Soc. Sav. 1873, p. 454. Il reste à connaître 
quel personnage désigne ce nom qui ne figure 
pas sur les listes du Chapitre. 

Ferrans {Urbain), ancien moine non réformé 
de l'abbaye St-Aubin d'Angers, f à Sl-Aubin, le 
19 octobre 1710, est l'auteur du Processionnel 
de cette abbaye imprimé en 1708. — Y. Leho- 
reau, Mss., t. II, p. 229. 

Ferrant (le), f., c»« du Longeron, — Le 
Féron (Et.-M. et Cad.). 

FentHtud, — y, le Terreau, 

Ferranlt (Jean), garde de la Monnaie d'Angers, 
nommé écbevin dès la création de la mairie, fut élu 
maire le !«' mai 1500, et continué en 1501 .—Il por 
tait d'argent à une tête de buffle de sable, accor- 
née, bouclée d^or, allumée d'argent, ^ (Jean), 
fils du précédent, licencié inutroque, étaitdôs 1508 
procureur du roi an Mans, et à ce titre participa à la 
correction et à la promulgation des Coutumes du 
Maine, Il a donné un traité De Junbus etpri- 
mlegiis liliorum et regni Franciœ (Paris, 
J. Petit, in-8o gothique, 1520), réimprimé sous ce 
titre : Tractatus jura seu privilégia aliqua 
regni Franciœ continens (Paris, 1545, in- 8»), 
compris dans les Œuvres de Ch. Dumoulin 
(t. II, édit. de 1681, p. 539), et dans le Jus 
Gregorianum de Ziletti, t. XYI, p. 174. 

Ménage, Hùt, de Sablé, U II, p. 116 et NoL in vU, G, 
Men., p. 320. — Pocquet de Liy., Ifss. 1068. — D. Liron, 
SingtUar,, t. III, p. 8»».— Haurétu, Hùt. litt,, t. II, p. 384. 

Ferré (le), miss, né sur la c*** des Alleuds, 
s'y jette dans le Montayer; — 3,600 m. de cours. 

Ferré (François-Louis), curé de Saint- 
Samson d'Angers depuis le mois d'août 1758, 
prêta le serment constitutionnel et resta à Angers, 
vivant de sa pension et de quelques rentes. Dès 
les premiers jours de la liberté rendue, il fit sa 
déclaration à la municipalité et exerça son culte 
« au temple Maurice ». D'ailleurs « de mœurs 
« tranquilles et môme républicaines » et nulle- 
ment disposé à subir une rétractation, il occupa, 
dès qu'il put, sa cure primitive, transférée bientôt 



à St-Serge, et prit part à la résistance énergique 
des prêtres constitutionnels contre toute mani- 
festation de blâme ou regret. Il signa, avec 
Caillaud, Bestier et Dufour, les divers appels à 
l'opinion publique , notamment les brochures 
ayant pour titre : Le Presbytère d! Angers, 
le siège épiscopal abandonné, au clergé et 
aux fidèles, amis de l'ordre et du gouverne- 
ment (Angers. Jahyer , 1801, 14 p. in-8«), 
et V Avertissement des prêtres, composant le 
presbytère du diocèse d! Angers, le siège 

vacant (1802, in-8<' de 16 p.). L'évèqne 

MontauU, pour faire cesser la guerre allumée 
dans sa paroisse, l'avait nommé en 1803 chanoine 
de la cathédrale. Il mourut vers 1804, âgé de 84 
ou 85 ans. 

Arch. de M.-ei-L. Série L. — Arch. manie. G6 195. — 
Treeranx, t.U, p. &i4,5â9. 

Ferré (Pierre-Baptiste), sculpteur, mari de 
Perrine Leclair. — Leur fille est baptisée à Etri- 
ché le 21 janvier 1774. 

Ferrerle (la), ham., c»* de Tiercé. — En 
est sieur Germain Martinean de la Fosse 1715. 

Perrière (la), canton et arrondissement de 
Segré (6 kil.); — à 42 kil. d'Angers. — Ca- 
pella, vicus de Ferraria 1138 (Mss. 636, 
f. 130). — La Perrière en Craonnois xviii» s. 

— Sur un haut plateau (88 met.), — entre 
St-Sauveur-de-Flée (4 kil.) et Aviré (4 kil.) à 
l'E., Segré au S., Nyoiseau (5 kU. 1/2) à TO. et 
l'HôteUerie-de-Flée (3 kil. 1/2) au N. 

La route nationale d'AUençon à Nantes traverse 
de part en part, du N.-E. au S.-O., le centre du 
territoire et le bourg, où s'y relie le chemin d'in- 
térêt commun de Villepot k Montreuil. 

Nul cours d'eau que la source, à 1,200 met. 
vers N.-O. du bourg, du ruiss. de la Grée, qui 
s'échappe presque aussitôt, k travers un étang, 
sur le territoire de l'Hôtellerie. 

En dépendent cinq ou six petits groupes de 3 
ou 4 maisons, le chat, de l'flpine et une cinquan- 
taine de fetmes ou écarts. 

Superficie : 1,312 hect,, dont 124 hecU en 
bois, restes de l'antique forêt de Fiée, qui cou- 
vrait tout le pays. 

Population : iOî feux, 4S8 hab. en 1720-1726. 

— 454 hab. en 1790. — 494 hab. en 1831. — 
515 hab. en 1841. ^ 5i0 hab. en 1851. — 540 hab. 
en 1861. — 501 hab. en 1872, dont 179 hab. 
au bourg (44 mais., 46 mén.). 

Ni Asssemblée, ni Foire, La contrée, tout 
entière autrefois en landes et en taillis, a été 
transformée par les défrichements et produit le 
plus beau froment d'alentour. — Nombreux châ- 
taigniers et pommiers à cidre, — quelques rares 
vignes, — un peu de lin. — Vers l'O. du bourg, 
au carrefour de l'ancien et du nouveau chemin, 
se rencontrent les restes d'un four à chaux, cons- 
truit il y a quelques quarante ans par l'ancien 
maire, M. Bourbon, et qu'on chauffait avec les 
broussaillej. La pierre calcaire, inconnue dans le 
pays, était apportée à grands frais jusqu'à Segré 
sur les rivières et de là par des charretiers. 

Perception de Segré et Bureau de poste 
d'Avirô. 



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FER 



— 145 — 



FER 



Mairie arec Ecole mixte (Sœurs de Saint- 
Charles), acquise en 1846, reconstruite en 1867. 

L* Eglise, dédiée à la Madeleine (succursale , 
5 nivôse an Xlil), a été transforméo en 1840, par 
l'adjonction & la nef unique (22 met. sur 6} 
d'une chapelle de la Madeleine vers S. , en cor- 
respondance avec l'ancienne et unique chapelle 
de la Brisatière vers N., et d'une sacristie, — en 
1866, d'un transept, d'un chœur de deux travées 
et d'une abside à pans coupés, avec vitraux ar- 
moriés représentant la Madeleine aux pieds du 
Christ, St Joseph, la Vierge, Ste Annet 
St Pierre, Si Isidore, Ste Germaine (par 
Cbarleoiagne, à Toulouse, 1867). — La chapelle 
de droite, abandonnée, sert de dépôt; celle de 
ganche a recueilli un anc. autel du xvii* s. avec 
statues modernes de la Vierge et de Si Joseph. 
En démolissant, en 1866^ le mattre-autel, on en 
a retrouvé la première pierre, posée en 1691 par 
i.-B. Guill. Leclerc, seigneur de la paroisse, et 
une autre pierre, portant ses armes tracées au 
crayon et encore bien conservées; sur le pavé du 
sanctuaire, une petite tombe sans inscriptions. — 
La cloche, jusqu'en 1864, portait la date de 1533. 

L'ancienne Cure, acquise par la commune en 
vertu d'un décret de novembre 1809, a été échan- 
gée contre une nudson nouvelle, joignant l'église, 
par autorisation du 4 janvier 1849. 

Dans le Cimetière, à l'E. du bourg, se voit 
une de ces croix de pierre, à long fût de scbiste, 
o& est entaillé un petit cruciûx. 

Tout le pays n'était primitivement qu'un im- 
mense bois, habité pourtant par des peuplades 
antiques, comme l'attestent encore deux dol- 
mens, l'un dit Pierre Couverte, dans le taillis 
voisin du bourg, presque enfoncé en terre et 
formé d'un toit de 2 mot. 80 sur un met. 40, que 
portent quatre pierres ; l'autre près la Putifaie, 
V. ce mot, — La voie romaine du Lion-d'Angers 
à Châtelais, encore naguères parfaitement appa- 
rente, forme la limite du territoire dans toute sa 
loDgueur vers l'O., traversée près les Mau vierges 
par l'ancien grand chemin de Segré à Chàteaugon- 
tier, qui se dirige droit sur St-Sauveur. — Le bourg 
actuel doit *sa formation primitive et son nom à 
^exploitation des minerais de fer du pays, qu'on 
se met à cette heure môme (1874) à y rechercher 
de nouveau et dont les scories y forment à l'entrée 
vers rO. de hautes buttes sous les broussailles. 
L'agglomération était assez importante au xii* s. 
pour former un gros village, vicus, mais perdu à 
l'écart et desservi par une simple chapelle, dont 
les abb. de la Roe et de Vendôme se disputaient 
les revenus. Elle resta jusqu'au xvii« s., en titre 
de fillette ou de succursale, dans la dépendance 
du prieuré-cure et de la paroisse d'Aviré, rele- 
vant de l'abbaye de la Roe et desservie, avec in* 
termittences fréquentes, par des vicaires ou des 
prêtres, qui s'attribuaient parfois abusivement le 
titre de prieurs. C'est seulement par ordonnance 
épiscopale du l^^* mars 1713 que la Perrière fut 
érigée en titre de prieuré-cure et d'église pa- 
roissiale, à la présentation de l'abbé de la Roe, 
ayant dans son ressort 14 métairies, 55 close- 
ries, 31 maisons habitées, sur un circuit d'envi- 
II 



ron trois lienes« — Le prieur d'Aviré conserva le 
droit d'y officier le jour de la fête patronale et 
d'y dtner à la cure. 

Prieurs- Curés : Pierre Berthelot, 2 mars 
1713.— Louis-Clément lA>uveZ, 1721, décembre 
1723, devient prieur-curé de Chanveaux. — 
Charles Louvel, 15 décembre 1723, f le 20 mai 
1785. — Noël Jarry, juillet 1735, résigne le 
25 avril 1737. — Jean Muloise, avril 1737, f lo 
25 novembre 1759, ftgé de 55 ans. — Hayer, 
mal 1760, 1792. 

Le fief formait une seigneurie importante, rele- 
vant, à 40 jours et 40 nuits de garde, avec armes 
et chevaux, de Châteaugontier. Le tenancier de- 
vait, quand il chassait en personne dans la forôt 
de Fiée, envoyer à son suzerain les 4 pieds et la 
tète de la première bète noire abattue par loi, 
et quand son suzerain chassait , lui mettre en 
état la chasse, loger un jour et une nuit ses 
compagnons, soigner les chiens blessés. 

L'ancien château s'élève encore à l'entrée vers 
N.-O. du bourg, formé d'un bâtiment à double 
rang de trois croisées à meneaux de pierre, avec 
une ligne de lucarnes, armoriées au centre et 
bordées de choux rampants. Le rez-de-chaussée 
est modernisé. Ce logis, construit au xvi* s., s'en- 
cadre entre deux oorps carrés, restes de l'ancieii 
édifice des xiv* s. ou xv* s., — le principal, à 
gauche, haute et puissante construction, où, vers 
rO., apparaît à la base une porte ogivale enmu- 
rée, — l'autre à dioite, de dimensions réduites, 
dont le pied s'ouvre par un profond couloir à 
double arceau ogival, formant l'entrée de l'en- 
ceinte intérieure que précédait le pont-levis; 
tout autour, autrefois un doubla circuit de 
douves vives. — 11 en dépendait encore en 1780 
deux grands étangs, 4 eloseries, 8 métairies et 
192 arpents de bois. 

£n est seigneur dans Its premières année» du 
XV* s. Guill. de Courcérieux, mari de Jeanne 
d'Avaugour, de qui avait hérité dès avant 1451 
Gesbronde Villeprouvée, et dès le commencement 
du XVII* s. jusqu'à la fin du ZViiï*,' la famille 
Leclerc, alliée aux Veillon, aux d'Orvaux, aux 
Rodais, — puis la marquise de Vézins, qui possé- 
dait la terre en 1789, après elle M™* Aymer de 
Glervaux, aujourd'hui M"^ de Villebois. 

La paroisse relevait du Doyenné de Craon, de 
l'Election d'Angers, du District de Segré. 

Maires : Pierre Hamon fils, 1*' messidor 
an VIXI. — Germain Hodmon, 15 janvier 1815. 
— Elie Bourbon, 23 janvier 1826. — G. Hode- 
mon, 18 mars 1826, démissionnaire le 8 sep- 
tembre 1830. — E. Bourbon, 13 septembre 
1830, démissionnaire le 4 novembre 1851. — 
Louis Legendre, 23 novembre 1851, installé le 
14 décembre. — Hamon, 1867. — Godivier, 
1870, en fonctions, 1874. 

Arch. de U Mayenne H 164 et 478. — Areh. comm. 
Bt.-G. — Mm. 624. t. U, f. 46&-466 et 917, t. 96 V. ~i}^ 
pert, areh., 1860, p. 103. — Pourlee locaUtés, voir à leor 
article, V Epine, la Putifaie, la Grée, etc. 

Perrière (la), c»* de Cheviré-le-R. — Le 
fief et seigneurie de la F, 1540 (C 106, f. 81), 
appartenait à Renée Fresneau, femme de Claude 
de Grevant; — ham., c*** de Jumeffes ; — m*" 



10 



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PBR 



— 146 — 



FER 



aoUe (Gass.). — lies matsotM, jardins, ai- 
reaux, métairie de la F. 1576 (Gensif de 
Brion), appartenait à n. h. Jean Basourdy, notaire 
royal; — h. et f.. c»» da Pin, V. la Roche- 
FerHère; ■■ f., o*« de Saint'Laurentdea- 
AuteU ; -t f.. c^ de St-MicheUet-Ch. ; -t (U 
Hante, la Basse-), ff., o»* de la PéUrine. 

Feirière ÇJean-Michel) , né à Bangé le 
4 mai 1754, fut reçu en 1776 avocat an Parlement 
de Paris et revint s'inscrire à Bangé en qualité 
d'avocat-procnreur anprés des diverses juridictions 
du ressort. Déjà conseÛier de ville, il fut nonmié en 
1790 électeur, puis le 25 mai membre du Conseil 
général du Département, fonctions qu'il refusa 
pour accepter celles de juge au tribunal de Baugé. 
Une Société populaire des Amis de la Consti- 
tution s'y forma sous sa présidence, à la nou- 
velle de la fuite du roi et de son arrestation à 
Yarennes. Il l'inaugura en protestant contre le 
roi « parjure à ses serments », et en témoignant 
de « son civisme sans bornes pour propager les 
«principes d'égalité et de liberté, droits sacrés de 
«l'homme, et surveiller les malvMilants». Pourtant, 
élu député à la Législative, il y prit rang sur les 
bancs du centre^ combattit la motion de Thuriot, 
qui réglementait la proscr^tion des prêtres non 
assermentés (25 mai 1792), celle de Guérin de 
la Sartbe, et la pétition des fédérés qui deman- 
daient la suspension du pouvoir exécutif 
(23 juillet). De retour à Baugé, après le 10 août, 
il remplit les charges d'agent national de sa com- 
mune, de procureur-syndic du District, puis de 
juge de paix, et fut nommé par arrêté du 9 floréal 
an VUI (29 avril 1800), juge au tribunal d'appel 
d'Angers, composé alors de magistrats qui pour 
le plus grand nombre avieiient figuré dans les 
assemblées politiques. Il mourut à Angers le 
19 janvier 1807, à peine Agé de 52 ans. — Son 
fils, substitut au tribunal de Saumur en 1812, 
est mort en décembre 1830, conseiller à la cour 
royale de Paris. 

Areh. de M.-et-L. Série L. — Moniteur de 1799.— i2eo. 
cf AiyoM, 1859, U II, p. 135. 

FerrlAres, t., c°« de Contigné. — Locus 
quem vocant Ferrarias 1039-1060 (Gart. du 
Ronceray, Rot. 1, ch. 10 et ch. 39). — Man- 
sura de Ferrariis 1035-1060 (Ib., ch. 11). — 
Terra de Ferreriis 1104-1120 (Ibid., Rot. 5, 
ch. 91). — Ane. mine de fer avec forges, apparte- 
nant au comte d'Anjou au xi* s.; — dépendait au 
xviii* s. du bénéfice de Ferrières et fut vendue 
nat^ le 7 avril 1791. 

Ferrières, h., c»« ô*E^iché, formé autour 
d'une chapelle régulière, dédiée à St Pierre, et 
qui dépendait de l'abbaye de la Roe. Le cha- 
pelain prend souvent dans les actes le titre de 
pneur : — Jean Brockereul , 1425. — Guill. 
Trouesnaut en 1469, Jean Lebigre, 18 août 
1483, Jérôme Quétier. 1569, Jean Nicolas, 
1580, 1609, fiic Genceau^ 1649, Fr. Martineau, 
1713. — Les revenus, toutes charges déduites, 
n'en montaient pas à 110 1. au xviu* s. L'édifice 
détruit en 1860, ne conservait plus que ses murs 
à la hauteur d'appui et le pignon de façade avec 
pn campanile. Une croix de pierre, élevée en 1867, 



en indique remplacement. La ferme voisine, 
logement du chapelain, s'appelle encore l'Ab- 
haye. Elle appartient à M^ la baronne Dnpin, 
veuve du sénateur. 

Ferrières (les Grandes, les Petites-), ham., 
c»e de St-Léger-des-Bois. 

FerreiiMays {Gabriel- Amédée Ferbon de 
la), fils du marquis Jacques Pierre-Auguste F. 
de la F., maréchal des camps et armées du roi, 
à qui Détriché adresse une de ses Epltres 
(Mss. 518, p. 215), et de Françoise-Renée Leclerc 
des Emeraux, né à Angers le 15 juin 1730, cor- 
nette en 1748, capitaine en 1749, blessé griève- 
ment dans la guerre de 1756. prend sa retraite 
en 1770, est nommé en même temps chevalier 
de St-Louis, en 1771 gratifié du brevet de lieu- 
tenant-colonel et d'une pension de 1,000 livres, 
et meurt à Angers le 30 avril 1785. 

Ferronnerie (la),cL, c°« de Coron (Gass.). 

Ferronnière (la), f., c»« de Briolay. — 
Ane. fief et seigneurie avec château et chapelle 
seigneuriale de St-Jean-l'Evangéliste, fondée le 
16 avril 1568 par René Havres. — La terre a 
gardé le nom d'Etienne Ferron, à qui elle appar- 
tenait au commencement du xv^ s., et de qui hé- 
rite vers 1425 Jean Du Port; — en est sieur Jean 
de la Saussaie 1454, Gervais Havres 1540, Mar- 
guerite Mauviel 1591, François Lefebvre, écuyer, 
1620, 1630 , René Lefebvre, chevalier, conseiller 
au Parlement de Bretagne, 1672 , René Poisson 
de Gastines 1755, sa veuve, Marguerite Volaige 
deVaugiraultl764,ienr fils René PoissondeG.1769. 
— Dans une pièce de terre voisine dite la Sicar- 
dière ou FourcoulUon existait une maison 
dite VAumônerie, ruinée depuis longtemps déjà 
au xviu* s.; -> f., c^* de Cholet , appar- 
tenant à l'abbaye de la Réal en 1470, 1551 ; 
une partie du domaine faisait partie du Fief- 
Papin. — En est sieur Paul de la Brunetière 
1612, Paul Gamus, 1775; * ham., c»« de Saint- 
Quentin-les-Beaurepaires. 

Ferry de SnInt-ConstanC {Jean- Louis), 
docteur ès-lettres, né en 1755 à Fano (Etats ro- 
mains), et mort dans la môme ville le 16 juillet 
1830. U fut à la fois le premier recteur de l'Aca- 
démie d'Angers et le premier proviseur de son 
Lycée, fonctions qu'il réunit du 15 thermidor 
an XII (3 août 1804) aux premiers mois de 1810. 
Il a publié pendant son séjour en Anjou : J^ia- 
cours sur les principes de VEducation L,y^ 
cienne, prononcé à l'inauguration du Lycée 
d^ Angers d'après le vœu du bureau de l'Ad- 
ministration (Angers, Mame, 1806, in-8<> de 
48 p.), dédié au ministre Maret; — Discours 
sur V Emulation (Mame, 1807, in-S^), — et une 
seconde édition de ses Rudiments de la tra- 
duction (1811, 2 vol. in-12).— • Voir pour ses autres 
ouvrages Quérard et la Biogr, générale, et sur 
le personnage, les Souvenirs du Lycée d'An- 
gers dans le Précurseur de l'Ouest du 21 sep- 
tembre 1844 et Hist, du Lycée d'Ang . , par Sorin. 

Fers (les), closerie, c»« de Fontaine-Milon, 
acquise d'Anne de Beauverger, veuve de Pierre 
Bertin par René de Girard , vers 1637 (E 587). 

Fertè (la), f., c»* de ChaU-WLr-Argos. — 



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FES 



— 147 — 



PEU 



La Fretaie (EU-M.); « h., c»« àeChemilîé, — 
Firmitas 1069 (Ghemillé, ch. or. 68 et Cartnl., 
ch. 65). — Molendinua de FirmitaU 1131 
(U>., ch. 98). — Molendinus de la FerU (ib.). 

— Molendinus apud la Feirte 1231 (Ibid., 
ch. 90). — La terre, fief et seigneurie de la 
Ferté'Cléreau (G 106, f. 287). — Ane. logis 
incendié pendant la guerre et encore entouré 
d'une enceinte carrée de larges douves que fran- 
chissait on pont-levis, avec portail daté de 155.. 

— En dehors se trouvait la chapelle absolument 
détruite, dont il a été recueilli seulement des 
débns d'une Vierge en terre cuite. On y a trouvé, 
dans une petite logette enmurée, une tète de 
mort. La terre appartenait aux xvMvni* s. à la 
famille Dubois, qui avait sa résidence dans le 
bourg St-Pierre de Chemiilé, ^ enl787 à Mich. La- 
boureau de la Garenne, écnyer. — Le 28 octobre 
1596, Jean de Vaugirault, sieur du Breii, y fonda 
une chapellenie de trois messes par semaine le 
20 octobre 1596. — Le fief relevait do Chemillé 
à bommage lige, et devait au suzerain « un mes- 
« sager ordinaire pour ses messaiges, au rang de 
c quatre messaigiers ». ; — ham., c°« de Loire, 
avec château tout entier rebâti à neuf, et entouré 
de jardins anglais et de taillis. — £n est sieur 
René Brillet, écuyer, 1689 , Clovis Geoffroy B. 
1710; — appartient aujourd'hui encore à 
M«~ Brillet de Candé ; — cU, c»« du Tremblay , 
dépendait en 1611 de la succession de Donatien 
Ooiscault; — en 1689 à René C, mari d'Anne 
Rogeron. 

BfeHé (••• de la), peintre, 1697. ^ Sa signa- 
tare et cette date figurent au bas du portrait de 
dame Marie Lemesle, conservé à la Poiteviniére 
en Gheviré-l^Rouge. 

Fertra* ham., c>*« de Jumelles, — Fer- 
freux (fiL-M.). — FreterauU 1790. — Ane. 
domaine de l'abbaye du Louroux, vendu nat* le 
31 avril 1791. 

Férasslére Ga), f., c»» de Bégrolles. ---La 
Fercière (Cass.). ^ En est sieur Jacques 
Urouet, sénéchal de Montfaucon, 1691, n. h. Jos. 
Orouet, 1730, 1740, officier de la maison du roi. 

JFefT^AseHe (la), cL, c*** de la PommercUe* 

FMle. — V. Failee. 

FesMwdière (la), c»« de Cherré. — Ane. fief et 
seigneurie dans la mouvance de Chàteauneuf et 
dont le manoir atienait au grand cimetière. — En 
est sieur Pierre de Goisnou, 1518, chevalier, — 
René Vallin, docteur ès-droits, régent en l'Uni- 
versité d'Angers et grand archidiacre^ 1540, 1555; 
— Renée Mireleau, son héritière, qui épouse 
René de Charnières, 1560, mort prévôt des maré- 
chaux d'Anjou ; son testament est daté de Paris 
le 30 janvier 1573; — Jean de Charnières 
1585, François Bitault 1620; — Jacques Belot, 
sieur de Marihou, colonel d'infanterie, héritier de 
son père qui l'avait acquis de M. Legras. 

Fessardlére (la), f., c«« de St-Lambert- 
la P., acquise de Nicolas Richer, élu d'Angers, 
en 1543 par Olivier Fradin. — L'ancien logis noble, 
bâti sur une cime de roc, an carrefour de 4 chemins, 
vis-à-vis Pavenne de la Golletterie, conserve ses 
baies à meneaux de pierre et accolades, dans 



lesquels s'enchâssent la porte et les fenèdes 
modernes ; — chat. , c°« de Turquant, anc. terre 
noble avec logis où est née la mère d'Abel 
Aubert Du Petit-Thouars, V. ce nxnn, — y dé- 
cède le 11 avrU 1693 Flenry-Charles de Tor- 
panne, agent principal de l'abbaye .de Fonte- 
vrand où il fut reporté en pompe soliîuàelle ; — 
acquis en 1809 par M. Guillemard, receveur 
des douanes à Nantes, mort en 1825. 

FessIneSf f., c°« de la Meignanne. — 
Fascinœ 1100 circa, — Terra Fascinarum 
1110-1130 (Cart. St-Nic, p. 86, 113, 269). — 
Appartenait par acquêt dès le xi« s. à l'abbaye 
St-Nicolas d'Angers, sur qui elle fut vendue nat^ 
le 10 février 1791. — U y existait un dolmen de 
très-grande dimension qui est détruit 

Fetlères (les), f., c*"* de la Membrolle, 
vendue nat< sur Varice de Marsiilé le 22 bru- 
maire an V. 

FéCa (René), né à Angers vers 1773, reçu 
enfant de chœur à St-Martin d'Angers dès le 7 dé- 
cembre 1780. puis élève à la psallette sons la di- 
rection de Woillemont, fut pris par l'armée, an 
moment où il débutait dans l'enseignement de la 
musique. En 1798 il était devenu chef de musique 
du 64* avec lequel il fit la campagne d'Italie 
sous les ordres de Championnet. De retour à 
Angers, et marié en l'an XI, sa gatté, sa verve, 
son entrain dans les réunions d'étude on d'amuse- 
ment l'avaient fait le chef des sociétés musicales, 
en désignant sa maison aox rendea-vous des 
amateurs et des maîtres, où sa clarinette et son 
basson faisaient merveille; — f le 3 mai 1840. 

MainÊ^-^Loire, 14 nd 1840. -/ira. d'Ay,, 1859, t.1, 
p. 909. 

Fen-des-Piiis (le), cl., c°« de Daum^ray, 

Feadonnet (le Bas-), L, c"« de Grez-N. — 
Les métairies et borderie du PetiUFeudon- 
net 1540 (G 106, f. 428 v«). — Le fief et sei- 
gneurie de F. (Ib.). — Fourdonnet 1573 
(Et.-C.). — Anc maison noble, entourée de larges 
douves d'eau vive, et chapelle fondée le 23 juillet 
1525 par Jean Juffé, dont le service fut reporté 
au xviii* s. dans la chapelle de la Violette; -* 
(le Grand-), f., c"« de Grez-N, — En est sieur 
n. h. Pierre Juffé 1575, Jean Yaltèro, 1659, 1686. 

FevUUuNle (U), f.,c»«deât-5aiit}eur-de-I.. 

Fe«âlUurdl6re (la Grande, la Petite-), chAt. 
et f., c»« de Vaulandry, — Les Faluar- 
dières (Cass.). 

Fe«Ille-d*Or9 m»**, c"* de Chalonnes-eur'^ 
Loire, — Vignoble au xvii* s. (G 68), dépendant 
du bénéfice de ce nom et vendu nat^ le 4 fév. 1791 . 

FenUIée (la), f., c"« de St-HUaire-durB. 

FenlUerlt, t., e^ de Cherré. 

Fe«q«er«Ues {Jean de), écuyer, sienr de 
Prince et de la Formondière, capitaine du ohA- 
teau de Durtal, depuis 1620 au moins jusqu'à sa 
mort le 20 mars 1660. — (Jean-François de), 
fils du précédent et d'Anne Trioche, avocat, sé- 
néchal et juge ordinaire des eaux et forêts du 
comté de Durtal, sieur de la Cour et de Prince, 
épouse à la Pouèze le 25 juin 1664 û^ Marie 
Dumont. U avait composé et présenta le 21 juillet 
1695 au duc de la Roche-Guyoo, La Généalogie 



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FIE 

des seigneurs de Durestal en Anjou, Mss. de 
17 foL vélin, avec blasons en coolenr, qui de la 
Bibliothèque do Lianconrt était advena en celle 
de M. Gbédeaa, de Sanmor et a figuré dans sa 
vente de 1865. — {Catherine de), sœur du pré- 
cédent, née le 21 mars 1624, morte le 18 novembre 
1706, se diitingua par son zèle religieux et a con- 
tribué activement à l'organisation de l'hépital de 
Durtal dont elle fonda la chapelle en 1698, V. ci- 
dessus, p. 90. 

F0uquièw>eë (de). — V. de Pas. 

Feutelale (la), f., c»« de l'Hôtellerie-de-F. 

Feavrale (la), h., c°« de Freigné; — cl., 
c»« de Noellet, 

Flehardiére (la), f., c»» de St-Martin-du-B. 

Fief (le Petit-j, f., c»« de Drain, 

Fief'Aptus ^e), anc. fief censif dans la mou- 
vance du château de Villévôque, appart^ en 1458 
à Jaeq. de Maçon. 

Flef-aas-Boux (le), alias Fief-Dahert, 
anc. fief censif dans la paroisse de la Pomme- 
raie, relevait de Montjean et apparl^ en 1788 aux 
demoiselles de Juigné du Pavoil. 

Fief-Brlant (le), f. et m'°, c^*à*Angrie; — 
donne son nom au ruiss. né sur la commune et 
qui s'y jette dans le Grand-Gué; — 10,400 m. 
de cours; — y afflue le ruiss. de la Rivière. 

JPI«/iC*fiiMffief (le).— V. Chandeliveaux. 

Flef-de-Porte (le), f.. c"« de Coron 1685 
(Et. -G. et Gass.). 

Flef-DohiB (le), c*"* de Brion, anc. dépen- 
dance de Ghavigné. 

Flef-Douoet (le), c»« de St-Martin-de-la- 
Place, — La met. et fief appelle le Fief D. 
1575 (Aveu de Boumois). — Le fief d!Oussept 
1615. — Le Scept xviii» s. (Et.-G.). — Dépen- 
dait de la terre du Boumois. 

WUf'Vw'êi (le). — V. A\)essé. 

Flef-Ctentll (le), dimerie perçue dans les 
paroisses de Gantenay et de Soulaire par le cha- 
pitre de St- Jean -Baptiste d'Angers, plus tard 
par le Séminaire, qui possédait à Gantenay une 
grange pour en recueillir les revenus. 

Flef-Glahet (le), c»« de ChalonneB-s.'L., 
alias Gouzillon, dans la mouvance de l'Ëvôché. 
-^ Le tenanci^ avait le droit de faire tirer la 
quintaine au Pont Ghaillou le jour de la Trinité, 
par tout propriétaire d'un bateau dans les eaux 
de Ghalonnes. 

Flef-Goril (le). c»« de Blou, 1276 (Gartul. 
de Monnais, p, 184). 

Flef-Gnifiaii (le), dépendance de la terre de 
Ghavigoô en Brion. 

Flef-HaUln (le), f., c»« de Landemont. — 
Le Fiuhulin (Gass.). 

Flef-Harteaa (le), censif dépendant de la 
terre des Fontaines dans les paroisses deSt-Denis 
de Doué, de la Ghapelle et des Yerchers (E 581). 

Flef-Nean (le), c"« de Vaudelenay, dans 
la mouvance de Montreuil-Bellay. — En est sieur 
en 1486 Ambroise de Pontlevain. 

Fief-Paplii (le), c"« de Cholet, dépendance 
de la seigneurie de Montbault-Papin. Le tenan- 
cier avait droit de chasse quatre fois l'an, le 
mardi gras et la veille de Pâques, Toussaint, et 



148 — 



PIE 



Noël, dans les garennes seigneuriales de Gholet. 
Ghaque nouveau marié lui devait une langue de 
pourceau (E 801). 

Fie/^PMIIpjie.— V. Fontaine-dU'Chesne. 

Flef«IKo|;er (le), cl., c^« de Beaupréau, 

Flef-Sacristeaa (le), t^^ de Montjean, 
appart^ en 1752 à Gohin de la Gointerie. 11 y 
existait en exploitation une mine de charbon 
que le baron de Montjean prétendait interdire. 

Flef-SauTln (le), canton de Montrevault 
(5 kil. 1/2), arrondissement de Gholet (23 k. 1/2), 

— à 40 kil. d'Angers. — Terra et prata de 
Failliaco 1102-1114 (2* Gartul. St-Serge, p. 45). 

— Failum 1120 circa (Ibid., p. 3 et 4). —Fail 
Sou})ain 1326 (G 16). — Faillium Silvani 1449 
(G 9). — Le Fail Souvaing 1468 (E 929). — 
Le Fail Sauvain 1411 (Gure de Ghaudron). — 
Le Fueil Sauvaingn 1517 (G Ghap. St-Pierre 
d'Angers). — Le Feil Souvayn 1539 (G 106, 
f. 122 vo). — Folium Silvanum 1540 (G 9), 
1614 (Gure de Jallais). — Le Fief Sauvain 
xvii-xviii» s. (El. -G.). — Le nom ne dérive pas 

— comme on s'est habitué à le dire — du latin 
feodum, — mais bien, ainsi que celui de la com- 
mune voisine du Fuilet, — du mot fa^us,/a^i^ 
lum, faiellum, hèire, bois de hêtres, avec l'ad- 
dition du nom d'une famille Silvin, et par 
corruption Souvain ou Sauvain, qu'on trouve 
encore dans le pays au xvii* s. — Sur un haut 
plateau (101-107 met.), coupé de deux gros 
ruisseaux, qui le reUent vers l'